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Wishing You Were Somehow Here Again
✧ Broken Child
Oliver Foxworth
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Oliver
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : Oliver & Compagnie.
ÂGE DU PERSONNAGE : 10 ans !
COTE COEUR : Clawd ❤︎ Clémence ❤︎ Clawd ❤︎ Mally ❤︎ Clawd ❤︎ Hadès ❤︎ Clawd ❤︎ Nounours ❤︎ Clawd ❤︎ Biscuit le chat ❤︎ Clawd
OCCUPATION : Apprenti capitaine d'industrie, futur business man-astronaute, assistant d'espion, peintre, rêveur compulsif... Et accessoirement, écolier en year 4
LOCALISATION : Paris, avec Clawd ❤︎
HUMEUR : Angoissé.
COULEUR PAROLE : ff9966
DOUBLES COMPTES : Thäleia Mïotysea, Aiko "Honey" Miyazaki
PERSONNALITÉ & CRÉDITS : Noah Schnapp, avatar par moi-même, code signature de Astra
MON ARRIVÉE : 08/04/2013
MON VOYAGE : 914
POINTS : 722
Jeu 16 Mai 2019 - 21:00
Wishing You Were Somehow Here Again
Oliver & Poppy

Il y avait un jour, où la cours de récréation se transformait en terrain miné. C'était le jeudi, quand Callum quittait l'école en début d'après-midi pour aller chez l'orthophoniste. Callum aussi, il parlait un peu bizarrement, certains sons disparaissaient de sa bouche, d'autres se mélangeaient entre eux. C'était ce trouble qui les avait rapprochés tous les deux. Entre zozoteur et bégayeur, ils se comprenaient. Patients, jamais ils ne riaient l'un de l'autre : entre amis, on ne se moque pas.

Avec Callum envolé chez l'orthophoniste, c'était des jeudi après-midi solitaire qu'Oliver passait. Ça n'avait jamais été très grave. Il trouvait parfois dans sa solitude, un calme qui lui plaisait. Parfois. Et puis, il lui arrivait de retrouver Rox à la clôture qui servait de frontière entre la cour des primaires et celle des grands. Par habitude, il y était retourné. Le regard perdu de l'autre côté du grillage, il attendait l'impossible. Une présence qui n'arriverait jamais. Les larmes s'accumulèrent au fond de sa gorge, douloureuse. Rox ne viendrait plus.

C'était dur. Malgré les discussions à ce sujet, les étreintes interminables de Clawd et toutes les larmes qui avaient été versés. Malgré ce qu'il avait déjà vécu. Car des moments difficiles, ce n'était pas ce qui avait manqué dans le monde de l'enfant. Mais toutes les noirceurs de sa vie n'avaient pas su le préparer à cette nouvelle forme de chagrin. Car même au cœur de ses malheurs, alors que la tristesse et l'abandon semblaient définir son existence toute entière, Oliver avait pu se raccrocher à la certitude naïve qu'une personne aimée viendrait le chercher. De l'espoir, il lui en manquait aujourd'hui. À la place, il n'avait plus qu'un grand trou béant dans la poitrine. On lui avait parlé de disparition. Par le biais de paroles douces et optimistes, on avait tenté de sécher ses pleurs. Seulement, Oliver n'y croyait pas. Rox n'avait pas disparu. Il avait été enlevé, comme lui à l'époque. Et sous le voile de ses pensées pessimistes, cet enlèvement prenait des airs de décès prématuré. Oliver, il pleurait Rox comme on pleure un mort.

La pause lui semblait interminable. Et il songea soudain aux heures qui l'attendaient encore. Au malaise qui allait lui saisir les tripes, aux larmes qu'il allait devoir retenir, chaque fois que ses pensées lui rappelleraient que Rox n'était plus. Il n'arrivait pas à songer à autre chose. Et son ami ne serait pas là pour le distraire, ou pour faire taire les murmures curieux des autres. La simple pensée d'une potentielle angoisse suffit à le faire angoisser et à lui donna la nausée. Inconsciemment, il sentit ses pieds le guider vers l'infirmerie. Son refuge. À force, l'infirmière le connaissait, et elle ne fermait jamais sa porte à l'enfant. Oliver usait et abusait de ce luxe. Cette échappatoire, il en avait trop souvent besoin. Peut-être pourrait-elle appeler Clawd, pour qu'il vienne le chercher. Clawd venait toujours.

Des discussions interrompirent son fil de pensées. Des voix qu'Oliver connaissaient. Logan et Alfie, deux garçons de son niveau, venaient de faire irruption dans le couloir. Plus imposant et plus bruyant, ils avaient tous les deux des grand-frère, et l'influence violente des aînés se reflétait chez les plus jeunes à travers les crasses qu'ils infligeaient quotidiennement à leurs camarades. Oliver, avec ses airs pâles d'enfant malade et les bizarreries de son comportement angoissé, s'était vite révélé être une proie idéale pour leurs moqueries. Quelques semaines plus tôt, ils avaient écrit les mots kick me au feutre sur son sac.

Alors, lorsqu'ils le virent se diriger vers eux, seul dans le couloir, leur attaque ne tarda pas. Ils ne s'étaient pas encore croisés que déjà Logan poussa Oliver contre le mur le plus proche. « Beurk, il m'a touché ! Je suis contaminé ! » S'écria-t-il en faussant un mouvement de recul, la main qui l'avait poussé ouverte devant lui. Dans une grimace, Alfie répondit : « Dégueulasse ! » Et Oliver déglutit, sa main posée contre son épaule meurtrie, des prunelles résignées, mais dures, légèrement relevés vers les deux garçons en travers de son chemin. Regarder, c'était trop souvent la seule chose qu'il trouvait à faire dans ce genre de situation. Alors, il regarda, le cœur battant. Il détailla le visage d'Alfie du regard, des traits qu'il n'avait jamais vu autrement que déformés par la moquerie. Muet, il observa Logan cracher dans sa paume prétendument souillée, paume qu'il essuya ensuite sur un bout de l'uniforme d'Oliver. Une tache humide resta sur sa manche. Ça, c'était dégoûtant. Sûrement Logan du-t-il surprendre le dégoût passer sur la figure de sa petite victime, puisqu'il rétorqua : « Ça va, hein, ça te nettoie. » Ricanement d'Alfie. Silence d'Oliver. Il aurait aimé répliquer.

Ce n'était pas les idées qui lui manquaient, mais la parole. S'il avait le malheur d'ouvrir la bouche, l'enfant le savait, les mots allaient se ruer vers la sortie, se bousculer sur ses lèvres dans un amas de syllabes incompréhensibles. Il allait bégayer. On allait rire. Alors, il attendit, priant pour que ses bourreaux se lassent ou qu'un adulte surprenne la scène. Que Rox, surprenne la scène. « Tu vas où ? T'as pas entendu que c'était la récré ou quoi ? » Mais Rox ne foulerait plus ses couloirs. Son sourire ne l'attendrait plus à la sortie de l'école. Plus jamais il ne glisserait sa main dans la sienne sur le chemin de la maison. Un poids tomba sur son cœur. « Il va à encore l'infirmerie, je suis sûr. » C'était plus fort que lui, il n'arrêtait pas d'y penser. À Rox. Au fait qu'il ne le reverrait plus. « T'y vas pour pleurer ou pour te vomir dessus ? Hé, t'écoutes quand je te parle ? » Soudain, Oliver chancela, arraché aux pensées intrusives qui consommaient son attention. Logan venait de le pousser. Une boule coincée au fond de la gorge, Oliver osa néanmoins rassembler ses forces pour sortir de son mutisme : « Laissez-m-m-moi p-p-passer, c'est important. » « Laissez-m-m-moi p-p-passer, c'est imp-p-p-portant. » Répéta aussitôt Alfie entre deux rires, dans un faux accent américain. « T'as qu'à passer si tu veux. On fait rien nous là. » Oliver considéra sa situation. Lui, dans son dos, le mur et devant lui, les autres. Et naïvement, il se laissa duper par les paroles de son agresseur. Logan avait raison. Après tout, personne ne l'empêchait de passer, si ce n'était sa propre peur.

Alors, Oliver avança. Ou essaya. Il n'avait pas mis un pied devant lui que déjà, les deux autres le repoussaient vers le mur. « Alors ? Pourquoi tu passes pas ? » Deuxième essaie, deuxième échec. L'enfant trop timide n'osait pas s'imposer, pour le plus grand bonheur des deux autres. « T'as dit que c'était important. Vas-y. » « Il se passe quoi d'important d'abord ? » Avivé par ces provocations, il se surprit à lâcher un tremblant : « Y a q-q-quelqu'un q-qui est m-m-mort. » Ses mots eurent l'effet d'une bombe. Tout mouvement mourut entre eux et un bref silence se posa sur les trois garçons. Alfie avait détourné les yeux, visiblement gêné par cette réponse inattendu. Mais, Logan, lui, impassible, assena le coup final : « C'est ta mère ? » C'était les mots de trop. Le visage en feu, Oliver se jeta sur Logan qu'il poussa de toutes ses forces avant de fuir. Sous le voile humide qui commençait à troubler sa vision, il put à peine distinguer la chute de son intimidateur. Il courut aussi vite que ses jambes le permettaient, dépassa l'infirmerie, courut encore, se retrouva à l'extérieur, commit l'affront de franchir la limite de la cours du primaire, pour finalement se cacher derrière l'un des murs du gymnase. Son sac chuta à terre. Là, il se laissa lui-même glisser le long de la façade, et, le visage enfuit dans ses bras croisé, il pria pour que personne ne le trouve avant la fin de la pause.


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Le gouffre — J'ai peur du sommeil comme on a peur d'un grand trou, tout plein de vague horreur, menant on ne sait où
Poppy MacSilwood
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DESSIN ANIME D'ORIGINE : None
ÂGE DU PERSONNAGE : 12 ans
COTE COEUR : Pas intéressée
OCCUPATION : Year 8
LOCALISATION : Londres
OBJETS ACQUIS : Boussole ensorcelée COULEUR PAROLE : #BD1021
PRESENCE/ABSENCE : I'm there
DOUBLES COMPTES : Helga, Clémence et Adelita
PERSONNALITÉ & CRÉDITS : Raffey Cassidy | Little Widling (avatar)
MON ARRIVÉE : 13/01/2018
MON VOYAGE : 258
POINTS : 319
Mer 22 Mai 2019 - 19:34
Wishing You Were Somehow Here Again
14 février 2019
Non mais stop ! A croire que le monde entier s’était ligué contre moi ! Encore une décoration de coeur que j’arrachais d’un casier. Je la transformais en confettis. C’était comme si tout l’univers voulait me rappeler que je n’avais plus l’amour de ma vie. Normal en ce jour de la fête des amoureux de vouloir montrer son amour, sauf que moi ça m’allait pas ! Mais alors pas du tout ! Rox, qui était l’amour de ma vie pour rappel, bien qu’il m’avait fait comprendre que j’étais plus une sœur pour lui mais passons, d’ailleurs j’y croyais toujours, bref, on s’éloigne du sujet, donc, Rox avait disparu depuis 8 jours, jour pour jour ! L’école avait fait une annonce pour dire qu’il avait déménagé. Moi, j’y croyais pas ! Il ne m’aurait jamais abandonnée ! Il ne serait jamais partie sans me dire au revoir ni me laisser un numéro, une adresse, n’importe quoi pour rester en contact ! J’avais été voir son appartement en douce, en échappant comme d’habitude à la vigilance de ma baby-sitter, lors d’une promenade. Et devinez quoi ? Il y avait encore ses affaires chez lui ! Bon plus maintenant, mais quand j’avais été vérifier, c’était le cas. On déménage pas en laissant toutes ses affaires ! Il avait été enlevé, j’en étais sûre ! Et il n’y avait plus de trace de sa grand-mère non plus et leur colocataire, un flic, m’avait dit pareil que l’école. Ils étaient partie pour des raisons personnelles et que c’était leur choix de ne pas avoir dit au revoir. Non mais il se prenait pour qui ! Ça se voit qu’il ne connaît pas mon rouquin favoris ! J’en avais parlé à ma mère, puisque mes amis, l’école et le policier ne me croyaient pas. Ben pareil ! Elle avait été compatissante et me disait qu’il devait avoir ses raisons, mais qu’il aurait en effet pu me mettre au courant ! Bref, personne ne voulait me croire ! On me disait parano ! Je suis sûre que c’était les créatures du chalet ! J’avoue ne l’avoir dit à personne. Qui m’aurait cru ? A part Rox, sa grand-mère, Oliver et les personnes du chalet, je vois pas qui me croirait. Et puis, les créatures avaient disparu. On me dirait que j’avais rêvé ou que j’avais une imagination débordante. Alors oui, je suis encore une enfant pour certains, mais je sais ce que j’ai vu ! Et j’étais persuadée que c’était les chiens du film d’horreur qui avaient enlevé Rox et sa grand-mère. Ok, c’était au Canada et ok c’était l’année dernière, mais c’était aussi en février ! Coïncidence ? Je ne crois pas ! J’étais bien décidée à le retrouver ! J’avais ma boussole avec moi et je le cherchais dans les couloirs de l’école pendant la récréation. Je ne pense pas qu’il y soit, mais on ne sait jamais. Il valait mieux vérifier et fallait bien que je commence quelque part. Autant commencer par le plus évident.

Rox était là ! L’aiguille venait de changer de sens ! Je me dirigeai immédiatement vers la direction indiquée, tout en courant. C’est ainsi que je me retrouvai face à une scène atroce. Des demi-portions brutalisaient Oliver ! Je le reconnus immédiatement. Il était l’ami de Rox. J’avais fait sa connaissance l’année dernière pendant ce fameux mois de février. On s’était fait attaquer par les monstres. Quand je vous disais que ça pouvait pas être une coïncidence ! Je vis Oliver s’échapper en poussant Logan, qui tomba par terre. Bien fait pour lui. Il voulut se relever, mais je m’avançai et lui assenai un coup de pied dans le ventre. « Si tu retouches un cheveu d’Oliver, je te pète les dents ! » Je dévisageai les autres d’un regard plein de colère. « Et pareil pour vous, les affreux ! » Non, mais on touchait pas à Oliver comme ça ! Ok, il me piquait Rox, mais il était quand même sympa. Et je crois que je l’appréciai quand même. On se voyait de temps en temps, en se croisant dans les couloirs ou quand Rox nous invitait. Et puis on touchait pas à mes amis, ni aux amis de mes amis ! Je sais pas si c’est mon charisme naturel, la honte d’annoncer qu’ils s’étaient fait battre par une fille ou le fait que j’étais d’une classe supérieure à leur niveau, mais ils prirent la fuite. Je cherchai Oliver des yeux, mais ne le trouvai pas. Je me remis dans ma chasse, en ressortant ma boussole, que j’avais rangée dans ma poche. Je me remis à suivre l’aiguille. Je me retrouvai dehors, près du gymnase. Là, je vis Oliver. Désolé Rox, mais je peux pas laisser Oliver dans cet état. Je rangeai pour la seconde fois de la pause ma boussole. Arrivai à la hauteur d’Oliver, je regardai autour de nous. Nobody. Je m’éclaircis la gorge pour signaler ma présence. « Salut. Je me suis occupée de Logan. Il devrait plus t’embêter. Je lui ai promis de lui casser les dents s’il recommençait. Sinon, tu l’as bien bousculé. Il s’est étalé comme une merde. » J’esquissai un sourire et glissai mes mains dans les poches du pantalon de l’uniforme. Je sentis ma boussole. Mais quelle idiote ! Je n’avais pas à choisir d’aider Oliver en abandonnant Rox, puisqu’Oliver pouvait m’aider ! Il était son ami après tout ! « Dis, ça te dirait de m’aider à retrouver Rox ? Je sais qu’il est ici. Je crois pas à cette histoire de déménagement. Je suis sûre qu’il a été enlevé. Peut-être par les monstres du chalet de l’année dernière. Ptêtre un truc cyclique, comme dans les films d’horreur. D’ailleurs, les monstres, je sais pas comment mais ils ont dû en sortir. Alors, ça te dit de retrouver Rox ? »

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Oliver Foxworth
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MON ARRIVÉE : 08/04/2013
MON VOYAGE : 914
POINTS : 722
Ven 24 Mai 2019 - 18:58
Wishing You Were Somehow Here Again
Oliver & Poppy

Des émotions brouillonnes et des pensées désorientées. Il n'aurait pas dû faire ça, il n'aurait pas dû s'enfuir, il n'avait pas le droit d'être là, on allait le trouver, on allait le punir. Partout dans son corps, des battements : son coeur contre sa poitrine, son coeur contre ses tempes, son front contre son bras. Sa tête allait exploser. Oliver ne connaissait que trop bien ce mal-être. L'angoisse, c'était une vieille amie qui, de temps à autre, se rappelait à lui à coup d'attaques de panique. La crainte ne tarda pas à inonder son être. Non, pas maintenant, pas ici. Il ferma les paupières, se concentra sur sa respiration tout en reconstruisant mentalement le monde qui l'entourait. Le mur comme dossier, le goudron sous ses pieds, le vent de février sur ses joues. C'était des exercices mécaniques que lui avait conseillé le psychiatre. Bientôt, le bruit de chaussures battant le bitume s'ajouta à son paysage mental. Quelqu'un approchait.

Il avait espéré être seul, le temps de quelques minutes. C'était ce dont il avait besoin. Quelques minutes hors du temps, pour ravaler ses larmes, calmer sa respiration, vider son esprit et se ressaisir. Il allait devoir se faire violence. Pourtant, Oliver ne réagit pas immédiatement lorsqu'il entendit les pas s'arrêter à côté de lui. Silencieux, le visage toujours enfouit dans ses bras croisés, il pria pour que ce ne soit pas Logan. « Salut. » La voix familière de Poppy mit fin à ses doutes. « Je me suis occupée de Logan. Il devrait plus t'embêter. » Doucement, Oliver décroisa les bras et passa une main sur ses joues. Par réflexe. Malgré ses yeux rougies, aucune larme n'avaient été versés.

Il l'écouta sans pour autant se redresser, immobile et incertain. Poppy, Oliver la connaissait sans vraiment la connaître. S'ils s'étaient côtoyés dans le passé, c'était uniquement grâce à Rox, véritable intermédiaire entre ses deux amis. Dans son immense réserve, l'enfant ne lui avait en revanche jamais adressé la parole de lui même. Seulement, Rox n'était plus là pour parler à sa place. « Il recommence t-t-toujours. » qu'il se contenta de dire enfin sans savoir où poser le regard. Il osa relever les yeux juste à temps pour voir Poppy sourire. En écho, il voulut sourire à son tour, un sourire aussi discret que crispé. « M-m-merci. » C'était une conversation maladroite, décousu. L'enfant en avait conscience, il pouvait sentir le rouge lui monter aux joues, mélange de gêne et de timidité. À force de se replier encore et toujours sur lui-même, Oliver avait oublié comment s'y prendre avec les autres. Ceux que les monstres, réel ou imaginaire, ne menaçaient jamais. Les gens normaux. Les prunelles perdues sur l'asphalte granulé, le petit commença inconsciemment à se triturer la peau autour des pouces. Il ne savait pas quoi ajouter, à croire s'il avait déjà épuisé toutes ses cartes en deux phrases.

Il continuait de martyriser ses pauvres doigts quand Poppy prit à nouveau la parole. « Dis, ça te dirait de m'aider à retrouver Rox ? » Neuf mots. Neuf piques. Stoppé net dans son massacre impitoyable, Oliver se figea. Les larmes traîtresse profitèrent de cet instant de faiblesse pour revenir menacer la barrière de ses cils. Ce nom dans la bouche d'un autre prenait des allures d'outre-tombe. « Je suis sûre qu'il a été enlevé. Peut-être par les monstres du chalet de l'année dernière. » Cette fois-ci, ce fût un visage déformé par la terreur qu'il leva vers la jeune fille. L'imprononçable venait de passer sur les lèvres de Poppy. Il y avait des choses qu'Oliver taisait. Beaucoup de choses. Ça allait des souvenirs trop douloureux aux vérités inconcevables. Les histoires de monstres rentraient précisément dans ces deux catégories. « D'ailleurs, les monstres, je sais pas comment mais ils ont dû en sortir. » Elle ne pouvait pas. C'était interdits. Un poids lui écrasa sur la poitrine, un sentiment anxieux, la certitude qu'un drame imminent le guettait. L'enfant jeta des regards paniqués autour de lui, prêt à voir surgir milles et une horreur, comme si les paroles de Poppy étaient dotés de mystérieuses qualités performatives. Et s'ils étaient écoutés ? Et si les méchants les retrouvaient ? Depuis son propre enlèvement, cette pensée ne le quittait jamais. Elle accompagnait chaque instant de ses journées, parfois ombragé par les autres préoccupations de l'enfant, mais toujours présente. Il ne voulait pas revivre ça. Il ne voulait pas finir comme Rox. « Alors, ça te dit de retrouver Rox ? » « Non. » Souffla-t-il sans avoir entendu la fin de sa phrase. Oliver s'était levé, vacillant, pour se rapprocher de Poppy. « T'as p-pas le d-droit de p-p-parler de ça. » Il continuait à jeter des coups d'oeil paranoïaques tout autour de lui. « Faut p-p-pas. » Sa respiration se bloqua. Oliver ne savait pas quoi faire, assaillit de toute part par des émotions contradictoires. L'angoisse l'empêchait de parler, mais la colère et la tristesse du deuil lui criaient de se confier à Poppy, d'hurler et d'éclater en sanglot. Au milieu de cette confusion, il parvint à articuler : « Rox est m-m-mort. » Ses mots tremblaient. Une à une, toutes les remparts que l'enfant avait pris soin de construire entre lui et ses émotions tombaient une à une, ravagé par le deuil qui s'acharnait contre son petit coeur. « Ça sert à rien. » qu'il continua tant bien que mal, sa voix déformée par les lourds sanglots qu'il retenait désespérément. À nouveau, il passa une main sur ses joues. Cette fois, il les trouva humide. Les larmes y avaient déjà laissé leurs marques. Il conclut dans un hoquet : « On p-p-pourra jam-m-mais le retrouver. » C'était presque dérangeant, d'entendre des mots aussi sombres et pessimiste sortir de la bouche de cet enfant d'habitude si rêveur.

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Le gouffre — J'ai peur du sommeil comme on a peur d'un grand trou, tout plein de vague horreur, menant on ne sait où
Poppy MacSilwood
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MON ARRIVÉE : 13/01/2018
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Dim 23 Juin 2019 - 0:08
Wishing You Were Somehow Here Again
14 février 2019
Oliver regardait paniqué autour de lui. Pourtant, il n’y avait personne. Il n’y avait que nous deux. De quoi avait-il peur ? N’y prêtant pas attention, je continuai de lui exposer mes projets, en finissant par une question où j’étais sûre qu’il dirait oui. C’était une prédiction facile à faire. « Non. » Non ! Comment osait-il ! Oliver venait de dire non ! Mais c’était de la démence ! Comment pouvait-il dire non ? ! Comment pouvait-il dire non à Rox ?! Il l’emportera pas dans la prospérité ! Ah non le terme c’est la postérité. Enfin peu importe, tout ce qu’il faut retenir c’est qu’Oliver ne voulait pas bouger un petit doigt pour mon roux préféré ! Je croyais que c’était son ami ! Je le regardai bizarrement, tandis qu’il se levait et me disait que je n’avais pas le droit de parler de ça. Mais qu’est-ce qu’il lui prenait ! Je le dévisageai. Oliver avait changé depuis la dernière fois que je l’avais vu. Il semblait plus malheureux que jamais, non que je l’ai jamais vu débordant de joie, mais je l’ai déjà vu sourire. Mais je l’avais jamais vu si malheureux. Aucun doute, c’était pas à cause des brutes. Je suis sûre qu’il était autant affecté que moi du soit-disant déménagement inattendu de Rox.

Mon monde s'écroulait. Je restais figée. Rox. Mort. Non, c'était impossible ! Je ne pouvais pas le croire. La douleur s’insinua jusqu’au fond de mes entrailles. Oliver n’aurait jamais menti sur ça. Et ça expliquait tout son comportement et surtout pourquoi il avait dit non pour le retrouver. Mais comment il savait ? Pourquoi moi je le savais pas ? Je m’écroulai à côté d’Oliver et laissa le chagrin m’envahir. « Comment ? » Ce fut tout ce que je réussis à lui demander et pourtant il n’entendit rien. Cette question inaudible se perdit dans un hoquet. Je pleurai. Le chagrin me coulant dans les veines comme la sève coule dans l’arbre. Comment il savait ? Comment Rox était mort ? C’est tout ce qui m’intéressait. Est-ce qu’Oliver avait été informé parce qu’il était sur la fiche de personne à prévenir en cas d’urgence de Rox ? Oui, ça devait être ça. Finalement, je m’en fichais comment Oliver avait su. Tout ce que je voulais savoir c’était comment Rox était mort. Peut-être qu’il avait simulé sa mort pour se cacher des monstres. Oui, ça devait être ça. Mais il me l’aurait dit et à Oliver aussi. Un nouveau flot de sanglot m’envahit. Tous mes scénarios s’écroulaient. Rox était mort et le monde entier faisait comme s’il avait simplement déménagé. Et d’après Oliver c’était un secret. Oui, c’était les monstres, j’en étais sûre. Sinon Oliver ne m’aurait pas dit qu’il ne fallait pas en parler. Finalement, j’avais compris toute seule et c’était encore plus terrifiant d’avoir réalisé que Rox avait rejoint les mânes. Mais le plus terrible, c’est qu’il fallait garder le secret. Si on révélait à toute l’école que Rox était mort, il aurait fallu dire la vérité pour honorer la mémoire de Rox et ça sous-entendait parler des monstres. Personne ne nous aurait cru. Pire, ça pourrait peut-être les attirer. En pensant à cette effroyable révélation, un autre hoquet de sanglot me saisit. Je me tournai vers Oliver et dans une impulsion, je le pris dans mes bras. J’arrivai dans un murmure à prononcer une promesse votive. « Je ne dirais rien à personne sur sa.. » je réprimai un sanglot, puis je réussis à prononcer la tragédie. « ..mort, je te le promets et j’en parlerai pas, mais jamais je ne l’oublierai. Jamais. Il était moi ami et il le sera toujours. » La sonnerie de la fin de la récréation sonna. Je ne voulais pas retourner en classe. Je n’étais pas en état d’y aller. Je regardai autour de nous. Je vis au loin tout le monde se ranger pour retourner en classe. J’essayai de me reprendre, mais ma respiration ne fut pas homogène. J’aspirai l’air à plusieurs reprises pour enfin l’expirer en une seule fois. Je me tournai vers Oliver et d’une voix brisée, toujours avec mon accent écossais, je lui exprimai une solution à la fin de la pause. « Ça te dit l’infirmerie ? J’veux pas y retourner et voir tout le monde me dévisager. J’veux pas avoir à répondre à des questions et comment ça, on protégera le secret. » Je me levai et ensemble on se dirigea vers l’infirmerie. Là, je fus surprise. Bizarrement, l’infirmière ne nous demanda pas de nous justifier et elle regarda Oliver, comme si c’était une habitude qu’il vienne. D’ailleurs, ça semblait l’être, puisqu’elle lui annonça qu’elle lui donnait son lit habituel. Je m’installai sur le lit d’à côté. L’infirmière nous examina, posa quelques questions de routine, puis nous laissa tranquille. Je me tournai vers Oliver. « Tu crois qu’il a souffert ? » J’avais tellement peur que la réponse soit positive.

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Jeu 18 Juil 2019 - 21:30
Wishing You Were Somehow Here Again
Oliver & Poppy

L’émotion, celle même qui lui entravait la gorge, avait rendu ses mots plus durs que souhaité. Une réalité brute était sortie de cette petite bouche tordue par la tristesse, une réalité où même les espoirs les plus enfantins se retrouvaient dévorés par une peine sans nom. Oliver n’avait pas voulu commencer à pleurer. Toute la journée, il avait lutté contre ces épisodes larmoyant là. Pourtant, lorsqu’il devina des larmes dans les yeux de Poppy, le petit fut incapable de reprendre les armes. À son tour, il céda à son chagrin : Oliver se brisa en sanglot. Il n’avait pas voulu la faire pleurer. Il n’avait pas voulu que tout ça arrive.

Face aux prunelles brillantes de Poppy, Oliver tenta de rappeler à lui les paroles rassurantes que Mally et Clawd avaient utilisés pour calmer la douleur de son deuil. Il est peut-être rentré chez lui. On va le retrouver. Il est peut-être encore vivant. Auprès de Poppy, Oliver aurait aimé répéter leurs mots, imiter leurs gestes, mais le doute l’empêchait de dire quoi que ce soit, et la timidité, de la prendre dans ses petits bras. Alors, il fit ce qu’il avait trop souvent l’habitude de faire : rien. Ils étaient là, deux enfants éplorés, leurs larmes se répondant en écho dans une mélodie de sanglot. Un duo aussi tragique que bancal. Une voix surpassait l’autre. Les pleurs d’Oliver, eux, étaient muets, rythmés seulement par ses reniflements. À force de toujours devoir partager son lit et sa chambre, l’enfant avait appris à sangloter silencieusement. Pour ne pas inquiéter, mais surtout, pour ne pas avoir à s’expliquer. Oliver parlait rarement des souvenirs, des rêves, ou des pensées à l’origine de ses larmes. Cette journée ne faisait pas exception.

Ce fut finalement Poppy qui, la première, s’avança. Elle diminua la distance entre eux, jusqu’à s’immiscer totalement dans l’espace du plus jeune. Sa petite bulle personnelle explosa sous une étreinte soudaine. Malgré lui, l’enfant se crispa sous ce câlin. Point de rupture. Oliver implosait, incapable de bouger. Il réagissait mal aux contacts physiques, préférait les initier plutôt que de les subir. La crainte de voir les caresses se durcirent sur sa peau restait trop présente. « Il était mon ami et il le sera toujours. » À moi aussi. Pour toute la vie. Passé la surprise et l’inconfort des premières secondes, le réconfort, l’étrange bien-être de se savoir entouré. Au sens littéral, comme figuré. Il n’était pas seul. Alors, il s’abandonna complètement à l’étreinte de Poppy, tout trempés de larmes qu’ils étaient.

La sonnerie les sépara. Il était l'heure. L'heure de retourner en classe, d'affronter les regards marqués de pitié et de curiosité : Pourquoi il pleure ? T'as vu Oliver ? L'enfant ne s'en sentait pas la force. Il reçut la proposition de Poppy comme un miracle. Oui, l'infirmerie, c'était là-bas que ses pas l'avaient guidé en premier lieu. Il acquiesça.

Lui et l’infirmière, c’était comme une vieille amitié. Elle savait presque tout de lui, son âge, ses amis, ses médicaments, ses fréquences de visite, son poids, sa taille, ses ordonnances… Oliver, lui, savait son nom : Annie. Une sorte de familiarité s’était imposée entre eux. C’est qu’Oliver avait ses habitudes ici. Lorsqu’il arriva, avec ses yeux rougis et sa démarche timide, se fut la même voix rassurante qui l’accueillit, les mêmes gestes tendres, les mêmes questions et les mêmes réponses. La routine était rassurante. Plus besoin d’être sur ses gardes, quand on sait à l’avance ce qui nous attend.

Il commençait à peine à sécher ses larmes, installé sur son lit, quand Poppy souleva un détail qui le fit repartir ses pleurs de plus belle. « Tu crois qu’il a souffert ? » qu’elle avait demandé. Lui, dans son innocence, n’y avait pas songé. Il voyait encore la mort comme un très long sommeil. Indolore. La seule chose qu’il craignait, c’était les cauchemars. « Je sais p-pas… » Qu’il couina en reniflant. Oliver ne voulait pas y penser. Rox, il l’avait trop souvent vu souffrir de son vivant. C’était des images heureuses qu’il souhaitait désormais évoquer. « Je c-crois qu’il est au ciel m-maintenant. » Dit-il d’un coup. « Au p-paradis, avec D-dieu et sa m-m-maman. » Ça, c’était une idée qui lui plaisait. Beaucoup. Rox était là-haut, avec les nuages et les étoiles, et tous les gentils de la terre. Plus personne pour lui faire du mal. Oliver s’imaginait le paradis en lui donnant des airs de pays imaginaire. « P-p-peut-être qu’il nous attend, et q-q-quand on sera m-mort nous aussi, on le retrouvera. » Et alors, eux aussi, ne pleurerait plus jamais. Oliver glissa une énième main sur ses joues. Son cœur larmoyait toujours, mais ses yeux, en revanche, était à nouveau sec et sa voix assez stable pour lui permettre de reprendre après une courte pause. « D-d-désolé de t’avoir fait p-p-pleurer, je voulais p-pas te rendre t-t-triste. » Murmura-t-il enfin en repliant ses genoux contre sa poitrine. L’émotion retombait et c’était la timidité qui en profitait pour revenir au grand galop. Cette fameuse timidité qui le poussait à se recroqueviller toujours plus sur lui-même, pour prendre le moins de place possible, celle qui clouait cruellement son regard sur ses pieds. Le petit osa tout de même poser une dernière question. « Mais p-p-pourquoi tu d-disais que t-tu voulais retrouver Rox ? C-comment tu pouvais f-f-faire si tu sais p-p-pas il est où ? » Un étrange mélange de curiosité et de remords avait motivé sa demande. Oliver avait beau ne pas croire aux paroles de ses aînés, quelque chose le frappait. Une affreuse réalité : même si Rox s’avérait être toujours vivant, personne ne le cherchait. Cette pensée le glaçait, lui, qui avait si longtemps prié et attendu d’être trouvé.

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Le gouffre — J'ai peur du sommeil comme on a peur d'un grand trou, tout plein de vague horreur, menant on ne sait où
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