If I could tell her ⊱ Clemey

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Aiko 'Honey' Miyazaki
ღ A Mind at Work

Honey Lemon
PHOTO D'IDENTITE :



Chemistry ♥:
 

DESSIN ANIME D'ORIGINE : Big Hero 6, Les Nouveaux Héros.
ÂGE DU PERSONNAGE : 21 ans.
COTE COEUR : Rien que la chimie pour l'instant.
OCCUPATION : Enchaîne les petits boulots, tiens un blog et une boutique de vêtement en ligne. Future etudiante en génie chimique.
LOCALISATION : Londres.
HUMEUR : Déterminée.
PRESENCE/ABSENCE : Présence réduite.
DOUBLES COMPTES : Oliver Foxworth, Anna d'Arendelle
PERSONNALITÉ & CRÉDITS : Olivia Holt, avatar de moi-même, gif de Tumblr.
MON ARRIVÉE : 14/02/2015
MON VOYAGE : 410
POINTS : 147
MessageSujet: If I could tell her ⊱ Clemey Dim 27 Aoû 2017 - 23:41
If I could tell her
Clemence & Honey
If I could tell her, tell her everything I see
if I could tell her how she's everything to me. But we're a million worlds apart and I don't know how I would even start If I could tell her

19h44 C'était plus fort qu'elle. Ses doigts avaient beau pianoter mécaniquement sur l'écran situé devant elle pendant que ses lèvres délivraient des formules toutes faites dans un automatisme presque parfait, c'était vers l'horloge que son regard glissait sans arrêt. « Ce sera tout ? » 19h45. Plus que quinze minutes. À croire que malgré toute l'agitation émanant de cet endroit, les secondes trouvaient encore un moyen de s'étirer indéfiniment pour faire durer le supplice. « Très bien, ça vous fera £13,16 veuillez avancer jusqu'au prochain guichet pour le règlement, merci. » La voiture disparut de la caméra, uniquement pour apparaître sous son nez quelques secondes après. « Vous réglez comment ? » C'était long. Les journées étaient longues et ni le brouhaha permanent qui lui servait de fond sonore, ni les tâches qu'elle devait accomplir simultanément ne réussissait à combler la terrible longueur des minutes. « Bonsoir, je vous écoute. » Dit-elle dans le micro tout en recevant les £13,16 du client précédent. C'était long, parce qu'au milieu de tout ça, elle trouvait encore le moyen de réfléchir. À quoi ? À tout. À hier, à aujourd'hui, à demain. Surtout à demain. Son esprit contemplait de précieux objectifs que l'avenir lui faisait miroiter. Un appartement. L'université. C'était toujours vers le futur que se tournaient ses pensées, ce même futur dont dépendait tout son présent. « Alors, hm, un menu big mac, frites, coca. Un happy meal avec un cheeseburger, des frites, une oasis. Pour garçon, le happy meal. Et toi chérie, tu veux quoi ? » Honey ne put s'empêcher de lever furtivement les yeux au ciel. Les stéréotypes de genres l'agaçaient. Cette manie à vouloir enfermer chaque individu dans une boîte. Bien sûr, ce serait tellement dramatique si un petit garçon se retrouvait avec une Barbie entre ses mains. Les poupées grandes destructrices de virilité, c'était bien connu.

Quoi ? Voilà qu'elle était sarcastique ? Ça ne lui ressemblait pas. Peut-être, étaient-ce les hésitations interminables de la femme au bout du fil qui la mettait dans cet état. Ou la fatigue. À moins que ce ne soit l'inertie où elle avait l'impression d'être plongée depuis quelque temps. Elle n'avançait pas. Il lui semblait que sa vie tout entière stagnait. Bientôt deux ans qu'elle vivait dans ce… Monde, dimension, univers, peu importait. Deux années où elle avait tourné en rond. Ses recherches concernant sa mystérieuse arrivée n'avaient mené à rien, son étude récente des portails s'était avérée tout aussi infructueuse. Des questions, encore et toujours. Il y avait de la magie, de l'inexplicable là-dedans, ça la rendait folle. Les semaines passaient, le monde bougeait, mais pas elle. Non. Deux ans, et elle était toujours là, à courir après l'argent, à enchaîner commandes ou petits boulots avec l'espoir de pouvoir un jour reprendre sa vie d'avant. Avec amertume, Honey songeait à ses années d'études perdues, au retard accumulé, aux papiers qu'il lui faudrait falsifier pour espérer prétendre aux bourses… Un pas en avant, c'était deux pas en arrière. « Ce sera tout ? » Les cours lui manquaient. Affreusement. La chimie, ses études, ça avait été toute sa vie. Du jour au lendemain, cela lui avait été enlevé, réduit à des rêves de petites filles ou à des ambitions démesurées. C'était comme errer sans but dans un monde si proche et pourtant si différent de San Fransokyo. Sa ville aussi, lui manquait. Longtemps protégé par son optimiste naturel, il lui avait fallu un moment avant de mettre des mots sur ce sentiment qui, parfois, la saisissait, se voulant de plus en plus présent. Un sentiment de pur vide.

***


20h15 Le ciel était sale, absent. Un voile grisâtre s'était abattu sur Londres. Honey n'avait pas profité plus longtemps de ce début de soirée pluvieux. À peine libérée, c'était le pas pressé qu'elle s'était engouffrée dans la station de métro la plus proche. Là, brassée par les mouvements de la rame, elle s'était mise à dérouler machinalement son fil d'actualité Instagram. Direction, l'appartement de Clochette. Son chez elle. Ou du moins, ce qui y ressemblait le plus. Honey soupira. D'où lui venait cet état d'esprit là ? La jeune femme n'en avait aucune idée, mais cet abattement lui collait à la peau depuis quelques semaines. C'était idiot. La vie n'avait pas à être fade ou futile. Il y avait plus, il y avait toujours eu plus. Tout ce qu'elle avait à faire, c'était ouvrir les yeux, se concentrer sur les bonheurs éphémères, petites choses du quotidien qu'il fallait attraper au vol. Un sourire apparut brièvement sur son visage. Il y avait deux choses que même sa déprime passagère ne parvenait pas à tâcher. L'existence des chasseurs, et Clémence. Constamment nichées dans un coin de ses pensées, elles ne manquaient jamais de tirer Honey hors de ses idées moroses. La première lui occupait l'esprit. La seconde, le cœur. Les chasseurs, parce que la découverte de leur présence ainsi que ses mésaventures du mois de mars avaient soulevé un nombre non négligeable de mystère qu'il lui fallait encore élucider. Clémence, parce que le simple son de sa voix ou le moindre souvenir de son sourire suffisait à lancer le cœur d'Honey dans une course folle.

Et elle souriait, Honey car permis la ribambelle de posts instagram, le joli visage de Clémence venait d'accrocher ses prunelles. Clémence qui s'enthousiasmait sur les petites choses de la vie. Clémence, aussi passionnée que passionnante. Il y avait mille et une choses qu'elle aimait chez elle. La lueur espiègle de ses iris bruns. La ligne dessinée par ses lèvres lorsqu'elle souriait, de ce petit sourire à la fois subtile, honnête, parfait, légèrement courbé vers la droite. La fossette qui se creusait sur sa joue lors de ces sourires-là. Les nuances bleutées qu'on retrouvait sans cesse dans ses tenues. Cette manière qu'elle avait de danser, comme si le monde entier autour d'elle disparaissait. Ce mélange de douceur et de détermination qui forgeait son caractère. L'odeur de son shampoing. Son rire. Sa voix. La voix, c'était ce qui se fanait le plus vite dans une mémoire. C'était ce qui lui manquait en premier. Aucun SMS n'égalait ce son-là. C'était curieux, l'importance que prenaient ses détails à ses yeux. Mais c'était ces détails qui l'avaient fait tomber amoureuse. Aiko s'y accrochait depuis son retour de Transylvanie. Ça lui était tombé dessus. D'abord lentement, puis tout d'un coup. Boosté par l'adrénaline et la peur, quelque chose s'était éveillé en elle lors de leurs péripéties en forêt. À peine l'eut elle réalisé qu'il était déjà trop tard. Trop tard pour empêcher les papillons de prendre leurs envols dès que ses yeux avaient le bonheur de rencontrer ceux de Clémence, trop tard pour ignorer que partout où elle se projetait dans l'avenir, Clémence était là, indissociable du futur qu'elle s'imaginait. Non, la vie n'avait pas à être fade ou futile. Pas tant que Clémence pouvait en faire partie.

***





Hey~
Tu vas bien ? Devine quoi, ça y est, j'ai fini ta robe ! Et comme je n'ai rien de prévu pour la soirée, je me disais que je pourrai en profiter pour venir déposer la robe et te voir. Tu fais quelques choses de particulier, là, tout de suite ?
21:59

Honey avait agi sur un coup de tête. Ça ne lui arrivait pas souvent, et pourtant. Elle venait tout juste de sortir de la douche, prête à dîner avec Clochette et Peter, quand son regard était tombé sur sa dernière commande, accrochée dans un coin de la pièce, réclamant sa propriétaire. La minute d'après, elle saisissait son sac pour se diriger vers la Plume Magique, le vêtement soigneusement emballé dans une housse. Il s'agissait d'une petite robe bleue pastelle dotée d'une paire de manches blanches retombant sur les épaules et d'une broderie représentant un os décoré de fleur. Pour Clémence. Bien sûr que c'était pour Clémence. Il n'y avait qu'elle pour demander une robe décorée d'un os. Honey ne connaissait pas grand du passé de la brune, néanmoins elle adorait voir cet aspect de sa vie ressortir discrètement dans ses tenues, telle une signature. Ne pas oublier d'où l'on venait, c'était important, tout comme embrasser ses différences. Chargée de symbolisme ou non, cette robe, était le prétexte parfait pour expliquer son voyage improvisé jusqu'à Paris. Malgré l'impulsivité de sa décision, Honey s'était presque sentie pousser des ailes lorsqu'elle avait franchi le portail. Disparu, les nuages de sa mauvaise humeur. Elle allait voir Clémence. C'était un simple désir auquel elle se contentait de répondre, sans plus de réflexion, cependant, il lui semblait que tous ses problèmes venaient d'être chassé cette action spontanée. L'euphorie fut de courte durée. Sans réfléchir, elle envoya :





Parce qu’en fait je suis déjà en bas de ton hôtel Ready or not here I come !
22:04

Uniquement pour le regretter. Mince. C'était quoi ce message ? Elle ne voulait pas avoir l'air de s'inviter à l'improviste ! Son pouls s'accéléra. Quelle idée elle avait eu. Débarquer à une heure pareille ! 21h00 à Londres, 22h00 à Paris. Certe, elle était à Paris. Soit. C'était loin d'être un exploit grâce aux portails. Le véritable jeu de hasard commençait maintenant. Est-ce que Clémence était chez elle ? Voulait-elle la voir au moins ? Et si elle était déjà en excellente compagnie ? Et si Clémence travaillait ? Et si…





Enfin, si tu veux bien de moi ! Je monte !
22:05

Elle écrivait plus vite qu'elle ne pensait. Ce n'était pas bon. Mais taper ces messages l'empêchait d'envisager les failles de son plan. Si plan, il y avait. Sans oser lire les réponses de Clémence, elle se dirigea vers la suite de cette dernière. Après une longue inspiration, elle arbora son plus grand sourire et frappa à la porte.


Made by Neon Demon

_________________

"Another day of sun"
I smile, I shake and I'm quite submissive to the world I am in my previous life is slipping away from me, my distant past is gone, is gone ❥ Climb these hills I'm reaching for the heights and chasing all the lights that shine. And when they let you down you'll get up off the ground 'cause morning rolls around and it's another day of sun.♛ by endlesslove.
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Clémence Brown
« C'est Leviosa et pas Leviosaaa »

Clem
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : La Belle et Le Clochard
ÂGE DU PERSONNAGE : 20 ans
COTE COEUR : Coeur en reconstruction
OCCUPATION : Barmaid à l'hôtel Le Nouveau Monde
LOCALISATION : Paris
HUMEUR : Joueuse
COULEUR PAROLE : #0F5380
PRESENCE/ABSENCE : Présente
DOUBLES COMPTES : Helga K. Sinclair & Roxane P. Mona
PERSONNALITÉ & CRÉDITS : Emma Watson | Schizophrenic (avatar) Schizophrenic (icon gif), Libella (Gif Clémence), Timon (bannière personnage sadique), Grey wind (code signature)
MON ARRIVÉE : 06/03/2014
MON VOYAGE : 674
POINTS : 315
MessageSujet: Re: If I could tell her ⊱ Clemey Jeu 28 Sep 2017 - 17:04

If I could tell her
♫ It all belongs to the other side We live, we love, we lie ♫
De la vraie magie liquide ! Même si Clémence savait que ça n’avait rien de magique, que c’était tout simplement chimique, elle trouvait toujours le phénomène magique. La façon, dont les liquides colorés se répartissaient dans le verre, était tout bonnement magique ! En y pensant, elle songea que ça plairait à son amie Honey. Son emploi baignait dans la chimie. Un sourire se dessina sur le visage de la barmaid à cette pensée. Sa chimiste préférée aurait été capable de lui expliquer clairement ce qu’était la densité. Pour l’heure, Clémence avait retenu qu’un liquide plus léger se trouvait sous le liquide plus lourd. Et à force de pratique, elle savait quel liquide mettre en premier pour donner tel ou tel rendu final. Elle n’avait pas besoin d’en savoir davantage.

Côté savoir, l’ancienne chienne en avait emmagasiné. En trois ans, elle avait appris à lire, écrire, se comporter comme une humaine et tout un tas de préceptes. Déjà qu’elle ne venait pas de ce monde, elle avait également dû rattraper toute une époque ! Un siècle séparait son époque de celle dans laquelle elle se trouvait en ce moment. Actuellement, Clémence avait bien rattrapé son retard, assimilant même une multitude de connaissances, dépassant celles basiques. Elle n’en était pas peu fière. Elle avait hâte de se vanter auprès de sa famille, à condition de la retrouver. S’il y a bien une chose qu’il lui manquait dans sa nouvelle vie, c’était bien sa famille. Elle n’avait toujours pas de nouvelles. La brune chassa cette pensée de son esprit. Elle ne pouvait pas se permettre d’afficher une mine triste devant la clientèle.

Clémence mélangea les différents liquides, dans un ordre précis, secoua le checkeur avec dextérité et versa le mélange dans un verre. Elle le servit ensuite à la cliente avec un sourire, puis prit la seconde commande. Voilà quelques temps maintenant qu’elle travaillait comme barmaid au Nouveau Monde. Depuis le mois d’avril, Clémence avait cessé de cumuler deux emplois à l’hôtel. Elle avait raccroché son emploi de danseuse de revue et était maintenant uniquement barmaid. La danse lui avait apporté de bonnes et mauvaises choses. Elle lui avait permis de s’adapter à son nouveau corps de bipède, de s’y faire, de se mouvoir avec aisance et grâce. De l’autre, elle lui avait fait rencontrer Hadès, qui l’avait manipulée et s’était servie d’elle pour son propre plaisir. Bref, une page de sa vie se tournait. Cela lui permettait d’être embauchée à temps plein en tant que barmaid et d’avoir plus de temps pour enquêter sur sa situation. Depuis la fin du mois de mars, une multitude de questions lui trottait dans la tête. Qui était cet homme qui avait organisé le kidnapping de masse ? Des chasseurs se trouvaient-ils à Paris ? Pire, il y en avaient-ils à l’hôtel ? Qui était vraiment ce Lucas ? Pourquoi était-il au courant de leur situation ? Pourquoi les aidait-il ? Et les portails permettaient-ils de rentrez chez eux ? Toutes ces questions restaient sans réponses et Clémence avait bien l’intention de trouver les réponses. Enfin quand le moment serait propice. Pour l’heure, elle devait faire son travail.

A 22h30, Clémence termina son service. Elle salua son roulement sur le chemin menant aux vestiaires. Arrivée sur place, elle se changea. Elle mit son uniforme dans son casier et se vêtit de sa salopette de couleur claire en jean avec son T shirt bleu foncé. La brunette fourra la carte magnétique de sa suite dans sa poche et prit son portable. Là, elle fut accostée par certains de ses collègues, qui avaient les mêmes horaires qu’elle et avec qui, elle s’entendait bien.  « Oui, avec joie !
-Cool ! Alors allons’y !
-C’est à thème ce soir en plus !
-Non, pas dans ce bar, c’est le jeudi. » Tout en répondant, Clémence alluma son portable et consulta ses nouveaux messages. Elle remarqua alors la ribambelle d’SMS de son amie Honey. Un sourire se dessina sur ses fines lèvres lors de sa lecture. C’était tout Honey ça ! Toujours enthousiaste, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit. C’était cette fraîcheur que la brune aimait le plus chez la blonde. Elle avait l’impression que tout était possible, du moment qu’on se jetait à l’eau. Clémence adorait également ses goûts vestimentaires et l’odeur de ses longs cheveux blonds. Ils sentaient bon le thé vert et le pamplemousse. Ce n’était pas courant comme odeur. Bien sûr que c’était à cause du shampoing qu’utilisait l’ancienne super héroïne, oui Clémence avait regardé plusieurs fois avec Marie le film mentionnant Honey. Seulement la brune l’avait associé à son amie. C’était une douce odeur tenace.

« Oh chouette, elle a fini ma robe ! » pensa Clémence. Elle s’imagina alors sa passionnée de photographie coudre avec application. Connaissant le tissu choisi, vu qu’elle l’avait choisi, Clémence s’imagina Honey le découper, le façonner avec attention. Elle la voyait tirer la langue et la mordre en se concentrant pour piquer le tissu de ses longs doigts fins. Clémence s’imaginait son application sur la broderie avec l’os. Il n’y avait que la nouvelle bipède pour demander ce genre de commande, elle le savait, elle l’avait demandé à Honey. La jeune femme la voyait ensuite taper dans ses mains d’excitation, contemplant son œuvre achevée. Il était évident que Clémence se photographierait avec sa robe et la posterait sur Instagram, avec un commentaire vantant les talents d’Honey. Elle déroula alors tous les SMS. Honey était déjà là ! Clémence regarda l’heure. « Euh attends, il est quelle heure là ? Oups ! Elle est déjà là ! Et depuis un moment même ! Enfin si elle est pas repartie ! Non, Marie lui aurait ouvert si elle était montée. Ah mais non, je suis bête, Marie est chez une amie. Merde, si elle était montée, elle a dû croire qu’il n’y avait personne ! Ou alors elle est toujours en bas. » Clémence arriva dans le hall avec ses collègues et constata qu’il n’y avait aucune trace d’éclat doré. Non, la blonde n’était pas là. La brunette supposa qu’elle avait dû monter, à condition qu’elle ne soit pas partie. « T’inquiètes, j’arrive ma petite Honey. » Clémence lui répondit rapidement, tapant avec dextérité sur son clavier tactile. LE SMS Maintenant, il ne restait plus qu’à prévenir ses collègues, avec qui elle marchait toujours. « Euh les gars, en fait, je peux pas venir, j’ai une amie qui passe.
-Ben amène-la !
-Oui, mais elle est que de passage.
-Ben on t’attend alors.
-Non, mais je pense pas qu’elle voudra venir. Elle est là en coup de vent, mais reste un peu, en fait. Enfin bref, elle reste pas assez longtemps pour qu’elle vienne avec nous et elle reste assez longtemps pour que je ne puisse pas venir, mais c’est pas grave,  allez-y. On se fera ça une autre fois. » Clémence savait bien qu’Honey avait traversé le portai pour venir. C’était simple comme bonjour, mais ça lui fit quelque chose de savoir que sa grande amie l’avait traversé spécialement pour elle. Elle voulait donc profiter de sa présence et la garder uniquement pour elle. « Oh mais tu rougis, c’est que tu l’aimes ! »
-Ben voyons, c’est une amie, c’est tout.
-Ouais, c’est ça, à d’autres.
-Clémence est amoureuse !
-Non, c’est une fille de toute façon.
-Et alors ? » Clémence leva les yeux au ciel, puis salua ses collègues. Ne savaient-ils pas qu’on ne sortait pas avec les gens du même sexe que soi ? C’était évident. De toute évidence pas pour eux. Dans l’esprit de Clémence, c’était limpide. Suite à son éducation encrée dans les mœurs de son époque, il n’y avait pas de doute possible. Honey allait balayer ses convictions et certitudes, mais peut-être pas ce soir.

La brune prit l’ascenseur et monta à l’étage de sa suite. Quand les portes s’ouvrirent, elle vit Honey dans le couloir. Un sourire jusqu’aux oreilles, elle courut dans sa direction et la prit dans ses bras ! « Oh Honey, j’suis trop contente de te voir ! Ça me fait trop plaisir ! » Clémence se détacha et ouvrit la porte de sa suite. Une fois à l’intérieur, elle put admirer la robe que son amie qui tendit. « Oh elle est superbe ! Je vais l’essayer tout de suite ! » Et aussitôt, Clémence entraîna son amie dans sa chambre, où elle se changea. Bien que devenue humaine, l’ancien canidé n’avait toujours pas compris la pudeur humaine quant à se déshabiller devant autrui. Il était donc évident qu’elle ne l’appliquait pas. Elle n’eut ainsi aucun mal à se retrouver en sous-vêtement devant son amie. Elle enfila sa toute nouvelle robe, puis s’admira devant le miroir de son armoire. « Oh elle est vraiment magnifique ! T’as trop géré !  Et elle est parfaite avec mon pendentif ! » Puis, voulant l’avis qui comptait, soit celui de la créatrice, elle se tourna vers son amie. « Alors comment tu me trouves ? » Ayant eu sa réponse, elle demanda alors à ce que son amie la prenne en photo, pour immortaliser ce moment. Puis, la brune en fit avec Honey. Cela donna l’occasion d’une séance photo entre les deux. La photographie était d’ailleurs la passion commune, qui les avait rapprochées.
Codage par Libella sur Graphiorum

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We could be any place, any time, in any moment It's a race to the line Break away from the life that they sold ya Pack a bag, say goodbye All we know is go, go, go ♫

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Aiko 'Honey' Miyazaki
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MessageSujet: Re: If I could tell her ⊱ Clemey Dim 12 Nov 2017 - 1:12
If I could tell her
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22h10 Silence. L'écho de son poing contre la porte pour seule réponse. Cinq minutes, c'était le temps qu'il s'était écoulé entre son dernier sms et cet instant. C'était très peu, cinq minutes, et pourtant, il y avait là un petit bout d'éternité. Cinq minutes, c'était tout ce qu'il avait suffi pour faire planer le doute. Envolés, les derniers instants impulsif. La raison reprenait enfin le dessus avec son lot de questions et d'inquiétudes. C'était stupide. Bien sûr que Clémence ne répondait pas. La soirée était déjà bien entamée, peut-être était-elle encore au travail, ou de sortie. Non, vraiment, mieux valait partir, éviter les idioties et revenir demain, mieux annoncé et surtout l'esprit reposé. Son smartphone en main, elle grimaça. Oh, pourquoi avait-elle envoyé autant de messages ? Honey fit quelques pas dans le couloir lorsqu'un clignotement familier attira son œil. Une lueur bleue au coin de son écran, témoin d'un nouveau message. Oh ! Son cœur rata un battement : Clémence. Du bout de ses doigts tremblant, Honey déverrouilla son smartphone pour se jeter sur le message de son amie sans vraiment savoir ce qu'elle espérait. Si une part d'elle-même mourrait d'envie de voir Clémence, une autre en revanche priait pour que celle-ci soit absente ou trop occupée pour la recevoir, que sa visite impulsive passe inaperçue, sa raison intacte. Raté. Sa respiration se coinça brièvement dans sa gorge. T'inquiètes, j'arrive ma petite Honey. Elle arrivait. Son cœur s'emballa dans une danse folle à ce surnom. Ma petite Honey. Pourquoi un tel état ? Ce mélange d'euphorie et d'angoisse était loin d'être nouveau : Honey en ressentait toujours les effets lorsqu'elle était près de Clémence. Seulement, pour une raison qui lui échappait, quelque chose était différent ce soir. Submergée par ses émotions, sa raison se noyait au point d'être incapable de contrôler le flot constant qui faisait palpiter son cœur et fondre son estomac.

Peut-être parce qu'au fond, elle savait. Elle savait que la robe n'était qu'une excuse, qu'il y avait des secrets qu'elle ne pouvait plus taire. Des secrets. Des mystères. Parfois Honey avait l'impression qu'il n'y avait plus que cela. Sa vie entière n'était plus qu'un mensonge. Vivre dans le non-dit, Honey pouvait se l'envisager, uniquement, car elle savait qu'entre les murs de son appartement ou de cet hôtel, le voile opaque soigneusement posé sur ses origines pouvait enfin tomber. Ici, elle pouvait être elle-même, parler de sa famille et de son passé sans avoir à réécrire son histoire pour rendre le tout vraisemblable. Comme s'il y avait quoique ce soit de vraisemblable dans sa vie désormais. Changement d'univers, magies, enlèvements… C'était fou et plus elle y pensait, plus Honey avait l'impression de glisser dans la démence. Mais s'il y avait une chose de réelle, c'était bien les amitiés qu'elle avait forgés, les sentiments qu'elle avait développés. Elle ne voulait plus faire semblant, pas ici, pas avec Clémence.

Honey crut un instant que ses jambes allaient se dérober sous son poids lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent pour justement révéler la brune. Portées par un élan commun, elles s’avancèrent en même temps pour s’étreindre. « Oh Honey, j’suis trop contente de te voir ! Ça me fait trop plaisir ! » Tout juste commencé, déjà terminé. Clémence se détacha pour ouvrir la porte de sa suite, laissant la marque brûlante de son toucher sur ses bras. « Moi aussi ! Désolé de débarquer à l’improviste, j’avais envie de me changer les idées et… » D’une main, elle secoua la housse, son enthousiasme marqué sur ses lèvres. « Cette robe réclamait sa propriétaire. » Tout comme sa créatrice. Clémence lui avait manqué. Il n’y avait qu’à ses côtés que le temps semblait se tordre au point d’être méconnaissable. À la lueur de sa présence, les minutes changeaient de visage, tantôt agréable éternité, tantôt, secondes trop brèves. La robe ne tarda pas à trouver sa juste propriétaire : à peine furent-elles entrées qu’une Clémence ravie se jeta sur le vêtement et l’entraîna dans la chambre sans rencontrer aucune résistance de la part d’Honey. Un sourire figé sur son visage, elle laissa la brune la guider, trop heureuse de sentir la douceur de sa main dans la sienne pour dire quoi que ce soit. Cela tombait bien. Elle n’avait rien à dire. Pas maintenant.

Le lit. C’était là qu’Aiko avait atterri, jusqu’alors inconsciente de son environnement, incapable de détacher son regard de Clémence… qui commença à se déshabiller. ¡No de balde! Elle savait Clémence pleine de surprise, mais son insouciance vis-à-vis de la pudeur ne cessait de la prendre au dépourvu. Aussitôt, ses prunelles se détournèrent avec urgence, piqué vif par la vision des vêtements glissant sur le sol. Les rouages de son cerveau tournaient à toute allure à la recherche d’un mot, d’un geste pouvant un tant soit peu dissimuler l’émotion provoquée par la situation. « Normalement- » C’était à peine si elle parvenait à s’entendre parler par-dessus les battements de son cœur. « Normalement, les mesures sont justes. » Pourquoi sa gorge était si sèche ? Ses mains si moites ? Son estomac au bord d’un précipice enflammé ? Les yeux rivés sur le mur opposé, Honey étudiait avec un intérêt beaucoup trop poussé les différentes photos qui y étaient accrochées, une manière comme une autre de s’occuper l’esprit pour ne pas penser au corps dénudé de Clémence seulement à quelques pas du sien. Cette idée, la jeune femme se hâta de la chasser en réfugiant ses pensées et ses paroles dans le seul sujet qu’elle se sentait véritablement capable de maîtriser en cet instant : la raison de sa venue, la couture. « Si jamais il y a besoin de retouche, je peux facilement arranger ça. » Paroles vaines. La robe lui allait parfaitement. Interprétant les paroles de son amie comme un feu vert, Honey avait enfin osé relever les iris pour la contempler.

Clémence se trompait. Ce n'était pas la robe qui était magnifique, mais celle qui la portait. Honey quitta sa place pour prendre place auprès de la brune. Son reflet se glissa derrière celui de Clémence. « T'es superbe. J'avais un doute sur les manches en plus des bretelles, j'ai hésité à la faire bustier, mais finalement, je ne regrette pas, tu es magnifique ! » Hésitante, elle porta sa main jusqu'à l'épaule de Clémence et réajusta l'une des manches en question. Là. Parfait. « Je suis contente qu'elle te plaise ! » Un maigre sourire sur les lèvres, Honey laissa sa main retomber. Disparu, son aisance habituelle. Elle qui était pourtant si tactile avec Clémence, voilà qu'elle redoutait presque de laisser ses doigts entrer en contact trop longtemps avec la peau de la brune. Ce n'était pas la gêne qui l'empêchait d'agir ainsi, mais bien la peur. Car il y avait des doutes qui, confortablement logé dans un coin de son esprit, ne la quittait jamais. Ils étaient là, à lui souffler de terribles hypothèses. Et au cœur de ses ombres, une crainte : celle de se faire rejeter, que ces sentiments qui s'étaient imposés à elle ne viennent gâcher une amitié dont elle ne pouvait désormais plus se passer.

Hors de question d'en parler. Du moins, pas maintenant. Pas encore. Car ce moment viendrait, Honey le savait, malgré les angoisses qui la rongeaient, elle était déterminée à faire tomber les masques pour enfin embrasser une existence un tant soit peu honnête et normale. En attendant, c'est sur un autre sujet qu'elle décida d'engager la conversation. « Comment ça va depuis la dernière fois ? T'as du nouveau de ton côté ? » La Transylvanie. Les chasseurs. Deux sujets où elle se perdait souvent. Tellement souvent qu'elle connaissait d'ores et déjà la réponse de Clémence. Malgré toutes leurs volontés, leurs recherches sur le sujet s'étaient jusque là avérées peu efficaces. « Mally et Oliver vont bien ? Enfin, aussi bien qu'on puisse aller après tout ça… » Honey soupira en s'asseyant à nouveau sur le lit. Beaucoup de mots lui venaient à l'esprit pour qualifier les individus qui avaient osé infliger ces horreurs à ses pauvres gens, mais aucun n'était assez puissant pour canaliser la rancœur et la haine qu'elle éprouvait envers ces dénommés chasseurs. Comme s'ils étaient des proies. « Parfois j'ai du mal à me dire que tout ça était réel, tu vois ? Dans mes souvenirs ça a plus des allures de délires fiévreux… » Un délire dont elle ne parvenait pas vraiment à se détacher. Même après plusieurs mois. Les cauchemars des premiers jours avaient disparu, mais la peur, elle, était toujours là, sous la forme d'une méfiance exacerbée. Le combat était loin d'être terminé, et la pire crainte d'Honey était de voir ses proches être la cible d'un nouveau cauchemar. Personne n'était à l'abri et Aiko redoutait le jour où une nouvelle attaque serait lancée. Pire, elle tremblait à l'idée que Clémence puisse figurer sur la liste des prochaines victimes.
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"Another day of sun"
I smile, I shake and I'm quite submissive to the world I am in my previous life is slipping away from me, my distant past is gone, is gone ❥ Climb these hills I'm reaching for the heights and chasing all the lights that shine. And when they let you down you'll get up off the ground 'cause morning rolls around and it's another day of sun.♛ by endlesslove.
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Clémence Brown
« C'est Leviosa et pas Leviosaaa »

Clem
PHOTO D'IDENTITE :

DESSIN ANIME D'ORIGINE : La Belle et Le Clochard
ÂGE DU PERSONNAGE : 20 ans
COTE COEUR : Coeur en reconstruction
OCCUPATION : Barmaid à l'hôtel Le Nouveau Monde
LOCALISATION : Paris
HUMEUR : Joueuse
COULEUR PAROLE : #0F5380
PRESENCE/ABSENCE : Présente
DOUBLES COMPTES : Helga K. Sinclair & Roxane P. Mona
PERSONNALITÉ & CRÉDITS : Emma Watson | Schizophrenic (avatar) Schizophrenic (icon gif), Libella (Gif Clémence), Timon (bannière personnage sadique), Grey wind (code signature)
MON ARRIVÉE : 06/03/2014
MON VOYAGE : 674
POINTS : 315
MessageSujet: Re: If I could tell her ⊱ Clemey Lun 20 Nov 2017 - 19:41

If I could tell her
♫ It all belongs to the other side We live, we love, we lie ♫
« Merci ! » Clémence se regarda dans le miroir, une fois qu’Honey eut rajusté sa manche. Aucun doute possible, elle avait fait du bon travail. La brune sautilla sur place, un sourire irrévocablement accroché à ses lèvres, faisant pétiller ses yeux de bonheur. Il fallait immortaliser ce moment ! Armée de son smartphone, elle fit plusieurs clichés. Ce n’était pas du narcissisme exacerbé de la part de Clémence. L’ancien canidé avait ce besoin vital de prendre en photo chaque moment important de son quotidien. Elle avait peur d’oublier des souvenirs. Elle s’était rendue compte en voyant son film, plus celui retraçant la rencontre de ses parents, qu’elle avait oublié certains moments. Elle ne se souvenait plus de la promenade du début de son film. Grâce au dessin animé, elle ne l’oublierait plus. Il y avait aussi des choses qu’elle n’avait jamais su, comme tante Sarah qui avait été ignoble avec sa mère, mais qu’elle avait découvert grâce au film. Clémence recréait d’une certaine façon cette preuve de vie et d’événements importants à travers la photographie. Avec ses photos, elle n’oublierait plus jamais un souvenir. Et il y avait un bonus, elle pourrait les montrer à sa famille. Ainsi, elle avait une preuve et une trace. Sa famille, lorsqu’elle la retrouverait, connaîtrait tout des détails importants de sa vie. Honey en était un. Elle se prit donc en photo seule avec la création de son amie, pour montrer ses talents, puis avec son amie car elle ne la voyait pas absente de sa vie, puis elle finit par prendre des photos de son amie seule, car elle avait besoin de photo la montrant comment elle la percevait.

Après avoir pris quelques photos, Clémence commenta les paroles dites par son amie avant la séance photo. Maintenant que son obsession de garder une trace était assouvie, et son engouement ayant quelque peu diminué, elle pouvait être entièrement à l’écoute des paroles de son amie. Et surtout, elle pouvait lui répondre, sans être victime de la spirale de son enthousiasme. « Oui, tu as bien de fait de ne pas l’avoir faite en bustier. Et même la couleur. Je n’aurais jamais imaginé des manches blanches, je les voyais aussi bleues que ma robe, mais elle est très bien comme ça ! Aussi parfaite que ton sens du détail ! T’es un as, Honey Lemon ! Héroïne chimiste de San Fransokyo et experte de la couture de ce monde ! J’regrette pas de ne pas t’avoir imposé trop de chose. T’as un talent fou ma petite Honey ! Et puis, j’adore la façon dont tu as réussi à mettre l’os ! Je savais que ça ne serait pas facile, mais t’as réussi. J’y tenais beaucoup. J’appréhendais un peu le résultat, même si je savais que tu me décevrais pas. » La brune lui fit un magnifique sourire, preuve de sa joie. Ce nouveau vêtement était une pièce unique de sa garde-robe. Elle l’adorait déjà.

Clémence vint rejoindre Honey sur le lit, en s’asseyant à côté d’elle. Son coeur s’était serré. En plus de voir la blonde attristée, elle la sentait tendue. Elle n’aimait pas voir son soleil broyer du noir. Elle lui prit la main dans la sienne. Son regard chocolat croisa celui émeraude d’Honey. D’une voix posée et affirmée, se voulant rassurante et empathique, Clémence lui montra ce qu’elle pensait de la situation. « Oui, je comprends ce que tu veux dire. Mais ce n’était pas un délire. J’étais là, je m’en souviens et j’ai une preuve. » Elle lâcha la main de son amie et pianota sur son smartphone. Elle le lui tendit. A l’écran, l’image de son entaille à la jambe faite par sa hache était visible. Aujourd’hui, cette blessure superficielle avait complètement disparu. « Tu vois, je me suis vraiment blessée en tombant. On y était vraiment. On a vraiment fait notre bain de boue. » Elle lui sourit à l’évocation de ce souvenir, puis reprit son sérieux. « On a pas subi une sorte d’hallucination collective. On y était et malheureusement tout est arrivé. Et c’est vrai qu’après une épreuve pareille, difficile de bien s’en remettre. Oliver m’inquiète un peu d’ailleurs. Après, il est pas tout seul. Il est avec Hadès, Helga et Théana. Théana, c’est la fille d’Helga. Bref, même si Hadès n’est pas le meilleur des petits-amis, autant le dire tout de suite, le pire, et un horrible coéquipier, faut lui laisser qu’il est pas si nul que ça. Il veille sur Oliver. Il l’a sorti de la rue et lui a offert un foyer. C’est comme ça qu’il s’est retrouvé chez lui la première fois. Oliver me l’a dit pendant une conversation au téléphone. Bon, Oliver serait peut-être mieux ici, mais s’il préfère être avec Hadès et compagnie, c’est son choix. Au moins, on s’occupe de lui et cette Helga a l’air d’être plutôt bonne en protection. C’est elle qui l’a sauvé. Et puis, j’ai vu son film. Elle est bad ass cette femme ! C’est Helga Sinclair d’Atlantide, je sais pas si tu l’as vu. Bon, dans le film, c’est la  méchante, mais ça me rassure de savoir qu’Oliver est sous sa protection. Sinon, il m’a moi pour le côté soutien. Il fait des cauchemars depuis notre retour. En même temps, le pauvre. Il est si jeune et ce qu’il lui est arrivé est horrible ! Bref, il se réveille souvent la nuit. Il m’appelle presque toutes les nuits. Au début, il me parlait de ses peurs, maintenant il préfère que je lui raconte des histoires ou que je lui parle d’autre chose. Il a l’air d’aller un peu mieux. En tout cas, hier soir, ça avait l’air d’aller. A voir si ça continue ou pas. Sinon Mally va bien. Très bien même. Elle s’est bien remise de ses blessures et a peut-être bientôt quelqu’un dans sa vie, si tu vois ce que je veux dire, avec Alexis ! Je sais pas où ça en est, faudrait que je lui demande, mais c’est bien parti pour devenir un couple. Alexis est un chic type ! Il a recueilli Mérida chez lui. Enfin, tu le sais déjà, en fait. Donc, ben Mally va bien. » Honey connaissait Mérida et Alexis, puisque Clémence lui en avait parlé. La brune ne cachait rien à son amie. Et puis, lorsqu’elles se parlaient, elles se parlaient de tout, aussi bien de la pluie et du beau temps, que du dernier film vu, avec qui elles étaient et où, jusqu’aux question scientifiques, philosophiques et existentielles. C’est ce que la brunette aimait chez la blondinette. Ainsi Honey savait déjà pour le dîner d’avril auquel Clémence avait participé. « Sinon de mon côté, il y a du changement côté pro. Je travaille maintenant à plein temps uniquement comme barmaid. J’ai raccroché la danse. Il y a une restructuration du personnel. Tous les employés qui cumulaient plusieurs emplois ont dû choisir pour n’en avoir qu’un. L’hôtel marche bien maintenant et il fallait du personnel dévoué, efficace et pas qui se disperse. Ils ont engagé une danseuse pour me remplacer. Elle est très douée et ça me va. Je préfère être barmaid que danseuse. La danse m’a appris à me faire à mon corps d’humaine. Et puis, j’ai l’impression de faire de la magie avec les cocktails. Ça me fait un peu penser à toi, d’ailleurs. » Sur cette dernière parole Clémence rigola gaiement en croisant le regard de son amie, puis repris sa tirade. « Je sais que c’est que de la chimie, mais ça reste magique ! Les couleurs et l’arrangement et tout ! Bref, voilà pour moi.  Sinon rien de nouveau sur notre situation. Mais dès que j’ai du nouveau, tu sais que je te le dirais tout de suite. Et toi, quoi de nouveau dans ta vie ? Comment vont Clochette et Peter ? »

Après qu’Honey ait répondu, Clémence lui demanda qu’elles étaient ses projets pour la soirée. Elle était venue pour lui donner sa robe, c’était chose faite. « En fait, tu restes dormir ce soir ?  Il y a le canapé, mais un lit sera plus confortable. Il y a le mien. Comme il est deux places, chacune aura son espace, sinon comme Marie est pas là, tu peux prendre le sien. » Elle se leva de son lit et se dirigea vers son armoire. « Je crois me souvenir que tu dormais en pyjama, je dois avoir ça. » Clémence avait dormi chez Honey, Clémence et Peter en octobre dernier. Elle avait ainsi pu voir la tenue vestimentaire de la jeune femme pour dormir. Tandis qu’elle fouillait dans sa commande, elle l’interrogea sur ce qu’elles pourraient faire. « Tu veux qu’on regarde quelque chose, genre un film ou une série, ou tu veux qu’on joue ? » Joueuse, l’ancien canidé possédait énormément de jeux.
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If I could tell her ⊱ Clemey
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