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C'est l'histoire d'un chat dans un bar ~ Oli
Lord of the Dead
Hadès D. Alexander
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Bad Guys
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Hercule
ÂGE DU PERSONNAGE : trop vieux pour toi gamine!
COTE COEUR : C'est Helga qui l'a trouvé, elle le garde <3
OCCUPATION : tente de dominer le monde
LOCALISATION : pas de tes oignons!
HUMEUR : Boum Badaboum boum boum boum! Ah!
PRESENCE/ABSENCE : Omniprésent... /sbaf/
DOUBLES COMPTES : Tim, Do, la folle et l'alcoolo
PERSONNALITÉ & CRÉDITS : Ralph Fiennes, moi 8D
MON ARRIVÉE : 24/04/2013
MON VOYAGE : 829
POINTS : 866
Jeu 1 Nov 2018 - 3:20



C'est l'histoire d'un chat dans un bar

deux irresponsables et un gamin... x)



-D’accord, on peut passer du temps ensemble. J’ai quelque chose à vérifier à Paris, j’ai qu’à te prendre au passage, tu es à l’hôtel? J’arrive d’ici une heure environ.

Non, ce n’étais pas une amante qui m’attendait dans la ville des lumières. Je n’étais pas assez fou pour tromper Helga et risque à me retrouver à devoir porter mes bijoux de famille en pendentif si elle l’apprenait! Ce n’était pas non plus un informateur ou quoi que ce soit de professionnel… C’était juste Oliver qui voulait me voir, venir passer le weekend à New-York. Je n’avais rien contre, Théana serait sans doute heureuse de le voir, ainsi que Cerbère… Aka Mr Wouf… On ne pouvait pas ignorer le surnom que le chien avait reçu du rouquin, comme il ne répondait qu’à ça! Ça me foutait un peu la honte en mission, mais comme c’était une brave bête, je passais par-dessus.

Je notais une adresse sur un bout de papier que je fourrai dans ma poche. C’était là que je devais me rendre pour vérifier quelque chose qui m’intriguait. J’avais eu vent de rumeurs à propos du propriétaire de ce bar. Il avait entre autre un caractère particulier, un peu fou. Bon, des gens cinglés, il y en avait à la pelle, alors je n’aurais peut-être pas été intéressé par lui si ça n’avait pas été de son pseudonyme… Dionysos. Peut-être que ce n’est qu’un surnom qu’un alcoolique avait trouvé marrant de se donner, mais ça pouvait tout aussi bien être mon neveu. Je me devais d’aller vérifier. Pourquoi? Pourquoi pas. Ce dieu fêtard avait toujours été un des seuls à me respecter. Certes, je le trouvais particulièrement agaçant la plupart du temps, mais lui au moins me rendait visite en enfer et respectait mon travail. Je pense qu’il avait une fascination pour le monde souterrain, il faut dire qu’à ma connaissance, il aime bien tout ce qui n’est pas ordinaire.

Je pris un taxi pour le T & L’s bar, dans le but de prendre le portail. Mine de rien, c’était fort utile ce raccourci vers Londres et Paris. Je m’en servais fréquemment pour le travail, mais aussi pour les loisirs. Je me retrouvai donc bien vite à Paris, dans la chambre 2013 du Nouveau monde. C’était toujours aussi amusant de franchir une telle distance en quelques pas. Je passais chercher le gamin, évitant soigneusement Clémence. Je n’avais pas envie qu’elle ne me fasse une crise. Elle adorait répéter inlassablement que j’étais un irresponsable, un danger, un égoïste et plein d’autres insultes que j’avais entendu encore et encore… cette gamine se pensait mieux que moi, mais elle n’avait pas plus surveillé Oliver et il s’était fait enlever par un chasseur! Et s’il ne s’était pas trouvé ici par sa faute à elle et l’autre blondasse, sans doute qu’il ne lui serait rien arrivé. Oui, je radote, mais j’aime démontrer que parfois ceux qui font la morale ne sont pas mieux que les autres.

-Ça va bien à l’école cette année? Sinon, ça se passe bien avec… Claude? Clyde? Enfin ton nouveau Tuteur…

Nous étions devant l’hôtel à attendre un taxi lorsque je questionnai l’enfant. Comme il semblait attirer la poisse et les gens peu recommandables, je voulais m’assurer qu’il allait bien. Surtout que celui qui s’occupait de lui était plutôt jeune, à peine sortit de l’adolescence! Je ne pensais pas qu’il ferait du mal au rouquin, ils semblaient beaucoup s’apprécier. Par contre, il était clairement trop protecteur, comment le môme apprendra à faire les choses par lui-même si on ne lui laisse pas un peu de liberté? Mais bon, c’est le choix d’Oliver de vivre avec lui, je ne vais pas m’en mêler, j’ai déjà assez de mes affaires à régler.

Nous prîmes donc un taxi pour nous rendre à l’adresse que j’avais noté plus tôt. Pendant le trajet j’expliquai rapidement au rouquin ce que j’avais à faire.

-Je dois aller rencontrer quelqu’un. Je pense que je le connaissais avant. C’est mon neveu, tu vas voir, il est très… accueillant. Enfin, si c’est bien lui.

Lorsque nous arrivâmes à destination, je payai le chauffeur avant de me diriger vers l’entré du bar. Petit problème, les gamins n’y sont pas admis… Rien qu’une liasse de billets ne peut arranger, n’est-ce pas? On dit que l’argent ne peut pas tout acheter, mais ça aide beaucoup dans la vie d’en avoir… du moins, dans ce monde dit moderne. Une fois à l’intérieur, je laissais mon regard errer, c’était donc ça le Komos? Et bien si le propriétaire était bien mon neveu, ce changement de vie lui avait réussi. Je me dirigeai au bar pour demander à voir le propriétaire. On m’indiqua un homme plus loin. Je m’approchai pour lui parler, car il fallait absolument que je sache.

-Vous êtes le fameux Dionysos? C’est un pseudonyme intéressant…  et pas très fréquent. J’ai un neveu qui porte ce prénom, c’était un des rares à venir me rendre visite… car la plupart des gens disaient que c’était l’enfer chez moi. Lui aussi c’est un fêtard. Il y a maintenant plusieurs années que je ne l’ai pas vu, depuis que j’ai disparu de chez moi sans rien demander à personne.


Je n’avais pas trop fait dans la subtilité, mais je ne voulais pas perdre trois heures pour vérifier si je le connaissais ou pas. J’avais tout de même évité d’être trop direct, question que si ce n’était pas LE Dionysos, que cet homme ne me prenne pas pour un fou en appelant le videur pour me faire sortir. J’essayais de  déceler des indices dans les agissements de mon interlocuteur. Je ne savais pas si je voulais que ce soit mon neveu ou pas… C’était confus dans mon esprit, mais je voulais savoir… et puis qu’il soit de la famille ou pas, peut-être que nous pourrions faire des affaires. Ça peut être bien un endroit pour rencontrer des clients ou pour se cacher. Les idées affluaient déjà afin que je ne sois pas venu ici pour rien, que si je ne le connaissais pas, que j’ai une raison de me trouver dans ce bar.

Sinon, je n’avais pas vraiment fait attention à Oliver, mais je n’avais pas besoin de lui demander d’être tranquille, il était rarement bruyant, contrairement à la plupart des enfants.

Wesh:
 


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Oliver Foxworth
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Oliver
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Oliver & Compagnie.
ÂGE DU PERSONNAGE : 10 ans !
COTE COEUR : Clawd ❤︎ Clémence ❤︎ Clawd ❤︎ Mally ❤︎ Clawd ❤︎ Hadès ❤︎ Clawd ❤︎ Nounours ❤︎ Clawd ❤︎ Biscuit le chat ❤︎ Clawd
OCCUPATION : Apprenti capitaine d'industrie, futur business man-astronaute, assistant d'espion, peintre, rêveur compulsif... Et accessoirement, écolier en year 4
LOCALISATION : Paris, avec Clawd ❤︎
HUMEUR : Angoissé.
COULEUR PAROLE : ff9966
DOUBLES COMPTES : Thäleia Mïotysea, Aiko "Honey" Miyazaki
PERSONNALITÉ & CRÉDITS : Noah Schnapp, avatar par moi-même, code signature de Astra
MON ARRIVÉE : 08/04/2013
MON VOYAGE : 914
POINTS : 722
Sam 23 Fév 2019 - 23:25
C'est l'histoire d'un chat dans un bar
Oliver & Hadès

Oliver hésita. Le regard vacillant, les mots au bord des lèvres, il jeta un coup d'œil vers Clawd qui étudiait à côté, cherchant chez son ainé la force nécessaire pour vaincre sa timidité. Enfin, il osa. Ce fut dans un filet de voix qu'il bafouilla son impertinente requête : « Est-ce q-q-que je p-p-pourrai venir à New-York ce week-end ? » Tout juste formulé, déjà regretté. Oh non, et s'il dérangeait ? C'est qu'il était très occupé, Hadès, Oliver le savait, même que parfois, il travaillait la nuit. L'enfant était terrifié à l'idée d'être de trop. « D'accord, on peut passer du temps ensemble. » Soulagement. Une lueur passa sur son visage. Un sourire. Hadès arrivait dans une heure ! Il retournait à New-York ! Il allait revoir Mr Woof ! La perspective de ce week-end aux allures de mini-vacance fit battre de joie son petit cœur. Mais à peine eut-il commencé à faire son sac avec l'aide de Clawd que ses angoisses le ramenèrent à la réalité. Il partait pour le week-end. Pour deux jours et une nuit. Sans Clawd. Oliver senti ses entrailles se tordre sous cette réalisation. Cela faisait des mois maintenant qu'il dormait niché dans les bras protecteurs de son ainé. Impossible de faire autrement. Savoir Clawd à ses côtés était devenu un besoin : il était le fidèle compagnon de ses insomnies, l'ange gardien de ses nuits, toujours prêt à sécher ses larmes après un trop gros cauchemar. Voilà qu'il se lançait en eaux troubles sans sa bouée. Et s'il n'était pas prêt ? Comment faire pour ne pas couler ? « Clawd… Tu p-peux venir avec m-moi s'il te p-plaît ? Y aura de la p-p-place chez Hadès. » Implora-t-il soudain en se tordant les mains. « J'aimerais bien, tu le sais, mais j'ai un horaire chargé. » Oliver acquiesça, la gorge serrée. Oui, Clawd aussi était très occupé, il le savait. Ce n'était pas grave. Il allait y arriver, il avait des médicaments pour l'aider un peu.

Mais Oliver continua d’y songer malgré tout, et ce même après l’arrivée d’Hadès. L’enfant n’avait été capable d’offrir qu’un sourire gêné à son ancien tuteur, bien trop préoccupé par ce qui se jouait dans sa tête. Rien de bien inhabituel. Oliver n’était plus connu pour ses bavardages. L’attente du taxi se serait certainement déroulé dans le silence si Hadès n’avait pas percé sa bulle en entamant le sujet de l’école. « … Ça va… Un p-p-peu. » Il n’aimait pas trop en parler. C’était important, l’école, le petit ne le savait que trop bien. Pourtant, il aurait préféré ne plus jamais y mettre les pieds. Les journées y étaient trop longue, trop bruyante, trop dure, trop stressante. Il passait ses week-ends à craindre les terribles retours du lundi, et la semaine à prier pour la délivrance du vendredi. « Je suis d-d-dans le c-club d’art à l’école. » La seule chose qu’il appréciait. Là, il n’y avait personne pour rire lorsqu’il trébuchait sur sa lecture. Aucune évaluation. Seulement lui et ses dessins. « Et à la fin d-d-de l’année, on fait une exposition, tu p-p-pourras venir voir si t-t-tu veux. J’ai m-m-même fait un f-folo… f-folocope*. » Ou quelque chose comme ça. « C’est comme un tout p-p-petit livre sauf que quand on tourne les p-pages ça fait un d-dessin-animé. » Oliver s’arrêta, hésita à continuer. Il aurait pu en dire plus, parler des couleurs qu’il avait utilisé, de ses idées, expliquer qu’il avait dessiné toute une mini histoire sur ses pages, celle d’une fusée qui va dans les étoiles et découvre une nouvelle planète. Mais il se ravisa, par crainte d’ennuyer Hadès. Sûrement qu’il s’en fichait du club d’art. C’était pas aussi important de l’école. « Sinon, ça se passe bien avec… Claude? Clyde? Enfin ton nouveau tuteur… » « Clawd. » Murmura-t-il. Il hocha la tête. « Oui. Il est tout le t-t-temps gentil avec m-m-moi. » N’était-ce pas là le plus important ? Il l’aimait, et Clawd l’aimait. Cette certitude faisait désormais tourner son petit univers, elle le distrayait momentanément des ombres qui planaient sur ses pensées, des réalités de son monde.

Ils avaient une escale à faire avant New-York. Hadès devait voir son neveu d'avant. D'avant quoi ? C'était bizarre, de s'imaginer Hadès avec une famille. Comme l'homme n'en parlait jamais, Oliver avait tout simplement oublié qu'il en avait une. L'enfant s'était plu à projeter son histoire sur celle de l'adulte pour en faire un modèle. Il s'était toujours figuré qu'il était comme lui : avait-il le droit d'être déçu que ce ne soit pas vraiment le cas ?

Lorsque le taxi s'arrêta, Oliver fut surpris de découvrir la façade d'un bar. Son regard balaya nerveusement les alentours à la recherche d'un autre bâtiment dans lequel le neveu d'Hadès pourrait résider. Mais ce fut bien vers le bar que l'adulte l'incita à se diriger. Oliver ne comprenait pas. Il avait le droit d'entrer ? Le cœur chargé d'angoisses, il se hâta de rejoindre Hadès pour rester aussi près de lui que possible. Les bars étaient généralement interdits aux enfants. N'était-il pas en train de faire une grosse bêtise ? Qu'est-ce que Clawd dirait ? Il n'eut pas le temps d'y songer plus longtemps. Ce lieu commençait déjà à nourrir tout un tas d'autres pensées affolées. L'enfant ne s'y sentait pas à l'aise, inquiété par l'interdit et l'inconnu. Et pendant qu'il se battait avec ses émotions, les adultes, eux parlaient. « Wow, wow, doucement, tu parles trop mon gars. J'ai genre, capté la moitié de ce que t'as dit. T'es pressé ou quoi ? Faut prendre son temps dans la vie ! Viens te poser, tu m'offres un verre et je te dis tout ce que tu veux, tout le monde c'est mes amis ici, j'aime les gens, tu vois, et toi aussi, je t'aime mon gars. » La minute d'après, l'étrange trio se retrouva à table, où Oliver osa enfin poser les yeux sur l'interlocuteur d'Hadès. Son malaise s'amplifia. Il lui avait suffi d'un regard pour comprendre que cet homme-là avait bu. « Bon alors. Vas-y, là je t'écoute. » Parce qu'Oliver avait beau ne jamais avoir mis les pieds dans un bar avant aujourd'hui, ce n'était pas la première fois qu'il voyait un adulte alcoolisé. Il avait vu de près les ravages de la boisson chez les grandes-personnes, subit tous les excès de violence qu'elle éveillait. Les souvenirs resurgissaient à travers la parole libérée et les gestes saccadés de l'inconnu. Et avec eux, la confusion et la crainte. Alors, malgré lui, Oliver fixa l'adulte du coin de l'œil, son verre, ses mains, son visage, à l'aguet du moindre début d'animosité. Un réflexe qu'il avait développé lors de son séjour au Wyoming. Là-bas, c'était des journées entière qu'il avait passé à anticiper les faits et gestes de ses ainés, pour mieux se précipiter lorsqu'on l'appelait, ou mieux se faire oublier quand la colère montait. « Attends, c'est quoi son problème à ton gosse, il est flippant. » Son cœur rata un battement. « T'as oublié comment on cligne des yeux gamins ? » Figé dans son mutisme, Oliver secoua la tête, les yeux écarquillés. Sûrement devait-il faire une drôle de tête, puisque l'adulte face à lui se laissa emporter dans un rire bruyant. « Moi j'aime bien les gosses, ils me font rire. Je te respecte de l'avoir amené ici, faut les commencer tôt ! » Instinctivement, l'enfant recula, jusqu'à plaquer son dos au dossier de sa chaise. Il aurait voulu s'y enfoncer complètement. Mais faute de pouvoir disparaître, il se contenta de fixer à nouveau ses pieds dans l'espoir de se faire oublier.

*folioscope

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Le gouffre — J'ai peur du sommeil comme on a peur d'un grand trou, tout plein de vague horreur, menant on ne sait où
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Sam 1 Juin 2019 - 23:17



C'est l'histoire d'un chat dans un bar

deux irresponsables et un gamin... x)



Dans le taxi, Oliver me parla surtout de son club d’art, ce qui me laissait présager que pour ce qui était du reste de l’école, ça n’allait pas si bien. Au moins, il pouvait se rattacher à ce club qu’il semblait vraiment apprécier. Ça ne me surprenait pas, il avait toujours aimé dessiner. À un moment, je croyais qu’il dessinait que parce que c’était une activité calme et qu’il craignait de me déranger, mais au final, ce n’était pas la seule raison. Il expliqua ce qu’il avait créé, ce qui semblait le rendre fier. Ça ne pouvait être que bon pour son moral de faire une activité qu’il aime et dans quoi il est doué. Il y avait une exposition à la fin de l’année.

-Ça a l’air intéressant. Donne-moi la date, je verrais si je peux me libérer pour ton exposition.

Le rouquin répondit à ma question sur son tuteur en me corrigeant sur le prénom de ce dernier… Clawd? Sérieusement, c’était quoi ce prénom à coucher dehors? Ça mère ne l’aimait pas ou quoi? Je m’abstins de commenter, puisque ce n’était que de la méchanceté gratuite et que ça ne pouvait que m’attirer des ennuis si je commençais à parler ainsi. Je m’étais donc contenté d’un hochement de tête lorsque l’enfant m’avait dit que ça se passait bien avec son tuteur.

Je ne portai pas vraiment attention aux hésitations d’Oliver. Je savais bien qu’il n’avait pas vraiment le droit d’être là, mais je faisais quoi avec lui? Le laisser dans une boîte sur le trottoir? Il était surement plus en sécurité à l’intérieur où je pouvais l’avoir à l’œil. Et puis je ne voulais qu’une conversation avec le propriétaire, ça ne devrait pas être trop long. Une fois devant lui, je vis qu’il ne semblait pas capter ce que je lui disais. Quelque chose me laissait présager que ce n’était pas du qu’à l’alcool. Ce n’était pas LE Dionysos, ce n’était qu’un pseudonyme qu’un type aimant faire la fête avait décidé de se donner pour faire cool. J’essayais de ne pas me laisser aller au découragement, si ce n’était pas mon neveu, c’était peut-être mieux ainsi. Je ne pouvais pas tourner les talons sans discuter un peu avec lui, pour être certain et par politesse. Bon, la politesse n’était pas mon point fort, mais avoir un proprio de bar dans sa poche, ça pouvait être une bonne idée.

J’acceptai son invitation, prenant place à table et faisant signe à Oliver de faire de même. Je commandai ce que l’autre homme voulait, prenant un verre d’eau pour Oliver et une bière pour moi. Je vis l’homme demander une crème de menthe en plus, ce à quoi je ne portais que peu d’attention. S’il voulait s’enfiler ça en plus de tout ce qu’il avait déjà bu, ça ne me regardait pas et je m’en foutais pas mal. Je me décidai à reprendre la conversation avec un peu plus de calme, comme ses paroles m’avaient un peu refroidi malgré son accueil chaleureux.

-Je pense que j’ai fait erreur sur la personne, je t’ai pris pour mon neveu… Ça doit être à cause de l’éclairage et la fatigue…

J’haussai les épaules en faisant la moue. Il me fit un signe de la main pour signifier qu’il n’y avait rien là. Son attention se retrouva plutôt sur Oliver qui semblait plus que nerveux. Je ne savais pas trop pourquoi… l’interdit? Pourtant, si quelqu’un risquait les problèmes, c’était bien plus moi que lui! Sans doute que ce n’était pas la seule chose qui perturbait le gamin. Déjà, l’attitude de l’autre homme pouvait tout à fait l’insécuriser. Personnellement, ça ne pourrait que m’agacer sur le long terme.

-Quelques mésaventures dans les dernières années l’ont rendu nerveux avec les inconnus. Il n’aime pas en parler, alors laisse-le.

Aucun mensonge crédible ne m’était venu, alors autant dire la vérité, sans rentrer dans les détails, évidement. Ce type n’était visiblement pas des nôtres, alors hors de question de parler de Louis, de ses chasseurs ou de la Transylvanie. Je ne savais pas s’il était fiable ou pas. Je bu ma bière un peu trop vite et aussitôt, notre hôte m’en fit emmener une autre.

-Nous devrions y aller…

-Mais non, Tu ne va pas laisser cette bière réchauffer là? Elle est versée, il faut la boire! Aller à ta santé!

Et je la bu, plus lentement cette fois. Sauf qu’à chaque fois que je finissais un verre, un autre apparaissait. S’il me l’offrait, pourquoi refuser?  Je n’avais rien d’autre à faire. Mon téléphone sonna, je m’excusai pour aller répondre à l’extérieur, là où il y aurait moins de bruits.


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Mer 5 Juin 2019 - 19:11
C'est l'histoire d'un chat dans un bar
Oliver & Hadès

« Nous devrions y aller… »  Oui. Sa bouche avait bougé sans qu'aucun son n'en sorte, muette. Oliver voulait partir, quitter ces lieux interdits où l'innocence de l'enfance n'avait pas sa place. C'était des prunelles chargées d'impatience qu'il avait levé vers un Hadès affreusement immobile. Ses espérances s'essoufflèrent avec l'arrivée d'une nouvelle bière. Ils n'étaient pas prêt de partir.

Et ça durait et ça s'éternisait. Un à un, les verres glissaient sur la table, un véritable défilé de couleurs et d'odeurs étranges. Les minutes commencèrent à s'étirer. Sous l'œil anxieux d'Oliver, les boissons disparaissaient aussi vite qu'elles apparaissaient et à chaque nouveau liquide qui s'évanouissait entre les lèvres adultes, c'était son cœur qui lui tombait un peu plus sur l'estomac. Le petit ne faisait plus qu'un avec son siège. Muré au dossier, il s'improvisait statue de cire, pétrifié. Seuls les mouvements abrupts de son regard inquiet trahissaient l'illusion. Son inquiétude eut l'audace de se transformer en espoir lorsque le téléphone d'Hadès sonna. C'était peut-être Clawd ! Ou Helga. Il voyait déjà dans cet appel, la délivrance. À tort. Hadès sortit. Sans une attention pour lui.

Parfois, Oliver, il regrettait d'être aussi doué pour se faire oublier. Paralysé, il ne savait pas quoi faire. Sortir pour suivre Hadès ? Ou l'attendre ici ? Avait-il le droit ? Et s'il sortait et qu'il le dérangeait ? Et après, pourrait-il de nouveau rentrer ? Ou bien allait-il devoir attendre l'adulte, seul, assis sur le rebord du trottoir ? Cette idée-là le glaçait tout autant que la perspective de rester en tête-à-tête avec le monsieur bizarre. La gorge serrée, il fixa ses pieds, le cœur chargé de regret et de chagrin. Ça ne ressemblait pas au week-end qu'il s'était imaginé. À présent, il voulait rentrer à la maison.

Brisant le silence gênant qui s'était installé, un poing s'abattit brusquement devant lui. « Bouh ! » La table trembla et, en écho, Oliver sursauta. La rondeur de ses grands yeux écarquillés mêlé à la frénésie de sa respiration lui donnaient des allures de petit animal piégé entre les phares d'une voiture. Sa panique fut reçue par un rire gras. « Calme-toi gamin, il va revenir. Et puis on est entre amis ici. » L'enfant en doutait. Ses meilleurs amis à lui, c'était Clawd, Rox, Callum et Biscuit le chat : aucune de ces figures aimées n'étaient là aujourd'hui. Il était seul face à cet inconnu qui ne tarda pas à remarquer son verre d'eau vide. « T'as soif ? Tiens, bois ça, ça va te détendre. » Une boisson émeraude atterri devant lui. Le petit loucha à l'intérieur du verre pour en renifler le contenu douteux. Ça sentait la menthe. « T’es un gosse, t’aimes bien la menthe non ? » Oliver acquiesça timidement sans oser affronter son interlocuteur. Oui, la menthe, c’était bon. Surtout avec de la limonade. « Bah bois alors ! T’as pas entendu ce que j’ai dit tout à l’heure ? Quand c’est versé, il faut boire ! Sinon je vais être obligé de venir le faire descendre moi-même ! » La plaisanterie échappa à l’enfant. Oliver, dans ces mots railleurs, n’avait entendu qu’une menace. Fébrile, il craignait de voir l’adulte se jeter sur lui pour forcer le liquide au fond de sa gorge, ses doigts en pince de fer sur ses petites joues. Ce scénario catastrophe réveilla de pénible souvenirs et, pris d’affolement, Oliver saisit le verre et le porta jusqu’à ses lèvres.

À peine eut-il avalé la première gorgé, que ses traits se tordirent dans une affreuse grimace. C'était fort. Trop fort. Ce fût son corps tout entier qui frissonna sous la violence du goût. Dégueu. La gorge brulante, Oliver toussa, les larmes aux yeux. Ce n'était pas du tout la même menthe que chez Mally. Sa réaction provoqua l'hilarité de son spectateur, un rire trop bruyant qu'il ne comprenait pas. Oliver, lui, ne trouvait pas ça très drôle. « Laisses, je vais te donner du jus d'orange pour rincer ça. » Lorsque le jus arriva, se fût presque si Oliver ne se jeta pas dessus pour faire disparaître le feu qui lui restait sur les papilles. Les sens anesthésiés et dupés par cette récente agression, il ne sentit pas la légère pointe d'étrangeté qui venait se mêler au parfum familier de l'orange. L'enfant naïf eut le malheur de finir son verre, sous l'oeil amusé de l'autre.

Des secondes, des minutes, des heures s’écoulèrent.

Peut-être. Il ne savait plus. Sous son front, le temps se déformait. Un peu comme la pièce.

Oliver passa un doigt sur ses gencives. Il ne sentait plus ses dents.

Il ne s’en inquiéta pas.
Trop bizarre.
La peur s’évaporait.

Si Oliver faisait sauter son genoux sous la table, ce n’était plus par angoisse, mais pour suivre la musique qu’on entendait encore malgré les conversations du bar.

Et avant qu'il ne le réalise, Oliver se retrouva à moitié allongé sur la table, sa joue contre la surface boisée, à faire courir son index et son majeur le long du rebord. Le petit bonhomme court, court, court, saute et zioum, plaf, dans la lave. Son petit jeu, il le répéta plusieurs fois, jusqu'à ce qu'Hadès revienne s'asseoir. Alors, le petit bonhomme escalada la montagne que représentait l'épaule de l'adulte, sous la narration imagé d'Oliver : « Pik, Pik, Pik, Pik. » Lassé, l'enfant se redressa et aussitôt sa main chercha un appui sur le bras stable d'Hadès. Autour de lui, le monde tanguait dangereusement. À droite, à gauche, à l'endroit, à l'envers. Lui, inconsciemment, les yeux dans le vague, se berçait au rythme de la pièce. À droite, à gauche, à l'endroit, à l'envers… Il en avait le tournis. Déséquilibré, il finit par s'abandonner à son corps trop lourd et s'écroula sur son ancien tuteur. Là, dans la sûreté de ce contact, il cessa de bouger. « Hadès, ça tourne, mais moi, je tourne pas en même temps que la terre. » Qu'il s'entendit dire et un rire lui échappa, incontrôlable. C'était vraiment trop rigolo. Comme au manège. Nouveau rire. Oliver subissait les bizarreries de son organisme sans les comprendre, déjà trop intoxiqué pour s'en inquiéter ou même réaliser ce qu'il se passait. Sa tête contre le bras d'Hadès, il goûtait à une euphorie qu'il n'avait plus connue depuis longtemps. « C'est un chien pékinois de Pékin, qui aime un okapi de Paris...» commença-t-il à chantonner pour lui même. « Mais Pékin et Paris sont bien loin, que c'est triste pour nos deux amis. » Notes à moitié marmonné d’une mélodie qu’il apprenait à l’école. « Pékin est trop chaud dit l’okapi et je n'aime pas du tout le riz. Paris est trop chic dit le pékinois et ce n'est pas du thé qu'on y boit… » Du thé, ce n’était en effet pas ce qu’il venait de boire. Et l’enfant entama une deuxième fois le refrain.


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Hadès D. Alexander
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Hercule
ÂGE DU PERSONNAGE : trop vieux pour toi gamine!
COTE COEUR : C'est Helga qui l'a trouvé, elle le garde <3
OCCUPATION : tente de dominer le monde
LOCALISATION : pas de tes oignons!
HUMEUR : Boum Badaboum boum boum boum! Ah!
PRESENCE/ABSENCE : Omniprésent... /sbaf/
DOUBLES COMPTES : Tim, Do, la folle et l'alcoolo
PERSONNALITÉ & CRÉDITS : Ralph Fiennes, moi 8D
MON ARRIVÉE : 24/04/2013
MON VOYAGE : 829
POINTS : 866
Sam 13 Juil 2019 - 4:25



C'est l'histoire d'un chat dans un bar

deux irresponsables et un gamin... x)



Ce n’était que Sam, pour savoir si je n’avais pas oublié que je devais passer à Londres chercher un colis… Non mais il avait du culot de m’appeler aussi tard pour ça! Il savait quelle heure il était?! En vrai, je ne savais pas non plus et surement qu’il ne savait pas que j’étais à Paris et que donc, il y avait six heures de plus qu’à New-York. Je me contentais de lui répondre de mon ton sec habituel, que non je n’avais pas oublié et d’arrêter de me surveiller comme une mère! Non mais il me prenait pour qui? Un enfant? J’avais déjà une mère et elle ne s’était jamais vraiment occupé de moi… et mon père… n’en parlons pas, après tout, notre seul contact était quand il avait décidé de me manger…  une relation père-fils normal pour des dieux j’imagine? J’avais très clairement un peu trop bu si j’en étais à penser à mes origines!

Au fait, si vous voulez vraiment savoir la vérité… J’avais bel et bien oublié le colis, mais ne le dites pas à Sam, il deviendrait encore plus insupportable…  Il aurait quand même pu se contenter d’un texto plutôt que de m’appeler, ça aurait rendu ce moment beaucoup moins désagréable. Si j’avais su que c’était lui, j’aurais ignoré l’appel… mais bon, ça me faisait une bonne excuse pour quitter ce bar et son propriétaire plutôt spécial… Pas un mauvais mortel, mais ce n’était pas celui que j’espérais. Je retournais donc dans le bar, l’air frais m’ayant fait un peu de bien. Cet appel n’aura pas été qu’une perte de temps!

Je remarquai bien avant de me rassoir qu’Oliver semblait anormalement détendu… Je le dévisageai alors qu’il mimait de petits pas avec ses doigts, un personnage gravissant mon bras en direction de l’épaule? Je commençais à me douter que ce changement d’attitude ne venait pas de nulle part, ça me fut confirmé avec la suite lorsque il dit que ça tournait : il avait bu de l’alcool. Je ne l’imaginais pas vraiment en prendre par lui-même, le verre de jus d’orange que je reniflai me confirma qu’il avait été dupé, l’orange dissimulant assez le gout de vodka pour ne pas qu’il s’en aperçoive.

-Fais pas cette tête l’ami, je voulais seulement qu’il se détende un peu le pauvre gamin.

Je ne pu retenir un regard assassin. Certes, Oliver semblait bien plus heureux que d’habitude, mais je n’étais pas d’accord avec le fait de le tromper pour le faire boire. Si Claude ou l’autre folle découvraient ça, j’étais mort! Personnellement, je n’empêcherais pas quelqu’un de boire, mais je ne le forcerais pas non plus! Sur quel idiot j’étais tombé encore?! Je peux concevoir que faire entrer un gamin dans un bar n’est pas vraiment l’idée du siècle, mais le forcer à boire est quand même un niveau au dessus en terme de bêtise.

- C’est une jolie chanson Oliver, mais ça te dirait de la finir dehors? On est visiblement resté un peu trop longtemps ici.

Je piquai deux bouteilles d’eau au bar, les faisant mettre sur la note du propriétaire. Pas que c’était cher, c’était pour le principe, il nous avait fait boire, il contribuerait à diluer tout ça. J’aidai le rouquin à se lever et sortir, le portant lorsque nécessaire. Une fois dehors, je trouvais un banc pour le faire assoir un peu, lui donnant une bouteille d’eau pour qu’il boive :

-Prend un peu d’eau, ça va t’aider. On va prendre un moment pour respirer un peu, puis je dois passer prendre quelque chose à Londres, ensuite on va à New-York.

Je trouvais un sac en papier, le quémandant à quelqu’un qui s’en servait pour cacher sa bouteille d’alcool… franchement, TOUT le monde voyait bien ce qu’il tentait de cacher, ce sac était donc inutile. Je le donnais à Oliver :

-Si l’envie de vomir te prend, utilise le sac, j’ai pas trop envie de devoir payer un nettoyage de taxi…

Dès que je réussis à attirer l’attention d’un chauffeur, nous pûmes prendre place à l’arrière de son véhicule. Je lui donnais l’adresse du Nouveau monde. En route, je commençais à expliquer à Oliver :

-On doit se rendre dans la chambre 2013, tu sais celle qui est spéciale. Mais on va faire un petit jeu, tu aimes bien les ninjas? On va faire les ninjas et s’y rendre sans qu’on nous voie. Ok?

Je voulais surtout éviter que Clémence voit Oliver dans cet état… elle me piquait déjà des crises pour un oui ou pour un non, je n’avais pas l’intention de lui fournir une vraie raison de m’en vouloir et de me traiter de tous les noms…



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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Oliver & Compagnie.
ÂGE DU PERSONNAGE : 10 ans !
COTE COEUR : Clawd ❤︎ Clémence ❤︎ Clawd ❤︎ Mally ❤︎ Clawd ❤︎ Hadès ❤︎ Clawd ❤︎ Nounours ❤︎ Clawd ❤︎ Biscuit le chat ❤︎ Clawd
OCCUPATION : Apprenti capitaine d'industrie, futur business man-astronaute, assistant d'espion, peintre, rêveur compulsif... Et accessoirement, écolier en year 4
LOCALISATION : Paris, avec Clawd ❤︎
HUMEUR : Angoissé.
COULEUR PAROLE : ff9966
DOUBLES COMPTES : Thäleia Mïotysea, Aiko "Honey" Miyazaki
PERSONNALITÉ & CRÉDITS : Noah Schnapp, avatar par moi-même, code signature de Astra
MON ARRIVÉE : 08/04/2013
MON VOYAGE : 914
POINTS : 722
Lun 22 Juil 2019 - 20:24
C'est l'histoire d'un chat dans un bar
Oliver & Hadès

Il chantonnait sans la moindre gêne, libéré de toute conscience de lui-même. Enfin, son esprit d'ordinaire asphyxié par l'angoisse respirait : l'alcool lui faisait l'effet d'une goulée d'air frais. Oliver chancelait doucement sous cette brise. Évidemment, rien de cela n'était vrai. Derrière le doux parfum illusoire de la boisson, l'air revigorant n'était qu'un nuage putride et toxique. Oliver ne le voyait pas. À vrai dire, l'enfant ne voyait plus grand chose, si ce n'était sa propre main qu'il secouait devant lui tout en chantant, fasciné par le spectacle de son membre en mouvement. Sous le prisme de l'alcool et de la lumière ambiante, l'image de sa main s'imprimait en décalé sur sa rétine, donnant des aspects fantomatiques à son geste. Du moins, à ses yeux.

« C’est une jolie chanson Oliver, mais ça te dirait de la finir dehors? » Le petit sourit bêtement, très de content qu’on complimente sa mélodie. D’ailleurs, il en connaissait beaucoup d’autres. Il entamait à peine les premières vers de The Star-Spangled Banner quand Hadès l’incita à décoller. Il se leva. Wahou. Un vertige lui tomba dessus, le forçant à se rasseoir. Ça tournait encore.  

Absence. La minute suivante, il foulait le pavé parisien sans se souvenir de comment il avait atterri ici. Comme il sentait léger ! Et si lourd à la fois. Si ses jambes n'avaient pas été aussi fragiles sous le poids de son corps déséquilibré, sûrement se serait-il mis à gambader joyeusement dans la rue.

Ce fut plus ou moins docilement qu'il s'installa à un banc et but un peu d'eau, non sans s'en mettre partout, brièvement prit d'un ricanement au milieu d'une gorgée : « Regardes Hadès, mes jambes elles avancent toutes seules, t'as vu ? » Oui, elles avançaient en effet. Dans le vide, puisqu'il fouettait furieusement l'air du bout des pieds.

Le trajet en taxi n'aida pas à calmer sa soudaine agitation. À croire que toute l'énergie que des années de passivité avaient mise de côté explosait enfin au grand jour. Oliver se balançait légèrement de droite à gauche sur son siège, des images de course de l'espace en tête. Il était dans un vaisseau spatial, le petit l'avait décidé. Un jeu très marrant, mais pas autant que celui qu'Hadès lui proposait. « D'accord ! » La curiosité de cette requête ne lui traversa pas un instant l'esprit. Déjà, il enchaînait avec le plus grand sérieux : « Mais j'suis pas un Ninja, j'suis un renard. » Oui, oui. « C'est pour ça que j'm'appelle Foxworth. » Expliqua-t-il en insistant sur la première syllabe. « C'est Rox qui m'l'a dit. » Et Rox, en tant qu'aîné, faisait figure d'autorité. Les commentaires douteux sur son origine auraient pu continuer si des notes n'avaient pas happé son attention volatile. Il était désormais tout à la radio et à la chanson diffusée par cette dernière. Cette chanson, Mally l'aimait bien, l'enfant l'avait déjà entendu plusieurs fois. Assez pour la connaître. Doucement, il huma l'air familier, avant de se lancer au refrain : « It's gonna take a lot to drag me away from you, there's nothing that a hundred men or more could ever do ! » La volonté y était, la justesse, beaucoup moins. « I bless the rains down in Africa, gonna take some time to do the things we never had. » Peu importait. Lui, se trouvait très bien et bénit la voiture de ses talents jusqu’à la fin du trajet.

Il avait écouté les paroles d'Hadès avec attention. Pourtant, lorsqu'il se retrouva devant l'hôtel, il s'exclama comme s'il découvrait le lieu de leur destination pour la première fois. « On va voir Clémence ? » Demanda-t-il en sautillant. Cool ! Il avait parlé fort, voire un peu trop. Impossible de savoir si la boisson était à l'origine de la nouvelle intensité de ses paroles, ou s'il s'agissait là du volume sonore normale de sa voix, lui qui passait sa vie à murmurer. « Ah non, on peut pas, c'est vrai. Elle t'aime plus. » L'évidence l'avait frappé, balayant d'un coup sa mine enjouée pour la remplacer par une expression de réflexion intense. Sourcil froncé, traits durcit, ça s'activait sous son front : le petit connectait lentement les points. À haute voix. « Clawd aussi, il t'aime pas. Et Honey aussi, je crois. Et Mally aussi. Mally elle t'aime vraiment pas. » Oh, ça oui. Oliver, il se souvenait encore de la gifle dont il avait été témoin quelques années plus tôt. « Mally, elle a même dit que t'es une bouse. Et Clawd il a dit que t'es une mauvaise influence. J'dormais pas et j'ai entendu. » Même que ça l'avait rendu triste, d'entendre des méchancetés sur Hadès dans la bouche de ses tuteurs. Lui aurait aimé que toutes les personnes orbitant autour de son petit monde s'apprécient. Il réalisa enfin : « Y a plein de gens qui t'aime pas en fait. » Les confidences coulaient toute seules sur ses lèvres innocentes. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas été aussi loquace. Sa timidité bâillonnée dans un coin de sa tête, plus rien ne l'empêchait de dire ce qu'il pensait et d'exprimer ses émotions : « Mais pas moi. Moi, j't'aime. » Et il fit en quelques secondes ce qu'un Oliver sobre avait souvent rêvé de faire sans jamais oser pour autant, et ceux, malgré deux années sous la tutelle de l'adulte : il enlaça Hadès, tout heureux qu'il était.

Tellement heureux, qu'il en oublia la consigne de son ancien tuteur. Elle lui revint en tête une fois dans la fameuse chambre deux mille treize, à l'imagine d'un pétard explosant au milieu de ses pensées léthargiques. Il tressaillit. « Faut se cacher ! Sinon on va nous voir ! » Et pouf, Oliver s'envola, galopa maladroitement jusqu'à un rideau. La meilleure des cachettes. Il délivra son visage du tissu pour jeter une œillade à Hadès : plus d'un quart d'heure après les premières explications, les questions atteignaient enfin sa bouche. « Est-ce que c'est à cause des monstres qu'on doit être des Ninjas ? » Une ombre passa sur son visage. C'était l'angoisse, elle se délivrait lentement de son anesthésie, juste assez pour inquiéter sa petite victime de la présence de potentiel monstre. Sa présence présageait de futures complications.


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MON ARRIVÉE : 24/04/2013
MON VOYAGE : 829
POINTS : 866
Mer 21 Aoû 2019 - 2:50



C'est l'histoire d'un chat dans un bar

un irresponsable et un gamin... x)



Ça avait quelque chose de triste de voir Oliver si joyeux. Je sais, cette réflexion semblait plutôt contradictoire. Ce qui était désolant, c’était que le gamin ait besoin d’alcool pour pouvoir se lâcher un peu. Je n’avais  pas l’habitude de le voir dans un tel état, de le voir s’amuser de tout et de rien. Bon, quand il vivait chez moi à New-York, il lui arrivait de se comporter comme un vrai enfant, de s’amuser. Certes, il n’était pas très turbulent, mais il semblait moins aux aguets, comme si tous les malheurs du monde risquaient de s’abattre sur lui d’un moment à l’autre. C’était avant toute la merde qui lui est arrivé, avant qu’il se fasse kidnapper par Louis, avant de Wyoming et avant le chalet au Canada… C’était à croire qu’une entité malveillante s’acharnait sur lui!

Oliver semblait comprendre le jeu que je lui proposais et même s’en enthousiasmer. Par contre, la suite me laissa sans mots… un renard?! C’était quoi ce délire? Était-il saoul au point de ne plus savoir qui il était? Il expliqua son raisonnement, enfin, plutôt celui de son ami. Je comprenais un peu mieux pourquoi Claude… Clyde? Enfin le tuteur du rouquin n’aimait pas cette fréquentation. L’adolescent lui embrouillait clairement l’esprit sur un sujet des plus importants, l’identité même du chaton. Il n’était évidement pas temps d’avoir une discussion à ce propos avec l’enfant, qui n’était pas en état d’avoir une conversation sérieuse. Il s’était d’ailleurs mit à chanter la chanson qui passait à la radio. Je n’écoutais pas vraiment de musique, mais cet air me disait vaguement quelque chose.

Une fois dans l’hôtel, je du faire signe à Oliver de baisser le ton. Il ne parlait peut-être pas si fort, mais vu le silence dans le hall, on risquait de se faire remarquer. Je voulais continuer à avancer, mais le gamin semblait dans une grande réflexion à mon sujet. Il énuméra plusieurs personnes en précisant qu’elles ne m’aimaient pas. Tous ces gens ne m’avaient jamais caché leur haine, alors ce n’était pas trop une surprise… Ce qui était surprenant, c’était qu’Oliver décide d’en parler. Je me contentai d’hausser les épaules. Ça aurait pu me rentre triste… si j’en avais eu quelque chose à faire des autres.

-C’est pas grave que les autres m’aiment pas, l’important c’est qu’Helga m’aime. Oh et puis c’est bien que tu m’aime aussi, parce que je t’apprécie aussi.

Je venais déjà d’en dire assez, je n’allais pas faire une grande déclaration d’amour, j’avais bu, mais pas assez pour devenir réellement émotif. Je passais ma main dans les cheveux d’Oliver alors qu’il me fit un câlin. Pourquoi avait-il autant d’affection pour moi? Je lui avait donné pendant un temps tout ce qu’il avait besoin pour vivre? Je l’avais respecté sans le traité comme un bébé? Peut-être un peu de tout ça qui avait créé un lien entre nous. Je ressentais une sorte de fierté, il ne se laissait pas influencer par l’avis des autres adultes qu’il rencontrait, il décidait par lui-même des gens qu’il voulait fréquenter.

Ensuite, à peu près discrètement, nous nous rendîmes dans la fameuse chambre 2013. C’est donc une fois à destination qu’Oliver réalisa que nous devions être discrets… C’était un peu tard. Je retins un soupir lorsqu’il alla se cacher derrière un rideau. Le pauvre… il ne devait pas être doué pour jouer à cache-cache! Je me passais rapidement la main sur le front, un peu désespéré. Puis la question du rouquin me surprit. Je le dévisageai un instant avant de comprendre. J’étais tellement concentré à éviter Clémence que je n’avais pas pensé que ce genre de comportement pouvait rappeler d’horribles souvenirs.

-Il est un peu tard pour se cacher, tu peux sortir de là… surtout qu’on voit tes pieds qui dépassent du rideau. Il n’y a pas de monstres ici. Je ne pense pas que les monstres aiment la ville. C’est bruyant et puis il y a trop de chances qu’ils se fassent repérer. Je voulais faire les ninjas pour éviter Clémence, parce qu’elle ne serait pas contente de me voir. Elle me crierait dessus parce que je t’ai amené dans un bar où tu as bu de l’alcool… Ce n’est jamais agréable quand elle devient hystérique et j’aimerais ne pas perdre trop de temps.

J’avais failli lui dire que l’hôtel était un endroit sécuritaire, mais j’avais du écarter cette réplique qui se voulait rassurante car après tout, un chasseur avait attrapé Oliver ici même, tout près de la réception. C’était donc déjà pas mal qu’il accepte de revenir ici, fallait pas non pus tourner le fer dans la plaie comme on dit.

-Viens, on va faire un petit saut à Londres. Tu as besoin qu’on te tienne la main ou tu le passe tout seul?

Trente secondes plus tard, nous nous trouvions dans la bibliothèque. Ces portails étaient une bénédiction pour sauver du temps et de l’argent. Je sais, je le répète souvent, mais je les aime beaucoup, voilà. Nous sortîmes de la pièce secrète pour se retrouver dans la salle principale de l’édifice. Je passai rapidement entre les étagères pour atteindre la sortie. Une fois à l’extérieur, je respirai l’air frais de la nuit. Dommage que l’adresse où je devais chercher le colis soit trop loin pour y aller à pied, ça nous auraient fait du bien pour dessaouler.

Je n’avais pas la patience d’attendre un taxi et il y avait justement une voiture qui attendait sagement là. J’allais essayer d’ouvrir la portière… pas de chance elle était verrouillée. Bon, ça prendrait un peu plus de temps. Faisant signe au gamin d’attendre, je retournais à l’intérieur de la bibliothèque afin de trouver un cintre en métal que je défis pour obtenir une longue tige métallique. J’utilisai ce nouvel outil pour déverrouiller la portière et enfin prendre place derrière le volant. Je me penchai pour avoir accès sous le tableau de bord attrapant une couette de fils. J’en coupai deux, les connectant ensemble et hop, voilà un véhicule fonctionnel.  Je fis signe au rouquin de prendre place à côté de moi.

En me mettant en route, je grommelai contre ce pays de fou qui conduisait à l’envers… Quelle idée! Ma conduite était laborieuse tant parce que je n’avais pas l’habitude de conduire à Londres que parce que j’avais un peu trop bu. Heureusement, il n’y avait pas trop de monde sur la route à cette heure-là. Je décidai d’éviter les grosses artères afin de m’aider un peu. Ce fut un peu plus long, mais au moins nous arrivâmes à destination.

-Reste ici, je reviens.


J’allais frapper à la porte et après un échange de banalités et de mots de passes, on me remit le colis. C’était une petite boîte de la taille de ma main. Parfait, au moins c’était pas trop voyant. Je retournai à la voiture satisfait, voilà une bonne chose de fait.

-On retourne à la bibliothèque et on va à New-York, si tout va bien, on aura que perdu une heure. On va bientôt pouvoir dormir.

C’est avec satisfaction que je repris la route. Bientôt je pourrai m’allonger auprès d’Helga, cette longue journée était presque finie.

Ou pas.




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