One of the Drunks

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Jack Dawkins


Fantastic Animals
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Oliver et Compagnie
ÂGE DU PERSONNAGE : 29 ans
COTE COEUR : Célibataire
OCCUPATION : Faire tes poches pendant que tu lui donnes l'heure
LOCALISATION : New-York
HUMEUR : Bonne
MON ARRIVÉE : 29/09/2018
MON VOYAGE : 27
POINTS : 23
MessageSujet: One of the Drunks Sam 6 Oct 2018 - 15:04
Il est encore tôt dans la soirée lorsque Jack ouvre un œil, s’étire paresseusement et baille bruyamment. Il a passé le début de l’après-midi affalé sur son canapé et s’est bêtement endormi en contemplant le sens de la vie, les yeux fixés sur le vide intersidéral du plafond. Bon, ce n’est pas comme si son agenda était plein à craquer et qu’il avait manqué des rendez-vous. Il soupire lourdement en passant une main dans ses cheveux et finit par s’extraire laborieusement du canapé piégeux. C’est qu’il est plus lourd à bouger, ce corps d’homme. L’excuse lui semble parfaitement légitime alors qu’il se traine jusqu’à la petite salle de bain où il s’asperge le visage d’eau trop fraîche. L’eau chaude est souvent en option dans le quartier, mais la chose a le mérite de le réveiller tout à fait. Tant mieux, parce qu’après un rapide coup d’œil par la fenêtre, il remarque que le crépuscule s’installe sur la ville. Aaah, c’est l’heure d’aller s’amuser en travaillant. Pour certains, le délire c’est de siffler – mais chacun son truc après tout. Après avoir enfilé un truc propre et assez classe pour tenir la route sur son dos, Jack se glisse dehors. Voilà un inconvénient qui lui a fait grincer des dents au début : il faut constamment renouveler sa fourrure lorsqu’on est humain.

La zone industrielle, fidèle à elle-même, est déserte et morbide. Jack n’y fait pas attention, il connait le coin comme sa poche et y a vécu de trop nombreuses années pour être effrayé par la première petite ombre menaçante venue. Les mains dans les poches, il marche nonchalamment jusqu’à la première bouche de métro venue. Allez, pour une fois, il fera tout comme monsieur tout le monde : il va prendre le métro. Ça l’amuse, de temps en temps, de choisir un humain dans la foule et de le suivre un moment pour observer et imiter ses moindres faits et gestes. Une fois, il a fait peur à une dame qui s’est mise à lui hurler dessus à cause de ça. Il a bredouillé des excuses sans vraiment comprendre ce qui lui arrivait et se méfie désormais des femmes à la démarche hystérique. Cette fois de toute façon, il passe par-dessus le tourniquet du métro pour suivre un vieux monsieur habillé d’un chapeau trop grand pour son crâne. Le bonhomme a la tête enfoncée entre ses deux épaules comme s’il n’avait pas de cou et marche d’un pas plutôt rapide pour son âge. Jack s’assoit en face de lui dans le train et lui jette un regard curieux pour vérifier le nombre de rides de son modèle du soir. Il a encore de la vivacité dans le regard pour un petit vieux.

Jack n’est plus qu’à deux stations de son objectif lorsqu’une grosse dame trop parfumée s’assoit à côté de lui. Enfer et damnation. Il va y perdre l’odorat s’il reste dans ce piège terrible une seconde de plus. L’alarme du train raisonne, et Jack saisit sa chance. Au dernier moment, il se glisse entre les portes qui se referment juste derrière lui. OUF, de l’oxygène respirable. Tant pis, puisqu’il s’est jeté dehors pour une question de survie, autant terminer son chemin à pied. Il n’est plus très loin de toute façon. Il monte les marches vers l’extérieur sans se presser et se fait bousculer par un père de famille pressé. Le pauvre homme a les bras chargés de course et ne prend même pas la peine de marmonner une excuse. Alors qu’il atteint enfin l’air libre, Jack jette un coup d’œil au portefeuille qu’il a ramassé dans la poche de son agresseur des escaliers. Bingo, il reste du liquide à ce pauvre monsieur qui aurait définitivement mieux fait de s’excuser en revenant de son shopping. Mais Jack est une âme pure. Au lieu de jeter les restes à la poubelle pour effacer ses traces, il abandonne les papiers de sa victime sur le premier banc qu’il croise. Avec un peu de chance et si le karma le permet, quelqu’un de suffisamment bien attentionné rapportera sa carte d’identité et son permis de conduire à ce monsieur. Les billets verts en poche, Jack se dirige vers son quartier de prédilection pour travailler de nuit ; là où il pourrait détrousser la plupart des jeunes alcoolisés sans qu’ils ne s’aperçoivent de quoi que ce soit. Pour finir sa soirée en beauté, il offre souvent un verre à la plus belle fille qu’il a volé pour la consoler. Y’a pas à dire, on s’amuse bien quand on est humain.

Jack en est à sa deuxième victime lorsqu’il sort du premier bar où il a décidé de frapper. En quittant les lieux, il manque de rentrer dans une pauvre femme qui s’apprêtait à entrer par la même porte que lui. Il l’évite de justesse et l’interpelle avant qu’elle ne passe devant lui : « Woups ! T’as l’air pressée mais j’irais pas là-dedans si j’étais toi. La musique est pas terrible et la compagnie est horrible. » Il fait une grimace et hausse les épaules pour conclure son avertissement. Libre à la brunette de l’entendre ou non ; si elle entre, elle ne pourra pas se plaindre des abrutis déjà bourrés en manque de compagnie et laissés sans le sou par un connard de pickpocket pas vu pas pris. Pour la convaincre d’éviter le piège et regagner des points de karma, Jack s’attarde même à lui désigner une direction d’un mouvement du pouce : « C’est mieux par là-bas. » Il fait deux pas en arrière et hausse à nouveau les épaules avant de conclure : « Si ça te tente ! »
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Vanessa U. Seaweech


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DESSIN ANIME D'ORIGINE : La Petite Sirène.
ÂGE DU PERSONNAGE : 20 ans... en apparence mais 50 en réalité. Ma voix rocailleuse vous mettra peut-être la puce à l'oreille.
COTE COEUR : L'océan est mon unique âme sœur.
OCCUPATION : Productrice des plus belles voix.
LOCALISATION : New York.
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MessageSujet: Re: One of the Drunks Lun 8 Oct 2018 - 0:30



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jack & vanessa

This is what it feels like when you become one of the drunks. Searching for a new high, high as the sun, uncomfortably numb. This is what it feels like when you become one of the drunks. Welcome to the club !

La quête de pouvoir était naturellement ce qui me guidait à travers mon histoire. Un comble de se retrouver dans un monde sans magie, imaginez un peu... Mais aucun monde ne peut vivre sans pouvoir. Même dans cette étrange dimension, les petits poissons se faisaient dévorer par les grands, et j'avais vite compris de quelle manière. Ici, le pouvoir c'était l'argent. Les humains d'ici avaient improvisé leur puissance à défaut de contrôler les éléments. Ma foi, j'admirais quelque peu ces petites créatures. Bâtir des empires à coup de billets verts, c'était osé. Et il fallait dire qu'on y prenait vite goût.

Perchée sur des talons hauts (c'était bien inconfortable, mais il fallait avouer que les jambes humaines avaient une parfaite allure là-dedans), c'était en quête de pouvoir que je déambulais dans les rues de New York. Le claquement sur le pavé avait un son de puissance crépitant aux oreilles, rendant ma démarche fière au possible. S'il fallait commencer par là, j'étais prête à faire ployer cette ville sous mes tentacules, sans aucune hésitation. Pour récupérer ce qui était mien, il fallait que je m'élève pour voir de plus haut. Foi d'Ursula, je n'allais pas rester une moins que rien bien longtemps.
C'était un peu ce que ma tenue disait, d'ailleurs. Ma robe noire rugissait mes futurs exploits. Mes boucles brunes rebondissaient, avertissant de ma prochaine domination. Et je savais très bien où j'allais de cette manière. Ce soir, je n'allais pas ressortir d'ici les mains vides. J'étais parée pour l'occasion.

Je me retrouvai alors dans le bar miteux où j'avais fait chanter Ariel contre quelques billets dont je n'avais pas encore vu la couleur. Le début de la gloire, comme je l'avais vendu, mais le gérant était aussi abruti qu'un mollusque. Il allait falloir plus que de la simple décence pour lui faire cracher la monnaie. Malheureusement, il était tombé sur une pieuvre coriace qui avait faim, en plus de la rage au ventre.
Déterminée, je ne m'attendais alors à tout sauf à faillir percuter un badaud en entrant dans l'échoppe. Coupée dans mon élan, je dévisageai l'étranger d'un air courroucé.

« Woups ! T’as l’air pressée mais j’irais pas là-dedans si j’étais toi. La musique est pas terrible et la compagnie est horrible.

Je penchai légèrement la tête sur le côté. C'était qui, ce type ? Un dragueur du dimanche ? La punchline de départ n'était pas horrible mais pas brillante non plus...

- C’est mieux par là-bas. continua-t-il d'un mouvement de pouce. Si ça te tente !

C'était vraiment un curieux personnage, à vrai dire, essayant d'appâter une jeune fille dans la plus grande des nonchalances. Ça aurait pu marcher, effectivement. Malheureusement, je n'étais pas une jeune fille. Après quelques secondes de réflexion, bien évidemment m'énerver contre ce charmant énergumène ne mènerait à rien, je finis par légèrement ricaner.

- Et me retrouver dans une ruelle glauque avec vous ? répondis-je de ma voix rauque. Non merci, pas cette fois.

J'avais d'autres poissons-chats à fouetter, et c'était peut-être pas plus mal pour lui. Je m'apprêtais alors à dire définitivement adieu à cette rocambolesque rencontre jusqu'à ce qu'une idée pointa le bout de son aileron. Mh... Après tout, il prétendait connaître l'endroit, non ? Je me retournai alors vers lui, un petit sourire aux lèvres, poussant lentement la porte avec mon dos.

- À moins que vous ne puissiez m'aider... Vous connaissez le patron de ce bar ? J'ai... quelques affaires à régler avec lui. »

Je jetai un regard entendu à l'inconnu. Il pourrait peut-être avoir ce que son petit cœur d'humain désirait s'il acceptait de me venir en aide. Je ne savais pas encore si je devais me soucier de ce bar, ou si ce bar devait se soucier de moi, mais une chose était sûre : dans ce monde, on écoute mieux une femme lorsqu'elle a un homme à son bras.
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MessageSujet: Re: One of the Drunks Mar 16 Oct 2018 - 23:52
A vrai dire, Jack ne s’attend pas vraiment à ce que la brunette s’arrête pour lui répondre, surtout après le regard noir qu’elle lui jette d’abord. Néanmoins, il a fini par apprendre avec l’expérience que les humaines jouent toujours les effarouchées au premier abord. C’est une habitude curieuse, mais qui semble lourdement répandue. L’inconnue en petite robe noire ne fait pas exception à la règle. Après l’avoir dévisagé d’un air outré – comme s’il avait fait exprès de se placer là sur son chemin – elle échappe un léger ricanement et prend finalement la peine de lui répondre. Sur le coup, Jack se fige dans son mouvement et en perd presque son sourire. Le rire léger de la fille lui a fait étrangement froid dans le dos. Elle a un don incroyable pour faire le rire diabolique. Elle doit cartonner auprès de ses amis à Halloween ! Fasciné, le voleur en oublie qu’il est en pleine fuite de son lieu de crime et fait la moue lorsqu’elle décline sa proposition. Vexé d’être considéré comme un de ces hommes malhonnêtes, ceux qui accaparent lâchement et sans aucun romantisme les femmes seules et sans défense, il entreprend de renoncer après ces quelques mots échangés.

C’est sans compter sur la fille qui le retient en changeant subitement d’idée. Non seulement elle ne veut pas écouter son conseil, mais en plus elle cherche à l’attirer avec elle. Cette fois, c’est son tour de jouer les effarouché(e)s. Il la dévisage un peu malgré lui, surpris par ce revirement soudain. « Et me retrouver dans ce bar miteux avec vous ? » Il imite le petit air méprisant de la fille pour se venger gentiment et lui sert le même sourire. Il y a matière à hésiter à remettre les pieds à l’intérieur du bar vraiment pas terrible lorsque la jeune femme pousse la porte dans son dos. Jack en vient, il sait ce qui l’attend. Par-dessus le marché, il ne serait pas prudent de détrousser plus de clients à l’intérieur. Ce serait un coup à attirer rapidement la police alors qu’il ne fait que commencer sa soirée de récolte facile.

Il est pourtant difficile de ne pas suivre le regard de la jeune femme qui s’enfonce à l’intérieur du lieu maudit. Intrigué par cette femme qui ne semble pas savoir ce qu’elle veut et pas réfractaire aux changements de plan imprévus, Jack entre finalement à sa suite sur un coup de tête. Aussitôt, la musique de mauvais goût lui agresse les oreilles et les odeurs de transpiration et de tabac froid lui montent à la truffe. La fille qui chante en live aurait pu donner un côté old school sympa à l'endroit, mais elle se contente de hurler des phrases dans son micro alors que les musiciens enchaînent les notes sans le moindre sens du rythme. « Je t’avais prévenu. » Il commente en se glissant à côté d’elle sans quitter les danseurs les plus éméchés du regard. Ces imbéciles n’ont même pas encore remarqué qu’ils ont été délestés de quelques billets. « Ces quoi tes affaires avec ce type ? Ça doit pas être bien net pour venir se perdre ici. » Il imagine avec un sourire légèrement moqueur.

Accoudée au bar, une fillette probablement trop jeune pour boire raconte bruyamment ses dernières engueulades avec son copain à sa meilleure amie. Elle hurle pour couvrir le bruit de la musique et le sens un peu vague de ses phrases trahit son taux d’alcoolémie déjà trop élevé. Son sac est laissé à l’abandon, accroché sur le bord de sa chaise. En un coup de main, Jack aurait pu s’en emparer sans difficulté. Mais il sent le regard perçant de la brunette dans son dos. Il se retourne vers elle et prévient en faisant une grimace : « J’espère que tu as de bons arguments parce que le patron n’a pas l’air commode. » Il a suivi la belle inconnue, c’est vrai, mais il n’a jamais dit qu’il avait l’intention de l’aider. Il est simplement curieux de voir comment elle va se débrouiller. Alors il s’installe tranquillement au bar, et sans ajouter un mot de plus à l’intention du barman, il observe la petite furieuse avec un grand sourire à la fois encourageant et joueur, les yeux pétillants d’intérêt pour la scène à venir. Il lui faudra probablement une motivation plus aguicheuse – comme le partage des gains à l’issu d’un échange productif avec le patron de l’établissement – pour le convaincre tout à fait d’intervenir.
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MessageSujet: Re: One of the Drunks Sam 27 Oct 2018 - 20:26



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C'était qu'il n'avait pas la langue dans sa poche, le bougre. Sa petite réflexion à moitié vexée me plongeait entre l'amusement et le dépit. Pauvre petite âme importunée... Mais il n'était pas dénué de tout humour et finit, à ma grande surprise, par me suivre dans l'aventure. Visiblement, il n'avait pas grand chose d'intéressant à faire ce soir, ce n'était pas à mon désavantage.

« Je t’avais prévenu. glissa-t-il nonchalamment en commentant l'ambiance du bar.

Il n'avait pas tort... C'était vraiment un endroit miteux. Seulement bon à servir de tremplin, aussi petit soit-il. Enfin, si on voyait réellement la couleur de l'argent. M'être traînée dans cet endroit trois fois pour rien me mettrait dans une colère noire, et le patron ne savait pas encore que l'étendue de ma rancune était aussi énorme que l'océan lui-même.

- Ces quoi tes affaires avec ce type ? Ça doit pas être bien net pour venir se perdre ici.

Tant qu'à accepter de m'aider, autant qu'il sache pourquoi il était là lui aussi. Je pointai du doigt la fille qui s'époumonait au micro.

- Vous voyez la chanteuse ?...

Je dus m'interrompre pour grimacer au son de crécelle qui venait de vriller mon oreille.

- La mienne était beaucoup plus douée que ça.

C'était une blague, n'importe qui se produisait ici et ce piteux établissement osait bénéficier d'une performance gratuite d'Ariel, qui était quand même une des meilleures voix du peuple marin. J'avais la désagréable impression d'avoir donné de l'or à des cochons, ce dont je traduisit par un poing et une mâchoire serrés à l'extrême. Pas question que je ressorte d'ici les mains vides, si ce n'était pas des billets verts, ce seraient probablement les cordes vocales de la castafiore en carton qui torturait cet endroit infernal.

- J’espère que tu as de bons arguments parce que le patron n’a pas l’air commode.

- Alors vous le connaissez vraiment ?

J'avais répondu du tac au tac, mais je venais de remarquer que mon partenaire d'infortune s'était tranquillement assis au bar, comme si rien de tout ça ne le concernait. Il se fichait de moi ? Je n'avais pas vraiment la patience de le tirer dans le bureau à l'étage par l'oreille, encore moins de m'agenouiller pour implorer son aide. Je plaquai une main sur le comptoir crasseux devant lui, histoire qu'il ne se repose pas trop sur ses lauriers. Il avait intérêt à vite bouger ses fesses s'il comptait retirer quelque chose de cette histoire. Néanmoins, je m'efforçais de ne pas paraître fâchée, seulement ferme. J'affichais alors un sourire confiant en face de ce personnage débonnaire.

- Je vous donne le quart du salaire que je récupère. Peut-être même un verre ou deux si vous vous montrez particulièrement utile. Je regardai à droite, puis à gauche. Pas ici, naturellement...

Je me redressai, attrapant une serviette reposant sur la porte d'accès derrière le bar, m'essuyant la main tout en défiant le barman du regard tout du long, avant de jeter le bout de tissu derrière le comptoir. Il savait bien pourquoi j'étais là, à en voir son air consterné sans pour autant me dire quelque chose. Si j'avais témoigné ce que ressentais pour ce lieu jusqu'au bout, j'aurais craché au sol sans une once de regret. Mais j'avais encore quelques principes, il fallait croire.
Les mains sur les hanches, je fis un pas vers le petit escalier qui menait au bureau tout aussi miteux du gérant, en me tournant vers celui qui avait accepté de me suivre.

- Alors, partant ou pas ?

L'avoir à mes côtés serait un bonus, mais je ne comptais pas sur sa présence pour l'entière réussite de ma petite mission. Le pire qu'il puisse faire, ce serait de se sentir indispensable... Mais son travail ne méritait ni plus ni moins ce que je lui avait proposé. Ce ne serait pas si facile de marchander avec Ursula.
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MessageSujet: Re: One of the Drunks Mer 7 Nov 2018 - 22:53
La dame accompagne donc les jeunes talents à percer dans le milieu. C’est ce que Jack en déduit en tout cas lorsque la brunette pointe la chanteuse du doigt et la compare à « la sienne ». Il hoche la tête suite à la révélation, un instant silencieux et pensif en observant la pauvre petite qui se donne en spectacle comme elle peut. Et puis il finit par mimer une petite grimace désolée avant de hausser les épaules : « Si c’est ça vous auriez mieux fait de l’inscrire à The Voice. Elle aurait percé toujours plus vite qu’en passant par ce…t endroit. » Tout le monde est fou de cette émission, si la petite est vraiment bonne, elle est certaine d’hypnotiser tous les ados du pays. Bizarre que la pauvre femme se donne autant de mal avec un bar comme celui-ci. C’est probablement une puriste, ce genre d’humains qui refusent l’avancée de la technologie et qui se raccrochent aux bonnes vieilles méthodes à l’ancienne. Jack se rappelle avoir comaté devant une émission qui parlait de ce genre de gens à la télé.

Alors il l’observe d’un regard nouveau, parce que lui aussi il lui arrive de patauger dans la nostalgie du bon vieux temps. La fureur et l’impatience se lisent dans ses pupilles féroces, mais elle trouve encore la foi de lui adresser un sourire crispé. Jack apprécie l’effort et s’amuse de parier avec lui-même sur le temps qu’elle tiendra encore à sauver les apparences. C’est une hystérique endormie, c’est facile à deviner. « Oh, je ne le connais pas personnellement mais bon… » Il ne finit pas sa phrase et se contente d’un sourire entendu pour laisser la dame deviner le reste. Les femmes aiment le mystère, il ne faut jamais tout révéler trop vite.

L’intérêt que l’inconnue porte au petit malin est vite établi après ça. Elle l’a surpris en posant brutalement une main sur le bar, mais l’offre qu’elle s’empresse de faire juste après fait oublier le geste. Jack lève un sourcil et étend son sourire tranquille. « Et ben tu sais parler aux hommes on dirait. » Il ricane doucement en la voyant s’essuyer la main et ajoute amusé : « Je vois pas pourquoi tu as besoin de moi. » Il faut dire que la dame va droit au but et laisse clairement deviner qu’elle a un caractère bien trempé. Malheur à celui qui osera lui tenir tête.

D’ailleurs, elle est prête au combat. Une dernière fois, elle se tourne vers Jack et le relance. Il ne se fait pas prier et saute de sa chaise pour venir à sa suite. Oh il ne raterait le spectacle pour rien au monde. Ce n’est pas vraiment le genre de soirée qu’il avait prévu de passer, mais l’improvisation a toujours été sa source d’inspiration. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin, sur le point de se faire un peu d’argent facile en accompagnant une belle dame dans sa quête de justice ?

Pour la cause, il acquiesce et s’avance vers elle. « C’est bon, je marche. » Se lancer dans une activité de recouvrement n’était pas à l’ordre du jour, mais jouer la mafia menaçante qui vient chercher son argent peut être amusant. Alors il grimpe les escaliers à la suite de la patronne et se dresse de toute sa hauteur en prenant un air grave avant d’entrer dans le bureau de l’ennemi. Juste avant de pousser la porte, il retient la brunette et lui glisse un conseil après s’être rappelé un film qu’il a vu récemment : « S’il ne veut pas payer, tu n’as qu’à dire que je suis un cousin d’une grande famille qui vient de s’installer à Little Italia. » Il retient un sourire et entre dans le personnage. Se la jouer mafia italienne fraîchement débarquée pour le business lui donne l’impression de jouer comme un gosse. Mais comme souvent, plus c’est gros plus ça passe.

A l’intérieur du bureau, Jack ne dit pas un mot et se contente de fixer le patron d’un air méchant. Il le détaille de haut en bas sans sourcilier et lui promet les pires tortures en un regard. C’est entendu, ils ne sont pas là pour rigoler. Pourtant sans rien en laisser paraître, Jack est hilare. Le patron semblait d’abord blasé en reconnaissant le visage de la dame, mais il est déconcerté en la voyant débarquer avec quelqu’un d’autre cette fois. Comme dans le film, Jack laisse la patronne s’avancer seule vers la table des négociations. Lui se contente de faire le tour de la pièce en analysant le décor d’un regard inquisiteur, à la manière des futurs acquéreurs.

Fidèle à lui-même pourtant, le propriétaire des lieux se remet rapidement de la surprise et esquive la demande de paiement pourtant clairement énoncée par la dame qui une fois encore ne manque pas de fermeté. Les femmes qui savent ce qu’elles veulent font trembler les hommes, mais celui-ci est apparemment trop cupide pour la craindre. « J’aime pas ici. Si ça paye pas, pourquoi ça ouvert ? » Jack interroge soudainement la patronne depuis le fond du bureau dans un anglais approximatif. Il mérite un oscar pour son imitation de l’accent italien. Et puis en trois grands pas il rejoint les deux autres au bureau et se penche vers l’homme réticent en serrant la mâchoire d’un air fort contrarié. « Hein ? Dis petit bonhomme ? Ça paye ou ça ferme ? » A fond dans le rôle, Jack est persuadé que ce bon vieux Francis serait fier de lui.
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