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 Lorsque le destin semble vouloir t'appeler • Oliver Foxworth

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Le rose est mon âme-sœur ♥
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PRESENCE/ABSENCE : Le rose et moi sommes là !
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Alice au pays des fous
ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans
COTE COEUR : Le rose ♥ Charlie ♥ Le rose ♥ Timon pour toujours ♥ Mais SURTOUT le rose ♥
OCCUPATION : Aimer le rose ♥
HUMEUR : Oh du rose! ♥
MON ARRIVÉE : 09/07/2013
MON VOYAGE : 929
POINTS : 0
LOCALISATION : New-York

MessageSujet: Lorsque le destin semble vouloir t'appeler • Oliver Foxworth   Mer 7 Juin 2017 - 17:06

Lorsque le destin semble vouloir t'appeler
Oliver Foxworth & Laurence Legay
••••

Une belle matinée. Laurence s’était réveillé de bonne humeur. Il avait ouvert les yeux et vit son amoureux dormir paisiblement. Un sourire se dessina sur ses lèvres et il passa doucement sa main dans ses cheveux : il était heureux de le voir en bonne santé. Quelques mois auparavant, Timon et Laurence avaient reçus une lettre étrange de la part de Lucas. Au départ, Laurence avait rigolé en lançant un Il ne peut plus se passer de nous ce Lucas on dirait, uh ? Mais réalisant la gravité de la lettre, l’ancien flamant rose avait préféré rester auprès de son fils. De toute façon, il n’avait jamais été la voix pour quiconque. Il avait toujours préféré être soumis aux gens possédant le pouvoir que de hurler haut et fort ses convictions… Histoire de ne pas perdre la tête au sens propre.

Ne voulant pas réveiller Timon, il s’était glissé hors du lit et dirigé vers leur cuisine pour se faire un café. Pendant que celui-ci coulait, il fouilla dans l’une des armoires pour en sortir trois petites bouteilles en plastique étiquetés à son nom. Ces médicaments lui permettaient de freiner ses excès de folies, mais un brin de Wonderland restait en lui malgré tout. Il lui arrivait parfois de se demander s’il était encore étrange. Il n’avait plus d’idées farfelues en se réveillant le matin comme d’aller danser la Macarena dans le salon ou de se mettre des brocolis dans le nez à l’heure du repas. Quelque chose lui manquait, une partie de lui. Au départ, il n’avait pas voulu suivre le traitement, mais le psychologue lui avait bien fait comprendre que c’était soit ça, soit l’hôpital. Désormais, avec l’arrivée de Charlie, il ne pouvait pas risquer de tout perdre, alors il prenait sa médication de façon robotique chaque matin.

« Daddy… » Laurence avala ses pilules et se dirigea vers la chambre de son fils qui était assis sur son lit. « Réveillé » Il s’était frotté les yeux à l’aide de ses petits poings et il sourit en laissant découvrir ses minuscules dents. L’adulte sourit à son tour et lui proposa de prendre le petit-déjeuner. L’enfant se leva d’un bon et passa comme une fusée à côté de son père. Lorsque l’ancien flamant rose retourna dans la pièce, Charlie tapotait la table en verre, installé sur son petit siège pour enfant.  « Tu veux des céréales ? » L’enfant s’excita un peu plus « Cé-lé-ales. » Lorsque  l’enfant fut servi, Laurence s’installa à côté de lui et alluma la télévision pour regarder des nouvelles. « Encore des idioties… » Souffla-t-il en  entendant l’annonceur parler de leur président. L’homme n’avait pas voté, craignant de se faire interroger sur ses origines. Les élections étaient prises avec un sérieux déconcertant lorsqu’on savait à quel point le gouvernement était corrompu... Il n’avait pas voulu risquer de se retrouvé en prison pour fausse identité.

Les heures passèrent et Timon dormait toujours. La plupart du temps, c’était Timon qui s’occupait du bar et celui-ci avait aussi un emploi comme exterminateur le jour… Il pouvait bien se permettre de dormir un peu lors de ses journées de congé. L’amoureux du rose comprenait et par chance, il avait réussi à convaincre son patron de l’envoyer plus souvent à des séances photos se tenant à New-York qu’à l’étranger. Désormais qu’il avait une famille et il avait beaucoup de mal à partir loin pendant un grand laps de temps. Il avait peur, en quelque sorte, que Charlie l’oubli. « Ne dérange pas papa. » Lui souffla-t-il lorsqu’il vit Charlie, dans le cadre de la porte de la chambre, fixer le blond. « Veux-tu aller au parc mon poussin ? On reviendra pour déjeuner. On mangera tous les trois. » Les grands yeux clairs de l’enfant s’étaient mis à briller. Parc. C’était le mot magique. Laurence l’habilla d’un pull violet et d’un jean, puis il alla à son tour choisir ses vêtements : l’une de ses fameuses chemises roses, un nœud papillon ligné noir et blanc ainsi qu’un jean.

Désormais prêt à sortir, Charlie s’était toutefois arrêté face à son tricycle. Il lui donna un câlin et il leva les yeux en direction de son père d’un regard suppliant. Celui-ci soupira doucement et il le souleva d’une main et le sortit de l’appartement. Dans l’ascenseur, le blondinet ne pouvait pas détacher son regard du petit véhicule prit avec force. Son papa était un super-héros pour être capable de soulever un objet si lourd ! « Voilà..! » Le tricycle au sol, le bambin s’y installa et commença à pédaler en direction du parc du quartier. 3 minutes plus tard, ils y étaient. En voyant le sable, Charlie s’était lever et rué en sa direction pendant que Laurence s’installait à un banc non loin, un livre à la main. L’enfant tomba tête première dans le sable et le brun s’apprêta immédiatement à se lever, mais rien : il n’y avait aucune larme. Ce petit était de plus en plus fort et avait caractère de dur à cuire. Il retourna alors à sa lecture, levant le regard de temps à autre pour vérifier que tout allait bien pour son fils.
 

••••

by Wiise

_________________



✱ Timance
The first three years was our honeymoon period. Then you settle into the relationship, and it morphs into just living, breathing. It becomes more comfortable, but it becomes a necessity -- something you can’t give up, like an addict.
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Oliver & Compagnie.
ÂGE DU PERSONNAGE : 8 ans.
COTE COEUR : Clawd ❤︎ Clémence ❤︎ Kiara ❤︎ Clawd ❤︎ Mally ❤︎ Nounours ❤︎ Clawd ❤︎ Mackenzie de la classe de CP ❤︎ Clawd ❤︎
OCCUPATION : Apprenti capitaine d'industrie, futur business man, assistant d'espion, rêveur compulsif... Et accessoirement, écolier en 1th grade.
HUMEUR : Terrorisé.
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LOCALISATION : New York, dans l'ombre des adultes.

MessageSujet: Re: Lorsque le destin semble vouloir t'appeler • Oliver Foxworth   Ven 30 Juin 2017 - 17:12

Lorsque le destin semble vouloir t'appeler
Laurence & Oliver
The zest of life has vanished only the skeleton remains unexpectedly vile

Le soleil tombait en cascade autour de la petite silhouette, il glissait sur la peau comme une caresse. Les teintes du parc se révélaient plus éclatantes que jamais sous l'étreinte des rayons. Une explosion qui éblouissait l'œil. Sous ces coups répétés de pinceaux dorés, Oliver se sentait revivre, sa mine délavée s'ornait d'un maigre sourire qui aurait presque pu faire oublier la palette blafarde de ses traits. Ses pensées se perdaient dans cet îlot de nature noyé au cœur de la jungle New Yorkaise. C'est que les lumières qui éclairaient sa vie depuis plusieurs semaines n'étaient que de pâles contrefaçons face à l'éclat du ciel. Les reflets des appliques contre les murs de l'Hôpital, de sa veilleuse contre les murs de sa chambre, des craintes contre le fils de ses idées. Un monde gris pour une petite chose que la vie avait déjà trop abimée. Mais dans ce havre de joie, il pouvait s'abandonner à la brise printanière, laisser une symphonie de rire emporter les parcelles d'ombres de son quotidien. Retomber dans l'innocence de l'enfance. Il voulait juste oublier et rêver. Les pieds dans l'herbe, la tête ailleurs. Un nuage était apparu dans son champ de vision. Non, pas un nuage, un lapin ! Non, une maman canard plutôt ! Il n'avait qu'à tendre la main pour prétendre sentir la douceur du coton sous ses doigts. Évidemment, qu'il n'attrapa que de l'air. Évidemment qu'il n'ignorait pas la véritable conception d'un nuage. De la vapeur. Cette vérité était ennuyante, lui se plaisait à imaginer des royaumes dans le ciel.

Sans pitié, la réalité le harponna d'un coup adroit pour le ramener brusquement sur ses rivages. Ouch. Une respiration un peu trop profonde lui arracha une grimace douloureuse. Il fut contraint d'abandonner son lit de verdure pour se redresser doucement et s'asseoir. Une centaine d'aiguilles se logeaient dans sa poitrine. Sous le plâtre, son bras droit le démangeait. Que pouvait-il y faire ? Rien. Interdiction de trop s'agiter, de courir, de trébucher, d'éternuer. Condamné à l'attente. Son corps apprenait doucement à encaisser ces blessures, souvenirs d'une semaine passée en enfer. Les hématomes avaient presque disparu. Il s'en remettrait. Les déchirures de son esprit, en revanche, restaient des plaies béantes qui s'infectaient de jour en jour.

Oliver laissa ses prunelles se promener autour de lui avec hâte. À le voir ainsi scruter les alentours, on aurait pu croire que cet enfant solitaire était là à la recherche de quelques camarades de jeux. Seulement, il n'y avait aucune malice dans ses grands yeux hagards et les coins de sa bouche avaient cette curieuse courbe angoissée, si bien que son visage tout entier n'exprimait plus qu'une seule émotion : la crainte. L'enfant ne cherchait pas une figure connue, cela faisait déjà un bon quart d'heure que ses amis avaient quitté le parc, entrainement de football pour l'un, visite médicale pour l'autre. Ce qu'il surveillait, c'était les dangers du possible. Elle était fine, cette frontière protectrice entre paix et violence, un simple trait que la morale avait tracé au sol. En un souffle, elle s'effaçait, n'importe qui pouvait la franchir. Il suffisait de sauter d'un côté ou de l'autre. Qu'est-ce qui empêchait les autres de ne pas le blesser ? Leurs volontés. Mais quand la volonté encourageait le pire, que pouvait-il faire ? Rien. Cette fameuse frontière n'existait plus, elle n'avait jamais existé. La sécurité est un mythe. Telle était l'affreuse vérité. Se savoir impuissant le terrorisait. Alors, il analysait. Oliver était plus que conscient de son environnement ; le petit se protégeait du monde en voyant le danger partout, tout simplement. La peur faisait bien son œuvre, elle inspirait à son esprit une vigilance exacerbée favorable aux terreurs chimériques ; un pétard devenait une déflagration d'arme à feu, une caresse sur ses joues menaçait à tous moment de se transformer en grippe terrible, quelqu'un qui courait fuyait forcément un danger et ces hurlements, était-ce des cris de joie ou de terreurs ?

Des peurs entre deux battements de cœurs, des visions sous un battement de cils. Quand il n’observait pas l’invisible, Oliver guettait l’apparition terrible d’un visage, celui de son ravisseur. Un brun, une démarche, une voix. S'il n’était pas à l’origine de ses insomnies, il était là, fondu dans la masse, prêt à bondir sur sa silhouette fragile. L’enfant s’imaginait ce bourreau partout. Il était là, quelque part, toujours en liberté, Oliver le savait. Et voilà qu’il se retrouvait abandonné à lui-même dans un parc. Un affreux frisson le secoua comme une feuille. Il était seul, Théana ne viendrait le chercher que dans une heure. Une heure où tout pouvait arriver. Sa raison n’avait pas eu besoin de lui inspirer la peur : elle était déjà répandue sur lui. Respires doucement. Ses mains tremblantes tâtonnèrent l’herbe à la recherche de son petit sac. Souffles. Les conseils de Clémence en tête, il en sorti un bloc à dessin qu’il déposa sur ses genoux ainsi qu’une trousse. Penses à des jolies choses, dessines. La seconde d’après, son crayon oscillait sur la page avec frénésie. C’était pour l’occuper ses longues journées coincées à l’hôpital que Clémence lui avait offert ce carnet. Depuis, il ne s’en séparait plus. Lorsqu’il lui semblait être sur le point de sombrer dans les abimes de la crise d’angoisse, faire danser une mine sur la surface blanche d’un papier cartonné était l’une des rares activités à pouvoir le tirer des abysses.

Les traits d’abord frémissant s’affirmèrent sous ses tracés. Dissimulé entre un banc et un parterre de fleurs, c’était naturellement qu’Oliver avait commencé à esquisser l’une d’entre elles. Une rouge, tellement jolie qu’elle lui faisait penser à celles qui peuplaient les histoires de Mallymkun. Parce qu’une fleur qui chante, c’est forcément joli. Mally aussi elle était jolie, aussi jolie que la fleur, même si elle n’avait pas de pétale rouge sur la tête. C’était décidé, puisqu’il n’avait pas le droit d’arracher les fleurs du parc, il lui offrirait son œuvre. Surtout que son dessin à lui n’était ancré ni à la terre, ni au réel. L’imagination était sa seule limite. Des notes de musique par ci, un semblant de visage par là… Transposé sur papier, son modèle s’était mis à chanter.

Son cœur venait à peine de se calmer lorsque des bruits de pas le forcèrent à relever vivement le visage. On s'approchait. Les sens en alertes, l'enfant surveilla d'un œil méfiant l'homme s'installer sur le banc situé juste dans son dos. Brun, chemise rose, avec un livre. Son observation s'éternisa, peut-être un peu trop. Puis, après s'être longuement persuadé que tout allait bien, il retourna à son activité, non sans jeter plusieurs regards à l'inconnu entre deux coups de crayon. Au cas ou… Quelques minutes plus tard, il ajoutait la touche finale d'une écriture appliquée : ❤︎ Pour MALLY ❤︎. Quelques fioritures et enfin, une signature : OLIVER. Il souleva son crayon. Voilà, terminé ! Vraiment ? Pas tout à fait. Le résultat final devait encore affronter l'impitoyable critique. Ses iris balayèrent la feuille, une fois, deux fois. Ce qu'il voyait lui plaisait. Est-ce que Mally aimerait ? Le petit l'espérait de tout son cœur.

Et maintenant ? Oliver déposa son carnet ouvert à côté de son sac. Son dessin fini, c'était l'ennui et l'angoisse de l'attente qui se profilaient à nouveau devant lui. Non loin de lui, un groupe d'enfants gambadaient d'un pas énergique dans l'herbe. Les mains d'un garçon au sourire espiègle se tendaient vers ses camarades sans jamais parvenir à les toucher, ces derniers s'esquivant toujours à sa prise dans un mouvement habile avant de repartir de plus belle. Ils avaient de la chance. Si seulement il pouvait lui aussi aller courir avec eux. Si seulement il n'avait pas perdu cette insouciance spontanée qui pousse certains enfants à se déclarer meilleurs amis après quelques minutes de jeux. À la place, Oliver se dirigea vers le bac à sable. Là, assis sur le rebord, il contempla les grains de sable qui s'échappaient sous ses chaussures, penché en avant, protégeant son plâtre de toute intrusion indésirable. De sa main libre, il commença à s'entourer de petits pâtés. Les tours d'un château. Ou du moins, l'idée qu'il s'en faisait. Qu'est-ce que c'était qu'un château ? Des tourelles, des pièces majestueuses, des rois, des reines, des murs pour vous tenir enfermés, des donjons, des souterrains… Il s'arrêta. Sa main retomba, inanimé, brisant au passage l'une des tours. D'un coup de pied vengeur, il en détruisit une seconde. Comme si ce geste pouvait, en bouleversant l'équilibre des grains de sable, réduire ses souvenirs à l'état de poussière. Ça ne marchait pas comme ça.

Oliver s'apprêtait à démolir une troisième tour quand un pied le devança. Ah bah ça ! C'était une chose de vouloir anéantir ses démons, s'en était une autre de voir ses créations disparaitre sous une chaussure étrangère ! C'était son château, ses pâtés ! « Hé ! » Ses sourcils se froncèrent sous l'étonnement. Le coupable n'était autre qu'un blondinet. Un bébé. Oliver soupira, désarmé par cette petite apparition. « C'est pas très gentil de casser ce que font les autres. » Finit-il par annoncer. Il y avait dans son ton cette fausse sagesse à la limite du mépris qu'Oliver retrouvait parfois chez les grandes personnes après avoir posé une question jugée risible ou stupide. Face à cet enfant plus jeune que lui, il était soudainement passé de l'autre côté du miroir. C'était lui, le grand ici ! Du haut de ces huit ans et un mois, il se faisait figure d'autorité et de savoir. C'était, pour ainsi dire, son devoir d'éduquer la jeunesse. Cette leçon là était très importante. On ne marche pas sur les pâtés des autres sans leur permission, merci.

Son élève n'avait pourtant pas l'air d'être sensible à son enseignement. Ses petites mains avaient attrapé le sable, une pleine poigne que le blondinet observait glisser entre ses doigts, fasciné par ce spectacle. Super. Maintenant, même les bébés se fichaient de ce qu'il avait à dire. Perdu lui aussi dans la contemplation des grains de sable, Oliver resta immobile. Il ne vit pas l'attaque venir. Le petit blond resserra sa prise et lança le contenu de sa poigne sur le visage d'Oliver. « Ah !» Celui-ci grimaça dans un geste de recul, sa main valide plaquée contre ses prunelles rougit. « Pourquoi t'as fait ça ?! » Pour toute réponse, nouvelle pluie de sables. Qu'est-ce qu'il avait ce bébé à la fin ? C'est qu'il allait finir par lui en mettre dans le plâtre ! « Arrête ! » Cria Oliver. Il n'arrivait pas à chasser les désagréables intrus de ses yeux, la brulure lui était aussi insupportable que cette scène où il se trouvait acteur malgré lui. D'un bond, il se leva en hurlant : « Arrête, je te dis ! Arrête, arrête ! » Le bambin, surpris par les accents violents de son camarade de jeux, recula uniquement pour tomber à la renverse. Il y eut un bref instant de silence durant lequel les deux enfants se dévisagèrent, leurs grands yeux écarquillés. Puis le plus petit éclata en larmes à la stupeur d'Oliver. Non ! Pourquoi il pleurait ? Qu'est-ce qu'il avait ? Il n'avait pas le droit de pleurer ! C'était lui qui avait commencé ! Il n'avait pas le droit !

Pourtant, les pleurs continuaient, ils vrillaient ses tympans. À chaque sanglot, c'était ses propres hurlements dans le donjon qui lui revenait en mémoire. Les sons étaient trop forts, trop distincts, ça l'assourdissait sans pour autant couvrir le tambour de son cœur qui menaçait de bondir hors de la poitrine. Il n'avait pas voulu le faire pleurer. Il n'avait rien voulu de tout ça. Et tout ce monde qui le regardait… Il avait besoin d'air. Oliver ne savait plus quoi faire, il ne désirait qu'une chose, s'isoler de ce bruit qui l'assaillait, de cette lumière devenue trop éblouissante, de la culpabilité qui lui serrait la gorge. À moins que ce ne soit des larmes. Pourquoi ses joues étaient-elles déjà trempées ? Pourquoi est-ce qu'il était comme ça ? Il n'aurait pas dû crier sur ce petit garçon, il le savait. Mais la fatigue, au même titre que la peur, avait fait son œuvre en portant à leurs paroxysmes toutes ses émotions. Elle s'accrochait comme un poids à ses épaules. Seuls ses cernes trahissaient la présence de ce fardeau invisible. Comme un écho, ses pleurs répondirent bientôt à ceux du petit inconnu.

Made by Neon Demon

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    Nightmare
    Keep your dream alive dreaming is still how the strong survive △ Dans le sein du possible en songe on s’élance; le réel est étroit, le possible est immense; l’âme avec ses désirs s’y bâtit un séjour, où l’on puise à jamais la science et l’amour, l’homme, altéré toujours, toujours se désaltère; et, de songes si beaux enivrants son sommeil, ne se reconnaît plus au moment du réveil. ©endlesslove
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