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 « À cause de moi version 2.0 » Aladdin

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MessageSujet: « À cause de moi version 2.0 » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 20:02

« À cause de moi version 2.0 »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 


    * Mais qu'est-ce que ? Ah non, ça allait pas le faire. *


Cela faisait quelques heures que Jessie était arrivée avec Aladdin à l'hôpital. L'endroit était bondé d'hommes et de femmes en habit blanc, arborant un masque qui leur couvrait la bouche et le nez, un casque en papier froissé qui leur couvrait les cheveux ainsi que des gants blanc opaque protégeant leurs mains. Ces gens vinrent enlever le jeune homme des bras de Jessie, qui lui avait servi de support tout le chemin de la plage à ici. Elle l'avait tenu du mieux qu'elle pouvait, ce dernier perdant beaucoup de sang en raison de sa blessure au bras. De plus, il semblait avoir une cheville de foulée, une extinction de voix ainsi que de multiples contusions et échimoses. Le corps de la rouquine aussi était marqué par des taches bleuâtres ici et là, de toutes les grosseurs, agrémentées de petites coupures aux contours rouges. Néanmoins, il restait qu'outre son nez cassé par une malheureuse collision entre celui-ci et le coude d'Aladdin, la jeune femme était en meilleur état que celui qui ne marche qu'en boitillant, ne pouvait hurler sa douleur parce qu'il avait perdu sa voix et dont l'un des bras était ouvert à chair et à sang conséquence d'une opération sauvetage.

Toujours plantée dans le hall, le visage ensanglanté et bleuit par l'enflure de son nez cassé, une infirmière impatiente la bouscula violemment avant de lui reprocher de se tenir dans le milieu du chemin et de lui indiquer des sièges où elle serait supposée attendre et être assise. Alors qu'elle prenait place sur l'un des bancs qui ne lui semblait guère confortable, un homme en sarrau passa devant elle, et lui jeta un regard en coin. Il fit quelques pas avant de s'arrêter net et de venir vers la jeune femme d'un pas vif. Empoignant son menton entre son pouce et son index, il fit pivoter sa tête d'un côté et d'un autre, observant fixement son nez qui devait être tout ce que l'on pouvait voir de son visage. Grognant, la jeune femme s'arracha de l'étreinte de l'inconnu que l'on appelait un médecin. Jessie se leva, et recula de quelques pas, faisant mine de partir. Au pire, elle reviendrait rendre visite à Aladdin si elle était forcée de partir pour ne pas avoir à faire avec cet homme trop irrespectueux. Malheureusement, deux étreintes de fer se refermèrent sur ses bras et la soulevèrent légèrement du sol. Gigotant dans tous les sens, se débattant avec acharnement, posant des questions d'une voix forte, crachant des ordres aux deux gardes de sécurité qui s'étaient emparé d'elle, Jessie se fit entraîner dans une salle éclairée, un peu trop d'ailleurs, toute peinte de blanche, avec diverses machines qui produisaient des bip bip bip incessants. Obligée de s'asseoir sur une table, elle croisa les bras contre sa poitrine, faisant mine de se calmer. Alors, le médecin lui tourna le dos, ouvrant de multiples tiroirs, sortant des outils et des drôles d'instruments qu'il posa sur un plateau drapé d'un papier blanc. Puis, il se dirigea vers le lavabo, se lava les mains avant d'enfiler de nouveaux gants. Ensuite il s'approcha de Jessie.

    « Euh, vous comptez faire quoi là ? » La jeune femme se leva brusquement, et se cacha derrière la table sur laquelle elle était précédemment assise. « Éloignez-vous de moi. Vous ne me toucherez pas ! »


Furieuse, refusant qu'on lui touche le nez, ce qui lui faisait atrocement mal, Jessie se mit à lancer tout ce qui lui tombait sous la main, visant soigneusement le médecin. Courant partout dans la pièce pour le tenir à distance, la rouquine poussait les meubles, lançait les instruments, trébuchait dans une chaise, se débattait lorsqu'il arrivait à lui attraper un poignet. Cela dura un temps, jusqu'à ce que le médecin se résigne à appeler du renfort. Lorsque tout ce beau monde mit la main sur la jeune femme, vidée de toute son énergie, le médecin lui prodigua un médicament qui l'endormit illico, sans qu'elle ne put leur échapper encore.

Lorsque le sédatif ne fit plus effet, la jeune femme se réveilla, et son visage se tordit aussitôt dans une expression de douleur. Son nez avait été replacé à son insu et était maintenu par deux bandes ultra serrées qui passaient sur l'arête abîmée. Grognant, elle se redressa sur ses coudes et battit des cils à plusieurs reprises, pour enlever cette vision floue qu'elle avait. Lorsqu'elle eut compris là où elle se trouvait, Jessie se leva en panique, renversant son lit au passage, et déconnectant tous les fils auxquels elle était reliée. Affublée d'une étrange jaquette couleur bleu-vert fade, faite d'un textile pas très confortable, qui couvrait à peine les sous-vêtements qu'elle portait toujours, elle fit irruption dans le corridor en courant. Infirmiers et infirmières d'abord estomaqués, s'élancèrent à sa poursuite pour l'empêcher de faire trop de dégâts.

    « ALADDIN OÙ ES-TU ?? »


La jeune femme criait à tue-tête dans l'espoir où elle pourrait entendre son camarade lui répondre. Passant en trombe dans une série de couloirs, s'arrêtant brièvement à toutes les portes ouvertes pour regarder si Aladdin n'était pas dans l'une d'elles, la jeune femme finit par atteindre la section x) . Elle courrait comme une folle alors qu'en passant devant une porte avec une grande fenêtre, elle aperçut une tignasse familière. Revenant sur ses pas, entrant dans la chambre, la jeune femme se précipita derrière le lit du jeune homme. Remarquant qu'il était endormi, elle se fit toute petite derrière le lit, pour que l'essaim d'infirmiers attroupés à la porte ne viennent pas la chercher.

    « Aladdin, réveille-toi je t'en prie... »


le pria-t-elle, dans un silencieux murmure.
 
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MessageSujet: Re: « À cause de moi version 2.0 » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 20:06



Aladdin & Jessie
À cause de moi version 2.0


Jessie emporta le jeune homme jusqu’à l’hôpital avec comme seuls appuis son épaule. Aladdin ne voulait pas faire son lâche alors il faisait attention pour soutenir son propre poids le plus qu’il pouvait, mais plus le sang coulait, moins qu’il voyait clair et plus qu’il était mou comme de la guenille. Le sang continuait à couler abondamment et alla jusqu’à descendre le bout de ses doigts et perler au sol. Les gens qui étaient plus loin pouvaient facilement suivre la trace du jeune homme en suivant chaque petite goutte rouge. À son entrée plus que remarqué, plusieurs gens du personnel le prirent en charge, en l’aidant à marcher un peu. La carrure du jeune homme était assez imposante et il était incroyable que la rouquine ait pu l’amener aussi loin quand elle aussi était dans un mauvais état. Elle n’était pas aussi pire que lui, mais elle avait certains trucs à guérir. Après avoir tourné le premier coin qui allait directement dans l’aile des gens gravement blessé, le jeune homme n’en pouvant plus, s’écroula au sol aussi rapidement qu’une pierre. Le bruit qu’il fit en tombant était sonore et on entendit même un petit craquement provoqué par sa chute. Des médecins se firent appeler et ils arrivèrent à toute hâte avec des ambulanciers du secteur et une civière. Prenant soin de soulever tranquillement le jeune homme pour éviter d’autres blessures, celui-ci fit un hurlement déchirant bien malgré sa perte de voix et son évanouissement. Les ambulanciers poussèrent la civière dans plusieurs allées pendant que les médecins faisaient plusieurs tests rapides pour voir si la condition de l’Arabe était grave. Les hommes gribouillaient des trucs complètement illisibles dans leurs petits carnets et touchèrent les bras, les jambes et le visage du garçon de bas en haut et de gauche à droite pour voir ses réflexes. Réflexes qu’il n’avait pratiquement plus en fait à cause des nombres d’impacts qu’il avait eus depuis deux jours.

Un petit bourdonnement se glissa dans les oreilles du jeune homme, puis il entendit un petit ''Bip'' et puis un autre. Il sentit alors une présence derrière lui, mais n’osa pas ouvrir les yeux, ne se rappelant pratiquement plus de rien. Il se souvenait d’une femme qu’il avait rencontrée à la plage et à qui il avait lancé une chaussure derrière la tête par mégarde. Il avait eu une grande tempête et puis une île avec des indigènes. Où était-il maintenant? Toujours sur l’îlot en fuite pour ne pas être mangé? Il entendit alors une jolie féminine lui susurrer son nom et de se réveiller. Où est Jasmine? Nah, sa voix n’était pas assez délicate pour ça. Jessie peut-être? Il se leva d’un bout puis se retourna pour regarder qui lui avait parlé, mais un râlement cassa le silence. Que lui voulait-elle? Pourquoi était-elle dans sa chambre? Où était-il? Pourquoi avait-il mal ainsi? Avoir aussi mal le rendait de très mauvaise humeur, il n’aimait pas se sentir impuissant. Il regarda autour de lui puis vit avec étonnement des murs blancs, avec un plafond blanc, des couvertures blanches, des rideaux blancs que des trucs blancs! N’ayant jamais été à l’hôpital et ne se rappelant pas des derniers événements, il n’avait aucune idée d’où il se trouvait. Il savait qu’était-ce un hôpital car le génie lui en avait déjà parlé et il faisait l’infirmier quand Al' n’allait pas, mais jamais il n’y avait mis les pieds puisque Agrabah n’était pas aussi perfectionné que New York. Il faut dire aussi qu’ils n’étaient pas du tout dans la même époque. Continuant à regarder autour de lui, il vit une petite machine bien étrange auquel étaient suspendues deux grosses poches, une transparente et l’autre d’un rouge très vif. Du sang et de l’eau? Aladdin se rendit compte qu’il avait un très drôle de goût dans la bouche. Un goût qui était entre le métal et autre chose. Impossible à déceler l’autre truc, mais sur la poche il était écrit ''soluté". De ses deux poches de plastique transparent, des tubes descendaient jusqu’aux avant-bras d’Aladdin et quand il voulut les tirer, un petit pincement se fit sentir dans son creux de coude lui disant que cette idée n’était pas bonne. Il glissa la main de son bras valide dans ses cheveux et sentit des petites bosses. C'était quoi? Il fixa son bras qu’il avait reçu le javelot et vit des petites bandelettes tâchées de sang et avec le même relief que sur son crâne.

Il avait besoin d’explications et vite. Ce qui l’entourait était quelque chose de tout nouveau pour lui et il paniquait. Il avait des trous dans ses souvenirs, n’étant pratiquement plus capable de se rappeler son enfance et son arrivée à New York. Il regarda la rouquine d’un regard suppliant et voulut lui demander une centaine de question.

« Où suis-je? C’est quoi ces trucs sur mon bras ? Où es Jasmine? »

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MessageSujet: Re: « À cause de moi version 2.0 » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 20:07

« À cause de moi version 2.0 »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 


    * Je ne veux pas qu'ils me touchent. J'ai mal, et ils ne font qu'empirer la souffrance. Je retrouve Aladdin et on se tire d'ici. *


Jessie courrait dans un sens et puis de l'autre, tournant dans les allées qu'elle choisissait au hasard. Une horde de médecins et d'infirmiers à sa poursuite, elle tentait de retrouver son ami. La jeune femme dut faire tous les blocs ou presque avant d'arriver dans la section des . La joie qui envahit son être lorsqu'elle tomba sur Aladdin était indescriptible. Jessie était terrifiée par ces gens et leurs instruments. Cet endroit était tout blanc et rien ne lui inspirait de la confiance venant de ces drôles de machines bruyantes. Et la chambre d'Aladdin en était rempli. Se cachant vite derrière son lit, elle leva les yeux et observa toutes les boîtes qui émettaient des bruits sonores et continus. Des lignes sinueuses se dessinaient derrière l'écran de vitre. Fronçant les sourcils, la jeune femme s'interrogea sur ce qu'elle pouvait bien signifier. Mais, à plus tard les questions pour l'instant, ils devaient sortir de là.

Reportant son attention sur le jeune homme, elle l'entendit gémir alors qu'il se réveillait. Elle aussi avait perdu la carte lorsque l'effet du sédatif c'était estompé, mais son camarade semblait encore plus perdu qu'elle ne l'avait été. Il lui demanda pour commencer où il était, ce qu'il avait au bras, et il lui parla d'une Jasmine. Jessie haussa un sourcil, sourire en coin. Le jeune homme avait donc une flamme. Curieuse, la jeune femme nota en elle-même qu'elle devrait lui poser des questions. Jessie adore les histoires. Les belles histoires. Cependant, celle qui s'écrivait pour eux en ce moment, se présentait moins belle. L'essaim de gens d'hôpitaux commençait à pénétrer dans la chambre. Sortant de sa cachette, dévoilant sa tête rousse ébouriffée et son tronc vêtu de l'étrange chemise de nuit, Jessie fixa d'un regard protecteur le jeune homme avant de lever des yeux si menaçants vers la brigade en blanc que ces derniers reculèrent de quelques pas, l'air effrayé. Il fallait avouer que la jeune femme tenait dans ses mains une paire de ciseaux qui semblaient assez bien affûtée, ainsi que deux ou trois seringues, outils qu'elle avait empoigné dans une armoire qui avait mal été verrouillée sous le lit du jeune homme.


    « Je n'ai pas le temps de t'expliquer. » Jessie haussa les épaules. « En fait, je ne sais même pas moi-même. Je veux que l'on sorte d'ici Aladdin. J'ai peur. »


Le regard lourd de panique, elle tenta de sourire, mais ne put que grimacer bizarrement, avant de gémir et de porter deux doigts qui effleurèrent son nez. Laissant ce qu'elle avait trouvé sur une table, elle se mit à genoux et croisant ses bras sur le matelas très peu confortable, elle y posa sa tête. Voyant alors un moment de distraction et de faiblesse, les infirmiers se précipitèrent sur la rouquine, l'empoignant par tous les moyens possible, encadrant ses bras et ses jambes dans un étau si fort que la jeune femme ne sentit plus ses membres après quelques secondes de débat. Un demi-cercle se créa dans l'embrasure de la porte, et un homme sculpté comme une armoire à glace brisa la ligne, un étrange pyjama tordu dans tous les sens avec plusieurs sangles entre les mains. Les yeux ronds comme des balles, hurlant qu'on la laisse partir, la jeune femme fut posée sur une civière, avant d'être habillée de force avec la camisole de force. Simple précaution qu'on lui fit savoir, puisqu'elle avait déjà fait plusieurs bris matériel, dérangé 2 ou 3 blocs, perturbés une quinzaine d'employés au travail et perturbé un patient qui devrait rester ici pour longue convalescence. Des larmes coulèrent sur ses joues, alors qu'elle cessait de se débattre. D'une petite voix, elle promettait d'être sage si on la laissait dans la même chambre que son compagnon. D'abord sceptique, le médecin qui lui avait énoncé ses méfaits fronça les sourcils avant de reposer son regard dans celui de la jeune femme qui semblait si perdue. Acquiesçant, de peur qu'elle ne refasse une fugue, ils transportèrent cette dernière dans la chambre d'Aladdin, mais ne prirent pas de chance et lui laissèrent la camisole de force.

Lorsqu'ils furent tous parti, sauf celui qui avait été désigné pour surveiller la porte de la chambre, désormais fermée, Jessie se tortilla dans tous les sens pour se redresser du mieux qu'elle put sur son lit. La turbulente avait causé bien des soucis aujourd'hui, mais sa peur se dissipa doucement. Elle n'était plus seule. Aladdin était là aussi et il semblait aussi perdu qu'elle, mais moins apte à faire des bêtises et surtout, beaucoup plus raisonnable.

    « Je n'ai pas le temps de t'expliquer. » Jessie haussa les épaules. « Pardon pour le réveil un peu ... brusque. Je voulais savoir comment tu allais, et être branchée à toutes ses machines, j'ai pris peur. J'étais inquiète. »



Jessie baissa la tête, fixant ses pieds. La jeune femme avait encore fait une bourde. Elle releva ses yeux émeraude pour les poser sur le bras d'Aladdin, qui était enroulé dans une bande blanche tachée de rouge. Un drôle de relief bosselé se voyait de sa position. On aurait dit des coutures. Avait-il été recousu ? Comme Woody lorsque son épaule s'était déchiré? Les pratiques étaient donc semblables lorsque les gens se blessaient ? Se mordant la lèvre, la jeune femme afficha un air gêné d'avoir tant résisté. Puis, éloignant vite le remord dans un coin de son esprit, elle dévisagea Aladdin.

    « Est-ce que tu vas bien ? Tu... tu as encore mal dis-moi ? Tu as perdu tellement de sang... Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas être malade. C'était... horrible. Tu étais tellement ailleurs ... Tu ne disais pas un mot. J'essayais de te parler, mais tu ne faisais que grogner ou gémir. Et puis lorsque ces hommes » Elle désigna le gardien de leur chambre du menton, ne pouvant bouger ses bras enfermés dans le vêtement. « Sont venu te prendre de mes bras, tu t'es effondré. J'ai eu très peur que tu ne survive pas. »

 
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MessageSujet: Re: « À cause de moi version 2.0 » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 20:15



Aladdin & Jessie
À cause de moi version 2.0


La jeune femme ne voulut pas lui répondre. Peut-être qu’elle ne savait pas non plus quoi lui répondre… Devait-il paniquer et s’arracher les fils qu'il avait dans la peau? Il ne souhaitait pas le fait car il savait qu’il était en mauvais état et que ses trucs autour de lui allaient le rendre en meilleure santé. La femme avait l’air paniquée et sans doute beaucoup plus qu’Aladdin qui lui se sentait simplement impuissant devant tous ces trucs qu’il ne connaissait pas. Il n’était pas en forme pour courir un marathon et il doutait même s’il était capable de tout simplement marcher. Un ordre d’infirmiers entra dans la chambre du malade prenant Jessie pour l’éloigner, mais celle-ci se débattit comme une folle et mérita le droit de porter une camisole de force. Cette scène se déroula sous les yeux du jeune homme qui ne savait tout simplement pas quoi faire ou même quoi dire. Elle avait cassé des trucs sans doute très importants dans l’établissement et avait perturbé des gens, lui le premier. Elle devait se calmer car sinon elle avoir des ennuis. Comme la prison ou l’asile! Non il en était hors de question qu’Aladdin retourne en prison! Son évasion avait fonctionné une fois il ne pourrait pas faire le même truc une deuxième fois! Il était hors de question qu’il passe son séjour à New York entre les barreaux! Il avait vécu ça à Agrabah, c’était assez. En plus son arrêt en taule lui avait donné une nouvelle coupe de cheveux. Il ne voulait simplement pas imaginer une autre coupe de cheveux s’il se retrouverait là à nouveau! Il serait tout simplement chauve et ça il ne voulait pas! Ses cheveux commençaient à pousser, il était hors de question de les couper! La jeune femme supplia les employer de rester dans la même chambre qu’Aladdin et ils acceptèrent bien qu’avec un peu de méfiance et fut donc pour ça qu’un garde resta en face des portes vitrées pour éviter toute tentative de fuite des deux nouveaux amis. Quand tous le monde fut partit, la jeune femme se mit à poser dix mille questions au jeune homme qui en avait sans doute beaucoup plus à poser qu’elle. Il avait un grand néant dans sa tête et ne se rappelait pas de tout ce qui s’était passé. Il avait comme des grands trous noirs entre certains événements et ils ne pouvaient pas être à la suite de l’autres car les endroits étaient souvent différents. Le nombre de coups que le garçon avait reçus sur la tête avait été assez nombreux et chaque coup lui avait fait perdre lentement la mémoire des événements.

« Te dire que je vais bien serait te mentir, je ne crois même pas pouvoir faire deux pas sans m’écraser au sol… Mais je vais mieux, ma voix est même revenue. » Il prit un moment puis continua à écouter la jeune femme parler de son sang et puis des hommes baraquer comme celui à l’entrée de la chambre. « Je … Je pourrais te dire que moi, mourir? C’est impossible! Mais je dois t’avouer que j’avais peur. Je ne disais peut-être pas un mot, mais à l’intérieur de moi je hurlais tellement je me sentais sans force. Oui, je me suis écroulé et je ne me souviens plus de rien. » Le jeune homme se rappelant de ce que la femme avait dit précédemment lui sourit puis lui donna un petit coup de coude très faible à cause de son manque flagrant d’énergie. « Ne me dit pas que tu tiens à moi quand même? »

L’Arabe je mis à rire de bon cœur puis lui fit un petit clin d’œil amusé à la jeune fille quand alors un autre homme en sarreau qui transportait une petite trousse noire dans une main ouvrit la porte et s’approcha de son lit. Celui-ci était un homme petit et assez vieux puisqu’il lui manquait énormément de cheveux sur la tête. Il s’assit au pied du lit d’Aladdin puis lui demanda de lui tendre le bras pour qu’il puisse prendre sa pression. La pression? Aladdin n’avait aucune idée qu’est-ce que c’était, mais présumait que cela était important si le docteur la vérifiait. Le médecin ouvrit ensuite sa lampe de poche et demanda au garçon de suivre la lumière des yeux puis lui posa quelques questions.

« Pouvez-vous me dire nous sommes en quelle année? Quelle saison? Votre nom? Votre année de naissance? »

« Je ne sais pas nous sommes en quelle année, mais je sais que nous sommes en été et que je m’appelle Aladdin. »

Le médecin hocha la tête puis fit un sourire en coin au jeune homme. Ce n’était apparemment pas les réponses qu’il souhaitait entendre, mais Aladdin ne pouvait pas répondre correctement quand s’il ne venait même pas de cet univers! Il ne pouvait pas non plus répondre qu’il était un personnage de Disney parce que là il allait l’interner. Que faire? C’était quoi cette idée de l’amener ici aussi? Aladdin soupira puis regardant Jessie d’un regard songeur. Il ne pouvait pas lui en vouloir, c’était grâce à elle qu’il était vivant désormais!

« Nous sommes en 2012 et vu votre carrure vous avez sans doute 20 ans. Vous êtes donc né en 1992, mais je ne peux pas vous dire quelle date car nous n’avons rien trouvée sous votre nom dans la base de donné. Il serait aimable de donner vos coordonnés après votre séjour parmi nous. ’' Le médecin prit une pause pour leva un sourcil. ‘’Vous savez au moins que vous êtes dans un hôpital? Votre petite amie a été très aimable de vous amener jusqu’ici. Vous avez failli mourir. Soyez sage pour quelques jours encore, ne faites pas comme elle. »

L’homme prit un air sévère puis détourna ensuite le regard vers la rouquine pour montrer que cela était aussi valable pour elle puis quitta la salle en amenant tous ses outils. Le musulman attendit que la porte soit bien fermée puis se mit à parler d’un ton très sérieux.

« Je ne crois pas que je dois quitter mon lit. Tu serais mieux de faire comme moi. Je ne sais pas combien de temps nous sommes pour rester ici, mais cela sera beaucoup moins pénible qu’errer sans but dans les rues de la ville »

Après ces quelques mots, la porte ouvrit à nouveau, mais cette fois-ci il reconnut deux visages. C’était Mathew son patron et sa petite fille Alicia qui était venu le visiter. Voilà quelque chose qui rendrait plus calme la rouquine pour quelques minutes. Aladdin ressentit un grand soulagement en les voyants, se rappelant alors qu’il devait travailler et qu’il n’était pas entré à la pâtisserie depuis déjà deux jours. Le blond déposa la gamine qui se mit à courir dans tous les sens jusqu’à ce qu’elle atteigne le lit du blessé. Le bambin criait sans cesse ‘’Ali! Ali!’’ Ce qu’il trouva très mignon. Il ne put résister et la prit en lui faisant des petites chatouilles sur le bout du nez. Un éclair de génie lui vint à l’esprit. Cette idée allait peut-être calmer un peu la rouquine qui n’avait pas l’air du tout à l’aise dans cet endroit.

« Mathew, je te présente Jessie. Elle vit la même situation de fou que moi! »

Le père sourit timidement puis fit un petit signe de la main avant de la glisser dans sa chevelure. Il était coincé avec des dessins animés dans sa ville! C’était trop flippant en fait! Ils étaient en train de se faire envahir. La réaction de la fillette fut complètement différente. Elle hurla à en briser les tympans et puis se mit à crier qu’elle voulait être dans ses bras car c’était la poupée.
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MessageSujet: Re: « À cause de moi version 2.0 » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 20:17

« À cause de moi version 2.0 »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 

Jessie mourait d'envie de décrocher le lit d'Aladdin et de fuir à toutes jambes. La jeune femme était sur le point de craquer. Elle n'avait plus de force, ni physique, ni psychologique. Les larmes affluaient à ses grands yeux vert qui balayaient la salle furtivement. Elle résistait à l'envie de prendre ses jambes à son coup pour le jeune homme allongé et relié par de multiple câbles à diverses machines. Elle avait emmené Aladdin ici parce qu'elle savait que sinon, il mourrait. Jessie n'allait pas tout gâcher au beau milieu de l'opération sauvetage. Non non. Elle allait rester sage. Mais alors cette horde de gens en sarrau blanc l'approchait, la jeune femme n'avait qu'une envie ; crier et sauter dans le tas pour tous les mettre K.O. Gné. La force lui manquait, et la fatigue était trop présente pour qu'elle ne puisse en faire à sa tête. Alors, elle ne put que se débattre comme un poisson dans un filet, dans les bras démesurément gros des gardes qui l'avaient bien vite maîtrisée.

Enveloppée dans un vêtement au textile inflexible et rugueux, les bras croisés et serrés contre sa poitrine, la jeune femme ne pouvait plus bouger. Boudeuse, elle promit de rester tranquille. Elle fut alors amenée près du lit d'Aladdin. Gigotant dans tous les sens, elle parvint à s'asseoir. Elle fixa sans broncher le jeune homme qui s'était redressé et qui avait regardé la scène. Oups. La jeune femme se sentait tout à coup gênée. De nouveau, elle avait provoqué tout un remue-ménage. Le rouge lui montant aux joues elle secoua la tête, soucieuse. Il avait toujours mal ? Certes il allait mieux, à ce qu'il disait, mais pas plus ? PensiveJ, la rouquine aurait bien aimé se frotter les tempes du bout de ses doigts. Malheureusement, grâce à elle, cela lui était impossible. Il ne se souvenait donc de rien ? Quant à elle, Jessie se souvenait trop bien de tout. Elle pourrait lui raconter. Supporterait-elle seulement de le savoir fâché contre elle à nouveau ? Elle se mordit la lèvre inférieure. Elle refusait de lui mentir. La rousse lui dirait donc la vérité. Elle subirait ses foudres une seconde fois s'il le fallait. Aussi docilement qu'elle le pourrait. À la bourrade qu'il lui lança, elle afficha un grand sourire.

    « Je suis ton amie, tu sais. » Jessie haussa les épaules, signe d'innocence. « Je t'aurais laissé couler au lieu de te ramener à la plage, ou je t'aurais laissé échoué sur cette dernière à la limite si je n'avais pas tenu un minimum à toi. »


Elle était comme ça. Les amis, ça passe avant tout. Avant elle. Surtout si elle est la source des soucis. Le voyant rire de bon coeur, la jeune femme se sentit légère. Elle agrémenta son rire du sien, doux et joyeux. Puis, la porte s'ouvrit et un vieil homme qui faisait partie du groupe de médecins travaillant dans la bâtisse, entra et s'approcha vivement d'Aladdin. S'agitant sur son lit, en désaccord évidemment, Jessie ne le lâcha pas des yeux. Comme elle ne réussissait pas à se lever, elle resta immobile, prête à crier au secours s'il allait trop loin, s'il lui faisait du mal. Il posa quelques questions auxquelles le jeune homme répondit vaguement. Elle non plus n'aurait pas fait mieux. Que savaient-ils d'autre que ce qui leur était arrivé, leur nom, et la ville dans laquelle ils étaient tombés. Très peu visiblement, puisque le vieillard en sarrau ne fut pas satisfait des réponses données. Les informant qu'ils étaient dans un hôpital, il fit une remarque jugée désobligeante par Jessie envers cette dernière qui grogna et se tortilla légèrement. Jessie fronça les sourcils, et menaçante, du mieux qu'elle put, ne le quitta pas des yeux, jusqu'à ça sortit. Elle se renfrogna et afficha une mine penaude aux recommandations d'Aladdin. Elle ne voulait pas faire de mal. Ni causer du tord à qui que ce soit. Mais la peur et la panique avait été plus fortes que sa raison. Lorsqu'à nouveau la porte s'ouvrit, prête comme un chien de garde, la jeune femme se redressa. Alors qu'Aladdin reconnaissait le monsieur et sa fille, elle, elle resta sans voix, immobile et droite, l'expression impassible. L'homme s'appelait Mathew, selon Aladdin. Il semblait être au courant de ce qu'ils leur arrivaient, puisqu'Aladdin lui mentionna «l'histoire de fou» qu'ils vivaient. Ce ne devait pas être la récente puisqu'il n'aurait pas eu le temps de lui en parler. Laissant tomber ses airs de chien méchant, elle sourit lorsque son regard émeraude se posa sur la fillette qui sautillait partout dans la chambre. Lorsqu'elle se mit à crier, réclamant une place dans les bras de Jessie, cette dernière fit signe au père de s'approcher pour la défaire de cette étrange vêtement. L'homme, méfiant, s'approcha lentement. Puis, il défit les sangles et les noeuds, restant devant sa fille insistante, comme pour la protéger.

    « Merci. Ça fait du bien. »dit-elle tout sourire, se débarrassant de la camisole.


La rouquine ouvrit les bras. La petite s'y précipita et Jessie la fit grimper sur ses genoux. Elle caressa les cheveux soyeux de l'enfant, et eut une subite envie de pleurer. C'était si bon. La jeune femme, étant anciennement un jouet, adorait la présence des jeunes enfants, en particulier les filles. Elle eut envie de serrer la petite dans ses bras si fort, qu'elle l'aurait probablement étouffé. C'était comme renoué avec le passé.

    « Enchantée de vous connaître. »


Préférant se mêler de ses affaires, elle reporta toute son attention sur la gamine. Peut-être Aladdin avait-il des affaires à régler avec cet homme ?
 
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MessageSujet: Re: « À cause de moi version 2.0 » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 20:21



Aladdin & Jessie
À cause de moi version 2.0


N’ayant pas rentré à la pâtisserie depuis deux jours, Aladdin voulut s’expliquer à son patron qui lui ne vut pas nécessaire de le faire. Il lui proposa même quelques jours de congé et de travailler plus légèrement. Comme quoi il comprenait que certains aspects de sa vie ne devaient pas être encore facile depuis son arrivée dans la ville. Dans les premières journées, Mathew avait douté des vraies intentions qu’Aladdin avait, mais finit par comprendre qu’il était vraiment le prince d’Agrabah du dessin aminé que sa petite fille aimait tant. Il était quand même impossible qu’un jeune homme de son âge ne comprenne pas la fonction de l’ordinateur ou bien du téléphone quand tout le monde en avait un. Même lui avait un portable dans sa poche de pantalon. La petite blondinette restait tranquille contre l’ancienne poupée, comme quoi elle l’avait déjà adopté. Décidément, la gamine adorait tous les Disney et n’avait pas de soucis à être dans les bras de ceux-ci. Raison de plus pour l’homme croît les dires du musulman.

« Il n’y a pas de soucis Aladdin, je comprends que vu ton état il est impossible de ne pas te croire. Les médecins m’ont même glissé un mot comme quoi tu as failli mourir la nuit passé tellement ton hémorragie était importante. » Il détourna le regard puis fixa la femme qui avait Alicia dans ses bras « C’est ta copine? »

Le jeune homme n’eut même pas le temps de répondre que la fillette le fit pour lui. Elle s’exclama que c’était la poupée et qu’une poupée ne pouvait pas être amoureuse d’un humain. Qu’Aladdin était marié avec Jasmine et que Jessie était amoureuse de Buzz Lightyear parce qu’il parlait espagnol. Quelque chose qui semblait si clair pour elle, fan de Disney, mais si étrange pour les autres dans la salle. Cette affirmation glaça quelques secondes le sang d’Al' réalisant que tout le monde savait sa vie dans les moindres détails. Il devra regarder ses dessins animés pour être bien sûr de ce qu’ils révèlent. Aladdin voulait tout de même garder certains trucs de sa vie secrète tout de même. Comme disons… La couleur de ses sous-vêtements.

« Que s’est-il passé pour que tu sois dans cet état? » Dit-il en ignorant presque les dires de sa fille.

« J’étais à la plage, tu sais, la journée où je n’allais pas et que tu m’as donné congé? Et puis j’ai fini par me retrouver sur l’île en face et… Et … Et il y a des cannibales! »

« Des cannibales? Mais c’est affreux! C’est impossible d’avoir ça ici, nous sommes beaucoup trop cultivés pour se manger entre nous! Je suis persuadé qu’ils viennent de votre monde de barbares! »

Aladdin voulut défendre son univers, mais se rappelant de Jafar et des coutumes que son village avant contre les voleurs il ne peut faire autrement que de se taire. C’est vrai que les gens avaient un mauvais côté dans son monde et sans même parler des gens des autres mondes qu’il avait connu ou bien entendus parler. Il soupira puis fit un geste affirmatif de la tête, il avait raison.

« Dis, y'a Jessie qui souhaite s’enfuir d’ici, tu crois pouvoir l’aider? »

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MessageSujet: Re: « À cause de moi version 2.0 » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 20:23

« À cause de moi version 2.0 »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 

Copine. Ce mot la fit revenir dans la salle d'hôpital dans laquelle elle se trouvait entourée d'Aladdin, toujours allongé sur son lit de grand blessé, de Mathew le père de la jeune fille à qui Jessie était entrain de conter une histoire du Far West. Tournant vivement la tête, ses cheveux en bataille fouettant son visage, la rouquine s'interrompit au beau milieu de sa phrase pour fixer d'un air perplexe les deux hommes dans le coin de la pièce opposé. Elle hésitait entre éclater de rire ou lui faire un sermon pas possible. Ce ne fut pas nécessaire puisque la fillette s'empressa de répondre d'un ton remplit de reproches à son père. Tournant de ce fait sa tête dans la direction de la gamine qui déballait tout de sa vie, Jessie ouvrit ses grands yeux verts, si grands, qu'ils lui semblèrent rester de justesse dans leurs orbites. Comment ? Que ? Quoi ??? Comment pouvait-elle être au courant de la vie de la jeune femme et de surcroît celle d'elle d'Aladdin aussi précisément alors qu'elle ne l'avait jamais vu ? Troublée, le regard chamboulé, Jessie regarda Aladdin le suppliant de lui donner une réponse.

Retournant jouer avec Alicia, voyant bien qu'Aladdin ne lui expliquerait pas tout à l'instant, elle écouta d'une seule oreille le reste de leur conversation. Elle crut comprendre qu'Aladdin était l'employé de Mathew. Du moins, c'est ce qu'elle en déduisit lorsque parla de congé qui lui avait été accordé. À l'intéressé, le jeune homme raconta en un très bref résumé ce qui leur était arrivé quelques jours plus tôt. Elle hocha distraitement la tête, continuant de taper dans les mains de la jeune fille qui chantait une comptine. Monde de barbares ? Le leur ? Elle venait du même qu'Aladdin. Comment osait-il ? La jeune femme fulminait. Son sourire se dissipa et ses joues s'empourprèrent de rage. On n'insulte pas ce que Jessie aime. Et Alicia sembla comprendre ce que la rouquine ressentait. Elle posa ses petites mains sur les poignets de Jessie pour attirer son attention. Plongeant son regard dans celui de la fillette, toute sa colère s'atténua, aussi vite qu'elle était apparue. Souriant faiblement, elle passa une main dans la chevelure soyeuse de l'enfant. Un jour, elle en aurait un à elle.

Oubliant sa montée de lait récente, elle attrapa la fillette et la déposa doucement sur le lit près d'Aladdin. Elle poussa du bout de son doigt son petit nez retroussé, avec douceur, et lui suggéra de rester tranquille. Puis, elle fit volte-face et empoigna l'avant-bras du père de sa nouvelle copine, pour l'entraîner dans un coin de la chambre. Elle lui parla à voix basse. Elle savait que si Aladdin entendait, il lui ordonnerait de se taire, ou lui défendrait de tenter quoi que ce soit. Bien sûr, que Jessie voulait quitter cet endroit. Mais pas sans Aladdin. Elle n'allait pas le laisser derrière quand même ! On n'abandonne pas un ami ! C'était sa première règle de vie.

Revenant en silence, le même air entendu raidissant ses traits que celui qu'affichait Mathew. Aussi surprenant que cela puisse paraître, l'homme qui était le patron d'Aladdin voulait bien rentrer dans la combine de Jessie. Elle lui avait dit que des gens de leur monde ne connaissait pas les hôpitaux et s'en sortaient très bien. Et qu'Aladdin allait s'en sortir. Si on emportait quelques éléments. Sous la mine soupçonneuse qu'avait affichée Mathew, Jessie avait confirmé qu'elle paierait les dégâts et emprunts qui seraient donc considérés comme achats par après. Oui, elle avait les moyens de payer une infirmière maison au jeune homme xD. Ce qui leur permettrait de ne pas subir de choc nerveux en plus d'avoir à endurer ceux physiques. Détachant plusieurs fils, s'assurant à chaque fois qu'Aladdin ne tombait pas dans les pommes, elle détacha ensuite le lit du support mural et le fit tomber sur ses roulettes.

    « Alicia, je vais avoir besoin de toi ma puce. » Jessie la prit dans ses bras et la fit descendre du lit. Elle lui murmura quelques indications à l'oreille.« Tu veux bien faire ça pour Aladdin et moi ? »


La jeune fille, au grand bonheur de Jessie, acquiesça. Trottinant vers son papa, lançant un grand sourire béat aux jeunes gens, elle agrippa de sa petite main celle de son père qui l'entraîna dehors après un bref au revoir. Ils étaient chargés de maintenir le gardien occupé. La gamine feinterait d'être malade soudainement, et serait emmenée dans un autre bloc. La jeune femme aurait donc le champ libre pour les sortir de cette bâtisse terrorisante. Poussant le lit du jeune homme discrètement jusqu'à la porte, patientant, elle s'adressa à lui sur un ton qui ne permettait pas de refus et encore moins de discussion.

    « Durant toute l'opération, il est interdit de crier, de m'insulter, de sortir les bras du véhicule, de ton lit en l'occurrence, et il est formellement interdit de lâcher cette tige de métal. »


Jessie lui tendit alors le trépied aussi à roulettes qui lui servait de support pour les deux poches qui étaient toujours reliés au bras blessé du jeune homme. Il s'agissait de tout ce qu'elle n'avait pas débranché. La jeune femme avait déduit que c'était important. L'Hôpital lui enverrait la note plus tard. Il avait ses coordonnées depuis la mort du vieil homme. Bref. Obtenant le signal de Mathew, elle poussa la porte et fit passer du plus discrètement qu'elle put le lit du blessé. Remarquant le corridor vide en raison de l'heure tardive, Jessie le poussa de plus en plus vite. Direction : l'ascenseur. Lorsqu'ils furent proche, les portes coulissantes s'ouvrirent. Deux infirmières en pleine discussion sortirent sans lever la tête de leur planche. Lorsqu'elles remarquèrent les deux jeunes gens, elles restèrent immobiles un moment, tout comme Jessie. Alors que cette dernière se mettait à courir, elles en firent autant, se précipitant vers l'ascenseur pour y bloquer l'accès. Changeant de plan, la jeune femme poussa violemment la porte située juste à côté de l'élévateur, avec le pied du lit d'Aladdin.

    « Pardon, c'était un peu brusque. Pas trop de dégât ? » Elle se doutait bien que ça avait du secouer. « On prend les escaliers. Je n'aime pas les ascenseurs. Je suis claustrophobe. »


Elle en resta sur cette dernière information. Elle lui faisait carrément la conversation alors qu'elle courrait à toutes jambes pour se sauver du groupe d'infirmiers qui grandissaient à chaque embranchement de couloirs et de blocs dépassés et franchis. Redoublant de vitesse, la jeune femme fronça les sourcils, décidée. Les marches approchaient. Ils allaient bientôt vivre une folle descente. Lorsque le lit pencha vers l'avant, les pieds d'Aladdin pointant vers le sol dans un angle assez abrupte, Jessie ferma les yeux et sauta elle-même sur le bord du lit. Heureusement, la descente d'escaliers était en ligne droite, et donnait directement sur la baie vitrée de l'accueil. L'élan était grand. Ils pourraient passer au travers sans problème et ainsi continuer sur leur lancée un bon moment.

Le lit était secoué de tous bords, tous côtés. S'agrippant fermement aux rebords de métal qui l'encadraient comme un berceau, Jessie sentit des hurlements se bousculer à ses lèvres pincées, formellement closes. La jeune femme n'allait pas succomber à la panique. Son plan marcherait et ils sortiraient enfin de cet endroit blanc et déprimant. De plus, grâce à Mathew, ils n'auraient pas d'ennuis. Il donnerait les coordonnées de Jessie pour payer les dégâts et emprunts, tel le lit ou encore les solutés, les autorités apprendraient qu'elle avait de quoi payer un pot-de-vin pour qu'ils oublient cette histoire et voilà :D. La jeune femme en garderait le secret, tout comme le ferait le patron d'Aladdin.

Pour en revenir à l'opération sauvetage, pour Jessie, cela sembla durer une éternité. Le lit menaçait de rompre sous les chocs. La jeune femme se tenait coller contre la rambarde du lit pour ne pas accrocher le blessé, et recevait donc de maints coups contre son corps, principalement au niveau des jambes et de sa poitrine, ce qui n'était aucunement agréable. En plus, avec tous ses coups et recoups, son nez cassé lui faisait mal à mourir. Elle aurait pu crier à en réveiller des morts. Enfin, le lit se replaça dans une position horizontale. Les secousses avaient cessé, mais le métal du lit le faisait encore vibrer. Filant à toute vitesse devant les comptoirs des réceptionnistes, sans que personne n'ait le temps de réagir, ils s'enlignèrent vers la porte de vitre. Ils allaient trop vite. Le détecteur de poids ne les sentirait pas. Alors qu'ils se rapprochaient, Jessie pivota et se mit au-dessus du jeune homme, s'accrochant de chaque côté du lit pour ne pas lui tomber dessus. De ses yeux vert à demi clos, elle observa son expression, et retint un gloussement moqueur. Sa tronche ! Alors qu'elle entendit le verre se briser sous l'impact du pied de lit, elle plaça une main sur les yeux d'Aladdin. Elle n'allait pas le rendre aveugle en plus de tout le reste. Ainsi placée, elle subissait toutes les coupures que les éclats de verre causaient dans leur envol. Le jeune homme en avait assez enduré. La jeune femme le protégeait de son propre corps.

Lorsque le lit ralentit sa course, une rue plus loin, alors qu'ils avaient traversé un boulevard sans trop de peine, la jeune femme descendit et engagea le lit dans une petite rue piétonnière, qui était déserte. Tremblante, elle se laissa tomber sur le sol. Ils étaient hors d'atteinte, sain et sauf.

    « C'était pas trop mal. » murmura-t-elle, l'ombre d'un sourire étirant ses lèvres crispées. Elle jeta un regard à Aladdin. Elle attendait les représailles.

 
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MessageSujet: Re: « À cause de moi version 2.0 » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 20:24



Aladdin & Jessie
À cause de moi version 2.0


La femme se mit appart du patient avec son patron puis revint quelques instants auprès de lui pour lui arracher tous les fils qu’il pouvait avoir sur lui. Enfin presque car elle avait gardé deux tubes qui étaient plantés profondément dans les bras du jeune homme. Comprenant rapidement ce qu’elle était en train de faire, il se mit à protester et à bouger aussi vivement que son corps lui permettait. Il vit pendant qu’il se débattait que Mathew et à fille était en train de quitter sa pièce. Ils étaient eux aussi de mèche avec le plan de Jessie? Il avait demandé à Mathew de l’aide pour elle, pas pour lui! Il ne souhaitait pas vraiment rester dans ce lieu étrange, mais il savait qu’il n’avait pas d’autres choix car sinon il risquait de ne pas guérir correctement. La jeune femme ôta les freins du lit puis demanda à Aladdin de se taire, sachant qu’il allait sans doute beugler et demander à l’aide. Elle … N’avait pas du tout tort. Mais comme il était déjà dans les ennuis, valait mieux se plier à ses règles et ensuite il lui passera un savon. Car ouais, vous croyez qu’elle allait s’en tirer aussi facilement? Nah pas du tout! Et son patron qui avait été d’accord avec cette tentative d’invasion! Il allait sans doute faire diversion avec sa petite. Ne pouvait-il pas faire confiance à quiconque sauf à Kuzco? Ah bah là il ne faut pas exagérer non plus.

Par miracle, en sortant de la chambre, ils ne se firent pas remarquer bien malgré le fait que les petites roulettes qui soutenaient le lit grinçaient sans même parler des petits défauts du plancher qui faisait sauter légèrement le lit. C’est après quelques instants, quand ils furent arrivés devant l’ascenseur où des employés se précipitèrent pour leur bloquer le chemin. Ayant presque honte de cette tentative de fuite lamentablement non réussite, il se cacha le visage avec sa couverture en coton. S’il aurait lui-même organisé cette fuite ils ne seraient pas en face de deux personnes voulant leur empêcher le passage. Une drôle d’idée passa ensuite par la tête de la rouquine car ils se retrouvèrent ensuite à dévaler les nombreuses marches pour se retrouver au rez-de-chaussée. Durant la grande descente, le corps d’Aladdin se retrouva à balancer de tout sens et de tous côtés en effleurant chaque fois l’une de ses blessures qu’il avait au dos et qu’il n’avait pas remarqué avant. Il fit des grimaces tout le long de la descente puis arrivée vers la sortie, le lit brisa la vitre et par réflexe le musulman se cacha les yeux avec ses deux mains, bien que la jeune femme l’ait déjà fait préalablement. Il sentit ses mains contre les siennes et ne put s’empêcher, pour la simple et unique raison qu’il avait l’impression d’être près de Jasmine, de caresser les doigts frêles de la femme. C’est en recevant un morceau de vitre directement dans un doigt qu’il se rappela de ce qu’il se passait et cria légèrement de douleur.

La suite, il ne la connaissait pas car il garda les yeux fermé tout le reste du trajet craignant le pire. Il entendit des bruits d’automobiles et des trucs de klaxons. Étaient-ils au beau milieu de la route? Allaient-ils mourir? Aladdin était trop faible encore pour se mettre à courir dans tous les sens. Il ferma encore plus vivement les yeux puis se répéta sans arrêt à lui-même que tout allait bien. La femme finit par arrêter le lit puis Aladdin ouvrit lentement les yeux en voyant qu’elle se trouvait à quelques centimètres de lui.

« Mais t’es malade! Traverser un boulevard comme ça et descendre les marches et … Et … Et WAOUH! C’était trop bien comme truc Jessie! Une invasion de génie! »

Le jeune homme tendit sa main vers le haut pour recevoir un high-five de la part de la jeune femme puis après elle le transporta jusqu’à son appartement grâce aux indications que le jeune homme fut aimable de lui donner. Heureusement qu’il se rappelait de cet aspect car sinon ils auraient eu l'aire très intelligente tous les deux déjà qu’une femme qui pousse un lit hôpital dans les rues ça ne fait pas très sain d'esprit.
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MessageSujet: Re: « À cause de moi version 2.0 » Aladdin  
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