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 Lorsque le destin semble vouloir t'appeler • Oliver Foxworth

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Le rose est mon âme-sœur ♥
Laurence
PRESENCE/ABSENCE : Le rose et moi sommes là !
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Alice au pays des fous
ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans
COTE COEUR : Le rose ♥ Charlie ♥ Le rose ♥ Timon pour toujours ♥ Mais SURTOUT le rose ♥
OCCUPATION : Aimer le rose ♥
HUMEUR : Oh du rose! ♥
MON ARRIVÉE : 09/07/2013
MON VOYAGE : 931
POINTS : 15
LOCALISATION : New-York

MessageSujet: Lorsque le destin semble vouloir t'appeler • Oliver Foxworth  Mer 7 Juin 2017 - 18:06
Lorsque le destin semble vouloir t'appeler
Oliver Foxworth & Laurence Legay
••••

Une belle matinée. Laurence s’était réveillé de bonne humeur. Il avait ouvert les yeux et vit son amoureux dormir paisiblement. Un sourire se dessina sur ses lèvres et il passa doucement sa main dans ses cheveux : il était heureux de le voir en bonne santé. Quelques mois auparavant, Timon et Laurence avaient reçus une lettre étrange de la part de Lucas. Au départ, Laurence avait rigolé en lançant un Il ne peut plus se passer de nous ce Lucas on dirait, uh ? Mais réalisant la gravité de la lettre, l’ancien flamant rose avait préféré rester auprès de son fils. De toute façon, il n’avait jamais été la voix pour quiconque. Il avait toujours préféré être soumis aux gens possédant le pouvoir que de hurler haut et fort ses convictions… Histoire de ne pas perdre la tête au sens propre.

Ne voulant pas réveiller Timon, il s’était glissé hors du lit et dirigé vers leur cuisine pour se faire un café. Pendant que celui-ci coulait, il fouilla dans l’une des armoires pour en sortir trois petites bouteilles en plastique étiquetés à son nom. Ces médicaments lui permettaient de freiner ses excès de folies, mais un brin de Wonderland restait en lui malgré tout. Il lui arrivait parfois de se demander s’il était encore étrange. Il n’avait plus d’idées farfelues en se réveillant le matin comme d’aller danser la Macarena dans le salon ou de se mettre des brocolis dans le nez à l’heure du repas. Quelque chose lui manquait, une partie de lui. Au départ, il n’avait pas voulu suivre le traitement, mais le psychologue lui avait bien fait comprendre que c’était soit ça, soit l’hôpital. Désormais, avec l’arrivée de Charlie, il ne pouvait pas risquer de tout perdre, alors il prenait sa médication de façon robotique chaque matin.

« Daddy… » Laurence avala ses pilules et se dirigea vers la chambre de son fils qui était assis sur son lit. « Réveillé » Il s’était frotté les yeux à l’aide de ses petits poings et il sourit en laissant découvrir ses minuscules dents. L’adulte sourit à son tour et lui proposa de prendre le petit-déjeuner. L’enfant se leva d’un bon et passa comme une fusée à côté de son père. Lorsque l’ancien flamant rose retourna dans la pièce, Charlie tapotait la table en verre, installé sur son petit siège pour enfant.  « Tu veux des céréales ? » L’enfant s’excita un peu plus « Cé-lé-ales. » Lorsque  l’enfant fut servi, Laurence s’installa à côté de lui et alluma la télévision pour regarder des nouvelles. « Encore des idioties… » Souffla-t-il en  entendant l’annonceur parler de leur président. L’homme n’avait pas voté, craignant de se faire interroger sur ses origines. Les élections étaient prises avec un sérieux déconcertant lorsqu’on savait à quel point le gouvernement était corrompu... Il n’avait pas voulu risquer de se retrouvé en prison pour fausse identité.

Les heures passèrent et Timon dormait toujours. La plupart du temps, c’était Timon qui s’occupait du bar et celui-ci avait aussi un emploi comme exterminateur le jour… Il pouvait bien se permettre de dormir un peu lors de ses journées de congé. L’amoureux du rose comprenait et par chance, il avait réussi à convaincre son patron de l’envoyer plus souvent à des séances photos se tenant à New-York qu’à l’étranger. Désormais qu’il avait une famille et il avait beaucoup de mal à partir loin pendant un grand laps de temps. Il avait peur, en quelque sorte, que Charlie l’oubli. « Ne dérange pas papa. » Lui souffla-t-il lorsqu’il vit Charlie, dans le cadre de la porte de la chambre, fixer le blond. « Veux-tu aller au parc mon poussin ? On reviendra pour déjeuner. On mangera tous les trois. » Les grands yeux clairs de l’enfant s’étaient mis à briller. Parc. C’était le mot magique. Laurence l’habilla d’un pull violet et d’un jean, puis il alla à son tour choisir ses vêtements : l’une de ses fameuses chemises roses, un nœud papillon ligné noir et blanc ainsi qu’un jean.

Désormais prêt à sortir, Charlie s’était toutefois arrêté face à son tricycle. Il lui donna un câlin et il leva les yeux en direction de son père d’un regard suppliant. Celui-ci soupira doucement et il le souleva d’une main et le sortit de l’appartement. Dans l’ascenseur, le blondinet ne pouvait pas détacher son regard du petit véhicule prit avec force. Son papa était un super-héros pour être capable de soulever un objet si lourd ! « Voilà..! » Le tricycle au sol, le bambin s’y installa et commença à pédaler en direction du parc du quartier. 3 minutes plus tard, ils y étaient. En voyant le sable, Charlie s’était lever et rué en sa direction pendant que Laurence s’installait à un banc non loin, un livre à la main. L’enfant tomba tête première dans le sable et le brun s’apprêta immédiatement à se lever, mais rien : il n’y avait aucune larme. Ce petit était de plus en plus fort et avait caractère de dur à cuire. Il retourna alors à sa lecture, levant le regard de temps à autre pour vérifier que tout allait bien pour son fils.
 

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The first three years was our honeymoon period. Then you settle into the relationship, and it morphs into just living, breathing. It becomes more comfortable, but it becomes a necessity -- something you can’t give up, like an addict.
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Oliver
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OCCUPATION : Apprenti capitaine d'industrie, futur business man, assistant d'espion, rêveur compulsif... Et accessoirement, écolier en 2th grade.
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MessageSujet: Re: Lorsque le destin semble vouloir t'appeler • Oliver Foxworth  Ven 30 Juin 2017 - 18:12
Lorsque le destin semble vouloir t'appeler
Laurence & Oliver
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Le soleil tombait en cascade autour de la petite silhouette, il glissait sur la peau comme une caresse. Les teintes du parc se révélaient plus éclatantes que jamais sous l'étreinte des rayons. Une explosion qui éblouissait l'œil. Sous ces coups répétés de pinceaux dorés, Oliver se sentait revivre, sa mine délavée s'ornait d'un maigre sourire qui aurait presque pu faire oublier la palette blafarde de ses traits. Ses pensées se perdaient dans cet îlot de nature noyé au cœur de la jungle New Yorkaise. C'est que les lumières qui éclairaient sa vie depuis plusieurs semaines n'étaient que de pâles contrefaçons face à l'éclat du ciel. Les reflets des appliques contre les murs de l'Hôpital, de sa veilleuse contre les murs de sa chambre, des craintes contre le fils de ses idées. Un monde gris pour une petite chose que la vie avait déjà trop abimée. Mais dans ce havre de joie, il pouvait s'abandonner à la brise printanière, laisser une symphonie de rire emporter les parcelles d'ombres de son quotidien. Retomber dans l'innocence de l'enfance. Il voulait juste oublier et rêver. Les pieds dans l'herbe, la tête ailleurs. Un nuage était apparu dans son champ de vision. Non, pas un nuage, un lapin ! Non, une maman canard plutôt ! Il n'avait qu'à tendre la main pour prétendre sentir la douceur du coton sous ses doigts. Évidemment, qu'il n'attrapa que de l'air. Évidemment qu'il n'ignorait pas la véritable conception d'un nuage. De la vapeur. Cette vérité était ennuyante, lui se plaisait à imaginer des royaumes dans le ciel.

Sans pitié, la réalité le harponna d'un coup adroit pour le ramener brusquement sur ses rivages. Ouch. Une respiration un peu trop profonde lui arracha une grimace douloureuse. Il fut contraint d'abandonner son lit de verdure pour se redresser doucement et s'asseoir. Une centaine d'aiguilles se logeaient dans sa poitrine. Sous le plâtre, son bras droit le démangeait. Que pouvait-il y faire ? Rien. Interdiction de trop s'agiter, de courir, de trébucher, d'éternuer. Condamné à l'attente. Son corps apprenait doucement à encaisser ces blessures, souvenirs d'une semaine passée en enfer. Les hématomes avaient presque disparu. Il s'en remettrait. Les déchirures de son esprit, en revanche, restaient des plaies béantes qui s'infectaient de jour en jour.

Oliver laissa ses prunelles se promener autour de lui avec hâte. À le voir ainsi scruter les alentours, on aurait pu croire que cet enfant solitaire était là à la recherche de quelques camarades de jeux. Seulement, il n'y avait aucune malice dans ses grands yeux hagards et les coins de sa bouche avaient cette curieuse courbe angoissée, si bien que son visage tout entier n'exprimait plus qu'une seule émotion : la crainte. L'enfant ne cherchait pas une figure connue, cela faisait déjà un bon quart d'heure que ses amis avaient quitté le parc, entrainement de football pour l'un, visite médicale pour l'autre. Ce qu'il surveillait, c'était les dangers du possible. Elle était fine, cette frontière protectrice entre paix et violence, un simple trait que la morale avait tracé au sol. En un souffle, elle s'effaçait, n'importe qui pouvait la franchir. Il suffisait de sauter d'un côté ou de l'autre. Qu'est-ce qui empêchait les autres de ne pas le blesser ? Leurs volontés. Mais quand la volonté encourageait le pire, que pouvait-il faire ? Rien. Cette fameuse frontière n'existait plus, elle n'avait jamais existé. La sécurité est un mythe. Telle était l'affreuse vérité. Se savoir impuissant le terrorisait. Alors, il analysait. Oliver était plus que conscient de son environnement ; le petit se protégeait du monde en voyant le danger partout, tout simplement. La peur faisait bien son œuvre, elle inspirait à son esprit une vigilance exacerbée favorable aux terreurs chimériques ; un pétard devenait une déflagration d'arme à feu, une caresse sur ses joues menaçait à tous moment de se transformer en grippe terrible, quelqu'un qui courait fuyait forcément un danger et ces hurlements, était-ce des cris de joie ou de terreurs ?

Des peurs entre deux battements de cœurs, des visions sous un battement de cils. Quand il n’observait pas l’invisible, Oliver guettait l’apparition terrible d’un visage, celui de son ravisseur. Un brun, une démarche, une voix. S'il n’était pas à l’origine de ses insomnies, il était là, fondu dans la masse, prêt à bondir sur sa silhouette fragile. L’enfant s’imaginait ce bourreau partout. Il était là, quelque part, toujours en liberté, Oliver le savait. Et voilà qu’il se retrouvait abandonné à lui-même dans un parc. Un affreux frisson le secoua comme une feuille. Il était seul, Théana ne viendrait le chercher que dans une heure. Une heure où tout pouvait arriver. Sa raison n’avait pas eu besoin de lui inspirer la peur : elle était déjà répandue sur lui. Respires doucement. Ses mains tremblantes tâtonnèrent l’herbe à la recherche de son petit sac. Souffles. Les conseils de Clémence en tête, il en sorti un bloc à dessin qu’il déposa sur ses genoux ainsi qu’une trousse. Penses à des jolies choses, dessines. La seconde d’après, son crayon oscillait sur la page avec frénésie. C’était pour l’occuper ses longues journées coincées à l’hôpital que Clémence lui avait offert ce carnet. Depuis, il ne s’en séparait plus. Lorsqu’il lui semblait être sur le point de sombrer dans les abimes de la crise d’angoisse, faire danser une mine sur la surface blanche d’un papier cartonné était l’une des rares activités à pouvoir le tirer des abysses.

Les traits d’abord frémissant s’affirmèrent sous ses tracés. Dissimulé entre un banc et un parterre de fleurs, c’était naturellement qu’Oliver avait commencé à esquisser l’une d’entre elles. Une rouge, tellement jolie qu’elle lui faisait penser à celles qui peuplaient les histoires de Mallymkun. Parce qu’une fleur qui chante, c’est forcément joli. Mally aussi elle était jolie, aussi jolie que la fleur, même si elle n’avait pas de pétale rouge sur la tête. C’était décidé, puisqu’il n’avait pas le droit d’arracher les fleurs du parc, il lui offrirait son œuvre. Surtout que son dessin à lui n’était ancré ni à la terre, ni au réel. L’imagination était sa seule limite. Des notes de musique par ci, un semblant de visage par là… Transposé sur papier, son modèle s’était mis à chanter.

Son cœur venait à peine de se calmer lorsque des bruits de pas le forcèrent à relever vivement le visage. On s'approchait. Les sens en alertes, l'enfant surveilla d'un œil méfiant l'homme s'installer sur le banc situé juste dans son dos. Brun, chemise rose, avec un livre. Son observation s'éternisa, peut-être un peu trop. Puis, après s'être longuement persuadé que tout allait bien, il retourna à son activité, non sans jeter plusieurs regards à l'inconnu entre deux coups de crayon. Au cas ou… Quelques minutes plus tard, il ajoutait la touche finale d'une écriture appliquée : ❤️︎ Pour MALLY ❤️︎. Quelques fioritures et enfin, une signature : OLIVER. Il souleva son crayon. Voilà, terminé ! Vraiment ? Pas tout à fait. Le résultat final devait encore affronter l'impitoyable critique. Ses iris balayèrent la feuille, une fois, deux fois. Ce qu'il voyait lui plaisait. Est-ce que Mally aimerait ? Le petit l'espérait de tout son cœur.

Et maintenant ? Oliver déposa son carnet ouvert à côté de son sac. Son dessin fini, c'était l'ennui et l'angoisse de l'attente qui se profilaient à nouveau devant lui. Non loin de lui, un groupe d'enfants gambadaient d'un pas énergique dans l'herbe. Les mains d'un garçon au sourire espiègle se tendaient vers ses camarades sans jamais parvenir à les toucher, ces derniers s'esquivant toujours à sa prise dans un mouvement habile avant de repartir de plus belle. Ils avaient de la chance. Si seulement il pouvait lui aussi aller courir avec eux. Si seulement il n'avait pas perdu cette insouciance spontanée qui pousse certains enfants à se déclarer meilleurs amis après quelques minutes de jeux. À la place, Oliver se dirigea vers le bac à sable. Là, assis sur le rebord, il contempla les grains de sable qui s'échappaient sous ses chaussures, penché en avant, protégeant son plâtre de toute intrusion indésirable. De sa main libre, il commença à s'entourer de petits pâtés. Les tours d'un château. Ou du moins, l'idée qu'il s'en faisait. Qu'est-ce que c'était qu'un château ? Des tourelles, des pièces majestueuses, des rois, des reines, des murs pour vous tenir enfermés, des donjons, des souterrains… Il s'arrêta. Sa main retomba, inanimé, brisant au passage l'une des tours. D'un coup de pied vengeur, il en détruisit une seconde. Comme si ce geste pouvait, en bouleversant l'équilibre des grains de sable, réduire ses souvenirs à l'état de poussière. Ça ne marchait pas comme ça.

Oliver s'apprêtait à démolir une troisième tour quand un pied le devança. Ah bah ça ! C'était une chose de vouloir anéantir ses démons, s'en était une autre de voir ses créations disparaitre sous une chaussure étrangère ! C'était son château, ses pâtés ! « Hé ! » Ses sourcils se froncèrent sous l'étonnement. Le coupable n'était autre qu'un blondinet. Un bébé. Oliver soupira, désarmé par cette petite apparition. « C'est p-p-pas très gentil de casser ce q-que font les autres. » Finit-il par annoncer. Il y avait dans son ton cette fausse sagesse à la limite du mépris qu'Oliver retrouvait parfois chez les grandes personnes après avoir posé une question jugée risible ou stupide. Face à cet enfant plus jeune que lui, il était soudainement passé de l'autre côté du miroir. C'était lui, le grand ici ! Du haut de ces huit ans et un mois, il se faisait figure d'autorité et de savoir. C'était, pour ainsi dire, son devoir d'éduquer la jeunesse. Cette leçon là était très importante. On ne marche pas sur les pâtés des autres sans leur permission, merci.

Son élève n'avait pourtant pas l'air d'être sensible à son enseignement. Ses petites mains avaient attrapé le sable, une pleine poigne que le blondinet observait glisser entre ses doigts, fasciné par ce spectacle. Super. Maintenant, même les bébés se fichaient de ce qu'il avait à dire. Perdu lui aussi dans la contemplation des grains de sable, Oliver resta immobile. Il ne vit pas l'attaque venir. Le petit blond resserra sa prise et lança le contenu de sa poigne sur le visage d'Oliver. « Ah !» Celui-ci grimaça dans un geste de recul, sa main valide plaquée contre ses prunelles rougit. « P-pourquoi t'as fait ça ?! » Pour toute réponse, nouvelle pluie de sables. Qu'est-ce qu'il avait ce bébé à la fin ? C'est qu'il allait finir par lui en mettre dans le plâtre ! « Arrête ! » Cria Oliver. Il n'arrivait pas à chasser les désagréables intrus de ses yeux, la brulure lui était aussi insupportable que cette scène où il se trouvait acteur malgré lui. D'un bond, il se leva en hurlant : « Arrête, je te dis ! Arrête, arrête ! » Le bambin, surpris par les accents violents de son camarade de jeux, recula uniquement pour tomber à la renverse. Il y eut un bref instant de silence durant lequel les deux enfants se dévisagèrent, leurs grands yeux écarquillés. Puis le plus petit éclata en larmes à la stupeur d'Oliver. Non ! Pourquoi il pleurait ? Qu'est-ce qu'il avait ? Il n'avait pas le droit de pleurer ! C'était lui qui avait commencé ! Il n'avait pas le droit !

Pourtant, les pleurs continuaient, ils vrillaient ses tympans. À chaque sanglot, c'était ses propres hurlements dans le donjon qui lui revenait en mémoire. Les sons étaient trop forts, trop distincts, ça l'assourdissait sans pour autant couvrir le tambour de son cœur qui menaçait de bondir hors de la poitrine. Il n'avait pas voulu le faire pleurer. Il n'avait rien voulu de tout ça. Et tout ce monde qui le regardait… Il avait besoin d'air. Oliver ne savait plus quoi faire, il ne désirait qu'une chose, s'isoler de ce bruit qui l'assaillait, de cette lumière devenue trop éblouissante, de la culpabilité qui lui serrait la gorge. À moins que ce ne soit des larmes. Pourquoi ses joues étaient-elles déjà trempées ? Pourquoi est-ce qu'il était comme ça ? Il n'aurait pas dû crier sur ce petit garçon, il le savait. Mais la fatigue, au même titre que la peur, avait fait son œuvre en portant à leurs paroxysmes toutes ses émotions. Elle s'accrochait comme un poids à ses épaules. Seuls ses cernes trahissaient la présence de ce fardeau invisible. Comme un écho, ses pleurs répondirent bientôt à ceux du petit inconnu.

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Every time I close my eyes it starts, the movie in my mind the dream they leave behind, a scene I can't erase. The movie plays and plays the screen before me fills and life is like a dream, the dream I long to find. A world that's far away where life is not unkind where no one comes at night to blow the dream away. ©️ okinnel.


Dernière édition par Oliver Foxworth le Ven 17 Nov 2017 - 10:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lorsque le destin semble vouloir t'appeler • Oliver Foxworth  Dim 20 Aoû 2017 - 19:25
Lorsque le destin semble vouloir t'appeler
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Ce qui embarrassa le plus Alice au commencement du jeu, ce fut de manier le flamant ; elle parvenait bien à fourrer son corps assez commodément sous son bras, en laissant pendre les pieds ; mais, le plus souvent, à peine lui avait-elle allongé le cou bien comme il faut, et allait-elle frapper le hérisson avec la tête, que le flamant se relevait en se tordant, et la regardait d’un air si ébahi qu’elle ne pouvait s’empêcher d’éclater de rire. Laurence arqua un sourcil. Il n'avait pas souvenance d'avoir fait rire cette sôte d'Alice. Elle était si stupide. Si incapable. Il avait dû lui-même l'utiliser comme bâton de croquet. Cette gamine ne servait à rien. Oh, bien sûr, elle avait réussi a redonner le trône à la reine blanche. Mais qui en profitait désormais? Certainement pas lui! Il n'avait même pas eu la chance d'en profiter qu'il s'était réveillé à côté d'une benne à ordure, écrasé sous le poids de Timon. Par chance, tout avait tourné pour le mieux pour l'ancien flamant rose; il était heureux. Bien des êtres comme lui n'avaient pas eu cette chance. Certains avaient été torturés. Il se souvenait encore de la lettre reçu de la part de Lucas. Laurence avait cela à la rigolade, mais oh comme il avait eu peur en entendant son amoureux lui dire qu'il désirait y aller. Évidemment, Laurence avait préféré resté auprès de son fils, d'autant lui que Kiara et Elsa ne semblaient pas disponible pour le garder. C'est par le billet de Timon, lors de son retour, qu'il apprit que Mallymkun avait elle aussi été séquestré. L'ancien volatile cru sentir son cœur raté un battement. Certes, Mally n'était qu'une femme, mais c'était SA femme. Jamais il n'avait cru se lié d'amitié avec une personne du sexe opposé puisqu'elles étaient tous inférieures aux hommes, mais étrangement, elle était l’exception à la règle... Sans parler qu'ils avaient un lien quelque peu ambigu.

Laurence continua de lire le chapitre, mais un cri le perturba et il leva son regard kaki en direction de son fils. « Hé ! » Un jeune garçon avait décidé de se lier d'amitié avec Charlie, adorable. Laurence sourit pendant quelques secondes, mais ses traits changèrent brusquement lorsqu'il vit le petit inconnu hurler contre son fils. Énervé, Laurence se leva d'un bon et se dirigea vers lui. Alors qu'il s'avança d'un pas rapide, le trentenaire assista à une scène qui aurait fait paniqué n'importe quel parent : On venait de pousser sa chair. Charlie se mit à déchirer le silence du parc de ses pleurs incontrôlables. Se mettant à courir, Laurence se rua vers lui et le prit dans ses bras pour le consoler. Le faisant sautiller doucement dans ses bras, le brun lui caressa les cheveux couverts de sable pour tenter de l'apaiser. « C'est qu'un bébé! » avait-il grogné à l'enfant qui avait prit sa revanche. « Tu crois sérieusement qu'il comprend qu'il ne faut pas lancer du sable aux gens?  » S'agrippant à la chemise rose de son père, Charlie avait cessé de pleurer et observait silencieusement le rouquin. « Tes parents ont peut-être oubliés de t'inculquer des bonnes manières. » Ajouta-t-il les sourcils froncés. Le flamant rose déposa finalement Charlie et délicatement, il tenta d'enlever un maximum de sable sur ses vêtements. Désormais à la hauteur de l'inconnu, Laurence observa avec attention. Il ne semblait pas en très bon état. Il avait quelques ecchymoses et un plâtre au bras... Peut-être que ses parents n'étaient tout simplement pas aimants. Laurence n'avait jamais connu ses parents, ils avaient eu la tête tranché, mais il savait que ceux-ci avaient un rôle très important dans le développement d'un enfant. « Aurais-tu faim? Ou soif peut-être? » Laissant les deux enfants au carré de sable, Laurence se dirigea vers le banc où son livre s'était finalement refermé à cause du vent et il fouilla dans son sac qui contenait une petite boîte de jus aux pommes. Ce devait être pour Charlie, mais voyant l'état d'Oliver, l'homme ne pouvait faire autrement que de tenter de prendre soin de lui.

En route vers le rouquin, le regard du flamant rose s'arrêta sur un sac et un dessin à quelques pas du banc. Scrutant l'horizon, il ne pu que conclure qu'ils étaient au gamin au plâtre. Voulant bien faire, Laurence prit le dessin pour le glisser dans le sac, mais quelque chose le dérangea. Ou plutôt quelqu'un. Mally. Comme Mallymkun? Il connaissait Mallymkun? Ou peut-être était-ce une autre Mally? Mais non, impossible. Ce nom n'était pas commun. Il n'y avait qu'une Mallymkun. Il prit le sac et, sans y mettre le morceau de papier à l'intérieur, il retourna rapidement le voir. Paniqué, il braqua le papier sous le visage de l'enfant. « Mally? Comme pour Mallymkun? Tu es Oliver? Celui que Mally cherche?! » Quelques mois plus tôt, Laurence avait eu vent d'un certain enfant maltraité par un homme. Si ses souvenirs étaient bons, la loir désirait le faire sortir de cet enfer et Laurence était prêt à l'expédier à Paris si cela était la solution.  
 

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MessageSujet: Re: Lorsque le destin semble vouloir t'appeler • Oliver Foxworth  Lun 2 Oct 2017 - 1:39
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The zest of life has vanished only the skeleton remains unexpectedly vile

Oliver tremblait. De fatigue, de tristesse, de colère. À ses pieds, le petit pleurait, un chagrin qui l'accusait autant qu'il l'agressait. Le bébé criait trop fort, les allées et venues de sa voix prenaient des allures d'alarmes stridentes. Arrêtes de pleurer, j'ai pas fait exprès, s'il te plaît… Dans un mouvement précipité, Oliver porta sa main gauche jusqu'à son oreille, comme si ce simple geste pouvait effectivement mettre fin aux ballets d'ondes sonores qui semblaient ricocher au creux de sa tête. Sans succès. Ses larmes, à lui, étaient silencieuses, ils se noyaient dans la cacophonie ambiante. C'était trop fort. Tout. Les pleurs, la lumière, les battements de son propre cœur. Ça tambourinait entre ses oreilles, de plus en plus vite et soudainement conscient de sa propre respiration laborieuse, Oliver commença à manquer d'air. Ses poumons étaient soudainement trop petits, inutiles. Respires doucement, penses à de jolies choses… Mais s'il n'y arrivait pas ? Si les seules images que parvenaient à lui insuffler son esprit, c'était lui en train de s'étouffer ? En train de mourir ? Inspirer. Car c'était précisément l'impression que lui faisaient ces soudaines crises d'angoisse. Mourir. Expirer. Les genoux en compote, il crut un instant devoir s'asseoir, sous peine de tomber, quand une ombre passa sur lui. Inspirer. Le blondinet décolla sous ses yeux, porté par les bras protecteurs de l'homme à la chemise rose. Presque, aussitôt, les pleurs cessèrent de déchirer l'air, cependant, ça résonnait toujours dans ses tympans, mais pas assez pour l'empêcher d'entendre les réprimandes de l'adulte. Expirer. Son regard glissa jusqu'à ses chaussures. Il ne les quitta plus.

Sous des reproches et des vêtements trop grands, Oliver se faisait minuscule. Les paroles de l'inconnu se mélangeaient aux vacarmes de ses pensées, rythmées par les palpitations frénétiques de son cœur et le tempo de sa respiration. Il n'avait pas fait exprès. À vrai dire, il n'avait pas levé la main sur ce bébé, la violence de la scène était venue d'ailleurs, de sa propre voix. Oliver ne s'expliquait pas cet excès, pas plus qu'il ne s'expliquait ses crises de panique ou ses larmes. C'était là, niché dans son être. Dans sa tête. Ça l'empêchait de dormir, ça tuait les bribes d'excuses et de répartie qui naissaient au fond de sa gorge. J'ai pas fait exprès, pardon monsieur. Sa bouche s'ouvrait, aucun son n'en sortait. Les réponses ne lui manquaient pourtant pas. « Tes parents ont peut-être oublié de t'inculquer des bonnes manières. » Oliver tressaillit. Ses prunelles se relevèrent subitement vers le brun, vives et animées. Il y avait quelque chose derrière ses larmes, un éclat âcre, presque mauvais, qui teinta brièvement son visage chétif d'une résignation haineuse. Une ligne avait été franchie, une ligne qu'Oliver n'avait jamais soupçonné : on avait insulté ses parents. Deux entités sans réalité dans son présent, mais bien présente au sein de son imagination. Papa, Maman et autres figures familiales prenaient vie aussitôt que les portes du réel se fermaient. Perdu dans son paysage mental, c'était tout un film qu'il déroulait le long son esprit, une nouvelle vie où tous les bonheurs étaient possibles. Personne pour crier, plus aucune larme versé, juste lui, Clawd, et leurs ‘parents'. Une fantaisie si chère à son cœur que la simple idée de voir un inconnu s'approprier ses figures-là le plongeait dans une colère aussi amère qu'inattendue. Il les détestait. Lui, ce bébé. Parce qu'ils lui rappelaient ce qu'il n'avait pas, ce qu'il n'aurait peut-être jamais, qu'en leur présence, il était incapable d'exprimer les émotions qui l'habitaient. Son corps refusait de coopérer.

Peu importait. Oliver, lui, savait. Il savait qu’on lui avait encalqué les bonnes manières. Clawd lui avait appris à dire, s’il vous plaît et merci, des mots magiques qu’il lui arrivait d’omettre, mais qu’il n’avait pas oublié. Je peux rester avec toi s’il te plaît ? Merci, je t’aime. Car il se souvenait avoir été à la place de cet enfant. Il se revoyait, lové dans les bras de Clawd, la tête posée sur son épaule, les paupières lourdes, divaguant entre rêve et réalité. Ces courts instants prisonniers aux frontières du sommeil étaient confus, ils venaient toujours accompagnés de cette terrible peur : celle de disparaître à jamais, de se perdre entre deux univers. Mais avec Clawd, cette inquiétude disparaissait. Tout juste conscient du contact de ses petits bras autour de la nuque de l’adolescent, il ne s’en souciait plus, enroulé dans une aura protectrice. Un seul sentiment l’occupait alors : son amour pour Clawd, pur, simple et sans limite. C’était paisible, cette douce certitude d’aimer et d’être aimé. Des souvenirs de papier. Où étaient passés ces bonheurs-là ? Envolé. Tout juste assez présent dans son esprit pour lui faire sentir leur absence, trop fanée pour en ressentir la chaleur. Clawd lui manquait. S’il avait été là, il aurait trouvé les mots justes, il aurait su répondre. Il l’aurait sauvé des monstres. Tous les monstres, chimériques comme réel. Seulement Clawd n’était plus là et personne ne pouvait donner la réplique à l’adulte ou le protéger. Les lèvres pincées, Oliver laissa ses yeux glisser à nouveau vers le sol. Sous le filtre de ses larmes, l’herbe perdait tous ses détails.

Pourtant, il continua à fixer cet océan informe de verdure pendant un moment, comme déconnecté de son environnement, son bras valide croisé sur sa poitrine dans un geste auto-protecteur. On l’observait, Oliver pouvait sentir les regards peser sur sa personne, il s’effondrait sous leurs poids. Sentant ses forces l’abandonner, il s’essaya dans l’herbe, trop concentré sur sa respiration pour prêter attention aux nouvelles paroles de l’adulte. L’enfant voulait simplement rentrer chez lui, regarder la pat’ patrouille avec un goûter et jouer avec sa voiture. Ou bien s’envoler dans son carton improvisé vaisseau spatial. Une minute, peut-être cinq, et il se remettrait sur pied pour quitter cet endroit, la source même de son anxiété. Plusieurs brins d’herbe arrachés et quelques instants plus tard, il releva la tête uniquement pour rencontrer le visage de l’inconnu. Quoi, il était encore là ? Oliver se raidit, craignant de se faire à nouveau gronder, lorsque ses prunelles se posèrent sur ce que l’adulte tenait entre ses mains. Son dessin. « Hé, c’est à m-moi… » Couina-t-il en se relevant, le rouge aux joues. Il n’aimait pas qu’on observe ses élans créatifs. Par timidité, par secret. C’était son dessin. « Mally? Comme pour Mallymkun? Tu es Oliver? Celui que Mally cherche?! » Mally. Il avait écarquillé les yeux à l’évocation de ce prénom. La main qu’il avait tendue pour récupérer son œuvre était retombé. Cet homme connaissait son prénom ? Il connaissait Mally ? Et elle le cherchait ? « P-p-pourquoi elle me cherche ? » Oliver senti son cœur repartir de plus belle dans sa poitrine. Mally. La dernière fois qu’il avait entendu le son de sa voix, c’était au téléphone, suite à un cauchemar. Poussé hors du lit, il avait eu besoin de savoir que tout était fini, que Mally n’était plus la figure cadavérique de ses souvenirs et de ses rêves. Qu’elle allait bien. « Elle a oublié où j’habite ? C’est son bras q-qui lui fait encore m-m-mal ? Elle a encore un trou d-dedans ? » Une foule de questions se bousculaient dans son esprit, des questions qui le menèrent rapidement à une parade de et si. Et si quelque chose de grave était arrivé ? Et si Mally était à l’hôpital ? Et si on lui avait coupé son bras malade ? Ou pire… Ses mains se remirent à trembler. Oliver les glissa dans son dos. La figure imbibée de peur, il articula une suite de sons que sa respiration hasardeuse rendit d’abord incompréhensibles, ce qui le força à recommencer sa phrase : « Les m-méchants l’ont p-pas re-c… » capturé. La phrase mourra sur le bord de ses lèvres. S’aventurant dans des eaux dangereuses, l’enfant avait frôlé la bêtise.

Les événements du mois derniers, on les taisait. C’était un secret. Oliver n’avait pas vraiment cherché à comprendre les raisons de ce silence, le petit se contentait de suivre à la lettre ce qu’Helga et Hadès lui avaient dit, seulement, il supposait que cela avait un lien avec les histoires de magies et autres passages secrets. Ces histoires-là, ils ne les aimaient pas. D’un regard fuyant, Oliver scruta le parc, prêt à voir surgir une quelconque menace, comme si la simple évocation des méchants pouvait suffit à les invoquer. Par chance, la parole d’Oliver n’était pas performative. Il souffla. Le parc ne lui apparaissait plus comme un lieu paisible et joyeux. L’enfant ne voyait plus que les dangers s’y trouvant, aussi invisible soit ils. Et la présence de cet inconnu ne faisait que renforcer la peur qui l’habitait. Il fallait rentrer. Il voulait rentrer. « Il faut q-que je rentre… Clémence et M-Mally ont dit que j’ai p-pas le droit de p-parler aux inconnus… » Il déglutit, osa avancer une main vers son dessin qu’il arracha presque des mains de l’adulte. Aussitôt, il se hâta de le fourrer dans son sac. « Vous p-pourrez dire à Mally que j’ai pas d-déménagé ? Et q-que je pourrai lui t-téléphoner ? » La voix de Clawd résonna discrètement dans un coin de sa tête : Qu’est-ce qu’on dit ? « S’il vous p-plaît… Merci. P-p-pardon. » Un dernier coup d’œil, et il était parti.

Il s'éloigna, d'un pas qu'il aurait aimé assurer, mais sa démarche hasardeuse trahissait sa confusion. Oliver marchait sans but précis, avec une seule idée en tête : s'isoler. Loin des regards, du bruit, et surtout des inconnus. Ses pas le menèrent jusqu'à un autre banc, non loin d'un petit lac. Et maintenant ? Rien. Il devait attendre Théana. Alors, il ne bougea pas, arrangea les affaires dans son sac. Rien ne l'empêchait de rentrer par lui-même, mais la perspective de errer seul dans les rues New-Yorkaises étaient bien plus terrifiantes que les ombres menaçantes de ce parc. Son dessin était froissé. Oliver le considéra un instant. La fierté qui l'avait animé un quart d'heure plus tôt avait disparu, remplacé par un dégoût à la fois envers son œuvre et lui-même. C'est moche. Pourquoi les couleurs étaient elles si criardes ? Les formes si tremblantes ? Ça ne ressemblait à rien. Son dessin était aussi nul que lui. Oliver le déchira, la gorge serrée. Le fond de son sac n'était plus qu'un amoncellement de bouts de papier et de feutres. Il en saisit un, remonta doucement la manche de son manteau jusqu'à dévoiler son plâtre. Celui-ci était intact, hormis les quelques signatures qui le décoraient ici et là. Oliver aimait bien les lire, elles lui donnaient un sentiment rassurant d'appartenance. Seulement, elle n'était pas là, celle qu'il aurait désiré voir de tout son cœur. Celle de Clawd. Son feutre en main, il remédia lui-même à cet oubli en traçant d'une écriture vacillante le prénom de son grand frère de cœur. ♡ Clawd ♡. C'était un geste étrange, presque pathétique à observer, cet enfant solitaire signant son propre plâtre, des larmes encore fraîches sur ses joues. Mais Oliver était incapable de juger ses propres actions. Il était presque lointain, l'accident avec le bébé. Plongé dans la contemplation de ce prénom, Oliver n'y pensait plus éprouvant tout le conflit de la nostalgie, ce mélange curieux de bonheur et de tristesse qui gonflait son petit cœur d'affection pour Clawd tout en créant des sanglots au fond de sa gorge. Oui, Clawd lui manquait, seulement, il y avait des jours où son absence était beaucoup plus douloureuse que d'autres. Ces pensées qui vagabondaient dans son esprit ne faisaient qu'alourdir son cœur.

Au fur et à mesure des minutes, il avait observé la ronde des canards se déroulant sous ses yeux. Une maman canard et ses bébés, comme celle qu’il avait cru deviner dans les nuages plus tôt ! Ses jambes fouettèrent un moment l’air puis n’y tenant plus il se releva. Oliver aimait bien les canards. Si seulement il avait des biscuits dans son sac… Lentement, il s’approcha du petit lac, désireux d’étudier la petite famille sans les faire fuir. Peut-être fut-il trop lent. Peut-être resta-t-il trop longtemps sur le sentier. Le monde tournait toujours trop vite autour de lui. Un vélo le dépassa à toute allure, puis un second. Il y eut un léger bruit de sonnette à sa droite. Oliver sursauta, tourna la tête, uniquement pour voir un troisième vélo lui foncer dedans. BOUM. Le vélo et son jeune propriétaire chutèrent dans l’herbe tandis qu’Oliver s’écrasa sur le sentier. Il avait voulu tendre les bras, offrir ses mains au sol pour amortir sa chute. En vain. Seul son bras gauche répondit véritablement à son réflexe. La chute n’en fut que plus dure. L’impact contre le sol de son corps à peine cicatrisé chassa tout l’air de ses poumons. Privé de souffle, il loucha d’abord sur les craquelures du sentier, avant de se mettre à crier. Ça faisait mal. Et malgré les épreuves de ses derniers mois, Oliver était encore incapable de prendre du recul face à la douleur. Ça consommait son esprit, sciait ses membres déjà meurtris. « Hé, désolé, ça va ? » En guise de réponse, un couinement. Non, ça n’allait pas. Il avait mal partout. Il était persuadé que son corps tout entier était cassé et, horreur, il saignait. De petits points rouges perlaient sur sa paume gauche. Une tâche venait d’apparaître sur son jean à l’emplacement de son genou droit. Il saignait ! Sa main ! Son genou ! Les couinements redoublèrent. Et pire encore. Les canards, effrayés par cette soudaine agitation, avaient disparu.

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Every time I close my eyes it starts, the movie in my mind the dream they leave behind, a scene I can't erase. The movie plays and plays the screen before me fills and life is like a dream, the dream I long to find. A world that's far away where life is not unkind where no one comes at night to blow the dream away. ©️ okinnel.


Dernière édition par Oliver Foxworth le Ven 17 Nov 2017 - 10:23, édité 2 fois
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Le rose est mon âme-sœur ♥
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COTE COEUR : Le rose ♥ Charlie ♥ Le rose ♥ Timon pour toujours ♥ Mais SURTOUT le rose ♥
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HUMEUR : Oh du rose! ♥
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MessageSujet: Re: Lorsque le destin semble vouloir t'appeler • Oliver Foxworth  Dim 29 Oct 2017 - 22:00
Lorsque le destin semble vouloir t'appeler
Oliver Foxworth & Laurence Legay
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Les nouvelles de Mallymkun se faisaient rares. Bien que Laurence et elle étaient de bons amis, les disputes ne se faisaient pas rares et l'homme devenait rapidement grincheux pendant plusieurs journées après une engueulade au téléphone. La dernière fois qu'ils avaient discutés ensemble, l'ancienne loir avait évoqué le prénom d'un garçon qui se faisait maltraité, ou du moins qui n'avait pas une bonne qualité de vie selon elle. Nouvellement papa, Laurence avait senti son cœur se serrer. Jamais il n'avait cru cela possible, ressentir de la compassion pour un étranger. Lui, qui à son arrivé était méchant et égoïste, voilà qu'il se sentait concerné par le mal-être du prénommé Oliver. Il n'avait malheureusement pas eu davantage d'information à son sujet, encore à cause d'une dispute. Laurence avait bien comprit le tourment de son ami, mais ils ne pouvaient rien faire pour lui. C'était illégal de kidnapper des enfants et  si une plainte au gouvernement n'était pas suffisante, c'est qu'Oliver n'était pas si malheureux. Par la suite, Laurence avait ouï dire que son amie avait fait partie des victimes de Louis, mais qu'elle allait heureusement bien. Il était soulagé, mais il ne l'avait toutefois pas appeler pour prendre de ses nouvelles, encore énervé de leur dernière dispute téléphonique. « P-p-pourquoi elle me cherche ? » Les sourcils du brun se froncèrent. Pourquoi lui avait-il dit cela? Et que devait-il répondre désormais? Il était cependant évident que le petit souffrait de maltraitance. « Elle a encore un trou d-dedans ? » Il cru sentir son cœur rater un battement. Timon lui avait pourtant dit qu'elle allait bien, pourquoi ne lui avait-il pas dit qu'elle était blessée. « J- … » Il prit une pause, perdu dans ses pensées, le regard vide. « J-je ne sais pas. » Il se sentait trahi par Timon. Pourquoi lui avait-il caché ça ? Peut-être qu'il était toujours en colère contre elle, lui qui avait une dent contre elle. C'était une guerre froide inexplicable.

Lorsque l'enfant évoqua à les kidnappeurs, l'attention de Laurence se reporta sur lui. Alors il était au courant? En était-il lui aussi une victime? Comment pouvait-on ne pas avoir de cœur à ce point? Lui? Un pauvre enfant. Il ne connaissait rien à la vie, il était naïf, pourquoi quelqu'un aurait-il osé lui faire du mal? C'était déconcertant. L'ancien flamant rose voulu déposer une main réconfortante sur l'épaule frêle du rouquin, mais celui-ci lui prit vivement le bout de papier qu'il tenait toujours dans sa main et le rangea rapidement dans son sac à dos. Il lui demanda de tenir informer Mallymkun, puis il partit après lui avoir annoncé qu'il ne devait pas parler aux inconnus. Sage décision, mais quelque peu dérangeante à ce moment précis. Le regardant pendant quelques secondes, Laurence se décida à son tour de quitter le parc puisque Charlie était désormais couvert de sable. Il le prit dans ses bras, puis tourna la tête pour observer une dernière fois le rouquin au loin. Ce pauvre enfant....

Il rangea son roman dans son sac puis déposa le blondinet dans sa poussette. Plongé dans son regard azur, le père espérait que son innocence reste intact. Qu'il ne soit pas comme ce pauvre Oliver. Qu'il reste pur et heureux. Il lui caressa tendrement la tête et l'attacha pour retourner à l'appartement. Bien qu'il était de bonne humeur grâce à la météo de la journée, Laurence restait toutefois fort songeur. Jamais il n'avait senti une aussi grande détresse dans le regard de quelqu'un. Il avait l'impression d'être ronger de l'intérieur. Ce fut quelques minutes plus tard, sur le chemin du retour que Laurence assista à la chute d'un cycliste. Pressant le pas, il alla voir ce qu'il s'était produit et c'est là, il réalisa qu'Oliver était lui aussi dans cet accident. Le cycliste semblait bien aller et alla voir le plus jeune pour lui demander s'il allait bien. À première vue, non il n'allait pas bien, mais étant trop jeune, le cycliste ne savait pas quoi faire pour l'aider. « Je vais m'en occuper... » Souffla Laurence en se penchant vers l'ancien animal. Suite à cela, le fautif se contenta se s'excuser, avant d'enfourcher à nouveau sa bicyclette.

Oliver saignait. Le pauvre petit s'était ouvert à quelques endroits en essayant de ne pas tomber. Tentant de l'aider à se relever, le brun faisait tout de même attention au bras plâtrer. « Il faut qu'on désinfecte ça. » s'était-il contenté de dire en regardant l'intérieur de ses paumes couvertes de terre et de sang. Il fouilla dans son sac et en sortit une lingette pour bébé et essuya grossièrement les mains, puis constata qu'une tache rougeâtre apparaissait tranquillement au niveau de genou droit. Ses iris kakis le scruta longuement. Il ne pouvait pas le laisser comme ça. Hésitant, il lui proposa de venir chez lui pour mieux nettoyer tout ça. « Je vis tout près d'ici... Il ne faudrait pas que ça s'infecte... Tu pourrais perdre ta jambe qui sait. » Il prit une pause en se demandant si cela allait être suffisant pour qu'il décide de le suive. « … Tu pourrais appeler Mally toi-même si tu le souhaite. Je suis sûr qu'elle serait heureuse de te savoir en sécurité avec moi. » Voilà. C'était la phrase magique, il en était persuadé. Déposant sa main sur l'une de ses épaules, Laurence le poussa doucement pour que celui-ci vienne avec lui. Malheureusement, il ne pouvait pas l'obliger puisqu'il devait pousser Charlie, mais il était persuader que la possibilité de parler à son amie allait être suffisante pour qu'il le suive.

Le chemin prenant généralement 3 minutes à pied leur prit une bonne dizaine de minutes; Laurence marchait à son rythme boiteux. Charlie commençait cependant à l'impatienter et il se mit à pleurer lorsqu'ils furent dans le hall d'entrée de l'immeuble. L'homme le détacha et plia la poussette dans l'espoir qu'il se calme. Le bambin  se mit à trotter jusqu'à l'ascenseur et tenta d'appuyer sur le bouton largement trop haut pour lui. « Papa! » cria-t-il à répétition, excité à l'idée de voir Timon réveillé à leur retour. Laurence appuya pour son fils et lui prit la main pour l’entraîner à l'intérieur de l'ascenseur après qu'Oliver y soit entré. « Ça ne sera pas très long, ne t'en fais pas. » Arrivés à l'étage, Charlie lui lâcha  main et couru en direction d'une porte non loin. « C'est ici. » annonça-t-il en sortant ses clefs de son sac. Il déverrouilla la porte et entra à l'intérieur de l'appartement. Il déposa la poussette contre le mur et, lorsqu'Oliver entra, il verrouilla la porte d'entrée par automatisme. Il faut dire que l'ancien appartement dans lequel ils vivaient lui et Timon n'était pas dans un quartier particulièrement sécuritaire et qu'il avait prit l'habitude de toujours verrouiller la porte, au cas où.
 

••••

by Wiise

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-David Burtka
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Lorsque le destin semble vouloir t'appeler • Oliver Foxworth

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