Lorsqu'une chose change tout ♦ RP Solo

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Clawd Delatour


Clawd
ÂGE DU PERSONNAGE : 17 ans
COTE COEUR : Une jolie Anglaise ♥ My tiny cutie boy, le sang de mon sang, la chair de ma chair, MON bébé d'amour Oliver ♥ #Proudmommy #Lookatmyson
OCCUPATION : Enquêter sur un mystère + étudiant en journalisme en attente de pouvoir entrer à l'école de police de Paris
LOCALISATION : Paris
COULEUR PAROLE : #009900
DOUBLES COMPTES : Randall Boggs & Laurence Legay & Pégase R. Smith
PERSONNALITÉ & CRÉDITS : Cole Sprouse & Class whore stuff
MON ARRIVÉE : 02/04/2017
MON VOYAGE : 71
POINTS : 40
MessageSujet: Lorsqu'une chose change tout ♦ RP Solo Dim 14 Mai 2017 - 20:34
Lorsqu'une chose change tout
EXORDIUM.
Âgé de 11 ans, Clawd faisait des va-et-vient depuis quelques minutes dans sa chambre en compagnie de son meilleur ami. « Je peux le garder ? » Demanda Damien en lui montrant un bricolage fait avec une cocotte de pin que Clawd avait fait en art plastique. « Ouais, te gêne pas. » Le blond ferma sa première boîte brune et la déposa proche de la porte de la chambre. « J’en reviens pas que je quitte cette chambre… » Le second enfant ne répondit pas et il fit un simple petit sourire faussement heureux. Voyant le manque d’enthousiasme du brun, Clawd s’avança vers lui et lui poussa l’épaule amicalement. « Fais pas cette tête, je vais juste dans une autre chambre..! »  Ils se regardèrent quelques secondes silencieusement et ils pouffèrent de rire. Ces adieux qui étaient si tendus alors qu’ils n’allaient simplement plus partager cette chambre.

Effectivement, le plus vieux avait eu la chance d’être le premier sur la liste pour la chambre - celle d’une ancienne éducatrice ayant pris sa retraite - au fond du couloir que tous les enfants désiraient avoir. Déjà, cette chambre était la plus grande et ne comportait qu’un lit, ce qui voulait donc dire que la personne la possédant allait avoir davantage d’intimité, que ce soit simplement parce qu’elle était la plus éloigné des éducateurs.

Damien ferma la seconde boîte en carton et les deux enfants se dirigèrent vers le fameux long couloir, majoritairement éclairé par la grande fenêtre de la nouvelle chambre de Clawd. Ils déchargèrent leur bras en déposant tout sur le lit et d’un pas sautillant, le blond se dirigea vers la fenêtre pour voir la vue : rien de très intéressant, sauf peut-être l’arbre, ayant perdu ses feuilles, de la cours de récréation. « Qu’est-ce que je donnerai pour avoir cette chambre! » lança Damien en réalisant que les murs de la chambre étaient peint en gris souris au lieu d’être blancs comme dans les autres.  « T’inquiète, c’est la tienne aussi ! » Annonça Clawd en souriant. Ils passèrent l’après-midi à emménager la pièce qui se trouva rapidement à être plus accueillante que la précédente.

Quand la nuit fut tombée et que le couvre-feu avait sonné, chaque porte se fermèrent et les lumières s’éteignirent une à une après une visite rapide des éducateurs. Pour cette première nuit, Matilde avait dû gérer une crise d’un enfant venant tout juste d’arriver et ce fut Jean-Eudes qui vérifia que tout était en ordre. Les sourcils froncés, il avait regardé la disposition du peu d’objets que l’enfant possédait, puis il quitta en fermant la porte brusquement. Clawd ne savait pas pourquoi, mais cet homme lui en voulait particulièrement.

Désormais installé dans les ténèbres, Clawd observait avec attention la seule source de lumière qu’il pouvait avoir, soit le faible rayonnement de la lune à travers la fenêtre. La solitude le saisi soudainement et une angoisse, une sensation de mal-être l’envahi soudainement… Le genre de sentiment qui pousse un enfant à demander à un adulte de le raccompagner chez lui. Malheureusement, cette éventualité était impossible. Ne voulant pas céder à la panique d’avoir une nouvelle chambre, il prit de grandes respirations pour tenter de se calmer et il finit par s’endormir quelques minutes plus tard. Un vacarme le réveilla cependant en sursaut. Il s’assit et, les mains cramponnées à ses couvertures, il fixa plusieurs secondes le plafond de sa chambre : le bruit provenait du grenier. Est-ce que le toit venait de tomber ? Y avait-il des rongeurs ? Il voulut continuer à veiller sur les sons, mais il s’endormi avant même de comprendre ce qui avait causé son réveil.

« Mathilde… » Souffla l’enfant, craignant la déranger « J’ai besoin de te parler…. » Toujours heureuse de le voir, la femme s’arrêta d’écrire et elle l’accueilli dans son bureau. D’un pas hésitant, il s’avança et resta droit comme un piquet devant elle au lieu de s’installer au fauteuil. D’une certaine façon, Clawd détestait ce genre de discussion… Ça lui donnait l’impression d’être en consultation avec le psychologue. « Ça tombe bien, j’avais une importante information à te donner moi aussi. » Les traits de son visage changèrent rapidement. Comment ça, elle avait quelque chose à lui dire ? Quelque chose d’important qui plus est! Non, c’était lui qui devait lui dire qu’il avait entendu quelque chose dans le grenier la nuit précédente. « Installes toi s’il te plaît… » Le ton hésitant, mais doux de l’éducatrice l’intrigua et il s’installa en face d’elle sans la contredire. Souhaitait-elle lui dire qu’une famille voulait de lui ? Cette idée lui plaisait qu’à moitié. Il venait d’avoir une chambre rien qu’à lui, pourquoi devrait-il quitter l’établissement ? « Ne t’inquiète pas, ce n’est pas une mauvaise nouvelle. » Elle déposa une main sur l’avant-bras du blond qui fronçait les sourcils, tellement son crâne se faisait envahir par des questions. « Le collège nous a contacté pour nous faire part de ta réussite scolaire. Le directeur de l’établissement considère que tes compétences méritent d’être misent de l’avant et c’est pour ça, qu’il nous propose de te faire passer en quatrième l’année prochaine, qu’en penses-tu? » Quoi? Le corps du garçon tendu devint alors aussi mou que de la guenille. Elle venait de dire quoi? Lui? Sauter une année ? Oui, il s’ennuyait en classe, c’était vrai, mais de là à ce que l’école le comprenne, il avait du mal à y croire. « Ok… » Souffla-t-il déboussolé en sortant de la pièce, en oubliant par la même occasion de lui parler de la veille.

Les bruits étranges continuèrent à se répéter presque chaque nuit et le matin, Clawd se dirigeant vers les douches communes marchait régulièrement sur des flaques d’eaux laissées par des empreintes de pas. Il n’y porta pas attention, jusqu’à ce qu’il réalise qu’il y avait un lien entre ces empreintes et les bruits dans le grenier. Effectivement, ces traces humides n’étaient là que lorsqu’il y avait du bruit la nuit précédente. De plus, en y portant davantage attention, il réalisa que ces flaques n’étaient non pas faite par des pieds humides, mais bien par des chaussures dont la neige était en train de fondre. Cela voulait donc dire que c’était une personne de l’extérieur qui y montait régulièrement en pleine nuit. Un adulte ? Un adolescent ? Sans doute pas un enfant vu la taille des traces qu’il laissait derrière lui. Il finit par en parler à Damien et, ils décidèrent tous les deux de se faufiler dans le grenier un peu après le couvre-feu.

À 23h, le visage couvert de petites taches de rousseur de Damien apparu dans le cadre de porte de la chambre du blond qui s’était assoupie. « T’es nul comme détective si tu t’endors durant ton enquête. » Rigola le brun. Clawd se leva en un éclair en réalisant son erreur. Ils sortirent de la chambre en prenant soin de fermer la porte derrière eux et ils se glissèrent dans l’ombre du vieil escalier en bois menant au grenier. La grande pièce était majoritairement composée de poutres de soutient et de vieux meubles datant d’avant la naissance du plus vieux. L’ambiance était effrayante, d’autant plus que leur visibilité était réduite puisqu’il n’y avait que la faible lumière extérieure provenant d’une petite fenêtre qui éclairait l’endroit. Ils n’eurent cependant pas plus de temps pour observer les alentours puisque quelqu’un les rejoignait. Sans perdre plus de temps, Clawd agrippa le t-shirt de son ami et il l’entraîna avec lui derrière une grosse commode couverte de toile d’araignée et de poussière.

Une grande silhouette et une lumière orangée dansante sur son visage apparurent. Étant trop loin, les deux garçons ne purent identifier la personne, mais le nuage de fumée sortant de sa bouche révéla la raison de sa venue. Ils attendirent plusieurs minutes et, lorsque la personne quitta, Clawd s’élança accroupie en direction de l’endroit où elle fumait. Il frotta le plancher humide de ses mains et il finit par tomber sur plusieurs mégots de cigarette à demi écrasés. Écœuré par la texture des cigarettes en train de se décomposer, il eut comme réflexe de s’essuyer les mains sur son pyjama. « Pourquoi aller à l’extérieur pour fumer à l’intérieur ..? »

Ils retournèrent se coucher et devinrent beaucoup plus observateur lors des petits déjeuners. Rosalie, une adolescente de 14 ans était particulièrement grincheuse ces derniers temps. Était-ce par manque de nicotine ? Il y avait aussi Thomas, un adolescent de 13 ans qui toussait régulièrement la nuit, est-ce que c’était la conséquence de la cigarette ? Les deux amis les surveillèrent d’une façon presque paranoïaque, mais Rosalie fut rapidement mise de côté lorsque Clawd entendit Mathilde lui parler de menstruation… Il n’était pas callé sur le sujet, mais il avait compris que cela causait des sautes d’humeurs chez certaines filles. Il ne restait que Thomas. Il avait toutes les raisons du monde pour cacher le fait qu’il fumait puisqu’il était particulièrement jeune et que le foyer bannissait ce genre de comportement au sein de l’établissement. « Tu peux me donner le Ketchup s’il te plait ? » Contre toute attente, ce fut Martin, un adolescent arrivé récemment qu’il lui tendit la bouteille. Clawd ne savait que très peu de choses à son sujet. Il faut dire qu’il n’avait pas particulièrement ouvert la bouche depuis son arrivée, sauf pour envoyer balader les éducateurs qui tentaient tant bien que mal de l’encadrer et de lui donner une meilleure qualité de vie qu’avec sa mère qui était, à ce qu’on racontait, une toxicomane.

Les recherches continuèrent à aller bon train. Bien que Clawd avait déjà une idée sur le coupable, il alla demander d’une façon innocente à Mathilde si elle connaissait la raison de pourquoi Thomas toussait autant la nuit. La réponse fut rapide et clair : Thomas était asthmatique et avait une grippe qui guérissait mal, ce qui obstruait ses poumons qui tentaient tant bien que mal de se libérer en le faisant tousser lorsqu’il était allongé. Damien suspecta alors Monsieur Dupuis, le psychologue de fumer, mais bien que cela soit vrai ou non, il était impossible que ce soit lui le fumeur nocturne puisqu’il ne dormait pas dans l’établissement. Finalement, ce fut une nuit, lorsque Clawd sortait des toilettes qu’il entendit des chaussures couiner que ses doutes sur le responsable de ses nuits mouvementés s’envolèrent. Il retourna se coucher, se disant que cela ne servait à rien de le déranger dans sa routine nocturne puisqu’il n’y avait aucun témoin et que cela risquait tout simplement de lui faire changer d’habitude.

Finalement serein, Clawd annonça à son meilleur ami d’arrêter de chercher et qu’il restait qu’à attendre le bon moment pour lui mettre la main dessus. Les jours s’écoulèrent sans qu’il y ait d’ouverture. Damien finit même par oublier l’affaire et Clawd de son côté ne se réveillait presque plus en entendant les pas au-dessus de sa tête, maintenant qu’il savait.

« Il va où ?! » demanda-t-il brutalement avec une once de panique dans la voix « Il a la permission d’aller voir sa mère ce soir. » Les iris clairs du blond cherchèrent frénétiquement Damien qui se trouvait non loin. Il courut en sa direction et il le tira par le poignet sans rien lui expliquer. « Je suis persuadé que vous allez adorer cet enfant..! Il est doux et très calme. Poli surtout, sans parler de sa réussite scolaire qui lui permettra de sauter une année l’année prochaine. Ah! Le voilà justement ! » Tel un coup de vent, Clawd passa en courant et bouscula la femme à qui Jean-Eudes parlait. L’homme lui demanda de s’excuser, mais Clawd lui répondit brusquement qu’il n’avait pas de temps à perdre avec les vieux dans son genre pour le moment et, sans prendre la peine de mettre son manteau et ses bottes, le garçon continua à tirer Damien jusqu’à l’extérieur.

Au contact de la neige sous ses pieds, Clawd réalisa finalement qu’il était peut-être en train de s’emballer un peu pour rien, mais c’est lorsqu’il vit Martin se faufiler sur le côté du bâtiment au lieu de se diriger vers la rue qu’un large sourire se dessina sur son visage. Bingo. Le suivant discrètement, Clawd attendit que Martin sorte son paquet de cigarettes cachés derrière une brique mal celée  pour faire son apparition. L’adolescent sursauta en le voyant. « Je le savais. » Le jeune homme, ayant environs deux têtes de plus que Clawd s’approcha de lui pour tenter de l’intimider, mais celui-ci ne bougea pas d’un pouce. « Tout doux. Je suis ici depuis presque 12 ans, les employés me connaissent. Si je leur dit que tu fumes en cachette dans le grenier, ils me croiront. » Grelottant par le vent froid qui lui fouettait le visage, Clawd ne restait pas moins inflexible. « Tu n’as aucune preuve. »

Le blond ria, triomphant. « Mais bien sûr que j’en ai d’autres. Tu crois que je suis venu ici tête baissée ? Tu es arrivé ici, il y a quoi..? Un mois ? Presque en même temps que mon changement de chambre. Malheureusement pour toi, c’est la soirée où j’ai changé de chambre que tu as décidé de recommencer à fumer… Je dis ça parce que c’est le lendemain matin que les flaques d’eaux ont commencés à apparaître… Tu étais très colérique à ton arrivée… J’ai, au départ, cru que tu étais comme ça de nature, mais ensuite, tu es devenu étrangement gentil… Plus détendu. Encore là, ce n’était que pures coïncidences, mais c’est lorsque tu as donné la bouteille de Ketchup à Damien, il y a deux semaines, que j’ai pu certifier que c’était toi. Tes doigts ont commencés à jaunirent, ce qui veut dire que tu fumais déjà avant d’arriver ici puisque le processus prend un certain temps… Mais vu ton âge, tu devais fumer beaucoup… Tellement que la nuit tu te réveilles à cause d’un manque de nicotine. » Martin resta silencieux, interdit par toutes ces informations qui se trouvaient à être justes. « Le  seul élément manquant était la raison de pourquoi tu allais dehors avant d’aller fumer au grenier, mais tout est clair désormais. Les éducateurs font une ronde chaque nuit pour vérifier que les chambres soient en ordre. Or, il est interdit de fumer et tu ne voulais pas risquer de te faire surprendre avec des cigarettes, donc tu les a caché à l’extérieur. Malheureusement pour toi, il aurait été dans ton avantage de rester te geler à l’extérieur pour fumer plutôt que de venir me déranger dans mon sommeil. »  Un sourire faussement compatissant apparut sur le visage de Clawd. « Tout ça pour te dire d’aller fumer à l’extérieur désormais si tu ne veux pas que je te dénonce. Non pas que mon sommeil soit si important que cela, c’est plutôt que, la tête de nœud que tu es, n’a pas pensée que ne pas éteindre correctement une cigarette dans un lieu aussi vieux que ce foyer pourrait causer un incendie incontrôlable. »

L’insulte que Clawd eu le culot de dire eut pour effet d’énerver Martin qui s’avança rapidement pour le frapper au visage. Voyant le coup arriver, Clawd recula aussi rapidement qu’il le pouvait, mais il se cogna à Damien un mètre plus loin. Se protégeant tant bien que mal le visage à l’aide de ses avant-bras, Clawd attendait le coup qui ne vint jamais; Martin venait de réaliser que Damien était témoin de la scène. « Tu fais ce qu’il dit où alors ça sera moi qui te dénoncera ! »

Suite à cette aventure, Clawd et Damien se retrouvèrent tout deux cloués au lit pendant plusieurs journées avec des serviettes froides pour diminuer leur température et avec une poubelle débordante de mouchoirs. Leur escapade dans le froid resta un mystère pour les éducateurs, comme pour bien d’autres événements les incluant. Malheureusement pour Clawd, son impertinence envers la femme qui désirait l’adopter lui valut un refus supplémentaire, mais aurait-elle voulu de lui après avoir entendu la terrible vérité le concernant ? Malgré tous ces doutes, une chose était sûre : le grenier était redevenu silencieux.


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