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 Un déménagement d'enfer! ~ Helga, Oliver et Théana

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Lord of the Dead
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Hercule
ÂGE DU PERSONNAGE : trop vieux pour toi gamine!
COTE COEUR : j'ai ça moi?
OCCUPATION : tente de dominer le monde
HUMEUR : Boum Badaboum boum boum boum! Ah!
MON ARRIVÉE : 24/04/2013
MON VOYAGE : 467
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MessageSujet: Un déménagement d'enfer! ~ Helga, Oliver et Théana    Jeu 18 Mai 2017 - 21:24




Un déménagement d'enfer!

essayons de pas tout casser...



Le grand jour était enfin arrivé. Non, il n’était pas question d’une naissance et encore moins d’un mariage! J’avais une tête à vouloir des enfants? Avec Oliver, ça allait, il savait quand même s’occuper un peu de lui, pas besoin de lui mettre une couche et la changer, il allait aux toilettes comme un grand! Il pouvait même aider un peu pour les tâches ménagères, pas comme un petit poupon qui ne sait que brailler, baver et chier dans sa couche! Et sur ce point, je savais qu’Helga était bien d’accord avec moi. C’était pourquoi j’avais déjà un rendez-vous un peu plus de deux semaines plus tard pour une petite opération visant à me rendre stérile, sans me rendre pour autant impuissant! Le monde moderne était fantastique pour ce genre de trucs! En Grèce antique, on savait castrer, mais ensuite, la baguette ne levait plus… Alors qu’avec une vasectomie, tout fonctionnerait normalement! Ça me rendait tout de même nerveux que des médecins aillent mettre le bistouri dans ce coin là, mais le taux de réussite était soi-disant excellent.

Ensuite… mariage? Vous me connaissez ou pas? Franchement, je ne suis pas du genre romantique… sauf quand j’étais à la chasse aux poulettes, ce que je faisais pas pour les ramener dans mon lit… sauf que tout ça était loin et j’étais en couple avec Helga maintenant! Sauf que le mariage?! Ce serait aller contre notre nature! Par contre, je ne dis pas non à signer des papiers pour se protéger, mais franchement, jamais on fera de cérémonie et tout ce qui vient comme conneries avec ça! Si on veut faire la fête, on la fera sans se trouver ce genre de raisons! Nous ne sommes pas superficiels, nous n’avons pas besoin  de ça pour nous montrer notre attirance l’un pour l’autre.

Sans doute que la plus grande preuve de nos sentiments fut la décision de s’installer ensemble. Et oui, un déménagement, qui était prévu pour aujourd’hui. Ça n’avait pas été facile de décider qui entre Helga et Théana ou Oliver et moi allions déménager chez les autres. Appartement ou maison? Il y avait plus de place dans une maison, mais avec notre boulot très prenant et nos activités, nous n’avions pas vraiment le temps pour entretenir une maison et son terrain. Et puis mon appartement était plus près du boulot. Il manquait tout de même une chambre, mais pour l’instant, les deux enfants devraient partager le temps que la blonde et moi finissions les négociations… Nous prévoyons d’acheter l’immeuble et nous garder un étage pour nous… sauf que ça ne se faisait pas en criant ciseau… notaires, agents d’immeuble, le proprio actuel… Et ensuite il faudrait faire des rénos! Mais bon, une chose à la fois.

Au cours des jours précédents le 3 mars, date décidé pour l’emménagement des deux blondes avec nous, nous avions commencé quelques préparatifs. J’avais fait un peu de ménage dans les armoires, dans le but de faire de la place pour les choses d’Helga. J’en avais fait de même pour notre chambre et la salle de bain. J’avais demandé à Oliver de ranger ses choses et nous avions remplacé le grand lit pour deux lits simples. Ce n’était que temporaire, j’avais l’intention de leur donner leur endroit à eux le plus tôt possible.    

Pour ce qui était des meubles en double, soit Helga les avait vendu avec la maison, soit ils seraient entreposés dans un garde-meuble, avec les boîtes d’accessoires en double. Bah quoi? Nous n’avions pas besoin de deux tables à diner! Quoique vu comment nos protégés nous faisaient la gueule, ça aurait pu être envisageable… J’espérais que tout se passe bien, mais rien n’était moins certain. Je regardais l’heure pour constater qu’il était temps de descendre, les femmes allaient arriver avec leurs affaires et il faudrait les aider à les monter.

- Oliver! Arrête de bouder et viens nous aider! Tu devrais être content, je pensais que tu aimais bien Théa?

Bon, peut-être qu’il ne boudait pas, mais il était tout seul dans sa chambre… Je callais l’appui-porte sous la porte  d’entrée de l’appartement, afin que le passage soit libre et qu’on ait pas à ouvrir la porte avec les mains pleines et nous pûmes descendre au rez-de-chaussée et retrouver les filles qui venaient d’arriver devant l’immeuble. J’allai embrasser Helga sans attendre :

-Alors, tout c’est bien passé? Tout semble prêt dans l’appartement, on n’attend plus que vous.

pour toute réclamation...:
 


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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Atlantide, l'empire perdu
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MessageSujet: Re: Un déménagement d'enfer! ~ Helga, Oliver et Théana    Sam 20 Mai 2017 - 15:50

Un déménagement d'enfer !

Helga et Hadès étaient officiellement en couple depuis trois mois et trois jours. Ils se connaissaient depuis trois ans. Et le jour de leur premier rendez-vous, Randall, qui les avait fait se rencontrer, avait été là, ramenant le nombre des personnes présentes à trois. Il y avait quelque chose avec le chiffre trois pour le couple Sinclair-Alexander. Ce n'était donc pas étonnant qu'ils avaient choisi le 3 mars pour déménager. En réalité, pour Helga, c'était totalement une coïncidence. Elle n'avait même pas conscience de ces similitudes. Si elle le savait, elle n'y attacherait aucune importance. Pour elle, ils avaient choisi ce jour, car c'était l'anniversaire d'Oliver, comme ce dernier n'avait pas arrêté de le souligner toute la semaine. Helga et Hadès avaient décidé de faire une pierre deux coups, en organisant le même jour, le déménagement et l'anniversaire de l'ancien chaton. Les mercenaires n'étaient pas des personnes à voir les coïncidences ou les signes, comme un couple d'amoureux guimauve. Helga aimait Hadès, c'était indéniable, mais son amour pour lui ne la changeait pas. Elle demeurait la mercenaire préférant les faits au sentimentalisme. Elle n'était pas dénouée d'attention, bien que ce soit rare, envers Hadès ou sa fille, comme en ce moment. Les cartons chargés, Helga ferma les portes de la camionnette, puis regarda sa fille, qui boudait, pas vraiment ravie de quitter son quartier. « Aller, en voiture, Théa, c'est comme ça. » Théana souffla, tout en levant les yeux au ciel.« Tu sais bien, que quoi qu'il arrive, on sera toujours là l'une pour l'autre, mein Schatz. » Helga déposa sa main dégantée sur sa joue et la caressa, tout en lui souriant, dans un de ses rares gestes maternels. Puis, les deux blondes montèrent dans le véhicule. Ce dernier était rempli uniquement des cartons des Sinclair. Leurs motos avaient déjà été transportées la veille et étaient déjà garées en bas de l'immeuble d'Hadès et d'Oliver, avec leurs casques et tenues déjà dans leur futur appartement. Les cartons contenaient uniquement leurs vêtements, leurs effets personnels et les armes des deux mercenaires, avec les armes à feu d'Helga et les couteaux de Théana. Ne voulant pas des objets en double, comme la vaisselle ou le mobilier, Helga s'était débarrassée de ce qu'Hadès avait déjà. Ce qu'elle n'avait pas pu vendre, elle l'avait donné à Randall ou à Sam. Certains meubles trônaient maintenant dans l'espace détente du QG, comme le canapé et la table du salon.

Helga regarda la route, puis à un feu rouge, elle tourna la tête vers sa fille. Celle-ci était silencieuse, dans sa bulle. Théana n'était pas vraiment heureuse que sa mère fréquente Hadès, ni même d'emménager chez lui. Il est vrai qu'elle et Helga avaient plus grand. Ils auraient pu faire l'inverse. Hadès et Oliver auraient dû emménager chez eux. Outre le fait que l'appartement du Dieu des Enfers était plus proche du travail, Helga et Hadès avaient trouvé un arrangement. Helga et Hadès allaient acheter l'immeuble et consacrer un seul étage à leur appartement. Ils auront donc largement la place nécessaire pour quatre. La mercenaire avait déjà vu avec Hadès, Théana et Oliver, un plan de leur nouvel appartement, avec où cacher leurs armes (seul les trois mercenaires le savaient), où mettre la salle d'entraînement, où mettre les chambres, le dressing et leurs salles personnelles à chacun. Oliver aurait sa propre salle de jeux, Théana aurait une salle pour ses ses jeux vidéos, en bon geek qu'elle était. « Tu verras, mein Schatz, tu t'y feras. Je ne te demande pas de considérer Hadès, comme ton père, simplement comme mon homme. Tu l'aimais plutôt bien avant qu'on soit ensemble. Il reste le même homme, il fait simplement partie de la famille, maintenant, avec Oliver. Tu l'aimes bien Oliver, d'ailleurs. Bref, les deux feront partie de la famille maintenant, comme Randy. » Théana savait que Randall était considéré comme un frère pour Helga. La mercenaire poursuivit. « Et puis, si toi aussi, tu as un copain, tu pourras le ramener. Je n'ai pas l'exclusivité entre nous deux. D'ailleurs, tu vois quelqu'un Théa ? -Non »Théana, après avoir répondu à sa mère d'un ton râleur, retourna dans son mutisme, ne voulant pas parler davantage.

Les deux blondes arrivèrent à destination. Helga sortit la première et claqua la porte. En faisant le tour, pour ouvrir, elle vit Hadès. Un sourire se dessina sur lèvres, lèvres qui vinrent capturer celles de son amant. « Oui, tout est en ordre. Parfait. C'est parti ! Nous ne devrions pas en avoir pour longtemps. Le plus long sera de les défaire. Oh ! et faut encore qu'on achète le gâteau pour Oliver. J'ai son cadeau, c'est déjà ça. » La mercenaire, à force de passer du temps chez eux, avait remarqué que le petit rouquin avait peur du noir. Il dormait toujours avec une petite source de lumière. Helga lui avait déniché une veilleuse en forme de smiley qui souriait. Elle avait demandé à Sam de booster ses capacités lumineuses. Avec ça, il n'aurait plus peur de s'endormir.

Helga commença à prendre un premier carton. « Commençons par les W » Un simple « WH » y était marqué, pour « Waffe Helga ». Les deux blondes avaient procédé simplement pour gagner du temps. Un H pour Helga et un T pour Théana. Pour les armes, elles avaient noté « W » pour Waffe, pour les vêtements « K » pour « Kleidung » et pour les effets personnels « P » pour « Personal ». Les annotations en allemand étaient un rappel aux origines allemandes des deux blondes, une idée de Théana.

Précisions et réclamations:
 
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DOUBLES COMPTES : Anna d'Arendelle, Aiko "Honey" Miyazaki
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Oliver & Compagnie.
ÂGE DU PERSONNAGE : Tout juste 8 ans.
COTE COEUR : Clawd ❤︎ Mes nounous ❤︎ Clémence ❤︎ Kiara ❤︎ Mally ❤︎ Nounours ❤︎ Mackenzie de la classe de CP ❤︎
OCCUPATION : Apprenti capitaine d'industrie, futur business man, assistant d'espion, rêveur compulsif... Et accessoirement, écolier en 1th grade.
HUMEUR : Terrorisé.
MON ARRIVÉE : 08/04/2013
MON VOYAGE : 584
LOCALISATION : New York, dans l'ombre des adultes.

MessageSujet: Re: Un déménagement d'enfer! ~ Helga, Oliver et Théana    Lun 19 Juin 2017 - 18:16

Un déménagement d'enfer
Hadès & Helga & Théana & Oliver
We're told we have to do what we're told but surely sometimes you have to be a little bit naughty

Le véhicule démarra. Vroum ! Les pneus crissèrent sur le goudron, la gomme y resta accrochée. Derrière lui, la ville, devant lui, l’inconnu. C’était le monde tout entier qui s’offrait au conducteur. Et au bout du chemin, l’aventure. Ou les vacances. Il ne s’était pas encore complètement décidé. Vroum ! La route quant à elle, était aussi sinueuse qu’ennuyeuse. Le même paysage s’étirait indéfiniment autour de lui. Un virage, une grotte, une montagne. Peut-être était-ce la lassitude qui le poussa à brusquement accélérer. Vroum ! À moins que ce ne soit l’impatience. Lorsqu’il réalisa son erreur, il était trop tard. Les freins ne répondaient plus. Ce virage serait le dernier. La voiture folle fila et alla s’encastrer dans le mur avec violence. Projeté au sol, son unique passager ne se releva pas, la bouche ouverte, les yeux sans éclats, le visage lavé de toute expression.

L'enfant accablé observa ce triste spectacle, couché sur son lit, tandis que la main coupable de cet abominable accident se balançait négligemment dans le vide. Dix minutes que la voiture glissait sans conviction autour de son lit devenu montagne, une peluche minutieusement installée sur le dessus. Du bout de ses doigts, le petit l'avait fait rouler sans jamais quitter son îlot de couverture. Une poussée un peu trop forte et c'était terminé. Désormais hors de portée, le jouet gisait dans un coin de la pièce. Le jeu était fini. Randall peluche était mort. Pour de faux, bien entendu, mais mort quand même. Oliver soupira. Il n'avait ni le courage, ni l'envie de quitter le confort de son matelas pour remettre sa voiture et son conducteur sur pied. Tant pis, tant mieux. Il ne voulait plus jouer. De l'autre côté de la porte, des pas révélaient la présence d'un Hadès réveillé. En temps normal, ce son familier l'aurait arraché à ses draps en un rien de temps. Il aurait bondi dans le salon avec cette énergie débordante qui tend à irriter ceux qui ne sont pas du matin. Le petit n'était pas un adepte des grasses matinées, il se levait avec le soleil, son horloge interne ne connaissait ni les week-ends, ni les vacances. Les heures les plus longues de la journée, c'était celles qui s'écoulaient entre son premier saut du lit et l'éveil de l'appartement endormi. Rien n'était plus ennuyeux que d'attendre seul dans une pièce vide de vie. Pourtant, aujourd'hui, cet ennui-là, Oliver le faisait durer.

Nouveau soupir. Ça n’arrêtait pas. L’enfant se tourna, se retourna, jusqu’à montrer son dos à la porte, son front presque collé au mur contre lequel reposait son lit. Un oreiller, une cloison, le combo parfait pour se couper du monde et broyer du noir. Car Oliver boudait. L’amertume au fond de la gorge, de nombreuses pensées lui venaient, seulement, il y en avait une qui revenait sans cesse au point de chasser toutes les autres : c’était son anniversaire. C’était son anniversaire et il n’était même pas heureux. Où était-elle passée, l’impatience de ces derniers jours ? Il les avait comptés et chaque nuit, savoir que demain le rapprocherait un peu plus de la fameuse date faisait naitre des feux d’artifice dans son cœur. C’est presque mon anniversaire ! Qu’il avait répété à qui voulait l’entendre et surtout à qui ne voulait pas l’entendre. Ça sera mon premier anniversaire de la vie entière en plus ! L’année précédente, son anniversaire était passé inaperçu, un jour perdu parmi tant d’autres. Pas d’acte de naissance officiel, pas de date, pas d’anniversaire. Pas de chance. L’erreur ne se reproduirait pas. On s’était décidé : le 3 mars, il prendrait un an de plus. J’ai bientôt huit ans hein ! Mais ces notes enthousiastes s’étaient évaporées en même temps que ses rêves de fêtes, de ballons, de bougies, de gâteaux et de cadeaux. Helga les avait réduits en cendres.

Le vélociraptor quittait son repère pour venir saccager son quotidien et dévorer son petit univers. La Sinclair venait s'installer ici. Son ventre se tordit. Il ne voulait pas. Vivre sous le même toit, ce serait risquer de la croiser à chaque instant, se l'imaginer toujours là, marcher au bord d'un précipice où on entrevoyait le malaise et la crainte. Oliver avait peur d'Helga, de la même manière qu'il craignait les monstres sous son lit et l'abandon. Cette peur, il avait beau la dompter peu à peu, elle restait là, confortablement installée. Helga était trop dur, trop autoritaire, trop tout. Pas une once de douceur. Ses paroles se ponctuaient d'un sarcasme qu'il ne saisissait pas et qui, pour lui, s'apparentait à une méchante moquerie. Enfin, Helga était dangereuse, avec ses couteaux, ses armes. Des instruments de la Mort entre ses mains. C'était surement ça, qui l'effrayait le plus. Et puis, Oliver songeait trop. Il n'y avait pas une minute sans que ça ne bouge là-haut. Il s'attristait sur le passé, rêvait un présent détaché de toute réalité, appréhendait le futur et ses possibles. Helga était l'amoureuse d'Hadès, elle avait sa fille, Théana… Mais qu'adviendrait-il de lui le jour où le couple aurait son propre bébé ? Quelle place occuperait-il dans ce tableau? Il ne servirait plus à rien. De la place, il y en aurait pour un, pas pour deux, il volerait l'air de l'enfant désiré et chéri. La charité avait ses limites.

Pendant ce temps, Hadès s'animait toujours de l'autre côté de la porte. Il se figea. On l'appelait. Son absence était dénoncée. « Arrête de bouder et viens nous aider! » Non ! C'était ce qu'il aurait voulu hurler au visage de l'adulte et du monde entier. S'il n'avait pas envie ? Quoi ! Inviter l'ennemi ? Lui tenir la porte et lui monter ses valises ? « Tu devrais être content, je pensais que tu aimais bien Théa? » Et avec le sourire en plus ? Oui, il devrait être content. C'était son anniversaire après tout. Lui qui attendait ce jour depuis si longtemps. Cependant, ce n'est pas un sourire qui vint étirer ses lèvres, mais une moue boudeuse. Ce déménagement gâchait tout. Certes, il aimait bien Théana. Et alors ? Sa maîtresse aussi, il l'aimait bien, ce n'était pas pour autant qu'il était prêt à se mettre en ménage avec ! Enfin. L'idée de ne plus s'endormir seul dans cette chambre était loin de lui déplaire, malheureusement la fille était livrée avec la mère. Un peu comme un paquet de bonbons contient toujours sa dose de réglisse. Helga, c'était la réglisse. Le petit ne savait plus quoi faire de ses rancunes qui lui serraient la gorge. Laisser éclater l'orage et piquer une crise ou bien courber l'échine et obéir ? Le dilemme ne s'éternisa pas. « J'arrive. » Docile, il quitta son coin et s'habilla. Piquer une crise, c'était déroger à la règle numéro un, la plus importante, à savoir, 'ne pas faire chier Hadès.'

Ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait. Ce fut peut-être pour cela que son pied rencontra à plusieurs reprises l'appui-porte qui retenait l'entrée ouverte, animé par toute la rancœur qui l'habitait. Il avait huit ans maintenant. Il avait le droit d'être en colère et d'en vouloir aux grandes personnes et à leurs déplorables décisions de vie. Et puisque tous se fichaient éperdument de ce qu'il avait à dire, il ferait passer son message par des gestes. La porte d'entrée claqua dans son dos et d'un pas trainant, l'enfant se glissa dans l'ascenseur avant que les portes ne se referment. Silence. Son front reposant désormais contre la paroi glacée, Oliver surveillait son tuteur d'un regard morose, la mine revêche. Il attendait. Mais rien, le silence. Il baissa le regard et se détourna un peu plus de son tuteur jusqu'à fixer le mur pour cacher la déception et la tristesse qui marquaient ses traits. On avait oublié son anniversaire. Silence. Aucune remarque sur le déménagement. Comme si passer sous silence, l'événement tenait plus de la légende que de la réalité.

Les portes s'ouvrirent pour révéler les deux blondes. Raté. Oliver replongea dans son mutisme. Tout parlait en lui si ce n'était sa bouche. Il ne voulait ni dire bonjour, ni quitter le hall de l'immeuble pour accueillir les nouvelles venues. Pendant que les adultes parlaient en s'échangeant leurs salives, l'enfant resté en arrière s'était assis dans l'escalier principal, sa tête trop lourde soutenue par ses mains. C'était nul. Cette Helga, elle n'avait qu'à rester chez elle, dans sa maison. Ce n'était pas juste. Clémence avait bien été l'amoureuse d'Hadès elle aussi, pourtant la brune n'était jamais venue vivre à l'appartement. Vivement qu'elle vienne leur rendre visite et qu'elle le couvre de câlins. Elle lui manquait. Leurs bavardages terminés, les adultes le rejoignirent dans le hall d'entrée, les bras chargés. Ce n'est que lorsqu'ils passèrent devant lui qu'il se décida à parler. Un détail venait de piquer sa curiosité, impossible de retenir sa question : « W pourquoi ? Whisky ? » Pas wagon. C'était trop gros pour rentrer dans un carton, et qui avait besoin d'un wagon dans son salon? Si c'était bel et bien du Whisky, il devait en avoir beaucoup ! « J'dois aussi prendre un truc? » De toute évidence, oui, on ne l'aurait pas fait descendre sinon. Il se leva, traîna des pieds jusqu'au tas de cartons prêts à être monté, puis accéléra en réalisant qu'on ne l'attendrait peut-être pas. « Attendez partez pas dans l'ascenseur sans moi ! » Il saisit un carton au hasard. G. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Était-ce un langage d'espion ? Il n'en savait rien, mais cette boîte-là était drôlement lourde et il titubait sous son poids.

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MessageSujet: Re: Un déménagement d'enfer! ~ Helga, Oliver et Théana    Hier à 12:07



   
   Un déménagement d'enfer
   Hadès, Helga, Oliver et Théana

A
ssise au milieu de la pièce qui fut un temps ma chambre, j'observais tout cet espace vide autour de moi. Comme elle me paraissait grande cette pièce tout à coup, elle qui fut pour moi un petit cocon dans lequel j'aimais me réfugier et me couper du monde. Seulement voilà, aujourd'hui j'étais obligée de quitter ce petit lieu cher à mon coeur, et contre ma volonté qui plus est. J'en voulais beaucoup à maman. Je ruminais ma colère et ma tristesse, affichant une mine boudeuse depuis le début du déménagement, et je comptais bien tenir toute la journée. Personne ne m'avait demandé mon avis, et puis quand bien même celui-ci n'aurait servi à rien. Pourquoi devions nous quitter notre chez nous ? Pourquoi devions vivre avec eux ? Après tout, je ne l'appréciais pas tant que ça moi Hadès. La seule petite joie que je pouvais trouver à ce chamboulement c'était Oliver. Je l'appréciais beaucoup ce petit rouquin, et je comptais bien l'engager pour des combines de sabotage de couple !

Assise au milieu de la pièce, je ruminais tous mes souvenirs, attendant le moment fatal. Celui-ci ne tarda pas, à mon grand désespoir. Maman m'appela depuis le rez-de-chaussée, les derniers cartons embarqués, il fut temps de quitter les lieux. Je soupirais. Je ne voulais pas. En descendant les escaliers je repensais à mes premiers jours ici, à toutes les idées que j'avais eu pour décorer ma chambre. A force d'y penser, quelques larmes vinrent couler le long de mes joues. Je les essuyais d'un revers de main avant d'atteindre le palier. Dehors, je regardais, je mémorisais cette rue que j'aimais tant. Lorsque maman eut fini de tout mettre dans la camionnette, elle tenta quelques paroles réconfortantes et tendre, mais je continuais de bouder. Je voyais bien qu'elle essayait de faire au mieux pour me remonter le moral, pourtant je lui en voulais quand même.

La route me parut interminable. La tête collée contre la vitre, je regardais le paysage défiler devant mes yeux mouillés. Le coeur gros, je pensais à tout et rien à la fois. J'écoutais d'une oreille ce que maman me racontait. Elle avait raison sur un point : je ne comptais pas du tout considérer Hadès comme mon père, ça, elle pouvait en être sûre. Je ne répondis rien, hochant la tête comme pour dire oui lorsqu'elle évoqua Oliver. D'ailleurs, c'était son anniversaire aujourd'hui. J'avais pensé à lui prendre un petit cadeau. Je l'aimais bien ce petit chaton. Maman continua son petit discours et aborda le sujet de petit ami. Lorsqu'elle mo posa la question je répondis un non catégorique. Un peu trop peut être. Je ne tenais pas vraiment à discuter, et encore moins de ce sujet là !

Nous arrivions enfin devant l'immeuble de mon futur chez moi. Rien de bien transcendant. Sur le palier se tenait le dieu des Enfers avec une mine un peu trop ravie. Je cherchais Oliver mais il manqua à l'appel. Le connaissant, il devait lui aussi bouder dans son coin, et il avait bien raison ! Lorsque maman sortit pour saluer Hadès, à sa manière, je n'y tins aucune attention et restais cloîtrée dans la cabine de la camionnette. Ils commencèrent à décharger le contenu de celle-ci, je n'allais pas pouvoir y rester éternellement. Une petit tête rousse surgit de l'immeuble et se dirigea vers les cartons. Je reconnus la petite mine boudeuse d'Oliver. Celui-ci s'empara d'un carton marqué d'un G.  Il venait de gagner le jackpot. Les cartons de vaisselles étaient surement les plus lourds, il n'allait pas pouvoir le porter tout seul. Je sortis lourdement de la camionnette pour rejoindre le rouquin qui peinait à aligner deux pas. Il ne devait probablement pas savoir ce que le G signifiait. J'avais eu l'idée de marquer le contenu des cartons en allemand avec la première lettre de chaque mot, solution simple et rapide pour maman et moi.

"Attends je vais t'aider !" lancais-je en arrivant à sa hauteur. Tu sembles aussi ravi que moi, au moins nous sommes deux à bouder !" J'eus à peine le temps de saisir la boîte que l'ascenseur se ferma doucement pour monter vers sa destination. Je soupirais. Je n'avais pas du tout envie de monter les escaliers avec ce carton qui pesait une tonne. Je fronçais les sourcils en regardant Oliver qui sembla aussi motivé que moi. "Bon, on tente les escaliers ?" demandais-je au rouquin. Un petit sourire narquois illumina son visage d'un seul coup. Il eut une idée, et je devais bien avouer qu'elle me plut. L'idée était d'arriver avant l'ascenseur aux étages supérieurs et d'appuyer sur les boutons pour le bloquer pour ensuite arriver les premiers à l'appartement et fermer la porte. Du génie. Du génie à l'état pur. J'acquiesçais. Par contre vu le poids du carton cela n'allait pas être facile de courir dans les escaliers. Mais bon, j'aimais bien les défis. Chacun notre côté du carton dans les bras pour une bonne répartition du poids, nous pouvions monter les marchent sans risquer de le faire tomber. Cependant, l'ascenseur prit un peu d'avance, nous n'allions jamais atteindre assez vite le prochain étage. Oliver se précipita en haut du premier étage et appuya sur le bouton pour que l'ascenseur s'arrête. Du mieux que je pus je tentais d'accélérer le mouvement pour rejoindre mon patner in crime. Après quatre étages de sabotage, un craquement alarmant émana du carton. Le scotch de dessous se décolla et la vaisselle chuta en cascade sur les marches. Le bruit amplifié par la résonance de la cage d'escaliers fut assourdissant et horriblement aigu. J'eus le bon réflexe de me jeter à terre et bloquer le carton avec mes mains mais une bonne partie des assiettes finit en mille morceaux. Je soupirais à nouveau. Décontenancée, je regardais mon compagnon, ne sachant pas trop quoi faire. De plus, Oliver avait retiré le stop porte à l'entrée, nous n'aurions pas pu pénétrer dans l'appartement ... Je soupirais à nouveau.
WILDBIRD
 
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Un déménagement d'enfer! ~ Helga, Oliver et Théana

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