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 Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]

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MessageSujet: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Sam 15 Aoû 2015 - 3:58

Cello Minesota

« Les anges ont été formés en un instant. Nous autres, êtres humains, il nous faut plus de temps. »



Nom Disney et de substitution

Il s'appelle Cello Minesota et ce n'est pas un nom de substitution ou quoi. C'est son nom.

DATE ET LIEU DE NAISSANCE/ÂGE

Il est né le 6 septembre à l'hôpital aux Etats-Unis. Il a 27 ans très exactement.

DESSIN ANIME

Celui que Liffol regarde en ce moment est pas mal intéressant, mais c'est pas parce que Phinéas et Ferb c'est bien, que Cello vient de ce dessin animé là.

MÉTIER

Il est psychiatre. A ne pas confondre avec psychologue, parce que d'abord, il a fait des études de médecine.

ATTIRANCE

Il est bisexuel, mais homoromantique. En gros, il peut coucher avec les deux, mais sentimentalement parlant, il est surtout attiré par les hommes. Mais en fait, il a jamais couché avec un mec.

STATUT

Il est célibataire et papa adoptif d'un enfant de cinq ans nommé Liffol.

GOÛTS

Cello aime son chat, son enfant, les glaces vanille pistache. Le reste, ca reste assez vague. Sa couleur préféré peut-être le bleu, pour devenir le rouge le lendemain. Il déteste juste les gens en général, les idiots et les hypocrites. C'est vraiment vague.

PLUS GRANDE PEUR

Perdre Liffol, sûrement.

SIGNES PARTICULIERS

Il n'a pas vraiment de signe particuliers à part sa franchise sans égal où il n'hésite pas à dire ce qu'il pense

GROUPE

In any books

CÉLÉBRITÉ

Michael Trevino

LE PORTAIL

New-York et parfois Paris quand Liffol a envie de parler Français et que Cello à les moyens.

INTERVENTION DU PNJ BAD DAYS ?

Cela ne me dérange pas.

CREDITS

Crédits des images de votre présentation ici :
Gif présentation: Tumblr
Avatar : Moi
Icon : Moi

Caractère

Décrire Cello semble aussi facile que difficile. Après tout, il est facile de le comprendre, il n'a pas de principes tordus auquel il se tient pour gérer son caractère, mais il a des qualités et défauts assez définis qui de fait, ont évolué au long de son histoire.

La première chose que l'on peut remarquer chez lui c'est qu'il est franc. Il ne ment jamais, dit toujours la vérité. Sauf qu'au lieu de la dire de temps en temps et de se retenir pour dire des choses qui ne plaisent pas forcément et bien... Lui, il dit souvent toujours ce qu'il pense même ce qui ne plait pas. Toujours en fait.
Votre tête lui revient pas ? Il le dira. Vous portez un t-shirt semblable à un qu'il possède ? Il le dira. Vous lui rappelez quelqu'un ? Pareil. Il vous aime bien ? Il le dira.
Enfin, encore faut il qu'il s'en rende compte, qu'il vous aime bien.

Cela fait de lui un garçon assez égoïste dans le fond, puisqu'il se fiche de ce que vous pourriez penser de ce qu'il dit. Ce que je veux dire par là, c'est que par exemple, s'il vous dit que vous êtes moche, il se fichera du fait que cela vous blessera. Il le dira parce qu'il en aura envie, parce qu'il en a besoin, parce qu'il ne peut pas se retenir de le dire. C'est clairement de l'égoïsme, puisqu'il passe donc son intérêt avant le vôtre : il se fiche que vous vous mettiez à pleurer devant lui, il pense d'abord à lui, et à ce qu'il dit. Même si de fait, il se fichera totalement que vous pleuriez, il considéra qu'il fallait de toute façon que vous sachiez ce qu'il pensait de vous. C'est ce qu'on appelle égoïste. Après, il n'est pas non plus égoïste dans le sens où il ne partage pas, il peut partager, ça ne le dérange pas. Il est juste égoïste dans ses paroles, qu'il ne retient pas, sans penser à vous. C'est compliqué à expliquer ce qu'est l'égoïsme, mais de fait, puisque l'une des définitions est de passer son intérêt avant celui des autres, et bien c'est bien cela que fait Cello quand il parle. Et uniquement quand il parle.
En somme, il est donc quelqu'un de particulièrement blessant, mentalement parlant bien sûr, puisqu'il utilise juste des paroles pour vous donner l'impression d'avoir été "blessé" mais n'en prend pas forcément plaisir.
Heureusement, avec ses patients, Cello sait fait preuve de tact, et ne dis pas forcément tout ce qu'il pense. A la place il l'écrit.

Je vous disais donc qu'il avait tendance à ne pas forcément comprendre quand il aime bien quelqu'un. Et pour cause, il est un peu antipathique, il a du mal avec les sentiments. Cello a tellement l'habitude qu'on le rejette pour son "mauvais caractère" que du coup, quand on l'apprécie, il a du mal à s'y faire. Il est quelqu'un de finalement réservé au niveau des sentiments, ce pourquoi il a mis des années avant de comprendre combien il aimait Frédéric.

Mais ce n'est pas vraiment de la faute de Cello. Comme il dit ce qu'il pense, comme il pense souvent pas forcément du bien, et bien les gens ont tendance à l'éviter, parce qu'il semble désagréable.
Sinon, c'est quelqu'un de très calme et patient, qui pense énormément, qui réfléchit beaucoup, et qui est très instruit. Il aime discuter, mais n'est pas non plus l'être le plus bavard au monde. Et puis, parfois, il peut tout à fait être énergique, cela dépend.

Par contre, Cello sait être enquiquinant. Il n'aime pas trop la compagnie, il n'est pas trop sociable, enfin plutôt, il a tendance à ne jamais apprécier les gens qu'il rencontre, ou à ne pas s'en rendre compte, du coup...Il peut-être embêtant. Par exemple, si vous l'ennuyer, il peut très bien arrêter de parler, répondre par monosyllabes, ou vous noyer de paroles pour que vous le lâchiez.
Pas qu'il soit provocateur, juste terriblement malin pour trouver des moyens pour débarrasser le plancher. Et il est un peu sarcastique aussi.

C'est une personne sans illusion et sans rêve bien précis. Ou bien il ne les formule pas vraiment. Il ne croit pas aux contes de fées, plus à la réalité, il est très pragmatique et cartésien, ne crois en rien d'autre que lui-même et cela lui suffit. D'ailleurs c'est vrai ça, Cello se fait confiance. Il s'apprécie. De toute façon, il sait qu'il doit bien s'apprécier pour parvenir à supporter les gens qui le rejettent.

Après, il a d'autres qualités et défauts, mais ça reste flou, ça vient comme le vent. Parfois il est borné, d'autre fois il lâche facilement. Il n'a aucun réflexe physique, est pacifiste, n'aime pas les combats, ou plutôt à la flemme, et est quelqu'un de très laxiste. Il est plutôt poli, dit rarement des gros mots, et peut paraître aussi sympathique que désagréable

Cello, c'est comme une vague quoi. Parfois la vague est grande et vous engouffre et vous aimez pas trop. D'autres fois elle est douce, et ça passe mieux. Mais je sais pas si ça le décrit vraiment, Cello est pas comme une vague, il est vague tout court.
Si vous voulez vraiment cerner son caractère, il vous suffit juste de le rencontrer, et vous comprendrez.  


 

Conte

Maman dit que quand je serais grand, j'aurais le droit de faire de la moto, comme papa. Mais moi, je sais qu'être grand, c'est dans tellement longtemps, que c'est trop nul. Soend est trop d'accord avec moi sur ce point. Soend, c'est pas vraiment mon ami, mais il est assez marrant. Il se prend pour un chevalier et d'abord il dit qu'il veut sauver les princesses, et même si je trouve ça stupide parce que les princesses ça existe pas, lui il est vraiment trop là dedans. Et avec des garçons y courent comme des fous dans la cour de récréation en faisant semblant d'être des chevaliers qui vont sauver des princesses. Moi je trouve ça vraiment bête, mais maman dit que c'est de mon âge de penser qu'on est un chevalier. Moi je lui ai dit qu'à six ans, on est trop petit pour se battre, et elle a dit que parfois je devrais un peu plus me comporter en enfant.
Mais je n’ai pas envie d'être un enfant, je veux être un grand, et un jour je ferais de la moto. Mais demain, je n'aurais toujours pas sept ans, alors avoir au moins seize ans, c'est dans longtemps.

Aujourd'hui je me suis battu avec Shydo. Je l'aime pas lui ! C'est un grand, il a neuf ans, mais du coup il aime bien embêter tout le monde. Genre aujourd'hui il a ramené ses feutres et il a dit qu'il colorierait tout le monde. Mais moi j'étais dans mon coin entrain de réfléchir, en regardant le soleil, et là il a sorti ses feutres, son blablabla d’irlandais parce que moi je parle pas irlandais je parle anglais, donc je comprends ce qu'il dit et il a voulu me colorier le visage ! Maman elle dit qu’on dit pas « irlandais » mais « celte gaélique-irlandais ». Je l'ai tapé, et la maîtresse m'a pas laissé faire, alors que c'était lui qui voulait me faire du mal ! Je suis un peu comme le Petit Prince moi, je comprends rien aux grandes personnes, elles sont un peu idiotes, et leur justice est nulle. Ethan, le grand frère de Shydo, il veut être juge, et un jour quand je suis allé chez Shydo - on était copains à ce moment là -, je l'ai rencontré, et j'ai vu qu'il était aveugle, c'est trop rigolo, parce que d'abord maman elle a dit qu'on disait que la justice est aveugle et Ethan il veut être juge ! C'est un peu idiot, mais c'est marrant. Mais papa a dit qu'il fallait pas se moquer des aveugles ou des gens qui ont des on dit cap. Ce que William ne se retiens pas de faire d'ailleurs. L'autre fois je l'ai vu qui embêtait Sashino. Moi je suis pas gentil, mais je suis pas méchant non plus, maman elle a dit. De toute façon, dans mon école y a des gens supers bizarres, et le pire c'est que c'est même pas des grandes personnes.

Melen il est bizarre comme garçon d’ailleurs. Il aime bien les robes, et le rose, et tout. Les chevaux, les dauphins. Les filles aussi. Et il aime bien les contes. Beaucoup. Il a dit que j’étais la sorcière dans la Belle aux bois dormants, mais c’est stupide parce que d’abord moi je suis un garçon. Après ça Melen est allé jouer avec Soend et lui a demandé s’il pouvait être une princesse en détresse. J’en ai parlé à maman et elle a dit que Melen aimait juste des choses différentes de moi, mais j’ai pas compris pourquoi c’était forcément des trucs de filles.

J’ai pleuré parce que d’abord Christelle elle m’a donné un coup de pied. Et ça fait bobo. Ca fait bizarre de sentir de la pluie tomber de nos yeux. Maman elle a dit que c’était beau de comparer les larmes à la pluie. Moi j’ai répondu que j’y pouvais rien, la pluie elle sort des nuages d’un coup. Comme les larmes !

Maman a dit qu’aujourd’hui on allait au zoo. Moi j’aime pas les animaux, c’est moche et c’est pas rigolo. Si y a les pandas, ça roule sur soi même et boum. Ou ça se bagarre pour du bambou. Je me demande ce que ça fait d’être un animal en cage moi. Ca doit être triste pour eux. Peut-être que monsieur panda avait une madame panda, et qu’ils ont été séparés et que du coup monsieur panda est obligé de se battre avec d’autres monsieurs pandas pour survivre dans ce lieu tout petit. Maman dit que je réfléchis trop, mais j’ai bien vu qu’elle semblait triste elle aussi. Alors je suis allez voir les flamants roses. Je m’imaginais qu’au moins, eux ils pouvaient voler aussi haut qu’ils le voulaient, et donc qu’ils pouvaient s’enfuir.

Je suis grand maintenant. Bon d'accord, pas exactement mais presque ! Je rentre au collège quand même. Mais je sais bien que de toute façon la moto je ne peux toujours pas en faire. Je trouve ça nul. Quand on est petit, on nous laisse faire du trotteur et tout, et la moto on doit attendre. Pourtant c'est comme le vélo mais avec un moteur hein ? Je pense. En plus c'est pas juste, papa il peut en faire et tout, et il dit qu'il m'apprendra quand je serais grand. Mais je suis grand, je suis un des plus grands de ma classe, c'est le professeur de maths qui me l'a dit quand on a appris un truc. Je n’aime pas les maths, alors me demandez pas ce que c'était exactement, j'en sais rien et je m'en fiche complètement à vrai dire.
Moi je n’aime pas l'école, c'est embêtant, il faut apprendre des trucs, et écouter ce que les profs disent. Je préférais le primaire, j'y arrivais mieux, j'étais premier de ma classe et la maîtresse était gentille. Mais là non, ça ne passe pas. En plus en classe j'ai des idiots finis. Et Soend n'est plus là, alors qu'au final je l’aimais bien. J'ai des gens comme l'autre là avec son caractère mauvais. On s'entend bien sur ce point, on a les mêmes pensées. Mais je ne sais pas si c'est important de retenir les gens.
J'ai l'impression que je suis mieux tout seul. D'ailleurs je le suis souvent, du coup maman elle dit que c'est nul, mais moi j'aime pas parler. Je préfère être dans ma tête tout seul et que personne ne vienne jamais me déranger. J'ai pas grand chose à imaginer, mais au moins je réfléchis. Papa m'a raconté une blague sur les miroirs d'ailleurs, comme quoi eux aussi ils réfléchissent. Quand je me suis regardé dans un miroir, j'ai remarqué que je ne souriais pas trop. Et j'ai fait pleurer Leslie hier, parce que je lui ai dit qu'elle était bête parce qu'elle savait même pas lire correctement alors qu'on est au collège. Mais je ne sais pas, ça me paraissait logique. Dire la vérité aux gens, ce n'est pas normal ? Etre honnête, ce n'est pas bien ?
Je ne comprends pas.
Le professeur d'éducation civique à dit qu'on allait étudier la société, mais je n'ai pas très envie. Je préfère rester dans mon monde. Papa dit que c'est être introverti, mais que ce n'est pas très bien pour se faire des amis. Tant pis.

Coldy et moi, on est amis. C’est très bizarre pour moi d’avoir un ami. C’est la première fois que ça m’arrive, je n’ai pas l’habitude. Mais je l’aime bien, je crois. Il n’est pas stupide, il parle de choses intéressantes et il a le même âge que moi, douze ans. Même si je suis sûr que l’âge ne compte jamais dans tout ça.

Je ne suis plus ami avec Coldy. Je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que j’ai encore dit quelque chose qu’il ne fallait pas. Bizarrement, ça ne me fait pas si mal que ça. J’ai juste un peu mal. Maman m’a vu à la sortie du collège, juste après qu’il m’a dit qu’on pouvait plus être ami et qu’il était désolé. Elle m’a demandé pourquoi je pleurais, puis comme je ne disais rien, elle m’a offert une glace.

Aujourd'hui, le professeur principal nous a parlé d'un truc un peu ennuyeux et qui j'en suis sûr, va revenir souvent. "Pensez à vos études d'après". Après il y a le lycée, et ensuite, qu'est ce que je m'en moque ? Je n'ai rien envie de faire, je n'ai pas vraiment d'ambition. Frédéric, qui est un type qui me colle depuis quelques temps, en m'admirant pour je ne sais quelle raison, dit que je devrais réellement devenir Président de la République. Je lui ai dit que c'était un crétin parce que pour devenir président il fallait savoir parler aux gens, leur mentir, et qu'en plus avec mes notes c'est mort. Mais on dirait qu'il sait que je ne suis pas si stupide que je prétends l'être, c'est juste que je n'ai rien envie de faire. Le lycée, tout ça, ça ne m'intéresse pas. Moi je veux juste vivre ma vie tranquillement, sans qu'on vienne m'embêter pour x raisons, juste parce qu'il faut que j’aie un métier. Que je devienne éboueur ou PDG, tant que je peux vivre ma vie, cela me va. Bon, d'accord, certains disent que ma vie est un peu vide, mais c'est faux. Je m'intéresse aux comics, aux livres, aux mangas, aux jeux vidéo, à l'écriture, etc. J'ai une certaine culture, mais c'est juste que je ne l’étends pas. Maman prétends que je suis juste quelqu'un de normal, un adolescent qui va bientôt faire sa crise en disant adieu à ses parents, et mes camarades de classe, disent juste que je suis quelqu'un de terriblement méchant qui devrait se taire parce que tout ce qui sors de ma bouche est un vrai poison.
Ca n'a pas changé, je n'ai toujours pas le droit de dire ce que j’ai dans la tête. Mais décidément, je ne suis guère apprécié des gens : Je ne suis pas ambitieux, et jamais gentil. Qui suis-je alors ?

Au collège, Shydo est là. Mais il est légèrement plus calme. Il passe toujours son temps à vouloir colorier le monde pour une raison que j’ignore par contre. Il parle souvent aussi. De son frère Niall surtout. Niall c’est son petit frère. Ethan doit être devenu juge depuis le temps. Je me demande ce que les tribunaux pensent de lui. Niall, il est autiste. A croire que toute la famille Callahan a engendré des gens étranges. Dans tous les cas, je ne comprends pas trop Shydo. Comment on peut colorier le monde entier ? C’est stupide. Pourtant, c’est son but dans la vie.
Drôle de rêve. Mais c’est toujours mieux que moi qui n’en ai pas, m’a répondu le blond d’un air rempli de défi. J’ai passé mon chemin, j’avais la flemme de réfléchir à ce sujet.

Dernièrement, Phelan m'a prêté un livre, ça s'appelle Le Misanthrope, il a dit que c'était français. Phelan, c'est un grand du lycée, il parle pas beaucoup, c'est donc toujours sympathique de parler avec lui. En plus, quand je lui ai dit ce que je pensais de lui - qu'il était décidément trop bizarre pour se trimballer avec une crèpe à chaque fois qu'on le croise -, il l'a bien pris et a haussé les épaules. J'ai commencé le livre, c'était assez bizarre. C'est du théâtre, je n'aime pas trop lire ça, c'est pire que de lire de la poésie. C'est une comédie apparemment. Mais je me reconnais un peu. Alceste me ressemble. Il dit ce que je pense.
Alors je suis juste un misanthrope entouré de Philinte. Je n'aime pas trop ça, mais dirons nous que je m'y fais.

Je déteste ma mère. Pourquoi ? Parce qu'elle a cru bon de m'emmener chez un psychologue pour régler mes légers problèmes de sociabilité. J'ai mauvais caractère, donc forcément, une fois arrivé devant cette blondasse, je lui ai dit ce que je pensais de son métier, en me faisant bien comprendre sur le fait que non, je n'étais pas content d'avoir atterri ici. Au début, elle n'a pas voulu en découdre et a continué son blabla de psy, mais je suis plus intelligent qu'elle, je crois. Elle a fini par secouer la tête et dire que de toute façon si je ne voulais pas être là, je n'avais aucune raison de rester, mais qu'elle désirait quand même me faire passer quelques tests par simple curiosité.
Et devinez quoi, j'y suis retourné. Hier. Elle m'a fait des tests genre Rorschach et QI. Apparemment je ne suis pas si intelligent que ça, j'ai de la connaissance et de la mémoire mais c'est tout. Cela ne m'étonne pas alors que je n'ai pas de si bonnes notes que ça. J'ai juste quelques facilités. Cela ne me dérange pas. Tant qu'on me laisse en paix.

Cette fois, alors que je vais bientôt aller au lycée, c’est mon père qui m’a emmené voir un psychiatre. Je ne sais pas si maman lui a raconté son expérience chez le psychologue, mais il n’a pas l’air d’avoir retenu la leçon. Je sais qu’un psychologue c’est différent d’un psychiatre apparemment, mais ça reste sensiblement la même chose, donc ça a donné le même effet.
C’était un homme et il m’a dit que j’étais peut-être sociopathe. Je lui ai répondu que si c’était le cas, je verrais le monde entier comme mes jouets, et que plutôt que de vouloir jouer avec les humains je préférais m’en passer.
Il a dit qu’il avait donc parfaitement raison. J’ai répondu qu’il était narcissique.
S’en est suivi d’une discussion épineuse ou mon père a essayé de m’arrêter. Il ne fallait pas essayer de me provoquer.
Je déteste la psychologie. Si jamais un jour je deviens amnésique en me prenant un pot de fleur sur la tête, j’espère sincèrement ne pas vouloir devenir psy, ou alors, ne jamais retrouver la mémoire si c’est le cas. Je serais beaucoup trop déçu par moi-même.

Enfin l'été. Je dois l'admettre, cette première année au lycée a été mouvementé. Plus que jamais. Ma vie a pas pris non plus un super tournant de la mort qui tue, mais je dois avouer que j'ai sûrement un peu plus évolué, un peu plus grandi. Heureusement, n'est ce pas ?
Tout a commencé quand j'ai rencontré Candle. Il avait un nom aussi bizarre que le mien, de grands yeux gris, de grands cheveux rouges, épais, mals coiffés, naturels, je lui ai d'ailleurs fait remarquer après qu'il m’a dit mes quatre vérités. Oui, parce que d'habitude c'est moi qui dit ce que je pense, mais Candle était un rapide. Il m'a regardé. M'a observé. Ca faisait trois mois qu'on s'était déjà vu, Noël approchait, j'avais hâte d'avoir ma PS2 comme cadeau et de pouvoir jouer avec. Et là, il m'a dit que j'étais la personne la plus égoïste, nonchalante, je m'enfoutiste, atrabilaire, stupide, idiote, qui va mourir jeune d'un suicide par désespoir, qu'il n'avait jamais vu. Et encore, je vous fais court là, parce qu'en vrai c'était super long, et il a dit tout ça sans ciller, sans sourire. J'ai haussé les épaules. Mais j'ai exprimé ma surprise de ce fait étrange de se faire rembarrer par quelqu'un.
Frédéric qui était à côté de moi, a fait un o avec sa bouche pendant un sacré paquet de temps après cela. Puis Candle s'est présenté, je me suis présenté, et ensuite les mois ont passés.

J’aime l’ambition grâce à Candle. Je sais c’est étrange, mais ce garçon est parvenu à me donner l’ambition. La chose qui me manquait le plus avec la sociabilité. Il n’arrête pas de parler de rêves, de ce qu’il va faire plus tard, qu’un jour il sera riche et il sauvera toute la famine dans le monde et alors ça sera la paix et adieu la guerre. Même si j’aime bien Candle, je lui ai fait remarquer que ce n’était pas aussi facile. Il a commencé un long discours sur sa théorie et tout.
C’était ennuyeux à mourir.

En fait, en y repensant des années plus tard, a cette visite au zoo que j’avais faites avec ma mère, c’est un peu comme ça que je me sens. Enfermé dans une cage. Entouré de choses que je ne désire pas, et Candle aura beau dire, tous ces gens sont différents de moi, quoiqu’il arrive et je n’ai pas envie de sympathiser avec eux. Alors du coup j’ai une nouvelle lubie. Quand on m’embête, je parle peu. Voire pas. Quand on insiste, je parle énormément jusqu’à ce que la personne se taise à son tour. Frédéric dit que c’est génial et que je suis trop intelligent. Parfois je me demande s’il a une personnalité.

J’ai enfin l’âge requis pour conduire une moto. D’ailleurs, je suis dessus, et je me promène partout où je peux. Papa en semble ravi, parce que ça fait des années que je le tanne avec ça. Et oui, depuis le primaire je ne peux m’empêcher d’en avoir voulu une. Candle m’a dit que c’était sûrement mon seul réel désir que j’ai eut dans ma vie et il n’a pas tort.

Le lycée est vraiment un endroit stupide, hier, Lucas est venu me voir en me disant que j’étais vraiment un idiot parce que j’étais encore puceau. Je lui ai répondu que moi au moins, je ne couchais pas à droite à gauche et je risquais moins de crever d’une connerie qu’on obtient quand on ne sait pas se retenir.

Mary-Anne a demandé à me voir, cet après midi. Elle m’a regardé droit dans les yeux, et je l’ai vu rougir. Je ne savais pas qu’il était possible de pouvoir rougir beaucoup plus que le rouge des tomates, mais pourtant c’était le cas. Elle m’a alors avoué qu’elle m’aimait. Entre elle et Frédéric, je ne sais pas vraiment ce que les gens me trouvent.

Je croyais que c’était à partir du primaire qu’on arrêtait de faire des fêtes d’anniversaires. Mais en fait les adolescents continuent d’en faire. Frédéric m’a invité à la sienne, comme chaque année. Je n’y vais jamais.
Alors qu’est ce que je fais devant ce gâteau a l’entendre chanter avec ses parents un bon anniversaire ? Des fois, je me demande comment Frédéric fait pour n’avoir que moi comme ami. J’espère pour lui que le fait d’être ami avec moi ne l’empêche pas de se faire des amis, sinon c’est vraiment bête pour lui.
Les gens sont parfois si stupides.

De temps en temps, je revois Coldy dans la cours du lycée. On est dans le même bahut, lui et moi. Je ne sais pas ce qu’il devient, mais il me sourit quand il me croise. Sûrement que lui aussi est un Philinte. Candle m’a dit que je ne devrais pas appeler les gens comme ça. Que je faisais comme eux, désigner par une chose unique, et créer des préjugés. Candle est fortement contre les préjugés. Il dit que ça pourri la vie des hommes, et ce même si finalement notre cerveau en crée un peu tout seul souvent.

Au fait, finalement, avec Mary-Anne, ce n’était que de l’attirance physique. Je l’ai appris à mes dépends, quand elle a découvert qui j’étais vraiment. Elle m’a dit que j’avais changé, que je n’étais pas du tout comme avant, et je lui ai répondu que ce n’était pas de ma faute si elle s’imaginait des choses.
Je suis ce que je suis. J’en ai parlé avec Frédéric, pour lui demander s’il ne vivait pas dans un rêve constant où il s’imaginait que j’étais quelqu’un de génial à ses yeux alors que je ne suis peut-être pas du tout comment il se l’imagine. Il m’a répondu que non, et que ma génialitude viens de mon caractère de cochon.
Je comprends de moins en moins ce garçon.

Les Disneys ont toujours la même morale. Crois en tes rêves. Ca ressemble beaucoup à l’esprit de Candle. Candle est donc très candide.
Je sais, j’ai dit cette phrase juste parce que les mots se ressemblaient. Comme quoi, même moi je peux faire de l’humour. Moi j’aime bien celui avec le génie de la lampe. Je m’imagine souvent avec cette lampe entrain de souhaiter être tout seul jusqu’à la fin de ma vie.
Candle dit que il aime pas trop Disney, qu’il y a trop de préjugés.
Des fois, j’ai l’impression que Candle non plus n’a pas de personnalité, où qu’il se répète trop. Préjugés par ci, par là, vive le fait d’être engagé, la politique et la société c’est moche, suis mon mouvement.
Parfois, je me dis que je suis dans The Truman Show et que tout le monde est un acteur. Mais il y a déjà un syndrôme existant pour ça. Je déteste la psychologie, mais le syndrome de Capgras est quelque chose de perturbant, vous ne trouvez pas ? J’espère ne jamais avoir de problème et considérer tout le monde comme des clones. Même si je ne suis attaché à personne.

Après l’ambition, j’ai décidé d’être psychiatre.
La conseillère d’orientation à écouté mon discours comme quoi je voulais savoir comment on accédait au métier de psychiatre. Elle m’a demandé si j’étais doué en sciences. Je lui ai répondu que non. Elle a fait la moue.
N’empêche que quelques semaines plus tard, après qu’elle m’ait dit que si je voulais vraiment être psychiatre j’allais devoir m’améliorer, vu que je dois d’abord faire médecine, j’ai reçu de bonnes notes en sciences. J’ai envie de dire « bim dans ses dents », mais j’ai une leçon de SVT à réviser.

Quand Frédéric m’a entendu parler du fait que je voulais être psy, il m’a regardé comme si je venais de dire le truc le plus bizarre au monde, et m’a demandé si j’étais malade. Je lui ai répondu que ce n’était pas si mal la psychologie.
Il n’a rien compris. Moi non plus.
Comme quoi on change. Sans même être devenu amnésique.

J’ai entendu ma mère pleurer hier. Elle parlait à mon père. J’étais derrière la porte. Elle se demandait ce qu’on allait faire de moi. J’ai failli rentrer, et leur dire que de toute manière, je savais déjà ce que je voulais faire, mais je ne pense pas que ça aurait été très juste. J’ai aussi entendu quelque chose que peut-être, je n’en sais rien, j’aurais préféré éviter d’entendre.
Sur le fait que de toute façon, je n’aimais même pas mes parents. Je me demande si c’est vrai. C’est étrange de n’être sûr de rien.

Des fois, je me demande ce qu’est devenu Soend. Je sais qu’il a eut un accident, et qu’il a du partir parce que sa tante, qui était la seule à pouvoir s’occuper de lui, habitait plus loin. L’époque des chevaliers doit être révolue maintenant. Je n’en ai jamais été un. Je ne m’imagine certainement pas sauver des gens, sauver des vies, aider les autres. Qu’est ce qu’ils me donneront en échange ? Un peu de gentillesse dont je me contrefiche totalement, ou bien de l’argent avec un air désintéressé ? Le monde est facile à résumer, et dans ce monde, il n’y a ni princesse en détresse, ni chevalier servant. Surtout des princesses rebelles ou des idiotes finies, et le chevalier est trop beau et parfait pour être vrai. Les livres racontent toujours ça en ce moment.
Le monde est un cliché en lui-même, et moi, dans toute cette photographie stéréotypé, j’ai juste envie de me boucher les oreilles et de chanter pour ne plus rien entendre. Parfois, Soend et son innocence me manque. Il faudrait que j’essaie de le retrouver.

Cela fait un mois que je continue à aller en cours alors que Candle s’est suicidé. Moi non plus, je n’ai pas très bien compris pourquoi. Je lui envoyais des sms – enfin je répondais aux sms qu’il m’envoyait -, et il a fini par ne plus répondre. Le lendemain, sa famille m’a appelé. C’est comme ça que j’ai su qu’il est mort en se jetant sous un train. J’aurais du me douter de quelque chose quand il parlait de faire le grand saut. Mais je croyais qu’il parlait de sa copine moi. Alors je lui ai répondu positivement.
J’aurais dû me douter que quelque chose n’allait pas. Candle n’avait pas de petite amie. Ni de petit ami. Ni rien. Apparemment, j’étais la seule personne qui voulait bien encore écouter ses délires. Il a du s’en rendre compte et est allé dire bonjour au train qui passait par là. N’empêche, je le trouve un peu égoïste. Les gens qui étaient dans le train on sûrement dû attendre pendant quatre heures que la scène de crime soit débarrassé. Il aurait pu faire ça ailleurs, franchement.
Quand j’ai dit ça a table, maman et papa ont commencé à hurler. J’avais oublié que ce n’était pas le genre de choses à dire.

La conseillère d’orientation et mon professeur principal refusent mon inscription à la faculté de médecine. Je me doute qu’il y a un peu de mes parents derrière tout ça. Tout ça parce que j’ai mal réagi vis-à-vis de Candle.
Il va falloir que je mente. Pour mon ambition. Et en souvenir de cette bougie qui a fini par s’éteindre.
Il faudra vraiment que je me fasse une semaine Disney en son hommage.

Frédéric a dit qu’il allait devoir partir en France pour ses études supérieures. Je lui ai souhaité bon courage. Il m’a demandé si je le pensais vraiment, j’ai dit que non, il a un peu boudé. Mais il m’a sourit. Alors je lui ai posé.
La grande question qui me turlupinait depuis mes quatorze ans. Pourquoi il avait toujours pu m’apprécier.
A la façon de Candle quand je l’ai rencontré, et avec plus de maturité que quand on était au collège, il m’a lâché les quatre vérités. Il a dit que j’étais quelqu’un de génial. Que j’aurais beau prétendre que je suis un Alceste endurci, il sait qu’au fond de moi j’ai un cœur, bien qu’il soit un peu étrange. Que ma façon de pensée est unique, et que je ne m’en vante même pas, mais que pourtant je devrais. Il m’a dit, que j’étais quelqu’un d’intéressant, et que les gens qui me trouveront bizarres auront tort. Il a dit qu’au moins, moi j’étais franc, et je ne cachais rien, et que c’était différent de tous ses abrutis de menteurs hypocrites.
Son discours était aussi terriblement long. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai eut l’impression que Candle était venu habiter pendant quelques instants mon cœur, comme si une flamme venait d’apparaître.
Je m’appelle Cello et je me prends pour une bougie.
J’ai regardé Frédéric partir, quelques jours plus tard. Quand ma mère est venue me chercher, elle m’a proposé d’aller m’emmener manger une glace. J’ai supposé que ça voulait dire que je pleurais.
Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas plu.
La glace était bonne. Vanille pistache. Mon goût préféré.

C’est ennuyant. Ils sont ennuyants.
Ca n’a toujours pas changé. Excepté que c’est toujours plus dur de travailler. Entre la chimie organique, et ce genre de choses dont je me contrefiche, je ne sais même pas comment m’en sortir. Pourquoi choisir la psychiatrie plus que la psychologie ? Ce jour où Candle m’a filé l’ambition, j’aurais mieux fait de rester coucher.
Je suis un flemmard moi, pas quelqu’un qui bosse tout le temps. Et bon sang qu’est ce que je me fiche du phosphonate, du phosphate et de ce genre de bêtises. Dites moi en plus sur les clivages, les mécanismes de défenses du cerveau, ce genre de chose. Pitié.

Mes parents ont cru bon de m’offrir un chat, soi-disant parce que ça me tiendrais compagnie, vu que j’étais loin d’eux à l’université. Du coup je me retrouve avec cette boule de poil ronronnant qui passe son temps à me coller. Il me rappelle Frédéric. En plus stupide, vu que je l’ai vu se faire battre par un insecte. Me demandez pas comment, mais apparemment c’est possible. Du coup je l’ai appelé Capsicum Frédéric II. Quand j’ai annoncé son nom à ma mère, je l’ai entendu secouer la tête depuis l’autre bout de la ligne. Je trouve que c’est un chouette nom moi.

Cette fille n’arrête pas de me fixer. Je ne sais pas ce qu’elle a, mais je suis concentré là. Elle s’appelle Emma apparemment, ses parents sont allemands, et son rêve est de devenir un jour pharmacienne. Je ne comprends pas pourquoi elle me dit tout ça. Elle ne m’intéresse pas.
N’empêche que l’autre soir j’ai couché avec. C’était ma première fois, ça se voyait, ça se sentait, mais je ne pensais pas que ça serait aussi bien. C’est surprenant.

Ma mère vient de m’appeler pour m’apprendre la mort de mon oncle. Je ne pense pas que cela m’ait rendu triste, mais on va dire que c’était une personne que j’appréciais, puisque mon oncle me disait toujours : « Tu sais Cello, les gens que tu croises penseront souvent que tu es une mauvaise personne. Mais si tu sais au fond de toi que ce n’est pas le cas, alors on finira par te croire. »
Cela fait vingt ans que j’emmerde le monde avec ces conneries de penser que je suis mauvais. Ca n’a toujours rien changé. Ils pensent toujours que je suis le méchant, dans chaque histoire. Ca me rappelle Melen et la fois où il avait dit que j’étais la sorcière.

Capsicum Frédéric II n’apprécie vraiment pas que je ramène des filles à la maison. A chaque fois il feule. Pourtant je l’ai bien fait castrer, c’est bien un ancien mâle, en plus, alors j’ai du mal à comprendre ce qu’il a avec ces filles. Moi je les aime bien. Ca me fait passer le temps, ça me fait du bien. Après, elles ne restent pas trop longtemps, parce que j’ai toujours tendance à être moi-même, et comme ça ne plait à personne, cela m’empêche d’avoir de la compagnie.

Enfin terminé les études de médecine. Encore quatre années à travailler. Je vais bien finir par devenir psychiatre. Je n’ai toujours pas d’amis, j’ai parfois des nouvelles de Frédéric. Il se débrouille bien apparemment. Il m’a dit qu’il comptait se marier. Je suis content pour lui. Je dois admettre une chose, j’ai toujours préféré Frédéric à Candle. Peut-être parce que l’un s’occupait un peu plus de moi. Je ne sais pas. Je suis peut-être narcissique de penser cela, mais franchement je n’y connais rien à l’amitié, alors allez savoir.

Tout est noir, il se met à pleuvoir, que ce soit de mes yeux – pas la peine de vérifier ou d’avoir ma mère pour le confirmer, je le sens -, ou du ciel. Le monde semble brisé, et tout le monde parle une langue dont j’ignore tout. C’est tombé d’un seul coup, comme un coup d’éclair. Frédéric s’est fait renversé par une voiture alors qu’il traversait la route avec sa femme. Et ce fut terminé. Bizarrement, je ressens plus de choses qu’avec Candle. Alors que j’ai passé ma vie entière à ignorer Frédéric.
Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que la boule coincé dans ma gorge signifie le regret que j’éprouve de ne jamais pu avoir lui dire à quel point il comptait pour moi. Mon oncle n’avait pas tort. Je ne suis pas mauvais. Moi aussi je ressens des choses.

Il y a des marques, que l’on ne peut pas voir, mais qui sont bien présentes.
Moi, qui ne vois rien d’autre que la réalité, et qui n’aime qu’être tranquille dans ma vie, je ne les avais jamais vus.
J’ai toujours été celui qu’on appelle « méchant » qu’on pense qu’il n’a aucun cœur. C’est étrange vu qu’avec ma franchise, je n’ai pas cessé de prouver l’inverse, en disant tout ce que je pouvais avoir sur le cœur.
Sauf peut-être ça. La vérité. Cette vérité, qui sillonne en moi, me tambourinant, frappant à la porte et me disant « devine qui c’est ?! LA VERITE PAN ».
Il y a des marques, des signes, que je n’ai pas su voir, parce que j’ai peut-être toujours été trop aveugle pour les remarquer. J’ai toujours dit que jamais tu ne serais mon ami. Que jamais tu ne serais quelqu’un pour moi.
Et te rends-tu compte, que j’ai toujours préféré dire que Candle était mon ami que toi ? Toi, qui dès le début m’a regardé, m’a souri, et a décidé de trainer avec moi. Toi, qui dès le départ, s’est mis à me suivre, prétextant que tu m’aimais bien, chose que je n’ai jamais voulu croire. Parce que personne avant toi n’avait pu tenir aussi longtemps, personne avant toi n’avait considéré ma franchise comme un cadeau. J’avais beau te dire que tu étais moche aujourd’hui, que tu n’étais qu’un crétin fini qui ferait mieux d’aller voir ailleurs si je n’y étais pas. Tu restais là.
Un peu comme un chien fidèle.
Pourtant, quand tu es parti, j’ai su que je voulais te retenir. Que je ne voulais pas que tu partes en France, même pour des études. Mon égoïsme est apparu sans crier gare. Seulement, je ne t’ai pas retenu.
Peut-être parce que je savais que j’aurais toujours des nouvelles de toi, Frédéric. Alors, je suis parti en médecine, tu es parti je ne sais où, mais nous gardions un lien précieux.
Un lien que je ne parvenais pas à voir. Que je refusais de comprendre. Pourtant, j’ai toujours su que je t’aimais. Qu’importe si c’était de l’amitié, de l’amour, de la bêtise. Je ne peux même pas décrire la façon dont je t’aimais.
Peut-être que c’est juste parce que tu étais vers moi, que tu étais le survivant de tous les gens qui n’avaient jamais su me supporter, que je t’ai aimé. Et je n’ai pas voulu le voir.
La vérité.

Il y a des marques, qui ne s’effaceront jamais. Et c’est fou comme repenser à ton sourire, me brûle le cœur. J’ai envie de glace, pour me réconforter, mais ma mère n’est pas là pour me proposer d’aller voir le marchand.
Alors j’essaie désespérément de remplacer tes belles paroles par la saveur vanille pistache. Mais tu sais, je crois que cela ne fait qu’empirer la chose.
La fois où tu m’as serré contre toi s’impose à mon esprit, me rappelant de force, ce moment où tu as été pris d’un élan de tendresse soudain. Je t’ai repoussé, avec vigueur. Mais c’est amusant de constater, que sur ma peau, rien ne s’est effacé. Je sens ta douceur tout contre moi.
C’est sûrement là que je vois qu’il pleut. Pas que de mes yeux, c’est vrai. De partout. Regarde, l’ironie a fait que le ciel pleure avec moi.
Il y a une marque qui ne s’effacera jamais. C’est ton nom dans ma bouche. Mon nom dans ta bouche. Ta façon de m’appeler, de te jeter sur moi en disant des grands « Cello » qui me paraissaient si bruyant.

Il y a cette marque, qui n’effacera pas non plus. Je le crains. Celle de ta mort. Celle de l’appel de tes proches, qui résonne encore dans ma tête. Celle du moment où j’ai appris qu’une voiture t’avais fauché, toi, et ta femme.
Cette marque qui fait que toutes les autres me font tellement mal, que j’ai l’impression qu’un forgeron s’amuse avec son fer chauffé, sur moi.
Tu vas me dire que je suis un idiot, à être comme ça, assis devant là où tu es maintenant. Là où tu n’es plus. Mais c’est le seul endroit que j’ai trouvé pour pouvoir comprendre.
Et l’attraper. La marque. Celle de l’amour. De la Vérité.

Et puis, il y a ce petit blond. C’est fou comme il te ressemble.
On me dit que c’est ton fils. On me dit que maintenant il est tout seul. Un peu comme moi. Et juste apprendre que son second prénom est le même que le mien, me fais un plaisir intense. C’est stupide.
Mais c’est la marque, tu as laissé sur lui, pour ne pas oublier la mienne. Je crois.
Alors, je prendrais soin de ton fils. Liffol Cello, c’est cela ?
Tu as vraiment des goûts bizarres pour les noms, tu sais.
Un nom, c’est une marque, ça se garde, ça ne s’efface pas.
Pas comme toi.
Quoique, tu es toujours sur moi. Là. Trop près. Si près que j’en ai mal.
Ma marque à moi.


Sa mère étant décédée avec son père, Liffol se retrouve orphelin. Je me demande ce que cela fait, mais il ne semble pas vraiment y penser de son côté. Il faut dire qu’il n’a que trois ans. A cet âge, on ne comprend pas forcément.

Liffol piaille et cours après Capsicum Frédéric II qui se laisse faire, alors que les chats détestent les enfants à la base.

- Monsieur je veux rentrer à la maison.

Je regardais ce petit bout. Ce machin blond qui me tenait le bout de ma veste, avec un regard rempli de l’innocence que portait son père. C’était tellement doux, que Candle en aurait fondu s’il avait été une vraie bougie.
Moi, je suis fait de glace je crois, parce que ce genre de regard ne me fais pas grand-chose. Toujours est-il que le petit Liffol me tiens l’habit alors que nous sommes tous les deux dans ce parc, premier endroit de notre rencontre. On l’a mis là, en attendant que quelqu’un veuille bien l’adopter. C’est comme un zoo. Regardez, nos animaux sont mignons, gentils, qui veut les adopter ? C’est dégoutant vu comme ça, mais admettez que ça sonne un peu pareil les orphelinats.
Liffol a de grands yeux bleus remplis de tristesse, que bizarrement je peux comprendre sans problème.

- Je veux rentrer, avec ma maman et mon papa. S’il te plait.

Qu’est ce que je peux lui dire à cet enfant, que je ne peux pas lui donner sa maison. Que je n’en ai pas hérité, que je ne vis même pas ici. Que si je reste en France, ce n’est que parce que j’ai décidé de l’adopter, ce Liffol aux cheveux en bataille qui sait déjà parler anglais, bilingue de naissance.
Que Frédéric a laissé derrière lui sans prévenir.

- Tu ne peux pas rentrer, ton papa et ta maman ne sont plus là.
- Ils sont où ?

Moi qui aie tant appris, qui sait ce que les enfants savent de la mort. Qui sait tout cela, par mes cours, devant cette bouille aux cheveux dorés, c’est comme si je ne savais rien.

- Il ne sont plus là.
- Mais ils sont où ??

Certains auraient utilisés l’astuce du ciel, mais je préfère aller droit au but. Je lui explique alors où ils sont vraiment. Qu’ils ne sont plus. En fait, qu’ils n’existent plus. Enfin que si peut-être mais moi je n’y crois pas.
Les yeux de Liffol se mettent à pleuvoir à une vitesse folle, et j’ai devant moi un enfant-averse. Instinctivement, je vais le serrer contre moi.

- Je peux plus rentrer à la maison ?
- Non… Ta maison n’est pas la mienne.
- C’est où chez toi ?

Alors, de nouveau, avec une patience que j’ai depuis longtemps, je lui explique lentement, où c’est. Loin, dans un autre continent. Et que s’il veut, on peut même aller chez moi de quand je suis né. Liffol est intelligent, il comprend.

* * *


Plus tard, ces mêmes yeux me regardent avec insistance :

- Monsieur, ca veut dire que tu vas être mon papa ?
- Je crois. Mais tu n’es pas obligé de dire que je le suis.
- Tu sais qui c’était mon papa ?

J’hoche doucement la tête. Je sens ses petites mains serrer de nouveau mes vêtements. J’aurais pu dire que c’était une manie chez lui, mais je crois qu’il le fait, parce qu’il a bien vu que mon regard n’était pas celui qu’il aurait pu l’être.
Je ne peux toujours pas le nier, j’appréciais Frédéric. Au moins, c’est déjà bien que je reconnaisse.

- Et ma maman ?
- Pas vraiment.
- C’est quoi ton nom, monsieur ?
- Cello.

Un rire cristallin résonne dans sa bouche. Un rire d’enfant qui semble amusé d’apprendre cette nouvelle. De la coïncidence. Du lien qui nous unis. Lié par le même prénom.

- Comme moi ! Je m’appelle Liffol mais papa il a dit que je m’appelais Liffol Cello, et tu t’appelles Cello, et je m’appelle Cello !

Oui. Et je sais aussi qu’il l’a fait exprès. Je m’appelle Cello, et il s’appelle de son deuxième nom, Cello.
Comme pour mon chat. Mon chat s’appelle Capsicum Frédéric II.

* * *

- Tu sais, j’ai un chat.

Je lui dis ça, quand je reviens le voir. Les yeux de Liffol s’illuminent d’une joie comme un sapin de noël de sa guirlande.

- Un minou ? C’est tout douuux ! Y s’appelle comment ton chaat ?
- Capsicum Frédéric II.

Ce nom semble un peu compliqué pour l’enfant. Pourtant, de nouveau, son rire résonne dans mes oreilles, faisant une sorte d’effet de vague. J’ai l’impression d’être à la mer.

- C’est comme mon papa le nom !
- Oui.
- Moi je m’appelle comme toi, et ton chat comme mon papa !

C’était un point.

- Diiiit c’est quoi Capikeuuuuum ????

Alors je lui explique. Que j'ai cru que c’était un bout du mot patate en latin. Mais qu'en fait non. Mais que tant pis on va dire que si. Il a du mal à le prononcer, mais même ma prononciation n’est pas bonne.

* * *

Dans l’avion, Liffol me fait des câlins. Il est tout contre moi, et il ne me lâche pas. Peut-être parce qu’il n’a plus personne d’autre que moi pour s’occuper de lui.

- Dis, toi un jour tu seras plus là ?

Je comprends le véritable sens de sa question.

- Oui. Mais pas tant que tu seras là toi.
- C’est promiiiis ?
- Oui.
- Youpiii ! Pacque tu sais on est pareiiil en nom, alors y faut pas que toi tu sois plus là quand je suis là et tout et touuuut ! Et promis, je serais toujours là tant que tu es lààà !

Je me rends compte d’une chose. Autre le fait que Liffol est un enfant et a encore du mal à prononcer certains mots.
Je viens de lui mentir. Je viens de lui faire une fausse promesse. Moi qui ait toujours été sincère, qui n’ai jamais menti, même à mes parents, qui n’ai jamais cessé de dire ce que j’ai pensé, je viens de mentir.
C’est étrange, de se sentir menteur. De se savoir avec un mensonge sur la conscience. Mais en même temps, ce n’est pas grave.
Liffol n’a pas pleuré. Liffol n’a pas compris que je ne serais plus là quand il sera encore là.

* * *

- Il est touuut doux ! Bonjouuur Capikeum Frédéric Deuuuux !

Il y arrivera un jour. A prononcer son nom. Mais mon chat se laisse faire. C’est étrange. Les chats détestent les enfants d’habitude. Mais pas lui.
C’est encore plus bizarre, puisque Capsicum Frédéric II est un trouillard fini d’habitude. Mais Liffol le câline, lui caresse les poils aussi consciencieusement qu’il peut. Et le chat se laisse faire doucement.
Ronronnant même.

Soudain, alors que je fais la cuisine, je sens des petites mains qui me tiennent le vêtement.

- Liffol ?

Il a un air similaire au chat qui ronronne.

- Je suis content d’être viendu chez toi.

C’est moi, ou il fait un peu plus chaud dans la pièce ? A moins que ça soit juste moi. Juste moi, et mon cœur qui semble heureux de se savoir aimer de ce petit truc si minuscule, que je pourrais le faire tomber, même sans le faire exprès.
Ce n’est qu’une petite chose, comme ses mots, mais cela me semble si grand.

* * *

C’est l’heure de l’histoire. Je n’ai aucun livre à raconter une histoire, alors je raconte la mienne. Celle du zoo, avec les animaux en cage. Celle de Candle, le détail du suicide en moins à la fin. J’enjolive tout cela, et quand je termine un bout, de toute ma vie, le petit bout qui vient d’entrer dans ma vie, fait un petit sourire.
Il me prend doucement la main.

- Tu sais, Cello, ben je voulais rentrer à la maison voir papa et maman…
- Oui je sais. C’est ce que tu m’as dit en me voyant.
- Et j’ai dit aussi que d’abord j’étais content d’être viendu chez toi.
- Oui aussi.
- Chez toi, c’est un peu comme chez papa et maman. Avec Capikeum et toi. J’ai toujours bobo pacque maman et papa y me manquent. Pacque je veux qu’ils me fassent des câlins. Pacque je les aime tout plein. Mais je vais te dire un secret !

Il se penche vers ma joue pour me le chuchoter :

- Je t’aime tout plein aussi, je crois. Et Capsicum aussi !

Et doucement, ses petites lèvres viennent me déverser un baiser sur ma joue. Je reste silencieux, et soudain, ma main va se déplacer sur sa tête. Je frotte doucement sa chevelure. Et un sourire que je n’arrive même pas à savoir d’où il viens, apparaît sur mes lèvres. Je le sens. Il a la douceur du regard de Liffol.

- Je t’aime tout plein aussi, Liffol.

Le petit me fait un grand sourire. Nous restons là, quelques instants, à partager cet instant que je n’aurais jamais cru pouvoir faire un jour.
Peut-être que je me rattrape sur tout ce que je n’ai pas pu faire à Frédéric car j’étais un idiot fini.
L’enfant fini par se coucher et s’endormir. Et moi, je sais que cette nuit sera blanche, comme les murs de la chambre de ce petit qui n’était pas prévu à entrer dans ma vie.
J’en suis heureux. Frédéric m’a laissé une marque, de par son absence, mais aussi, de par la présence de Liffol.
Et je promets, dans le silence de la nuit, rythmé par les petites respirations de l’enfant, que tant que je serais là, Liffol le sera aussi.


Je ne pensais pas qu’un jour un rêve impossible se réaliserait. Mais avant, je détestais la psychologie en me jurant de ne jamais devenir psychiatre. Je le suis devenu.
Shydo est devenu un artiste, il a réussi son rêve de colorier le monde. Il passe son temps à faire des happenings, des perfomances, du street-art, pleins de trucs d’artistes différents pour parvenir à réaliser son rêve. Je le sais, parce qu’hier, je l’ai vu à la télévision.
Candle doit toujours illuminer le ciel par ses idées bien précises, Frédéric doit l’avoir rejoint avec son sourire lumineux, et moi, je suis devenu psychiatre.
Moi, Cello Minesota, suis parvenu à trouver un but dans ma vie, tout en restant associal, et trop franc. Je suis bien décidé à prouver, que j’ai le droit d’être ce que je veux.
En gros : J’emmerde le monde.

Dernièrement, j'ai décidé de travailler à New York, avec Liffol. Il a cinq ans, mais sait déjà lire. C’est fou ce qu’il ressemble à son père, il est aussi blond que lui, et aussi joyeux. Téméraire. Foufou. Il pleure parfois pour son papa et sa maman. Il pleure parce qu'il a un peu de mal avec ça.
J’ai toujours un peu de mal avec ça moi aussi. Je me surprends parfois, devant mon miroir, quand je me brosse les dents, à pleurer un peu. C’est dans ces moments là que j’ai envie de glace. Je déteste la pluie.
Je fais toujours attention quand Liffol traverse la route, il sait maintenant pourquoi, et je sens toujours sa petite main se resserrer dans la mienne. J’ai emmené Capsicum Frédéric II avec nous. Il semble adorer Liffol, et je le comprends.

La vie n'est pas un conte de fée. En tout cas pas la mienne. Crois en tes rêves, est une bonne morale, mais je préfère la mienne.
Crois en tes paroles. Crois en toi. Et surtout, n'ignore pas ceux qui s'intéressent à toi au risque de les perdre.


 

Extras

★ PSEUDO : Koala Volant
★ ÂGE : 20 ans 1/2
★ PRÉSENCE : Plus ou moins bonne :D
★ OU AS-TU CONNU NMHE ?  EUUUH. Je me rappelle plus du tout. Par contre si je suis là c'pacque Tarzan insiste depuis quelques jours pour que je m'inscrive :'D
★ EN T'EN PENSES QUOI? : Le design est trop mignon et j'aime beaucoup.
★ CODE :  Validé par une mercenaire qui a du chien
★ UN MOT POUR LA FIN?  Fin ? Et désolé pour l'histoire est hyper longue. Cello est un perso que j'ai fait y a un an environ, et son histoire étiat longue pacqu'il me torturait le cerveau. En plus j'ai rajouté des passages suites à cela donc voilà :'D
Et sinon, ça fait un bail que j'observe ce forum (plus d'un mois je crois) donc voilà :D
 

 
alias. timezone. contact.

 


Dernière édition par Cello Minesota le Lun 17 Aoû 2015 - 21:58, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Sam 15 Aoû 2015 - 9:53
Bienvenu parmi nous monsieur le koala Volant!! Si tu passe par Londres, il nous faudra un lien et un rp si tu veux. Je suis sur que mon petit monstre vas adorer Cello. :mad:
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Sam 15 Aoû 2015 - 10:14
Un habitant ! c'est vrai qu'il en manque par ici.
Bienvenue sur le forum et au plaisir de te voir bientôt en RP. *_* <33
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Bleak mercenary with a warm heart
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DOUBLES COMPTES : Clémence Brown & Roxane P. Mona
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Atlantide, l'empire perdu
ÂGE DU PERSONNAGE : 35 ans
COTE COEUR : Un certain coeur ardent...qui peut vaincre le froid en presque toutes circonstances
OCCUPATION : A la tête d'une équipe de mercenaires || Entraîner sa fille à la relève
HUMEUR : Aventurière
MON ARRIVÉE : 11/04/2013
MON VOYAGE : 1091
POINTS : 99
LOCALISATION : Le globe terrestre

MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Sam 15 Aoû 2015 - 11:50
Bienvenue parmi nous :moutonmulticol
Excellent choix de personnage o/ Comme dit Woody, on manque de personnages d'Any Book.
Bon courage pour la suite de ta fiche et sacrée histoire.

_________________
Life out there isn’t a fairytale, but fortunately I'm not a princess. I'm glad that I'm much more. I'm a mercenary in a corrupted world.
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Sam 15 Aoû 2015 - 12:41
Bienvenue parmi nous ^^

Cool un any book =)
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ÂGE DU PERSONNAGE : 24 ans
COTE COEUR : Allez savoir ...
OCCUPATION : Bricoler, râler des fois aussi un peu ...
HUMEUR : En colère !
MON ARRIVÉE : 15/11/2013
MON VOYAGE : 705
POINTS : 42
LOCALISATION : London Town ♫

MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Sam 15 Aoû 2015 - 14:42
Woooooow Michael Trevino ... bave
Un Any Book yeees ! Théana (mon DC) est ravie :arg:

Bienvenue parmi nous beau gosse, et bon courage pour la fin de ta fiche  :banana:
La longueur de l'histoire mon dieu hahaha, mais très chouette à lire ! Je plussois le passage sur le Petit Prince ♥

PS : si tu cherches une chérie je suis là ... *BAM* :carton: ... bi ? Ah, ok, then.
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Sam 15 Aoû 2015 - 16:08
Alors déjà, merci à tous x). Dooonc :D

Rex : Bah il est déjà entre Paris et New york et je le vois pas aller à Londres (enfin j'en vois pas la raison) donc non désolé il sera pas à Londres ç_ç

Woody : Oui il en manque n_n. Après j'ai quand même songé à faire Donald ou Stitch... *en gros, mes deux persos favs* Maaaais j'avais trop envie de refaire Celli-Cello

Helga: Merci :D. (oui c'est court)

Morgane : Ouaaais n_n. Maintenant on sera trois B)

Clochette : Le petit prince, c'est le bien :D C'est mon conte préféré *o* Et Cello est comme je l'ai dit parfaitement bi, donc ça sera une chérie d'un soir ou e plusieurs soir mais pas plus hahaha :'D *sauf si ça colle vraiment bien maaaais*

Je continue ma fiche ce soir je pense :3
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Sam 15 Aoû 2015 - 17:28
Bienvenue ! Quelle histoire ! o/

Et ce vava bave !

Et Clochette tu est tellement désespérée que tu quémandes sur les fiches, tu me fait trop rire ! :P
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Sam 15 Aoû 2015 - 17:44
Naaaaaan, il est juste ... beau ... c'est tout ... :slip: Et je l'ai fait qu'une fois u.u

Ok, stop flood. Sorry.

Welcome again o/
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Sam 15 Aoû 2015 - 22:25
Merci à toi Hanity :D

ET SINON.

J'ai fini ma fiche \o/
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Dim 16 Aoû 2015 - 21:41
Morédation
• Identité : Il manque le lieu (la ville ou le pays) où Cello est né. Il faudrait aussi ajouter un signe particulier. Par exemple, tu peux peut-être mettre sociopathe ou a des problèmes relationnels, au regarde de son histoire.
• Caractère : "Cela fait de lui un garçon assez égoïste dans le fond, puisqu'il se fiche de ce que vous pourriez penser de ce qu'il dit." Ce n'est pas vraiment égoïste. Un égoïste, n'est pas quelqu'un qui se fiche de ce qu'on pense de lui, mais quelqu'un qui fait passer son intérêt avant celui des autres. Il ne pense qu'à lui.
• Conte : Sacrée biographie x) Si je comprends bien, il est fils unique ?
Frédéric, c'est bien un copain du collège dont Cello n'a compris que trop tard qu'il l'aimait ?
Juste comme ça, Candle, c'est pour Candide de Voltaire ou rien à voir ?
"De temps en temps, je revois Coldy dans la cours du lycée. On est dans le même bahut, lui et moi. Je ne sais pas ce qu’il devient, mais il me sourit quand il me croise. Sûrement que lui aussi est un Philinte" : tu veux dire Candle ?
Pour le reste superbe histoire avec des passages émouvants.

Voilà après les quelques modifications, ta fiche sera validée.

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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Dim 16 Aoû 2015 - 21:52
Donc je reprends du coup n_n

• Identité : J'ai modifié :D

• Caractère : "Cela fait de lui un garçon assez égoïste dans le fond, puisqu'il se fiche de ce que vous pourriez penser de ce qu'il dit." Ce n'est pas vraiment égoïste. Un égoïste, n'est pas quelqu'un qui se fiche de ce qu'on pense de lui, mais quelqu'un qui fait passer son intérêt avant celui des autres. Il ne pense qu'à lui.

=> Et bien si, il est égoïste :). enfin je le resens comme ça @_@. En disant ce qu'il pense, il passe son intérêt avant les autres, puisqu'il se fout de ce que les autres pensent de ce qu'il dit, il veut juste le dire. Il ne pense qu'à lui, pas au fait qu'il pourrait blesser les gens.

• Conte : Sacrée biographie x) Si je comprends bien, il est fils unique ?

=> Ouip

Frédéric, c'est bien un copain du collège dont Cello n'a compris que trop tard qu'il l'aimait ?

=> Exactement.

Juste comme ça, Candle, c'est pour Candide de Voltaire ou rien à voir ?

=> Rien à voir. Candle c'est la bougie. Pacqu'à la base pour la petite histoire, Cello est tiré d'une nouvelle que j'ai écrite, avec une bougie. C'est resté.

"De temps en temps, je revois Coldy dans la cours du lycée. On est dans le même bahut, lui et moi. Je ne sais pas ce qu’il devient, mais il me sourit quand il me croise. Sûrement que lui aussi est un Philinte" : tu veux dire Candle ?

=> Je veux dire Coldy. C'est le premier ami de Cello. Désolé j'ai mis tellement de persos dans cette histoire que @_@...J'voulais en enlever mais quand j'ai relu mon histoire j'ai pas trouvé quoi enlever

Pour le reste superbe histoire avec des passages émouvants.

=> Merci beaucoup en tout cas :D
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Dim 16 Aoû 2015 - 22:19
Bienvenue parmi nous !

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Bref amuse toi bien sur le fo et au plaisir de te croiser en rp
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Lun 17 Aoû 2015 - 20:06
Deuxième modération :
• Identité : C'est parfait.
• Caractère : Oui, justement, là tu viens de me définir un égoïste, c'est ce que j'attendais de voir dans ton caractère. Tu dis seulement : "Cela fait de lui un garçon assez égoïste dans le fond, puisqu'il se fiche de ce que vous pourriez penser de ce qu'il dit." Ce n'est pas le fait qu'il se fiche de ce qu'on pense de lui qui fait de lui un égoïste, mais bien le fait qu'il fait passer son intérêt avant celui des autres. Il ne pense qu'à lui. Donc rajoute ça, tu peux mettre ce que tu viens de dire qui le défini comme égoïste : "il passe son intérêt avant les autres. Il ne pense qu'à lui, pas au fait qu'il pourrait blesser les gens".

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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Lun 17 Aoû 2015 - 21:58
Voilà j'ai modifié n_n. Désolé encore ^^'''
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Lun 17 Aoû 2015 - 22:33
C'est parfait. Ta fiche est validée. Bon jeu o/

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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Mar 18 Aoû 2015 - 4:36
27 ans. Beau mec. New-Yorkais. Bi.

... Tu veux être le chéri d'occasion de mon Laurence ? Timon ne lui donne pas assez d'amour et il a envie d'aller voir ailleurs de temps à autre.

Sinon Bienvenue parmi nous et je te souhaite un bon jeu sur NMHE :D
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  Mar 18 Aoû 2015 - 10:28
Hahahaha :'D. J'avais vu ton personnage de Laurence (j'avais été intéressé par le scénario du type un peu méchant que tu proposais mais finalement non). Quand j'me suis rappelé l'orientation sexuelle de Cello j'me suis demandé si t'allais pas venir me voir :'D.
C'est à voir en tout cas pacque Cello a beau être bi, il a encore jamais vraiment eut de relations avec des mecs x).

Et merci pour ma validation n_n
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MessageSujet: Re: Cello Minesota • La vie n'est pas un conte de fée. [Terminée]  
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