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 Lost in subway ~ pv Oliver et une folle

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Lord of the Dead
PRESENCE/ABSENCE : Omniprésent... /sbaf/
DOUBLES COMPTES : Trois bêtes très bête...
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Hercule
ÂGE DU PERSONNAGE : trop vieux pour toi gamine!
COTE COEUR : C'est Helga qui l,a trouvé, elle le garde <3
OCCUPATION : tente de dominer le monde
HUMEUR : Boum Badaboum boum boum boum! Ah!
MON ARRIVÉE : 24/04/2013
MON VOYAGE : 532
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MessageSujet: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Mer 12 Oct 2016 - 16:23



Lost in subway

Ce moment où je fais l'intro pour les autres...



Il y a des jours comme ça, où tout semble contre moi. J’aurais pu y aller plus global en disant « contre nous » mais je n’avais pas vraiment envi d’inclure d’autres gens dans cette histoire. Quoiqu’il y avait déjà Oliver, qui n’avait sans doute pas passé une excellente journée non plus. Si je n’étais pas égoïste, je pourrais même dire qu’il avait plus de problèmes que moi, mais comme je suis encore la personne la plus importante à mes yeux, et bien c’est moi qui ait le plus de problèmes. Roh, je vous entends vous plaindre… Rien ne vous oblige à rester si ça ne vous intéresse pas! Parce que si vous êtes toujours là et bien c’est me donner de l’importance!

Peut-être vaudrait-il mieux commencer par le début? Le début de la journée, évidement! Non mais je n’allais pas vous raconter toute ma vie juste pour en arriver à la journée d’aujourd’hui! Déjà j’avais très mal dormit, pas que j’avais fait des cauchemars, mais je n’avais pas arrêté de rêver que je ne n’arrivais pas à dormir, ce qui au final était épuisant. Ensuite j’eus droit à un problème d’eau chaude dans la douche, au plutôt un problème d’absence d’eau chaude… Moi qui ne suis pas fan de l’eau, quand en plus elle est froide, c’est juste terrible. C’est là que je me disais que j’aurais du prendre une chambre « Au Nouveau Monde », mais je ne sais pas, je voulais avoir la paix, il y avait un peu trop de gens là-bas… Mais ça m’aurais évité de me déplacer pour faire garder Oliver par Clémence… Pas que c’était bien loin, mais bon, c’était du temps perdu.

Je trainais une grosse valise, parce que j’en avais besoin pour plus tard, quand il me faudrait me faire passer pour un voyageur seul. Une fois à l’hôtel, je réalisais que j’avais oublié de demander à la jeune femme si elle pouvait surveiller le rouquin aujourd’hui… donc  elle était partie faire des trucs en ville et ils ne savaient pas quand elle reviendrait… personne d’autre n’avait de temps libre, donc je me retrouvais avec Oliver sur les bras pour la journée. Comme si j’avais juste ça à faire! J’aurais du le confier à Helga, question de pouvoir travailler tranquille. Je n’avais pas envie qu’il attire l’attention de tout le monde avec ses airs de chaton abandonné ou qu’il mette la chambre d’hôtel sans dessus-dessous.

Une idée me vint. C’était un peu fou, mais c’était la meilleure option. Nous descendîmes dans le métro, allant dans les toilettes où je lui présentais donc mon idée de façon à ce que ça semble amusant :

- Comme se sera une courte mission et que tu ne dois pas être vu, je te propose d’entrer dans la valise. Je laisserais la fermeture éclair entrouverte afin que tu puisses respirer. Je dois juste aborder un mec et lui piquer une feuille, pour ça, je vais me faire passer pour un voyageur perdu. Si tu as un problème… miaule.

Quoi? C’était drôle, non? Bon, franchement cette situation ne m’enchantait pas vraiment, mais bon, il fallait que je règle ça au plus vite. Si j’avais de la chance, je le croiserais… sinon, faudrait que je revienne le lendemain. Je fis donc monter le petit dans la valise, m’assurant qu’il était à peu près confortable et laissant la fermeture éclair un peu ouverte comme promis. J’entrepris ensuite de trainer la valise derrière moi en me disant que c’était une chance qu’elle ait des roulettes, parce que ça faisait un certain ajout de poids avec le gamin dedans.

La seule chance de la journée fut que ma cible était là et que je pus l’aborder en lui demandant mon chemin. Attirant son attention avec mes questions et en pointant du doigt avec une main, de l’autre je subtilisais le papier dans sa poche, espérant que ce soit le bon. Il me donna des indications, je le remerciai avant de me diriger vers une voiture de métro qui venait de s’arrêter. Mon plan était simple : sortir au prochain arrêt, remonter à la surface et prendre un taxi pour retourner à l’hôtel.

Je n’étais pas fan de ses voitures de métro bondées… par contre je me trouvais un endroit debout près d’une jeune femme rousse au décolleté généreux. J’avais un excellent point de vu, ça rendit le trajet très agréable. Bon, elle me lança un regard outré à un moment, c’était donc le temps de descendre avant de me prendre une claque. J’avais peut-être laissé passé une station ou deux de plus, mais ça n’avait pas vraiment d’importance. Souriant, je sorti et elle aussi, ce qui me distrait un peu. C’est une fois sur le quai que je remarquais qu’il me manquait quelque chose d’important… Ma valise! Elle m’avait couté cher! Ah et il y avait Oliver aussi…

Il me fallait faire quelque chose rapidement… Bon, ce ne serais sans doute pas judicieux d’appeler la police pour dire que j’ai perdu ma valise contenant un môme de huit ans… Par contre dire au personnel du métro que j’avais perdu ma valise, sans parler du contenu, ça me semblait pas mal comme plan… Je partis donc en direction du premier employé que je vis.



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OCCUPATION : Apprenti capitaine d'industrie, futur business man, assistant d'espion, rêveur compulsif... Et accessoirement, écolier en 1th grade.
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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Mer 19 Oct 2016 - 18:27

LOST IN SUBWAY

Non. Reculant d'un pas, Oliver secoua la tête. Il aurait dû se méfier. Il aurait dû savoir que s'il était de sortie avec Hadès aujourd'hui, ce n'était pas pour profiter du paysage parisien ou faire une virée à Disneyland. Cependant, ça ne l'avait pas empêché d'espérer. Malheureusement. Ce n'était pas faute d'avoir essayé. Il avait réclamé, fait des allusions plus ou moins subtiles en espérant que l'adulte évoquerait de lui-même l'idée d'aller y passer une journée… En vain. S'il se retrouvait en compagnie d'Hadès aujourd'hui, c'était tout simplement parce que celui-ci n'avait trouvé personne pour le garder. Quelle déception. Envolé, ses espoirs de journée au parc d'attractions. Le métro parisien était aux antipodes du Royaume Enchanté. C'était sale, bruyant, ça puait, et se balader d'une station à l'autre n'était pas vraiment ce qu'il y avait de plus amusant, bien que cet univers souterrain ait réussi à éveiller l'intérêt et la curiosité d'Oliver. Raison de plus pour refuser de s'enfermer dans cette valise. Drôle d'idée qu'avait eue Hadès. Mais avait-il le choix ? De toute évidence, non.

Juste pour une courte mission… Avec une ouverture… Au fond, ça serait comme « Ok… » Avec un peu de réticence, il grimpa dans la valise. « Me secouez pas trop hein ! » Les genoux ramenés contre sa poitrine, il jeta un dernier regard à Hadès avant d'être plongé dans l'obscurité. Ou presque. Seule la petite ouverture laissée par la fermeture éclair permettait à la lumière de filtrer légèrement à l'intérieur. La valise s'agita. Une désagréable impression de déjà-vu le saisi. Ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait trimballé d'un endroit à l'autre, enfermé dans un habitacle clos, incapable de dire où il se rendait. Les mois avaient beau passer, les souvenirs restaient bien distincts dans son esprit. Il se revoyait dans la boîte en carton avec ses frères et sœurs, puis dans le sac utilisé par la bande pour le secourir, ou encore dans la poche de Fagin… Il resserra un peu plus la prise sur ses genoux. Dans ces trois cas, l'expérience s'était mal terminée et lui laissait un souvenir particulièrement pénible.

Ils avançaient. Du moins, c'est ce qu'Oliver déduisait. Le regard accroché au petit carré de lumière créé par l'ouverture, il observait le monde défiler devant ses yeux : les murs, les lumières, les gens. Un, deux, trois, et quatre personnes. Cinq, six, sept… Que pouvait-il bien faire de plus ? Il n'avait rien pour s'occuper. Huit, neuf, dix… Zut. Il n'avait plus assez de doigts. Onze, douze, treize… Il reprit donc le comptage de ses doigts à zéro. Ils s'arrêtèrent. De là où il était, Oliver pouvait à peine distinguer la silhouette de l'homme avec qui Hadès était en train de parler. Il ne pouvait que les entendre. Hadès jouait bien les voyageurs perdus, mais lui aurait bien aimé voir comment l'adulte s'y prenait pour subtiliser des objets. Dans ce domaine-là cependant, aucun doute, Roublard restait le meilleur. Après cette courte pause, la valise se mit de nouveau en marche. Oliver n'avait qu'une hâte : sortir. Non seulement il commençait à avoir des fourmillements dans les jambes, mais il avait également une petite envie pressante et ça, aucun des deux n'y avait pensé lorsqu'il avait fallu le faire rentrer dans cette boîte.

Ce n’était qu’une question de temps… Oliver crut reconnaitre le bruit du métro. Hadès allait certainement le libérer à la prochaine station. La valise immobilisée, il n’avait plus qu’à attendre. Attendre… Le temps lui semblait long. Trop long. Le petit avait cessé de compter les passages qui passaient dans son champ de vision après être arrivés à quarante. Toutes ses pensées étaient désormais concentrées dans l’effort qu’il faisait pour se retenir. « Hadès... » Son filet de voix ne provoqua aucune réaction. « Hadès… » Couina-t-il un peu plus fort cette fois. Pourquoi ne répondait-il pas ? La rame de métro était certes particulièrement bruyante, mais l’enfant ne se pensait pas pour autant inaudible. Il commença à s’agiter, cherchant à se contorsionner pour mieux voir ce qui se tramait à l’extérieur et surtout, attirer l’attention de l’adulte. Seulement, l’ouverture n’était pas assez grande pour lui permettre de voir toutes les personnes se trouvant autour de lui. Pour un peu qu’Hadès se situe dans son angle mort, impossible d’attirer son regard.

Ce n'était plus drôle. Il sentait le mouvement de foule autour de lui, il entendait le métro s'arrêter puis repartir. Pourquoi n'étaient-ils pas encore sortis de la rame ? Une horrible peur l'envahi. Et si on l'avait oublié ? Lui ne voulait pas rester enfermé ici pour toujours ! "Si tu as un problème… miaule." « …Miaou… ? » L'avait-on entendu cette fois ? « Hého ? » Si c'était une plaisanterie, elle n'était pas amusante du tout. Cette valise prenait des allures de prison, il étouffait. D'autant plus qu'en se tordant pour mieux pouvoir observer à l'extérieur, Oliver s'était bloqué dans une position plus qu'inconfortable et ne savait pas comment se rasseoir correctement sans troubler l'équilibre de la valise. Il gigotait, si bien qu'à la première secousse donnée par un voyageur peu consciencieux de ce qui l'entourait, la valise tomba sur le côté. « Mia-Ouille ! » Ça faisait mal. Il ne savait pas ce qui l'empêchait de se mettre à crier. Peut-être les paroles d'Hadès, qui lui avaient fait comprendre qu'il devait se faire discret ? Ou bien la peur que quelqu'un d'autre ne le trouve. Une personne qui irait immédiatement le conduire à la police. Police qui ferait très vite le lien avec le foyer qu'il avait fui. Non, il préférait rester prisonnier de cette maudite valise avec une envie pressante plutôt que de retomber dans les griffes du système.

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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Sam 22 Oct 2016 - 20:29



Lost in subway

Un roux dans une valise, c'est comme un diablotin dans une boîte? /sbaf/



Ce jour là, j’avais congé, ce qui me rendait particulièrement heureuse. Pas que je n’aimais pas mon nouvel emploi, mais disons que Jack n’était pas de tout repos! Il aimait un peu trop jouer des tours aux employés et aux clients, ce qui m’obligeait à être constamment sur mes gardes! Ce n’était pas si grave, même que ça avait quelque chose de stimulant! Pas le temps de dormir ou de m’ennuyer! Ça me stimulait, me forçait à être attentive en tout temps, même à la pause! Au moins, je me sentais vivante! Et ça, ça faisait tellement de bien! En plus il y avait beaucoup d’activité, car nous devions préparer l’halloween. C’était sans doute le temps le plus occupé pour le magasin dans l’année… ce qui était normal, puisqu’il était spécialisé dans la vente d’articles pour cette fête!

Si j’étais bien dans ce travail pourquoi j’étais heureuse d’être en congé? Parce que c’était le temps de dépenser la paie! Ce n’était pas tout! Le vent semblait enfin tourner pour moi et un acheteur était intéressé par le local ou se trouvait mon petit café! Si je le vendais, je serais débarrassé des créanciers pour de bon! Par contre, il me faudrait trouver un autre endroit où loger, mais avec ce qui me resterait après la vente, ça devrait aller. Je me sentais donc légère en buvant mon thé matinal. Faisant vaguement le plan de ma journée dans ma tête, je notai qu’il faudrait que je fasse les poussières à un moment, question que le lieu soit à son avantage. Je laissais mon esprit dériver sur ce je pourrais bien aller m’acheter… un peu de nourriture, ça serait pas mal… quelques vêtements? Ça ne serait pas du luxe… mais une chose était certaine, je ne pouvais pas oublier le thé!

Une chose me semblait claire, j’avais envie de me balader un peu, de voir où mes pas me mèneraient. Je terminai de m’habiller, me peignai avant de mettre un manteau et d’attraper mon fidèle parapluie rouge, compagnon de bien des aventures. Il faut dire que le ciel était incertain, ce qui rendait la présence de l’objet tout à fait normal. Une fois dehors, je respirais l’air frais de l’automne avec un certain bonheur. Journée de liberté, me voici!

Je marchais un peu avant de descendre dans le métro, car l’idée de visité une boutique en particulier me pris, juste comme ça. Bon… c’était une boutique de thé qu’on m’avait chaudement recommendée… Comme elle me semblait plutôt loin, je décidai de prendre le transport en commun, question de ne pas perdre trop de temps. Je n’étais pas fan de me retrouver sous terre, mais je dois dire que c’était moins cher qu’un taxi et plus rapide que si je devais marcher la même distance, donc il m’arrivait de temps à autre de le prendre. C’est plutôt amusant qu’on dise « Prendre le métro » Alors qu’on fait on ne le prend pas, c’est plus lui qui nous prend à l’intérieur de ses entrailles métalliques!

Donc une fois à l’intérieur d’un wagon, j’allais prendre place au fond, où il n’y avait qu’une valise esseulée. Une très belle valise, mais un peu louche… Où était son propriétaire? Allait-elle exploser? Mais la plus grande question était : Pourquoi miaulait-elle? C’était peut-être un défaut de fabrication? Moi, si jamais quelque chose m’appartenant commençait à miauler, je l’abandonnerais immédiatement! Par contre « Miaouille » Ce n’était pas banal! Tomber lui avait fait mal? À Wonderland, tout ça aurait été parfaitement probable, voir normal! Mais ici, ce n’était pas logique!

J’hésitais à l’ouvrir, parce que si ça miaulait, ça pouvait contenir… un ch… un sale matou! Par contre, les félins ne faisaient pas ouille dans ce monde… Ici, les animaux ne parlent pas! Peut-être que c’était Chess dans cette valise? Comme se serait super de revoir sa morve! Quoiqu’elle n’aurait sans doute plus de propriétés magiques dans ce monde parfois un peu fade. Quoiqu’il en soit, je décidai d’ouvrir la fermeture éclair, découvrant un gamin roux! Cette découverte me laissa perplexe… était-ce normal de trouver des rouquins dans des valises?

- Allo… Ça fait longtemps que t’es là dedans? Tu sais, je crois que voyager en chapeau est sans doute plus agréable que dans une valise… Tu allais à un endroit en particulier?

Je l’aidais à sortie de là, il avait sans doute besoin de se dégourdir les jambes! Il ne devait pas être très confortable! Je suis un peu folle, peut-être pas la plus responsable, mais je ne sais pas, mettre un môme dans une valise ne me semblait pas une bonne idée... Non mais, il aurait pu manqué d’air là-dedans!

- Peut-être qu’on ferait mieux de sortir à la prochaine station et voir ce qu’on peut faire? T’en pense quoi? Oh, moi c’est Mallymkun, mais appel-moi Mally. Et toi, c’est quoi ton prénom?



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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Ven 28 Oct 2016 - 20:52

LOST IN SUBWAY

Il se tortillait dans la valise, prisonnier de son habitat en toile, lorsque le zip singulier de la fermeture éclair se fit entendre. Délivrance. Oliver releva doucement la tête éblouie par l'éclairage blafard du métro. Seulement, ce n'est pas sur Hadès que son regard encore aveuglé tomba. Une blonde. Inconnue. Mince. Ou merde, comme disait les grands. Paniqués, ses yeux cherchèrent la figure familière de l'ancien dieu, en vain. Est-ce qu'on l'avait oublié ? Impossible. Jamais Hadès ne l'aurait laissé seul dans un tel endroit, Oliver en était persuadé. Quelque chose avait dû arriver… Où était-il désormais ? Il n'en avait aucune idée. Il était bien incapable de dire depuis combien de temps il attendait qu'on vienne lui ouvrir. « Bonjour… ? » Qu'est-ce qu'il était censé faire désormais ? Cette femme allait très certainement se poser des questions, trouver un enfant dans une valise, c'était suspect, et ça, même lui le savait. Si seulement il s'était fait plus discret… « Euh, j'ai pas de chapeau, je sais plus… J'allais à… » Hors de question de lui dire la vérité, d'autant plus qu'il ne savait même pas où Hadès comptait l'amener. Certainement à l'hôtel. L'hôtel, il aurait très bien pu donner cette destination à la blonde, s'il avait été certain des intentions de cette dernière. Et si elles étaient mauvaises ? Ou pire… Et si elles étaient trop bonnes ? Comment être sûr que cette inconnue ne prévienne pas la police ? C'était une femme pleine de bonnes intentions qui l'avait amené aux commissariats lors de son arrivée… Il ne tenait pas à renouveler l'expérience et il tenait encore moins à mettre la police sur le dos d'Hadès. Une réponse. Vite. N'importe quoi. « J'vais à… Disneyland. » Déclara-t-il en se donnant un faux air naturel. C'était la première chose qui lui était venue à l'esprit.

Les muscles tout engourdis, il s’accrocha à la blonde pour sortir de la valise, ne sachant que trop penser sur cette histoire de chapeau. Voyager en chapeau… Était-ce une expression française ? Pourquoi devait-il toujours tomber sur des personnes étranges ? « Peut-être qu’on ferait mieux de sortir à la prochaine station et voir ce qu’on peut faire? T’en pense quoi? » L’enfant hocha la tête, faute de pouvoir ajouter autre chose, trop occupé à mitonner une histoire suffisamment convaincante pour pallier les éventuelles questions de cette femme, Mally. « Je m’appelle O… Owen. » Oliver marqua une pause, peu convaincue par la qualité de son propre mensonge. Owen, c’était un garçon de sa classe. Vachement fort, Owen, il arrivait à toucher son coude et son nez avec sa langue. « Oui, je m’appelle Owen et, j’habite pas loin, juuuste à côté du magasin là-haut, à côté de la grande tourdéfel, avec mes deux parents vivants et mon… Chat. Il s’appelle Biscuit. » Autour d’eux, les gens se préparaient à descendre. C’était sa chance. Doucement, mine de rien, Oliver commença à reculer vers les portes. On annonça la station, les portes ne tardèrent pas à s’ouvrir. « D’ailleurs, ils m’attendent ! J’dois y aller, merci m 'dame ! » Et il fila sans demander son reste. Face à cette situation, prendre ses jambes à son cou s’avérait être solution la plus simple.

Oliver courait aussi vite que possible, sans se retourner. Fuir, prendre la route face au danger, c'était un art qu'il commençait à maîtriser, depuis le temps. Être petit avait certains avantages. Non seulement il pouvait se faufiler partout, mais il avait également la capacité de disparaitre dans une foule. Malheureusement pour lui, cette station n'était pas très fréquentée et les quelques passagers qui étaient là se contentèrent de le dévisager d'un drôle d'air. Il vira à droite. Guidé uniquement par ses pas, l'enfant poursuivait sa course à l'aveuglette. Les tunnels du métro parisiens étaient de véritable dédale carrelé et lui, n'avait aucune idée de l'endroit où il devait se rendre. À la surface, surement. Seulement à force de courir sans prêter attention aux panneaux, il finit par s'enfoncer plus qu'autre chose jusqu'à se retrouver de l'autre côté de la voie. Demi-tour. Gauche cette fois. N'était-il pas en train de revenir sur ses pas ? Oliver se faisait cette réflexion lorsqu'il buta contre une marche et chuta. Il prit à peine le temps de dramatiser sur son bobo aux genoux ou de jouer les agonisants au sol : un adulte l'aider à se relever. Et pas n'importe lequel. Sa petite course dans les souterrains du métro n'avait visiblement pas échappé à un agent de police du coin. « Hé, petit, ça va ?»C'était bien sa veine ça. « T'es tout seul ? » « …Non. » Décidément, il enchaînait mensonges sur mensonges. Était-ce mal ? Un peu. Mais d'après Hadès, mentir n'était mal qu'à condition de se faire prendre. Le tout était alors de ne pas se faire attraper. « J'suis avec ma maman. Elle est… » Son regard balaya la foule à la recherche d'une femme pouvant potentiellement jouer ce rôle de mère.

C'est alors qu'il reconnut la blonde du métro, Mallytruc... Mally-Quelquechose. C'était la candidate idéale. « Là, elle est là-bas ! » Aussitôt, Oliver se détacha du policier pour accourir vers la blonde. « Maman, maman ! » S'écria-t-il en attrapant la main de Mally. Oliver faisait peut-être un piètre menteur, mais la spontanéité de ses paroles et de son mouvement allait jouer en faveur de son mensonge pour une fois. « J'ai cru que j'étais perdu ! » Après un rapide câlin, histoire de rendre le tout plus crédible, le petit se glissa derrière la blonde sans lui lâcher la main en murmurant : « S'vous plaît, s'vous plaît, dit-lui que je suis avec toi et je jure je vous dirai la vérité ! » Inclure la blonde dans son jeu, c'était la rendre complice de son mensonge et éventuellement lui attirer des ennuis. Mais l'enfant était à des années-lumière de ce genre de problème. Caché derrière Mally, il évitait soigneusement de croiser le regard du policier qui s'approchait. Si la jeune femme refusait de l'aider, il n'aurait plus qu'à prendre la poudre d'escampette.

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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Sam 29 Oct 2016 - 19:24



Lost in subway

Un roux dans une valise, c'est comme un diablotin dans une boîte? /sbaf/



Je ne suis pas toujours très ancrée dans la réalité, mais souvent je le suis assez pour déceler les trucs qui clochent… comme qu’un gamin voyage en valise. Je pouvais bien comprendre qu’en l’absence de chapeau, on voyage comme on peut, mais enfermé là-dedans, il pouvait risquer de manquer d’air! Il aurait suffit qu’une personne dépose son manteau dessus et bloque la petite ouverture qu’il y avait dans la fermeture éclair. Même moi qui ne suis pas un modèle de sagesse, je trouvais cela quelque peu… irresponsable! Qu’un gamin veule aller à Disneyland, ça me paraissait normal, mais seul? Un peu moins. Je pouvais bien croire que parfois certains peuvent être débrouillards, mais il y a des limites.

- Je ne pense pas qu’ils te laissent entrer dans le parc si tu n’es pas accompagné d’un adulte… C’est d’ailleurs bizarre que tu ais réussis à entrer dans le métro sans accompagnateur…

Je suis folle, mais pas complètement débile! Et puis qu’il hésite sur son prénom… Louche! Et je ne dis pas que cela parce qu’il miaulait enfermé dans une valise, je n’ai pas tant de préjugés! Bon, j’avoue que ça jouait quand même un peu dans la balance… Quoiqu’il en soit, son histoire ne semblait pas vraiment se tenir. Si nous avions été à Wonderland, ça aurait été autre chose, mais dans ce monde, je savais que c’était anormal… Surtout qu’il commençait à me raconter sa vie… j’en demandais pas tant! Surtout qu’il me parla de son animal de compagnie… Il avait beau avoir un nom aussi mignon que Biscuit, ça restait une créature du diable, une erreur de la nature ne cherchant qu’à violenter de pauvres petites souris! Juste la mention de cet espèce me donnait envie de hurler! Je me retins de mon mieux, pour ne pas traumatiser l’enfant… qui fila! Bon bah tant pis pour la retenu alors s’il n’était plus là!

- CCHHAAAAAAAAAAAAAT!!


Je repris mon souffle pour partir à la suite du rouquin, mais c’est qu’il avait réussit à se faufiler vite dans la foule! Quel ingrat! Mais quelle mouche l’avait piqué celui-là? Je le sauve de sa valise, je lui propose mon aide et il s’enfuit comme si je lui avais fait les pires menaces! Et comme si ce n’était pas assez, il n’était pas du tout du coin! C’était encore plus évident que le nez dans le visage d’un clown! J’étais prête à parier qu’il allait soit se perdre, soit se faire prendre… parce que personne de saint d’esprit ne laisserait un enfant de cet âge seul dans le métro!

Mes réflexions furent interrompues par un gamin qui appelait sa mère. Je n’y portais pas vraiment attention jusqu’à ce qu’une main prenne la mienne. Je dévisageais le rouquin, qui avait réussit à accomplir mes deux prédictions possible, se perdre et se faire prendre… Il n’était pas trop doué, mais il semblait avoir un peu de ressource. Il savait bien jouer avec son air mignon pour avoir de l’aide. Comme il m’intriguait, je flanchais pour l’aider… mais cette fois il était mieux de me dire la vérité, parce que sinon, je le remettais aux autorités :

- Petite coquin… je t’avais dis de ne pas t’éloigner et de m’attendre. Ne me refais plus des peurs comme ça! Viens Owen, on encore pleins de courses à faire. Merci monsieur d’avoir pris soin de lui.

Le tenant par la main je l’entrainais à l’extérieur de la station, question d’être hors de vu de l’agent. Je me sentais moi-même beaucoup mieux, car je ne supportais pas très bien l’autorité et comme j’avais été déjà arrêté deux fois, je ne pouvais qu’être méfiante. Bon, ça n’était arrivé qu’à Londres, mais ça pouvait très bien se produire ici aussi si je ne faisais pas attention.

Je lâchais la main du gamin, le dévisageant un peu avant de lui demander :

- Alors c’est quoi la vérité? Je veux ton vrai prénom, la vrai raison de ta présence dans le métro et savoir pourquoi tu t’es enfuis comme ça. Tu n’as rien à craindre de moi, je protège les enfants, par contre je n’aime pas les méchants… Et puis… tu n’es pas de Paris, n’est-ce pas?

Comme nous avions l’air un peu bizarre planté là, j’entrainais le petit jusqu’à un petit café. J’imagine qu’il ne buvait pas de café, moi non plus d’ailleurs, mais il y avait un thé acceptable et des petits cups cakes délicieux.

- Tu veux un chocolat chaud? Un petit gâteau avec ça?

Je me pris une tasse de thé et un gâteau. Nous pûmes prendre place à une table tranquille. Moi qui commençais à être en manque de thé, c’était donc l’endroit idéal pour discuter et ensuite penser aux dispositions pour retrouver ceux s’occupant du rouquin. J’étais donc prête à entendre ce qu’il avait à raconter.




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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Mar 8 Nov 2016 - 0:13

LOST IN SUBWAY

Oliver resserra sa prise sur la main de la jeune femme. Les supplications et les regards implorants ne pouvaient plus rien pour lui désormais. Un seul mot, une seule réaction de travers de sa part, et c’était toute sa comédie qui échouait. Déjà, son regard fuyait à la recherche d’issue. À supposer qu’elle le dénonce, l’incompréhension et la surprise des deux adultes lui laisseraient suffisamment de temps pour tailler la route, loin, loin d’ici. Oliver retenait son souffle, attendant la prise de parole de Mally dans une angoisse muette. Quel ne fut pas son soulagement lorsque celle-ci commença à le réprimander gentiment, entrant dans son jeu avec un naturel que l’enfant n’aurait pas soupçonné. Les yeux rivés sur le sol, il pouvait sentir le regard inquisiteur de l’agent de police peser sur lui. Il s’accrocha un peu plus à Mally en murmurant un « Oui Maman…» Maman. Ce mot sonnait faux. Il avait toujours sonné faux. Il était chargé d’une douceur et d’une réalité presque inconnues, oublié. Maman, ça ne voulait plus rien dire. Ce n’était qu’un souvenir, parfois une figure rassurante qu’il s’inventait pour lui seul ou qu’il rencontrait en rêve. Aurait-elle tenu les mêmes propos que Mally si elle avait existé ? Il aimait se dire que oui.

Sa main toujours dans celle de la blonde, il se laissa entraîner silencieusement à l'extérieur. Son cœur battait à toute allure, encore fébrile de sa course folle et de sa rencontre avec le policier. Il avait eu peur : peur de se faire amener, peur de s'être perdu. Certes, perdu, il l'était toujours, mais il n'était plus seul. Du moins, pour l'instant. Car si cette femme le traînait ainsi vers l'extérieur, ce n'était pas uniquement pour jouer son rôle de fausse mère auprès des autorités : elle comptait surement réclamer des explications sur ses agissements. Ses craintes se révélèrent justes. Une fois à l'extérieur, les deux se toisèrent un instant avant que la blonde n'exige des réponses. Aussitôt, Oliver baissa la tête en grimaçant. Son regard retourna naturellement se réfugier sur le sol. Qu'était-il censé dire maintenant ? S'enfoncer un peu plus dans un nouveau mensonge ou honorer sa promesse et prendre le risque de dévoiler la vérité ? « Je m'appelle Oliver, et j'suis pas un méchant, j'ai rien fait de mal ! » s'exclama-t-il soudainement. Lorsqu'elle disait ne pas aimer les méchants, est-ce qu'elle sous-entendait qu'il en était un ? Oliver releva la tête, une moue boudeuse sur le visage. La scène qu'il venait de faire faisait peut-être de lui un méchant finalement. Il n'en était pas fier. Seulement, devait-il se sentir coupable parce qu'il avait menti, ou parce qu'il avait échoué à mentir correctement ? Il ne savait plus. « J'suis de New York. » Un pas de plus vers la vérité. Mais puisque c'était si évident, autant ne pas gaspiller sa salive en mensonge inutile. « Tu veux un chocolat chaud ? Un petit gâteau avec ça ? » Un sourire vint chasser l'expression revêche de son visage. Il acquiesça d'un signe de tête et suivit Mally jusqu'à un café.

Son chocolat chaud et son goûté commandé, Oliver patienta en tordant dans tous les sens sa serviette en papier entre ses mains, mine de rien. Silencieux, il ne leva les yeux que pour jeter un regard bref à Mally, qui visiblement attendait qu'il prenne la parole. Zut. Il allait devoir y passer. Naïvement, il avait cru pouvoir s'en sortir sans répondre aux questions de la blonde. C'était raté. « Même si je vous le dis vous allez pas me croire de toute façon. » Finit-il par dire. « Y a presque personne qui me croit. » Il soupira. Cette femme l'avait aidé à sortir du métro sans encombre, et puis, il lui avait promis des explications… S'il se sentait à l'aise à l'idée de mentir, briser une promesse, c'était autre chose. Oliver se résigna donc à déballer ce qu'il s'était passé. « Hadès, il a dû m'emmener à son travail parce que ma babysitter était pas là, sauf que j'devais pas être vu donc il m'a caché dans la valise le temps de faire son travail. Hadès c'est mon tuteur et c'est un… trader. » Il marqua une pause, hésitant. Dans cette situation, où était-il censé tracer la limite entre le vrai et le faux concernant Hadès ? Doucement, il se pencha vers Mally et murmura plus ou moins discrètement : « Bon, d'accord, en fait c'est un espion mais c'est un secret. » Vu les circonstances, autant tout lui dire et ignorer les consignes de l'ancien dieu. « Mais y a dû se passer un truc… Il m'aurait jamais laissé tout seul sinon, je le sais. » Non, il n'en savait rien, mais il avait envie d'y croire. « J'me suis enfui parce que je pensais que vous alliez m'emmener à la police… sauf que s'ils me trouvent ils me laisseront pas rentrer avec Hadès, et moi j'ai pas envie de retourner en foyer. Et puis j'aime pas la police, et j'aime pas Paris donc je veux pas rester là.» Voilà, il ne pouvait rien dire de plus, pour la simple et bonne raison qu'il ne savait rien de plus.

C'était à lui désormais à lui de se poser des questions. « … Pourquoi vous m'avez pas dénoncé ? C'est ce que tout le monde aurait fait… Et pourquoi ça t'intéresses tout ça d'abord ? » C'était vrai ça… N'importe quel adulte aurait refusé d'entrer dans son jeu et l'aurait remis entre les mains de la police. Pourquoi pas elle ? Il dévisagea Mally un instant et fini par lui lancer un regard suspicieux. « … Vous êtes pas des services sociaux ou de la police hein ? » Méfiant, Oliver se recula. Se retrouver en compagnie d'une quasi-inconnue, perdue dans cette ville de malheur le rendait nerveux. Après tout, elle avait bien dit qu'elle protégeait les enfants… Ce que les services de protection de l'enfance faisaient également. Instinctivement, l'enfant se recula un peu plus tout rapprochant sa tasse et son gâteau… Histoire de pouvoir les avoir à porter de main, au cas ou…

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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Mer 9 Nov 2016 - 2:05



Lost in subway

Un roux dans une valise, c'est comme un diablotin dans une boîte? /sbaf/



Donc il m’avait donné un faux prénom… bon de toute façon, avec un prénom, on n’allait pas très loin, sauf si ce dernier était peu commun, comme le mien… J’étais contente qu’il se décide à parler, espérant que cette fois ce serait la vérité. Il ne nia pas ne pas être de Paris, précisant qu’il venait de New-York. Ça me semblait crédible jusque là… bon, ça ne faisait pas beaucoup d’informations, il me faudrait attendre la suite. C’est ce que je fis, tout en savourant ma tasse de thé. Il hésita, mais je lui fis signe d’y aller. Ses premières paroles portaient à réflexion… Il venait de résumer les problèmes de bien des enfants, mais aussi de bien des gens. Moi aussi je mentais parfois, parce que les mensonges semblaient plus crédibles que la vérité pour les gens normaux. C’était la sortie facile, mais aussi celle qui permettait d’éviter l’asile psychiatrique.

Son histoire me sembla un peu boiteuse, mais j’avais l’impression que c’était vrai… sauf peut-être le métier de son tuteur… il avait eu une hésitation. Il rectifia tout de suite en me disant que c’était un secret… un espion? Intéressant. Je savais que peu de gens étaient enclins à croire cela, mais moi si. Parce que j’avais fait affaire avec une mercenaire et sa fille pour traquer les salauds qui avaient fait du mal à une gentille femme. Les mercenaires faisant sans doute de l’espionnage. Ce Hadès avait sans doute dit être un espion parce que ça sonnait mieux. Je me contentais d’acquiescer, ne l’interrompant pas afin qu’il finisse son histoire.

Le rouquin en vint aux raisons pour lesquelles il s’était enfuit. Je pouvais comprendre ça, j’avais fait quelque chose de semblable en fuyant la police dans ce bar à Londres… Ensuite ce fut son tour de me questionner. Questions qui devinrent méfiantes… Je ne pouvais pas lui donner tord, alors je me dépêchai de lui répondre avant qu’il ne prenne la fuite :

- Oh non, non! Je ne travaille pas pour les services sociaux, ne t’inquiète pas. Je travaille dans une boutique d’Halloween, alors aucun lien. Je m’intéresse à toutes les histoires « spéciales », car je dois dire qu’il m’est aussi arrivé des choses qui sortent du commun. Et puis moi non plus je ne fais pas confiance à la police, comme je me suis fait arrêter deux fois à Londres… dont une où je me suis retrouvé dans un hôpital psychiatrique…

C’était là un mauvais souvenir, mais je me permettais de le partager avec lui afin d’avoir sa confiance. Pour moi, l’honnêteté attirait l’honnêteté. La plupart des gens n’auraient pas crus ce gamin, mais ces gens ne savaient rien! Les gens normaux sont tellement nombrilistes et bornés qu’ils ne voient pas tout ce qui se passe autour d’eux! Je restais ouverte afin de ne pas laisser passer d’informations, on ne savait jamais quand il était possible d’avoir des nouvelles des gens de chez moi! D’ailleurs, ce petit… ce pouvait-il que…? Non, tous les gens intéressants ne pouvaient pas venir d’un autre monde… si? Mais je n’allais pas lui demander comme ça, de bout en blanc, il risquerait de se braquer à nouveau… non, je devais y aller plus doucement :

- Tu sais, la plupart des autres adultes ne me croiraient pas si je leur disais la vérité… Je ne suis pas née ici, mais dans un autre monde… Et avant, j’étais un loir, une espèce de souris, si tu préfère. Avec mes amis, on passait notre temps à prendre le thé et à fêter nos non-anniversaires…

Normalement, j’attendais avant de faire ce genre de déclaration, mais comme ce n’était qu’un gamin, s’il allait raconter ça, personne ne le prendrait au sérieux. Je cherchais avec cette révélation à le mettre en confiance… sinon il me prendrait pour une folle, ce dont j’avais l’habitude! Ça ne me dérangeais pas vraiment qu’on pense ça de moi, mais je devais tout de même faire attention, car je n’avais pas envie de me retrouver à l’asile… encore. L’idée d’être enfermée m’était insupportable! Je bus une gorgée de thé afin de calmer mes angoisses, décidant de passer à la suite :

- Dis, tu connais l’adresse où retourner ton tuteur? Où même l’adresse de ta gardienne? Si on s’y rend, un ou l’autre rentrera. Peut-être as-tu un numéro de téléphone pour communiquer avec eux? Cherche n’importe quelle information qui pourrait nous aider.

C’est alors que je pensais qu’il y avait peut-être ce genre d’info sur une étiquette de la valise… que nous avions oublié dans le wagon. Avec la fuite du rouquin, j’avais un peu mis en veille le moyen de transport du petit. Une valise sans surveillance, des plans pour qu’ils envoient les démineurs… Mais bon, ce n’était pas mon problème, le type avait juste à ne pas l’oublier là, surtout avec un môme à l’intérieur!





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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Lun 14 Nov 2016 - 21:46

LOST IN SUBWAY

Il y avait quelque chose de curieux chez cette femme, Oliver l'avait senti dès le début. Sa tasse dans une main, son gâteau dans l'autre, il était prêt à bondir. Petit animal à l'affût d'un danger, un rien menaçait de le lancer dans une nouvelle course folle. Mais il resta là, immobile, sans pour autant être rassuré par les paroles de la jeune femme. Elle s'intéressait aux histoires spéciales, qu'elle disait. Les traits de son visage enfantin se durcirent légèrement. Oliver n'aimait pas ce mot. Il était de la même veine que particulier. Au détour d'un couloir, le petit avait déjà surpris les adultes du foyer ou de l'école utiliser ces termes pour parler de son cas. Des paroles qu'il n'était pas censé avoir entendu. Spécial, particulier, autrement dit, bizarre et anormal. « J'suis pas spécial. » Marmonna-t-il en baissant les yeux sur sa tasse désormais à moitié vide. Ce qu'il avait de spécial le rendait peut-être intéressant, mais lui aurait aimé pouvoir se considérer comme ordinaire. Ses amis l'étaient, ordinaire. Eux n'avaient pas de souvenirs étranges, ni de pouvoir, mais ils avaient une famille et un quotidien on ne plus banal. Oliver avait trouvé ce semblant de normalité avec Hadès, mais ce n'était pas pareil. Lui aussi, était d'ailleurs et il ne pouvait pas le considérer comme un papa et encore moins comme une maman. Hadès, c'était… Il n'avait pas de mot. C'était Hadès, quoi.

Silencieux, il écouta sagement Mally, jusqu'à ce que celle-ci ne mentionne ses mésaventures avec la police. « Deux fois ? C'est qu'vous avez pas dû courir assez vite vous aussi alors. » Deux. C'était également le nombre de fois qu'il s'était fait attraper par les autorités. Trois, si on comptait l'accident d'aujourd'hui. La première fois, parce qu'une dame avait cru bienveillant de prévenir la police qu'un enfant se baladait seul dans les rues parisiennes, la seconde fois, parce qu'il avait essayé de fuguer. Ils étaient sacrément rapides. Il eut un petit sourire à l'intention de Mally qui semblait partager sa méfiance pour les autorités. « C'est quoi ça, un hôpital psychotruc ? Vous êtes une méchante ? Vous avez désossé des phalanges, c'est pour ça que la police est venue vous mettre dans une prison ? » Cette histoire le rendait curieux et cette même curiosité commençait à lui délier la langue. Il n'était pas au bout de ses surprises.

Une souris. Elle était une souris. Ou avait été une souris. Oliver la fixa un moment. Il avait du mal à l’imaginer en petite chose couinante. C’était bizarre. Ce qui était encore plus étrange, c’était de se dire que dans une autre vie, il aurait pu la manger. Enfin, façon de parler. Durant sa courte vie de chaton, Oliver n’avait jamais goûté à la moindre souris, ni à la moindre viande d’ailleurs, si on oubliait l’épisode des saucisses. L’idée de chasser ces bestioles ne lui avait jamais traversé l’esprit. Ces trucs ressemblaient trop à des rats et les rats n’auraient fait qu’une bouché d’un chaton comme lui. Ce moment de sa vie lui semblait bien loin aujourd’hui « J’aime pas la vérité, elle est trop bizarre, y a presque personne qui l’a croit quand je la raconte. » Après plus d’un an passé dans ce monde, les quelques mois qu’il avait vécu sous forme de chaton prenait parfois des allures de rêves étranges. Seuls les souvenirs de ses amis restaient imprimés dans sa mémoire avec le même éclat d’origine. « Personne m'a cru quand j'ai dit que j'étais un chat. Ils m'ont rien dit, mais moi j'sais qu'ils pensaient que je mentais ou que j'étais fou. Mais c'est pas vrai. » Il secoua la tête avant de souffler : « Parfois j'aimerai bien ne jamais avoir été sur une autre planète avant, juste pour être normal. » Ce n'était pas la première fois que ce genre de choses lui traversait l'esprit, mais jusqu'ici il avait toujours mis sous silence ces idées-là. Les événements l'avaient dépassé, encore aujourd'hui il n'était pas certain de complètement saisir ce qui lui était arrivé. Confus, il avait fini par gober les explications d'Hadès sans se poser plus de questions. Parfois, c'était plus simple d'accepter de croire tout ce qu'on lui disait.

Si seulement on lui avait dit l’adresse de son hôtel… Ou si seulement il s’en était rappelé. Qu’est-ce que c’était déjà ? « Euh… » Il réfléchit, se remémora l’allure de l’hôtel, les différents trajets… Impossible de s’en souvenir. Il n’y avait tout simplement pas fait attention. C’était le travail des adultes ça, de garder les trucs importants en tête. « J’sais pas où est l’hôtel où j’dors… » Avoua-t-il piteusement. « Mais j’sais où est Clémence ! Elle est à l’hôtel du Nouveau Monde ! Sauf que j’sais pas où c’est dans la ville. » Il ne trouva pas utile de spécifier qui était Clémence. Comme pour Hadès, ça relevait de l’évidence pour lui. Non, à la place, il termina son gâteau avant de lancer un « C’quoi un non-anniversaire ? » complètement détaché de la conversation. Passer d’un sujet à l’autre, il était doué pour ça, Oliver. Il déballait ses pensées comme elles lui venaient et ces dernières étaient parfois particulièrement décousues.

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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Mar 15 Nov 2016 - 16:03



Lost in subway

Un roux dans une valise, c'est comme un diablotin dans une boîte? /sbaf/



Ah non, il n’était pas spécial? Et moi j’avais une tête de bandersnatch peut-être? Je crains un instant qu’il ne prenne encore la fuite avant que j’ai fini de parler, mais ce ne fut pas le cas et il resta tranquille à m’écouter. Avais-je réussis à utiliser les bons mots pour bien capter son attention? Quoiqu’il en soit, je ne pus m’empêcher de sourire lorsqu’il me dit que si je m’étais fait attraper, c’était parce que je n’avais pas couru assez vite… C’est qu’il n’avait sans doute pas tout à fait tord! Mais ce n’était pas que ça, dans le bar avec Honey, je m’étais retrouvée coincée dans la salle des toilettes… fait comme un rat!

- Disons que je me suis un peu fait piégée, alors je crois que même si j’avais couru plus vite, ça ne m’aurais pas vraiment servi…

Qu’à son âge il ne sache pas ce qu’un asile ou un hôpital psychiatrique est ne me surprit pas vraiment… Son truc de désossé les phalanges… c’était son espion de tuteur qui lui avait parlé de ça? Je ne pus m’empêcher de froncer les sourcils un instant. Puis j’ouvris grand les yeux, moi? Une méchante?! Moi la protectrice de la veuve et de l’orphelin? Non mais il ne savait vraiment pas à qui il avait affaire! Surtout que je lui avais précisé que je n’aimais pas les méchants! C’était à se demander s’il écoutait! À moins qu’il ne me testait pour voir si je ne mentais pas? Était-il vraiment assez rusé pour cela?

- Un hôpital psychiatrique, c’est là que les gens de ce monde enferment les personnes qu’ils ne considèrent pas « normales » Donc si je cris haut et fort que je viens d’un autre monde, c’est surement là que je vais finir ma vie… c’est une prison pour les fous. Alors non je ne suis pas méchante, je me suis seulement fait avoir… Et non, je ne désosse pas les phalanges, c’est trop barbare!

Je le laissai ensuite s’exprimer librement, qu’il me raconte son histoire, même s’il ne l’aimait pas. Je pouvais le comprendre, ça devait être difficile pour ce jeune garçon de gérer ça, surtout quand la majorité des gens ne crois pas ce qui lui était arrivé. Et puis vu son jeune âge, il se retrouvait à être dépendant des adultes. Je ne pus m’empêcher de sursauter lorsqu’il dit le mot interdit… il était de cette terrible espèce avant?! Je fus prise de tremblements mais je me retins de crier, question de ne pas l’effrayer. Je pris une grande gorgée de mon thé, vidant la tasse d’un coup, ce qui réussit à me calmer presque aussi vite que de la confiture. La catastrophe évitée, je continuai de l’écouter. Il voulait être normal? Mais quel intérêt?  Je n’eus pas le courage de lui faire un discourt sur la beauté de la différence et que notre vécut fait de nous des gens meilleurs… Il n’était sans doute pas prêt pour cela.

Il était temps de retrouver la trace des gens s’occupant d’Oliver. Par contre, il semblait avoir la mémoire défaillante sur les détails importants… Comme la plupart des gamins, mais bon, j’avais espéré. Cependant avoir le nom de l’établissement où quelqu’un qu’il connaissait résidait, c’était sans doute un bon début. Je pris mon portable, commençant à pianoter doucement afin de trouver l’adresse de cet hôtel. Pendant ce temps, il me posa une question qui me surprit… Il ne savait pas ce qu’était un non-anniversaire?! La fête la plus importante de toute l’histoire de l’humanité! Je devais absolument l’instruire :

- Dans une année, tu as ton anniversaire qu’une seule journée, les 364 autres jours sont des non-anniversaires! Certaines mauvaises langues diront que ce n’est qu’une excuse pour fêter, mais en quoi les autres jours de l’année seraient-ils moins importants? Quand on y pense, un vieillit un peu à chaque jour, un anniversaire ne sert qu’à souligne une année complétée.

Après un moment de recherche, Je finis par trouver ce que je cherchais. Ce qui me semblait le moins cher et le plus rapide était de retourner dans le métro, mais en sens inverse. Disons qu’une course en taxi n’était pas tout à fait dans mes moyens pour l’instant… Et puis avec les bouchons de circulations, ça serait bien qu’on se rende pour avant la fin de la journée.

- On va retourner dans le métro, mais cette fois, pas dans une valise, tu resteras avec moi.

J’attendis qu’il eu fini son gâteau et son chocolat chaud avant de l’emmener dans le métro. J’aurais préféré profiter de l’air frais, mais la balade aurait été bien trop longue et sans doute le gamin se serait écroulé bien avant la destination. Je payais les tickets et nous aurions pu monter dans le wagon, si ça n’avait été du voleur qui venait de prendre le sac d’une dame!

- Attends-moi! Je reviens! Criais-je à Oliver avant de me précipité à la suite du malotru.

Dans la foule, il ne pu pas faire bien long avant que je ne le rattrape. Je m’attendais à un combat, mais je terminais ça avec un coup de parapluie sur sa sale tête, lui reprenant le sac pour revenir vers la dame ayant été détroussée. Elle me remerciait chaleureusement et je pus retourner vers l’endroit où j’avais laissé le rouquin… Pour attendre le prochain métro, parce que mon acte de bravoure nous avais fait manqué l’autre…





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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Dim 11 Déc 2016 - 0:55

LOST IN SUBWAY

Une prison pour fou. Les yeux écarquillés qu’Oliver posa sur Mallynkum témoignaient d’une évidente inquiétude. Longtemps, il avait été persuadé de l’existence d’un foyer réservé aux enfants trop désobéissant, trop étrange, trop comme lui. C’était une image particulièrement précise, pure construction de son esprit, où des garçons et des filles de son âge, complètement laissés à la merci d’adultes peu attentionné, s’entasseraient derrière de grands murs sombres. Cet ailleurs sorti tout droit de son imagination l’avait hanté lors de ses tentatives de fugue, mais avec le temps, il avait su se persuader que ce genre de lieu n’existait que dans ses cauchemars ainsi que dans les films. C’était sans compter sur cette découverte. Lui aussi, avait d’abord clamé ne pas être de Paris, lui aussi avait été perçu comme étrange : il y avait eu ce docteur avec qui il avait souvent dû parler. Un docteur pour les gens bizarres. L’existence de ces hôpitaux et la description qu’en avait fait Mally étaient loin de le rassurer. Est-ce que lui aussi risquait de finir dans cette prison ? Non, pas s’il était plus malin que les autorités : méfiance et mensonge étaient ses meilleures protections et la perspective de se faire enfermer le conforta dans ses idées. Les angoisses provoquées par l’explication de la jeune femme restèrent cependant muettes, confiné au silence avec le reste de ses inquiétudes. Une manière comme une autre d’ignorer ses peurs. Ce qui n’était pas formulé à haute voix, n’existait pas.

Il n'avait pas envie de s'engager dans ce genre de discussion et encore moins d'entendre des détails supplémentaires sur ses hôpitaux pour fou. Il en savait déjà assez pour que son imagination s'emballe. Ces histoires de non-anniversaire s'avéraient beaucoup plus intéressantes et surtout, elles n'étaient pas susceptibles de venir nourrir ses cauchemars. Un anniversaire... Trois-cent-machin jours de non anniversaires... « Wow, c'est vrai ? Y a tout ça de jours dans une année ?! »  Trois-cent quelques choses, plus un, ça faisait... Beaucoup ! « Ça fait beaucoup de non-anniversaire alors... Mais à force d'acheter des gâteaux et des cadeaux on a plus de sous après... »  Ce qui lui semblait plutôt problématique, bien que l'idée de pouvoir manger du gâteau tous les jours et se voir offrir des jouets était loin de lui déplaire. « Moi j'crois que je préfère les non-anniversaires, parce que mon anniversaire, j'sais même pas quand c'est, du coup je ne sais pas si j'pourrai avoir des cadeaux. »  Peut-être que s'il en parlait à Hadès, il aurait le droit de demander une console de jeux ou des legos de temps en temps. Mais ne risquait-on pas de se lasser à force ? Il en était à se poser cette question lorsqu'il sortit du café pour rejoindre le métro avec Mally. Après mure réflexion, il en vint à la conclusion que non, lui, ne pourrait jamais se lasser de recevoir des cadeaux. D'autant plus qu'il avait encore pleins de place pour ranger des jouets dans sa chambre. Son carton était presque vide.

Un cri le sorti de sa méditation. Une femme venait de se faire dérober son sac. « Attends-moi! Je reviens! »  « ...Quoi ? » Une seconde d'inattention avait suffi. Mally avait disparu, parti à la poursuite du voleur. Wow. Oliver la suivit du regard, interloqué, jusqu'à ce qu'elle se fasse complètement engloutir par la foule. Elle était drôlement courageuse Mally. Elle avait l'air d'une super-héroïne. Un peu comme spider-man, mais dans le métro, et avec un parapluie. Cependant, cette surprise mêlée d'admiration ne tarda pas à se teinter d'incompréhension. « Pourquoi t'as fait ça ? »  Ce fut la première chose qu'il demanda à la blonde lorsque celle-ci revint à ses côtés. « Est-ce que c'est ton travail de sauver les gens ? T'es une espionne toi aussi ? Mais comment tu savais si c'était pas un gentil ? »  Ça le travaillait. Parce que plus il y pensait, plus il retrouvait le souvenir de la bande en ce voleur. Enfin, voleur... Si s'en était vraiment un. Car le mot voleur était un terme très précis qui, pour Oliver, ne s'appliquait qu'aux personnes malintentionnées volant pour le simple plaisir de voler. Il s'accommodait parfaitement de cette définition qui excluait ses amis. « Peut-être qu'il a pas de travail et qu'il a besoin d'argent. Peut-être qu'il devait rembourser une dette et qu'il faisait son marché. C'était peut-être un financier ! Mes amis c'est ce qu'ils fessaient comme travail. Ou ce qu'ils font... j'sais pas... Et puis c'est pas des voleurs et moi aussi j'en suis pas un, parce que quand on a besoin c'est pas pareil hein? »  Il ne continua pas. Lui aussi, ça lui était pourtant déjà arrivé de voler. Sans grand succès pour la plupart du temps, mais l'intention avait été là. Était-ce mal pour autant ? Il ne savait pas trop. Il n'avait jamais voulu voler d'argent, seulement de la nourriture. D'abord parce qu'il avait eu faim lors de ses premiers jours dans la capitale, puis parce qu'il avait voulu préparer des provisions en prévision de ses fugues. Ce n'était pas pour autant qu'il se voyait comme un voleur. La fin justifiait les moyens.

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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Ven 23 Déc 2016 - 17:41



Lost in subway

Un roux dans une valise, c'est comme un diablotin dans une boîte? /sbaf/




Je fus surprise de découvrir que le gamin ne savait pas qu’il y avait autant de jours dans une année, il faut dire qu’il ne semblait pas être au même niveau que les autres de son âge… Ou peut-être que c’était normal? Je n’en connaissais pas assez sur l’éducation et les apprentissages des jeunes de ce monde pour être en mesure de juger quoi que ce soit. Il avait bien raison, fêter tous les non-anniversaires ici couterait une fortune! De toute façon, les fêter seul, ça n’avait rien d’attrayant, même que c’était plutôt déprimant en fait. Il m’était arrivé de me demander si je ne devais pas plier bagage et m’installer à New-York, là où je pourrai fêter un peu avec Laurence et son fils Charlie? Cependant il y avait L’autre rabat-joie dans le décor, ce qui enlevait beaucoup d’intérêt à cette idée.

- Oh tu sais, les cadeaux ne sont pas nécessaire dans les non-anniversaires, l’important c’est d’être avec les gens important pour toi! C’est surtout une occasion de s’amuser! Et puis faire des gâteaux coute moins cher que d’en acheter, il faut juste prendre le temps.

Je trouvais quand même triste qu’il ne sache pas sa date d’anniversaire, mais bon, je n’avais plus vraiment de date non plus dans ce monde, puisqu’à Wonderland, on n’identifie pas jours comme chez les humains…

- Tu n’auras qu’à t’en choisir une date! Sinon tu dois bien en avoir une d’inscrite sur tes papiers. Même si ce n’est pas la vraie, rien t’empêche de fêter ton anniversaire ce jour-là!

Suite à mes réponses tout c’était enchainé tellement vite, le voleur de sac à main, la poursuite et les coups de parapluie sur sa sale tête. Lorsque je revins vers le gamin, il avait de bien étranges questions. Je fronçais les sourcils, me demandant bien quel genre d’éducation il avait pu avoir… Je commençais donc à répondre de mon mieux :

- j’ai fait ça parce que c’est ce qui me semblait juste. Non ce n’est pas mon travail, je le fais parce que je suis comme ça. Je le savais parce que les gentils, ça ne vole pas les sacs à mains des femmes.

Je ne savais pas comment expliquer cela d’une autre façon, car secourir les gens étaient instinctif chez moi. Et puis plus il parlait, plus Oliver me semblait avoir de très mauvaises fréquentations.  Il n’avait peut-être pas totalement tord sur certains points, mais c’était tout de même assez particulier qu’il prenne la défense du voleur.

- Peut-être qu’il n’a pas beaucoup d’argent, mais ce n’est pas une raison pour en voler à cette femme qui n’a sans doute pas beaucoup d’argent non plus. Si elle était riche, elle ne prendrait pas le métro. Ensuite, elle avait surement des choses importantes à ses yeux dans son sac, ça lui aurait fait bien de la peine de les perdre. Écoute, je suis désolée, mais quand on prend quelque chose à quelqu’un, sans permission, on est un voleur. On peut dire qu’il y a des vols moins graves que d’autres… Comme que je ne pense pas que voler un voleur soit mauvais. Et puis vaut mieux ça que de mourir de faim.

Je n’avais pas voulu être trop stricte, voilà pourquoi j’avais fait de mon mieux pour ne pas avoir l’air de le gronder. Il y avait certaines situations ou un vol pouvait être moins condamnable… je crois. Il fallait bien manger et pour des animaux le vol était une des seules solutions. C’est sur ces réflexions que nous montâmes dans le wagon. Je me questionnai à savoir si c’était plus amusant de prendre le métro de cette façon où dans une valise… quand il y avait peu de gens, c’était sans doute mieux d’être libre, mais quand il y avait foule, être dans une valise aidait à éviter les contacts… c’était donc à choisir selon les circonstances!

Une fois à la bonne station j’attrapai la main de gamin en me levant, afin d’être certaine qu’il ne reste pas coincé là encore! Je lui avais fait une promesse et je comptais bien la tenir. Nous remontâmes à la surface, ce qui eu un effet apaisant sur moi, puisque je n’aimais pas me sentir prisonnière…   les tunnels me rendaient légèrement claustrophobe. Heureusement j’arrivais à mieux gérer cela que mon problème avec  les… félins domestiques. Je chassai ces pensés pour me concentrer sur le plus important : retrouver l’hôtel « Le nouveau monde ». Ce fut plutôt facile, grâce au GPS de mon portable.

- C’est bien ici que vie celle qui te garde? Il y aura sans doute quelqu’un qui pourra nous aider à retrouver ton tuteur.


Je poussais la porte, laissant entré le rouquin, puis je m’approchai d’un homme pour lui demander s’il avait vu le ou la réceptionniste… Sauf que lorsque je vis son visage, j’eus une sorte de choc qui envoya ma main contre la joue de ce sale type. Pourquoi je venais de le gifler sans plus de préambules? Parce que ce pervers m’avait tripoté sur une patinoire il y avait presque trois ans de cela… après qu’il eut assommé Timon.  Je ne savais pas son prénom, mais la vérité commençait à s’imposé… Oliver avait dit que son tuteur s’appelait Hadès… Hadès le dieu des enfers avait des pouvoirs sur le feu… Ce type avait démontré quelques aptitudes pendant notre combat… Je ne pouvais concevoir que c’était bien la vérité, mais je demandai :

- Ne me dites pas que c’est vous le tuteur d’Oliver? Comment un sale dégénéré comme vous peut avoir la garde d’un enfant?  






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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Mar 27 Déc 2016 - 0:29



Lost in subway

Ce moment où je fais l'intro pour les autres...



Les employés de la société de transport se montrèrent très peu coopératifs. Peut-être que si j’avais été une jolie blonde à la forte poitrine de vingt ans nommé Natasha, ils se seraient un peu démené? Je ne demandais pourtant pas de mettre Paris sans dessus-dessous, je ne voulais qu’un peu d’aide. Un appel sur les ondes afin que si quelqu’un voient ma valise, qu’il la ramène. J’adorais cette valise, elle m’avait couté un certain montant! Oh… et il y avait Oliver à l’intérieur… Il avait de l’air, mais ce n’était certainement pas bon de rester trop longtemps enfermé. Je pris bien le soin de ne pas préciser qu’il y avait un gamin dans la valise, prétextant plutôt des objets de valeur appartenant à la famille depuis des générations. La plupart des gens sont sensible au patrimoine familial et à l’attachement sentimental à certains objets… Tous? Non! Les employés du métro n’en avaient visiblement rien à faire… Peut-être que si je leur avais dit qu’il y avait une bombe dedans mon bagage, là ils se seraient bougé un peu?

Au bout d’un certain moment, j’entendis quelques informations floues sortir du radio d’un vigile. Ça avait un lien avec une valise suspecte qu’ils allaient détruire! Je l’attrapai par le col en lui ordonnant de m’emmener voir ce bagage. Je crois qu’il pensa un instant à m’arrêter et appeler la police, mais il comprit que ce n’était pas une bonne idée et consentit à me donner l’adresse afin que je me rende là où ils avaient emmené la fameuse valise. Je repris donc le métro, comme c’était quand même le moyen de transport le plus proche… Au bout de la ligne, je descendis pour m’adresser à des responsables afin de savoir ce qui se passait… Et bien ils avaient détruit mon bien!  

- NON MAIS! C’est pas vrai?! Vous vous moquez de moi?! Cette valise m’a couté une fortune! NON! Ne me dis pas que je n’avais qu’à pas l’oublier! Tu ne sais pas ce qui s’est passé dans ce wagon!

J’avais terriblement envie de les faire flamber, mais avant, il fallait que je leur pose une question somme toute importante :

- Et le contenu?

- Quel contenu? Elle semblait vide…

J’avais envie de m’arracher les cheveux… ou d’arracher la tête de se crétin… j’hésitais entre les deux. Pourquoi avoir détruit ma superbe valise si elle était vide? Au cas où elle aurait contenu quelque chose de petit qui n’aurait pas fait de différence sur le poids? La bonne nouvelle était qu’Oliver n’était plus dans le bagage lorsque les employés l’avaient trouvé. Parce qu’il faisait lourd dans une valise le gamin! Par contre, je n’avais aucune idée d’où il pouvait être maintenant. Était-il toujours dans une des voitures? Était-il dans une station? Ou à l’extérieur? Cette fois, je devais faire un signalement…

J’appelais la police pour leur signaler un enfant perdu dans le métro, faisant la description du môme. Et maintenant? Ils me dirent de rentrer à mon hôtel, au cas où il y reviendrait, mais je savais que cette petite tête en l’air avait plus de chance de retenir le nom de l’hôtel où Clémence habite. J’appelais tout de même la réception, au cas où le petit se pointerait et je pris un taxi pour aller « Au nouveau monde ». J’étais véritablement en colère contre moi, quelle perte de temps! Sans parler que ça ne faisait pas trop responsable… Je m’étais habitué à la présence du gamin, ça ferait un vide si je ne le retrouvais pas!

Le temps passa alors que je faisais les cents pas, encore et encore… Puis la clochette de la porte tinta. Alors que je m’entendais à voir des clients, j’eus le temps d’apercevoir Oliver avant de me prendre une jolie gifle. Et bien si je m’attendais à croisé la blonde de la patinoire ici… Le temps avait passé, mais il semblait qu’elle se souvenait très bien de moi. Il semblait aussi qu’elle avait fait le lien entre moi et Oliver…

- Oui je suis sont Tuteur… c’était quand même mieux que de le laisser errer dans les rues, non? Tu sais que tu devrais peut-être revoir ta façon de saluer les gens…

Je me tournai vers le gamin, me penchant pour me retrouver au même niveau que lui, car il fallait bien que je m’en occupe maintenant. D’ailleurs, il devait bien m’en vouloir, il fallait donc que j’essai de calmer le jeu avant que ça ne dégénère :

- Oliver, je n’aurais pas du te laisser là, mais j’ai eu quelques problèmes… J’avais l’impression d’avoir été repéré, alors je t’ai laissé derrière pour ta sécurité…

C’était là un joli mensonge qui m’avantageait bien, non? Et puis c’était pas totalement faux, avec l’histoire de la rousse qui m’avait remarqué alors que j’étais en pleine contemplation de son décolleté…

- Je suis fier de toi, tu as réussis à me retrouver! Tu pourrais peut-être devenir un espion avec un peu d’entrainement.

Une autre tactique afin de le calmer le jeu… Parce que sincèrement, il avait pas mal de chemin à faire et que trouver quelqu’un pour trouver l’hôtel à sa place… quoique ce n’était pas si fou, il n’avait pas eu d’efforts à fournir! Comme la blonde était toujours là, je crus bon de m’adresser à elle… dans le but de la faire partir :

- Merci beaucoup de l’avoir raccompagné… je peux vous indiquez la sortie? Ou vous voulez un rendez-vous avec moi? Je n’ai rien contre l’idée de terminer ce que j’ai commencé à la patinoire…

Peut-être que j’aurais mieux fait de me taire en fait…




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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Jeu 9 Fév 2017 - 19:06

LOST IN SUBWAY

Il se taisait. Les sourcils légèrement froncés, les traits marqués par une moue partagée entre incompréhension et bouderie. Ce n'était certainement pas son intention, mais Oliver décelait des nuances accusatrices dans le ton qu'employait Mallymkun. Lui, l'écoutait silencieusement, méditant ses paroles. Ce n'était pas par manque de répartie que le petit se faisait soudainement moins bavard. Il en aurait eu, des choses à dire. Mais il n'émit aucune contestation aux propos de la blonde. Pourquoi avait-il pris la défense de ce voleur ? Oliver ne le savait plus trop ; lui qui avait cru reconnaitre en cet individu la figure de ses amis, ne voyait désormais plus que l'homme méprisable que Mally dépeignait à travers ses mots. La faim, le besoin, alors c'était ça les prétextes magiques qui nous donnaient tous les droits ? Oui, cela relevait presque de l'évidence. Finalement, peut-être était-il d'accord avec la jeune femme, parce que dans son imaginaire, tout ce qui relevait de la criminalité s'organisait en deux sphères bien distinctes : il y avait ceux dans le besoin, et ceux qui agissaient pour le pur plaisir de faire du mal. Les Robin des Bois, et les méchants. C'était une vision manichéenne, simple, mais elle lui suffisait amplement. Les nuances et autres subtilités entre le blanc et le noir échappaient encore à ses yeux naïfs.

Sacrée aventure que de prendre le métro. Hors de la valise, c'était une tout autre expérience. Oliver passa le trajet à observer les passagers monter et descendre, à essayer de deviner le mouvement des parois du tunnel qui défilaient autour du train en mouvement. C'était tout de suite plus intéressant et amusant que de passer le trajet plié en quatre dans une valise. Les gens, l'intérieur du wagon… Si Mally n'avait pas eu la jugeote de le tirer hors du train, surement ne l'aurait-il pas vu descendre. Après plusieurs tours et détours dans les tunnels, ils finirent par remonter à la surface. Grâce au téléphone de Mallymkun, ils ne tardèrent pas à se retrouver devant la façade de l'hôtel. Oliver recula de quelques pas, se contorsionna pour pouvoir observer le bâtiment dans son ensemble. Aucun doute, c'était bien là. « Oui, elle habite ici ! » Il en était certain. Étrangement, l'image de l'hôtel de Clémence était restée beaucoup plus nette et distinct que celle de l'établissement où il séjournait. Peut-être était-ce la jeune femme, peut-être était-ce le nom évocateur… Dans tous les cas, le petit franchissait les portes du bâtiment avec la ferme conviction que, si Hadès ne venait pas le chercher ici, Clémence lui permettrait de rentrer chez lui.

Clémence n'eut nul besoin d'intervenir. Hadès était là, dans le hall. Oliver en fut le premier surpris. Mais visiblement pas autant de Mally. La gifle semblait être partie toute seule. Les yeux écarquillés, Oliver resta planté là, sans savoir quoi faire. Décidément. Il ne savait pas ce qui le surprenait le plus : la violence du geste, la dureté des paroles, ou alors le fait que les deux adultes se soient, de toute évidence, déjà croisé. Il y avait là, une désagréable impression de déjà-vu. Ce n'était pas la première fois que ce genre de choses se produisait devant lui : le souvenir de Dory était suffisamment clair et récent dans son esprit pour qu'il puisse faire le lien entre les événements de Londres, et ceux dont il venait d'être témoin. C'était… Bizarre. Ces élans imprévisibles de colère à l'égard de son tuteur. C'était presque effrayant de voir ces adultes exploser d'un coup d'un seul, jusqu'à en venir aux mains. Certes, il ne s'agissait là que d'une gifle, mais le geste était suffisamment violent et évocateur pour que l'enfant se mette à craindre une bagarre générale au sein de l'hôtel. Un peu comme ce qu'il y avait à la télévision parfois. Et tout ça pourquoi ? Il n'en avait aucune idée. Pour changer. Il lui semblait parfois qu'on lui mentait, qu'on lui déguisait volontairement une tout autre réalité. Ce sentiment était d'autant plus fort dans des moments comme celui-ci. Pourtant, malgré ces doutes passagers, il finissait toujours par y croire.

Il faut dire qu'Hadès savait choisir ses mots. Et des bons mots. Oliver, il y croyait à son histoire. Laissé derrière pour sa sécurité… Non seulement, il y avait là une notion de danger drôlement excitante, mais le petit y voyait aussi la preuve qu'il comptait pour quelque chose, qu'on faisait attention à lui. Pour trouver ne serait-ce que l'illusion de ce sentiment-là, il aurait été prêt à accepter n'importe quel mensonge. Souriant, le cœur gonflé de joie et d'orgueil, rien n'aurait pu le rendre plus heureux que ces compliments-là. L'accident de la gifle en était presque oublié. « J'ai presque pas eu peur ! » Presque. Effrayé, il le serait peut-être en ce moment sans l'intervention de Mally. Mally qui se faisait congédier sans plus de cérémonie.

« Moi j'aimerais bien aller à la patinoire. » Dit-il, mine de rien. Ça, c'était l'amorce, et une manière plus ou moins subtile de glisser un message au cas où Hadès viendrait à s'ennuyer dimanche prochain. « Y a eu quoi là-bas ? » Elle était là, la véritable question. Cela avait-il quelque chose à voir avec ces histoires d'enlèvement ? Non, pas possible. On n'enlève pas des gens à la patinoire. La patinoire, c'était toujours le lieu des sorties en famille ou en amoureux dans les films qui passaient à la télé. « Mais… elle peut pas partir, on lui a même pas dit merci, alors que sans elle, j'aurai été attrapé par la police ! » Sans oublier le chocolat. Détail ô combien important. « D'façons vous êtes bizarre parfois tous. » Finit-il par soupirer. « Est-ce qu'Helga elle vous tape aussi? Parce qu'on dirait que toutes les filles blondes qu'on rencontre vous tapent! » C'était vrai ça! À croire que c'était une sorte de jeux ou de code secret. À l'école, on se tapait aussi, parfois. Il y avait cette fille d'ailleurs, Hailey. Petite blonde toujours habillée de manière impeccable. Y avait des jours où, dans le rang, elle n'arrêtait pas de lui donner des coups de pied et des coups dans le sac. Tout ça parce qu'il n'avait pas envie de se ranger avec Abigail pour rentrer dans la classe, qui s'avérait, en passant, être la meilleure amie d'Hailey et qui n'en ratait jamais une pour venir l'embêter. Oliver fronça les sourcils en observant les deux adultes. S'il avait retenu une chose de ce mélo-drama des bacs à sable, c'était que quand on aimait, on tapait. « … C'est pas toooutes vos amoureuses quand même ?! »

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Dernière édition par Oliver Foxworth le Mer 7 Juin 2017 - 18:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Mer 15 Fév 2017 - 16:20



Lost in subway

Un roux dans une valise, c'est comme un diablotin dans une boîte? /sbaf/




Je bouillais de rage. Comment un sale type comme lui pouvait avoir la garde d’un garçon aussi gentil qu’Oliver? Je pouvais en faire la déduction d’après ses paroles qu’il l’avait trouvé dans la rue. Dans quel but s’en occupait-il? Il voulait le former comme espion ou un truc du genre? C’était difficile de comprendre ce qui les unissait… Sans doute un grande part de hasard. Parfois il suffit de croiser une personne au moment où on a besoin d’aide pour créer des liens. Peut-être était-ce mieux pour le rouquin de se trouver avec lui qu’à l’orphelinat ou quelque chose dans ce genre… mais on pouvait certainement trouver plus qualifié que ce Hadès pour s’occuper du gamin!

Il essayait de passer pour quelqu’un de bien aux yeux de l’enfant et cela m’écœurait. Je pouvais sentir qu’il ne disait pas toute la vérité, ce type était un menteur, j’en étais plus que certaine. Il avait du être distrait par quelque chose, probablement une femme et oublier la valise contenant le gamin… Déjà, mettre un enfant dans un bagage, c’était si irresponsable que même moi je n’aurais jamais eu cette idée! Alors que je sentais les insultes et les mots s’accumuler au bord de ma bouche, l’homme décida de me congédier, comme si je n’étais qu’une malpropre… dire que je venais de lui ramener son môme! La reconnaissance, ça se perdait! Et puis il se montrait si insolant!

J’étais sur le point d’exploser lorsqu’Oliver pris la parole. L’occasion de lui parler de son tuteur était trop belle pour que je la laisse passer aussi facilement! Cette fois les mots frapperaient mieux que les poings :

- Il faut faire attention, parfois il y a des colériques qui cognent des gens pour rien et qui tripotent les filles à la patinoire… hein, Hadès? Et on peut dire que ces types sont des trouillards qui fuient assez rapidement les lieux après leurs méfaits… hein, Hadès?

Je faisais exprès de mettre l’emphase sur son prénom, signifiant ainsi qu’il en connaissait un rayon dans le domaine des détraqués. J’aurais pu me taire, mais je ne pouvais pas, une fois le torrent libéré, on ne pouvait plus l’arrêter tant qu’il y avait encore quelque chose à dire.

- Oh, ne t’inquiète pas Oliver, jamais un homme horrible comme Hadès ne sera mon amoureux. Il n’aime que lui et tu devrais penser à te trouver un adulte plus responsable pour s’occuper de toi. Ce type ne peut que te faire tu mal. La preuve, c’est que beaucoup de gens ne semblent pas l’aimer… Si les femmes le frappent, c’est pour se venger des méchancetés qu’il fait!

J’avais parlé vite afin que le pervers n’ait pas le temps de m’interrompre. Je sortis un calepin de mon sac, y inscrivant mon numéro, je déchirais la page pour la tendre à Oliver :

- Si tu te perds encore ou que tu as besoin d’aide, c’est mon numéro de téléphone. Ce fut un plaisir de faire la rencontre d’un garçon si courageux. Je dois y aller maintenant.

Peut-être que Hadès s’arrangerait pour faire disparaitre le numéro, peut-être que tout ce que je venais de dire ne servirait à rien… mais au moins, j’avais fait mon possible. Faire une plainte aux services pour la protection des enfants ne servirait sans doute qu’à rendre le roux malheureux. Je ne pouvais rien faire de plus pour l’instant, sauf attendre. Je saluais le gamin avant de partir, faisant un petit regard meurtrier à l’homme au passage. Je décidai de rentrer chez moi, n’ayant plus envie d’autres choses qu’une bonne tasse de thé. Avec tout ce que je gardais en réserve je trouverais sans doute mon bonheur.






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MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Jeu 16 Fév 2017 - 20:27



Lost in subway

Ce moment où je fais l'intro pour les autres...



Oliver gobait à peu près tout ce que je lui disais, je louais la naïveté de la jeunesse! Par contre ce n’était pas le cas de cette belle blonde, qui me fixait d’un air suspicieux. Bon, les beautés ne pouvaient pas toutes être naïves! Ça je le savais déjà, car Helga n’est pas du tout une idiote! Malheureusement, il n’était pas temps de rêvasser à la patronne, mais plutôt de régler l’affaire en cours, c’est à dire de ne pas me faire dévoiler par cette Mally. Je m’en voulais d’avoir oublié le gamin dans le métro, ça compliquait quelque peu les choses… Et non, je ne me sentais pas particulièrement coupable en fait. Je détestais quand les situations se compliquaient… pourquoi avait-il fallut que ce soit elle qui trouve et qui ramène le rouquin?

Je voulais la mettre dehors, m’en débarrasser comme de la vermine, mais Oliver ne semblait pas d’accord avec cette idée. Il commençait d’ailleurs à poser un peu trop de questions… Et cette petite blonde hautaine décida de lui répondre avant que je ne puisse le faire! Je commençais à bouillir, mais je ne pouvais rien faire devant l’enfant! Sinon je ne me serais pas gêné pour donner une petite leçon à cette femme! Elle semblait se croire bien forte, mais vu sa taille, je devais être apte à la maitriser rapidement. Sauf que je ne devais pas réagir… laisser tout ce qu’elle disait couler, comme de l’eau sur le dos d’un canard… Elle n’avait pas idée à quel point c’était réciproque… jamais je ne voudrais sortir avec elle! Quoique l’idée de la dompter était plutôt séduisante…

- Non Helga ne me frappe pas…

Mais j’aimerais bien qu’elle me donne la fessé parfois. Je ne réussis pas à caser grand-chose jusqu’à ce que la tornade blonde ne parte enfin… En laissant son numéro à Oliver? Avais-je là un futur tombeur en devenir? Est-ce qu’il lui arrivait souvent d’obtenir les numéros des filles? Ce n’était pas trop le moment d’avoir ce genre de discussion… je soutins le regarde de la femme avant qu’elle ne quitte. Je n’allais certainement pas détourner les yeux comme un chien piteux!

Une fois seul avec le gamin, je pus enfin parler sans cette folle. Peut-être pouvais-je tenter une explication à propos de la patinoire? Je ne pouvais pas rester totalement silencieux alors que Mally venait de m’accuser assez ouvertement:

- Tu sais Oliver, il y a toujours deux côté à une médaille. En gros, quand il se passe quelque chose, les gens qui le vivent l’interprètent chacun à leur façon. Bien, mal, ce n’est qu’une question de point de vu. Le meilleur exemple vient de se produire : je ne trouve pas bien que ton amie Mally m’aie frappé, alors qu’elle, elle trouve sans doute ça justifié.

Non, je ne pensais pas être un ange, loin de là, mais j’avais toujours pensé que tout était une question de point de vu. Je préférais présenter l’affaire sous un point de vu plus neutre. Sans passer pour une victime, je n’étais pas complètement noir non plus. Pour moi, tout était en dégradés de gris, rien n’était blanc ou noir. Je crois que le signe le plus représentatif de la vie était le symbole du Ying et du Yang, avec un point de chacun dans l’autre. Il y a du bien dans le mal et du mal dans le bien. Comme je devenais un peu trop philosophique, je déclarais soudainement :

- Allons, rentrons à l’hôtel, tu dois avoir faim, non? Et puis ça a été une dure journée.

Je souris légèrement en entrainant le petit dans la rue.



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DOUBLES COMPTES : Anna d'Arendelle, Aiko "Honey" Miyazaki
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Oliver & Compagnie.
ÂGE DU PERSONNAGE : 8 ans.
COTE COEUR : Clawd ❤︎ Clémence ❤︎ Kiara ❤︎ Clawd ❤︎ Mally ❤︎ Nounours ❤︎ Clawd ❤︎ Mackenzie de la classe de CP ❤︎ Clawd ❤︎
OCCUPATION : Apprenti capitaine d'industrie, futur business man, assistant d'espion, rêveur compulsif... Et accessoirement, écolier en 1th grade.
HUMEUR : Terrorisé.
MON ARRIVÉE : 08/04/2013
MON VOYAGE : 638
POINTS : 57
LOCALISATION : New York, dans l'ombre des adultes.

MessageSujet: Re: Lost in subway ~ pv Oliver et une folle  Dim 19 Fév 2017 - 18:17
LOST IN SUBWAY

Des opinions contradictoires, des insultes qui fusent, la tension qui monte… Il n'y avait rien de pire que d'assister à une dispute entre deux adultes. Oliver détestait ça. Impuissant, submergé par soudain le flot de paroles de Mallymkun, il ne savait plus quoi penser. Ses yeux ne cessaient de valser entre la jeune femme et son tuteur, un regard qui en disait long sur l'incompréhension et les interrogations dont il était victime en ce moment même. Un îlot d'ignorance sur un flot de vérité. À supposer que les mots de la blonde soient vrais. Oliver appréciait suffisamment Mally pour vouloir lui faire confiance et la croire, seulement, il en allait de même pour Hadès. En proie au doute, presque gêné de se retrouver mêlé à ce conflit, il finit par détourner le regard un instant pour fixer ses pieds. Le sol, éternel et fidèle refuge de ses prunelles brunes en cas de différends. Ne plus faire face ne lui permettait pas de s'isoler des paroles accusatrices qui pleuvaient sur Hadès, mais cela lui permettait de mettre de la distance entre les mots et lui, d'y réfléchir. Doucement, les pièces du puzzle s'assemblaient. Une histoire de tripotage à la patinoire. Elle était là, la cause du conflit. Oliver n'était pas certain de saisir la subtilité des accusations. Hadès avait voulu jouer à pouêt-pouêt camion avec Mally avant de s'enfuir ? Il avait déjà vu des garçons des classes supérieures faire ce genre de gestes. Ça ne faisait pas rire les filles. Alors, naïvement, il appliquait ce schéma familier aux deux adultes.

Alors, les mots pouvaient frapper plus fort que les poings. Oliver l'apprenait plus ou moins à ses dépens. Lui, aurait voulu plaquer ses mains sur ses oreilles pour ne pas les entendre. Ces avertissements, ce n'était pas la première fois qu'ils les entendaient. Mais il refusait d'y croire. Il refusait de voir Hadès comme une menace qui, invisible, planerait au-dessus de sa tête. Certes, Hadès était loin de lui fournir le foyer attentif et aimant dont il avait rêvé, mais est-ce que cela ne lui suffisait pas ? Il avait un lit, un toit, à manger dans son assiette, une éducation, quelques amis et un semblant de stabilité. Lui qui, sans Hadès, n'aurait rien, n'avait pas le droit de se plaindre ou de réclamer plus. Et même si l'envie lui prenait de partir, où irait-il ? Chez ses baby-sitters ? Peu plausible. Baladé d'un foyer à l'autre par les services de protection de l'enfance ? Non. Hors de question. Chez Mally ? Ses yeux se posèrent sur le numéro de téléphone laissé par la blonde, cette succession de chiffres, promesse de refuge. Il plia soigneusement le bout de papier pour le glisser dans sa poche, sans trop savoir ce qu'il allait en faire.

Il observa Mallymkun quitter le hall de l'hôtel, pensif, presque triste de voir que les choses se terminaient aussi mal. Le petit resta silencieux. Il n'avait rien à dire. Ou plutôt, il n'en avait pas envie. Hadès rompit le premier ce silence qui menaçait de s'installer entre eux. Oliver se concentra sur ses explications, acquiesçant entre deux phrases pour indiquer qu'il avait compris. Le Bien, le Mal, alors tout n'était qu'une question de point de vue ? La frontière qui séparait ses deux notions était pourtant si hermétique dans son esprit qu'il avait du mal à accepter que ces deux idées puissent se mélanger, changer de teinte suivant le regard que l'on posait dessus. Et dans le cas présent ? Était-ce à lui de choisir qui était dans le bien, et qui ne l'était pas ? Et s'il se trompait ? S'il regardait le mauvais côté de la médaille?Comment reconnaitre le bon et le mauvais côté ? Ses propres questions le perdaient. Il lui semblait tout d'un coup être livré à lui-même dans un univers bien trop complexe pour lui. Il regrettait que les choses ne soient pas plus simples. Mais peut-être que le problème venait de lui? Peut-être était-il juste trop stupide.

« Allons, rentrons à l’hôtel, tu dois avoir faim, non? Et puis ça a été une dure journée. » Il acquiesça une seconde fois, esquissant un sourire. Maintenant qu'il le mentionnait, oui, il avait faim. Plus faim de sucreries et de glaces qu'autres choses, mais faim quand même. Malgré tout, il l'aimait quand même bien, Hadès. Peut-être était-ce une erreur comme l'avait sous-entendu Mally, mais le sort en avait voulu ainsi et c'était toute sa naïve confiance qu'Oliver avait placée en son tuteur.

FIN

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