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 « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin

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MessageSujet: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 22:51

« Le regret est un amplificateur du désir »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 


    « Très bien à ce soir !! »


La jeune femme appuya sur le petit téléphone rouge sur l'écran tactile de son portable. Après avoir raccroché, quelques secondes s'écoulèrent dans le silence complet. Comme si le temps s'était arrêté sur la petite propriété. Cela ne dura guère longtemps. Tapant dans ses mains d'un geste enthousiaste et frénétique, Jessie se mit à hurler et courir dans tous les sens, sans le moindre objectif fixe. Lorsqu'elle réalisa que cela lui faisait perdre un temps précieux, elle s'arrêta d'un coup sec, avant de se précipiter au premier étage et d'entrer en trombe dans sa chambre. En trois enjambées, la jeune femme se rendit à sa garde-robe, poussant d'un geste vif la porte qui servait aussi de miroir. Sur de multiples cintres, étaient accrochés divers vêtements, robes, vestons, et autres, qu'elle ne pouvait ranger dans l'énorme commode qui faisait face à son lit. Tirant légèrement vers elle chaque item, elle les regardait brièvement, pour les éliminer l'un après l'autre. Trop sombre, trop lumineux, trop vieux, trop moderne, trop osée, trop strict …

Décidément, il n'y avait rien dans ce qu'elle possédait qui la satisfaisait. Reculant d'un pas déçu, elle s'affala sur son lit. Mollement étendue sur son matelas, confortable soit dit en passant, s'enroulant dans sa couette toute aussi moelleuse, Jessie songea à ce qu'elle pouvait bien porter pour sa sortie de ce soir. Pourquoi s'en faisait-elle autant avec la tenue qu'elle dont elle devait s'affubler ? Ce n'était pas son genre... Enfin, elle n'avait jamais pu le savoir, ayant toujours eu des vêtements cousus à elle, la mode était une toute nouvelle histoire, qu'elle appréciait de plus en plus. Alors qu'elle commençait à désespérer, une idée lui vint à l'esprit. Chassant les couvertures qui la recouvraient, Jessie se précipita à nouveau vers son placard, et s'agenouilla sur le parquet de bois franc. Fouillant dans les maintes paires de chaussures étalées sur le sol, elle trouva un sac et l'attira vers elle, étant à bout de bras. Amenant sa trouvaille sur son lit, elle en sortit le contenu, et se dirigea vers la salle de bain des maîtres, annexée à sa chambre. Se défaisant de son pyjama, découvrant un corps vêtu d'une lingerie fine, d'une délicate dentelle d'un noir corbeau, contrastant avec sa peau crème.

Jessie se regardait dans le miroir. Elle avait passé l'après-midi à se préparer. Entre autre parce qu'elle n'avait rien à faire, mais aussi parce que c'était en soi une soirée spéciale ce soir. En effet, elle devait retrouver son ami Aladdin. Depuis qu'ils s'étaient vu la dernière fois, beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts, beaucoup de choses avaient chamboulé la vie de la jeune femme. Elle s'était de nouveau fait casser le nez. Elle abritait maintenant deux hommes sous son toit. Un était ami de longue date, l'autre pur inconnu qui connaissait cependant Aladdin. Maintenant, son nez avait repris son apparence normale, et avait pour une seconde fois depuis son arrivée à New-York, délaissé ses teintes bleutées et sa grosseur démesurée qui diminuait le champ de vision de la rouquine.

Passant sa main dans ses cheveux soyeux et lisses, Jessie eut un petit sourire pour son reflet. Alors qu'elle se détournait du miroir, elle se dirigea vers la porte pour ensuite traverser sa chambre, s'emparant d'un petit sac à main assorti à sa robe argentée. Il fallait dire qu'elle devenait une consommatrice aguerrie. Puis, elle descendit les marches, s'accrochant à la rambarde, ses talons hauts n'aidant pas sa descente. Hésitante d'abord, puis de plus en plus confiante. Arrivant dans le vestibule, Jessie attrapa un long manteau et s'en vêtit avant de sortir pour se diriger vers son véhicule.

Cela prit plusieurs minutes avant que la jeune femme n'atteigne sa destination. Elle stationna son automobile derrière la bâtisse de la boîte de nuit. Jessie sortit de sa voiture et se dirigea vers la file. N'ayant pas à sortir ses cartes, la jeune femme se dirigea vers le bar central après avoir laissé son manteau au vestiaire, et s'assit sur un tabouret. Mettant le petit coupon donné par la femme à l'entrée avec un numéro d'imprimé pour pouvoir ravoir son manteau, elle sortit par la même occasion un billet de vingt dollar et demanda une vodka-orange. Laissant un peu de pourboire, elle remit après avoir payé l'argent dans son porte-monnaie avant de siroter son breuvage et de balayer la salle d'un regard émeraude. Des yeux qui cherchaient quelqu'un en particulier.
 
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:00



Aladdin & Jessie
Le regret est un amplificateur du désir


Cela faisait une éternité qu’Aladdin n’avait pas vu son amie. Oui, cela lui semblait tellement loin dans son esprit, mais il ne pouvait pas dire clairement depuis combien de temps datait sa dernière rencontre avec elle. Une chose était pourtant claire dans son esprit, cela faisait vraiment trop longtemps qu’il était loin d’elle. Il avait passé tellement de temps avec elle que cela était devenue une habitude de la voir. Il ne passait pas une journée sans qu’il lui passe une anecdote ou bien quelque chose qui lui faisait penser à elle. Il se répétait maintes fois qu’il devait la téléphoner pour lui raconter ses aventures de la journée, mais jamais il n’osa composer son numéro, craignant de finir par être trop étouffant, trop sangsue, trop … Amoureux… En fait, al n'était pas tout à fait sûr de ce qui ressentait pour la jeune fille. Il se sentait bien avec elle car elle était une véritable amie. Il pouvait se battre avec elle pour simplement rigoler, il pouvait se confier à elle et il se sentait incroyablement comblé en sa compagnie. Quand son regard noir ébène venait à croiser ses yeux émeraude, des centaines de petits papillons venaient à lui chatouiller l’estomac et ses mains commençaient à trembler. Il ne comprenait pas pourquoi il se sentait ainsi en sa compagnie depuis quelque temps. L’amour n’était pas un sentiment inconnu pour le jeune homme qui avait eu de nombreuses autre histoires d’amour avant Jasmine, mais il était impensable pour lui qu’il soit possible de ressentir une quelconque attirance pour le sexe opposé quand son cœur était déjà pris par la princesse.

C’est durant l’heure du dîner quand Aladdin venait tout juste de s’installer confortablement sur le canapé, avec son assiette de pâtes à la sauce rosée et parmesan, qu’il sentit son téléphone portable vibrer dans l’une de ses poches de son pantalon. –Oui, l’Arabe s’était enfin mis à la mode technologique que les jeunes de son âge appréciaient énormément. Il connut aussi les jeux vidéo et comme un bon garçon, il oublia les gens aux alentours et l’heure pour se consacrer entièrement à l'univers fictif. - Il ne put s’empêcher de faire une petite danse de joie accompagnée de gloussements quand il vit le nom de la cowgirl apparaître sur son écran. Cependant il prit un certain temps avant de répondre, essayant de calmer ses émotions pour avoir un timbre de voix la plus neutre possible. Quand elle lui proposa d’aller en boîte, Aladdin ne put faire autrement que d’accepter avec joie et de glisser un petit rire de joie étouffer entre des lèvres. Quand il raccrocha, il se dirigea rapidement vers sa chambre cherchant rapidement quelque chose à se mettre pour la sortie avec son amie. Il eut énormément de mal à trouver quelque chose de bien pour la sortie. Sachant que très récemment qu’il n’avait pas l’âge pour aller en boîte ou encore pour simplement boire de l’alcool, il stressait davantage pour cette soirée. Il devait paraître alors plus vieux que son âge et en même temps porter quelque chose de cool. Ces deux catégories sont très rarement associables ensemble puisque paraître vieux et avoir un physique pour aller dans les clubs étaient deux choses complètement à l’opposé surtout qu’avec le temps, ses cheveux avaient pris une longueur étonnante. Désormais, ayant les cheveux à nouveau aux épaules et coiffés en bataille ou bien comme le vent le souhaitait , son apparence qui était en fait très soignée à la connaissance de Jessie ne l’était plus du tout. Les gens qu’il ne l’aurait pas connu avant ses cheveux courts pourraient facilement dire qu’il ne prenait tout simplement soin de sa personne, mais pourtant, il se rasait régulièrement et se lavait tous les jours pour garder une odeur agréable de jujubes au melon d’eau, une autre passion que le musulman s’était découvert depuis la soirée pyjamas avec elle. Il finit enfin après plusieurs minutes d’hésitation par prendre une tenue décontractée , mais assez styliser pour rentrer dans un endroit vendant de l’alcool. Plutôt content de son apparence, il sortit de chez lui de pas assurer et se mit à marcher jusqu’au lieu de rencontre qu’ils s’étaient fixer et qui se trouvait à quelque pas de chez lui. Il fit heureux de voir que le bouncer ne lui demanda pas ses papiers - qu’il n’avait pas - et entra dans le club et alla au bar s’acheter une bière et un petit sac de pop-corn en attendant l’arrivée de la rouquine puis s’assit à un banc un peu plus en retrait des autres. Après la moitié de son sac de maïs soufflé mangé et sa première bière terminée, il vit une grande silhouette familière qui entra dans l’établissement. C’était Jessie et un grand sourire béat se dessina à sa vue. Il attendit qu’elle s’installe correctement puis se mit à lui lancer un reste de son popcorn dans les cheveux ce qui l’amusait beaucoup et ce qui lui faisait penser à leur première rencontre. Aladdin avait une drôle de manie de lancer des trucs derrière la tête des gens!

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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:00

« Le regret est un amplificateur du désir »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 


    « Qu'est-ce que ?... »


Jessie posa une main sur son crâne. Glissant ses doigts dans ses cheveux lisses, la jeune femme rencontra ici et là quelques petites boules informes, qui craquaient sous la pression de ses doigts qui se refermaient sur elles pour s'en emparer. Lorsqu'elle réussit à enfin en pincer un, Jessie amena le grain de pop-corn jusqu'au niveau de ses yeux pour constater que c'était bien ce qu'elle pensait. Fronçant les sourcils, elle leva sa tête, cherchant de ses prunelles vertes brillantes celui qui était le précurseur de cette mauvaise blague. Lorsque Jessie aperçut, accoté au comptoir opposé au sien, un jeune homme avec un petit paquet de maïs soufflé en main. Ses cheveux étaient beaucoup plus long que la dernière fois qu'elle l'avait vu. Mais malgré quelques détails physiques changés, elle reconnaissait Aladdin. Son air malicieux, son sourire en coin et sa manie de lui lancer des choses à la tête. À sa vue, un sourire étira ses lèvres rosées brillantes par le gloss qu'elle y avait apposé. Appuyant sa main sur le bar, elle se laissa doucement glisser en bas de son tabouret pour poser ses pieds hautement chaussés sur le sol. D'un pas plus langoureux qu'à son habitude, roulant des hanches pour ne pas marcher comme un marteau, Jessie se dirigea vers Aladdin. Tout sourire lorsqu'elle arriva à ses côtés, elle entoura la nuque de son ami de ses bras frêles et délicats et serra.

    « Ce que je suis contente de te voir ! »


Se reculant pour mieux le regarder, Jessie passa derrière son oreille une de ses grandes mèches rousses. Ses narines s'emplirent du doux parfum des jujubes au melon. Enivrée, elle s'assit sur le banc tournant près de son ami et demanda un autre verre à l'homme qui s'occupait de l'alcool. Alors qu'elle s'en commandait deux pour aller plus vite, elle regarda la bouteille vite qui reposait sur le comptoir près de la main de son compagnon. Se retournant, elle héla le même homme à qui elle avait demandé ses deux verres pour demander une pinte de la même bière sur l'étiquette de celle qu'il venait de finir. En attendant, elle se tourna à nouveau vers Aladdin.

    « Alors, quoi de neuf ? Tu m'as manqué tu sais ? »


À la lumière des néons tamisés, la jeune femme pria pour que son ami ne la voit pas rougir. Baissant les yeux pour fixer ses doigts, qu'elle entortillait dans un jeu sans but et sans plaisir, Jessie se mordit la lèvre inférieure, et fut soulagée de voir les «drinks» enfin arrivés. S'emparant de son premier verre, elle glissa la paille entre ses lèvres et en but 3 grosses gorgées. Levant un regard brillant vers Aladdin, Jessie poussa devant lui la pinte de bière qu'elle avait fait demander pour lui.

    « Je t'avais dit que je te devais un verre. »


Elle lui adressa un clin d'oeil avant de finir son cocktail d'une traite. Elle en fit de même pour le deuxième verre déjà amené, et en demanda deux autres. Lentement mais sûrement, la tête commença à lui tourner. Sagement, elle arrêta de consommer. Parlant avec Aladdin en même temps, elle finit par se lever. Chancelante sur ses talons, elle s'empara du poignet de son jeune ami et l'entraîna décidée, vers la piste de danse. Suivant le rythme, la jeune femme se laissa aller, roulant les hanches, fléchissant les genoux, levant les bras... Suave, Jessie était très fluide et se révélait une bonne danseuse. Peut-être était-ce la chance mêlée à l'alcool, mais le résultat était assez plaisant à regarder. Prenant beaucoup de plaisir, elle entraîna Aladdin à sa suite, riant et s'amusant follement. Son plaisir fut vite interrompu alors qu'un bras entoura sa taille. Surprise, la jeune femme mit du temps à comprendre. Puisque son compagnon se tenait en face d'elle, et qu'elle n'avait donné rendez-vous qu'à lui, qui pouvait bien se permettre de telles familiarités ? Pivotant, elle se retrouva face, collée malgré elle, contre un inconnu qui la tenait fermement et tentait de danser avec elle. Posa ses deux mains contre son torse et poussant de toute la force qui lui restait, elle essaya de le repousser, mais en vain. Se débattant, il n'en fut rien. L'étranger la gardait fermement calée contre lui.
 
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:04



Aladdin & Jessie
Le regret est un amplificateur du désir


Jessie le reconnu presque aussitôt, comme moi son changement physique n’avait pas vraiment changé les souvenirs de la rouquine qui s’empressa de lui dire qu’il lui avait manqué et qu’elle était contente de la voir là. C’était réciproque et même c’était ensemble plus fort pour lui que pour elle, enfin, c’était son impression. Elle s’était approché de lui d’une démarche très peu commune aux yeux du jeune homme et elle lui avait fait un câlin qui fit mettre ses jambes à trembler un peu puis les papillons vinrent lui faire un petit coucou. Elle lui avait posé une question et il serait bien qu’il lui réponde. Ce serait bien mal poli de la regarder ainsi avec un grand sourire stupide.

« Quoi de neuf? Et bien pas grand-chose en fait. .. J’ai l’impression que Kuzco est toujours fâché contre moi pour mensonge donc on ne mange plus ensemble. C’est chacun pour soi ces temps-ci. J’ai toujours mon boulot et je garde parfois Alicia … J’ai l’impression de faire du surplace … »

Durant ces courtes phrases qui semblaient à fait être un long monologue pour l’arabe, de petites sueurs discrètes se mirent à couler le long de ses tempes, ne sachant trop si c’était à cause du stress ou bien de la chaleur que tous les gens dans l’établissement créaient. Jessie fit un signe ensuite au barman de leur apporter de la boisson alcooliser, pour sans doute détendre l’atmosphère. Pour ce qui était de la détendre, elle réussit très bien car ce ne fut pas bien long que le jeune homme qui buvais à un rythme assez rapide ses bières ce retrouva avec aucun sens du goûter et la fatigue commençait à avoir le dessus sur lui. Ses yeux se fermaient tranquillement et sa tête dodelinait dans tous les sens, si bien qu’il dû prendre son bras comme appui tête. Jessie souligna ensuite qu’elle lui devait bien un verre. Ah oui pour ça, sa dette était complètement payé elle n’avait pas si faire! Il n’avait jamais bu autant, au point qu’il avait du mal à simplement ouvrir sa bouche qui était maintenant pâteuse pour sortir un quelconque mot.

Volontairement ou non, la cowgirl tira Aladdin sur la piste de danse ce qui le fit se réveiller un peu. La voyant se trémousser dans tous les sens avec une telle énergie et avec une telle grâce donna aussi envie au jeune homme de faire comme elle. Il n’avait jamais dansé lui aussi ou enfin, jamais en dehors de la salle de bain. Oui, oui, il lui arrivait de se regarder dans le grand miroir derrière la porte des WC et de se mettre à danser. Depuis qu’il avait vu son colocataire se déhancher comme il le faisait, cela lui avait donné envie de le faire à son tour et cela semblait amusant. En fait, il était en train de le faire là maintenant il y adorait. Il ne savait pas si c’était vraiment pour la danse ou bien car il dansait si près de son amie qu’il sentait toutes les formes de son corps à cause de la population environnante.

Par contre, ce moment agréable ne resta pas bien longtemps car un homme moustachu et qui avait un drôle d’accent vint derrière la rouquine pour danser à son tour avec elle. Il avait même eut le culot de lui toucher la taille. Il força même l’ancienne poupée à rester près de lui, même si elle se battait pour s’éloigner de lui. Aladdin, réalisant après quelques secondes de décalages avec son cerveau, que son amie avait besoin d’aide, bouscula quelques personnes qui passaient entre eux puis poussa fortement l’homme en face de lui, lui demandant de la laisser tranquille. Évidemment, la phrase n’était peut-être pas la mieux structurée à cause de ses idées floues, mais elle était compréhensible. L’homme faisant qu’à sa tête voulu reprendre la jeune femme, mais rapidement l’arabe la tira par le poignet puis la serra contre lui.

« Nah, mais-euh tu la lâeiche! C’ma meuf alors vas voir plus louin! »

Voulant être le plus crédible possible, il prit Jessie contre lui et lui donna un petit baiser des bouts des lèvres. Un simple petit bisou pour que l’autre gorille comprenne, mais sachant bien que c’était jouer avec le feu, il avait posé ce geste. Évidement pour bien faire au commencement, mais par la suite, ses lèvres se mirent à bruler de passion et ses yeux plongèrent quelques instants dans ceux de la rouquine et il ne put faire autrement que d’allonger le baiser et de le transformer en quelque chose d’amoureux et de passionné. À cet instant, Jasmine n’existait plus. Les gens autour de lui n’étaient plus là et le volume de la musique s’éteignait tranquillement. Il était là, embrassant une femme qui le rendait heureux et à qui il tenait énormément. Il était en train de s’ouvrir complètement à une femme qui aimait.

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Dernière édition par Aladdin le Jeu 27 Juin 2013 - 23:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:09

« Le regret est un amplificateur du désir »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 


    « Comme il ... dit ! »


Le dernier mot ne semblait pas avoir dépassé le stade du murmure. Lentement, sa phrase se perdit parmi celles de la foule et celles de la musique. Bientôt, tous les bruits s'estompèrent aux oreilles de la jeune femme. Seul le mouvement de leur deux corps importaient. Le vide s'était fait tout autour, et malgré le gorille qui essayait quand même de s'approcher d'elle, Jessie en faisait fi. Surprise d'abord, alors que son ami la tirait vigoureusement vers elle, elle eut un petit sourire attendri comme elle constatait qu'il la protégeait malgré son état avancé. Lorsque pour la crédibilité, il approcha son visage du sien, la jeune femme ouvrit grand les yeux à la place de les fermer. Posant ses deux mains sur les épaules de son ami, comme pour le dissuader de commettre un geste qu'il regrettait, n'allait pas plus loin dans sa démarche. N'étant ni convaincue et encore moins convaincante, la jeune femme se retrouva bientôt à quelques centimètres du visage de son ami. Sachant ce qui allait se produire, ne s'y opposant pas, elle mettait un pied dans une situation précaire. Mais le voir ainsi, le toucher de cette façon, son odeur emplissant son esprit déjà floué par l'alcool, la jeune femme se laissa emporter par le courant. Ses lèvres effleurèrent les siennes, d'abord timidement, dans un geste plein de retenue. Ce n'était que pour que l'inconnu la laisse tranquille après tout, pas besoin d'aller plus loin.

    « Je crois qu'il est parti.. »


Un nouveau murmure qui se perdit dans l'espace. Quelques secondes après, ses paupières se fermaient doucement sur ses prunelles aussi brillantes qu'une émeraude au soleil. Lentement, elle entoura la nuque de son ami de ses deux bras et serra doucement, comme pour le maintenir près d'elle. Un simple effleurement se transformait en un vrai baiser. Jessie qui ne s'y attendait pas, fut réticente d'abord, mais cela ne dura pas 2 secondes qu'elle se laissait aller dans les bras d'Aladdin. Ses doigts se faufilaient entre les longues mèches de cheveux brunes du jeune homme et s'y entremêlaient doucement. Du bout des doigts elle caressait sa nuque. Elle se rendit compte à ce moment, à quel point elle tenait au jeune homme. À quel point être séparée de lui longtemps pouvait être difficile, et qu'elle ne souhaitait pas que cela se produise sur aussi longue durée. Alors qu'elle était perdue dans la brume, plongée dans le baiser, Jessie sentit un frôlement sur sa taille. Lentement, la main du jeune homme glissa vers le haut de sa cage thoracique. Le long de sa colonne vertébrale, la rouquine sentit comme un choc électrique. Un agréable frisson qui remonta jusqu'à sa nuque. Sur cette dernière, ses cheveux se hérissèrent et elle eut un petit sourire en coin. Alors que ses doigts continuèrent jusqu'au niveau de sa poitrine, la jeune femme ouvrit brusquement les yeux. Sa main se posa sur cette main baladeuse, et la fit délicatement descendre. Elle recula son visage, détacha sa bouche frémissante des douces lèvres d'Aladdin. Clignant doucement des yeux, battant des cils, elle eut un langoureux sourire, mordant sa lèvre inférieure. Lentement, et à contre-coeur, elle se détacha de l'étreinte du jeune homme. Passant timidement une mèche derrière son oreille d'une main tremblante d'ivresse, Jessie se recula maladroitement. Balayant d'un regard distrait et pétillant la piste de danse, son regard se posa sur une personne qui inspira soudainement la jeune femme.

    « Viens avec moi. J'ai une idée. »



D'un pas titubant, dû à l'alcool, à l'enivrante odeur de melon qui émanait du jeune homme, à l'adrénaline que lui avait procuré le baiser et la danse suave, Jessie se fraya un chemin jusqu'à la sortie. Au passage, elle donnait son petit bout de carton numéroté pour qu'on lui donne son manteau. Ne prenant pas la peine de l'enfiler, la rouquine sortir de la boîte de nuit pour se retrouver dans les rues noires et froides de l'automne. Frissonnant ardemment sous le vent nocturne, Jessie se frotta doucement les bras. Puis, elle s'empara doucement de la main du jeune homme et l'entraîna, fidèle à ses habitudes, à sa suite.

    « Je vais te faire un cadeau. »


Lança-t-elle par-dessus son épaule, avant d'avancer du plus vite qu'elle le pouvait avec ses talons. Parcourant quelques pâtés de maisons, elle finit par s'arrêter devant une vitrine obstruée par de gros rideaux noirs. Des néons clignotaient et signalaient que la boutique était encore ouverte. Poussant la porte dans le chant d'un petit mobile mélodieux, la jeune femme s'engouffra dans la pièce chaude, quasiment étouffante. Un petit grésillement se faisait entendre dans une pièce à l'arrière, et des dessins de toutes les sortes tapissaient les murs. La jeune femme s'approcha du comptoir et posa son sac à main près du cartable ouvert sur une page avec des dessins tribales. L'homme derrière le comptoir se retourna. Ses bras étaient tapissés de tatouages divers.

    « Nous n'avons pas de rendez-vous, mais nous voulons chacun tatou s'il vous plait. »


Elle gratifia sa demande d'un grand sourire éclatant. L'homme hocha la tête et se dirigea vers l'arrière-boutique pour prévenir son supérieur, le responsable qui allait s'occuper d'eux, les informa-t-il. Puis, il revint et leur demande de prendre le temps de réflexion pour choisir ce qu'ils désiraient, après avoir rempli plusieurs papiers. Jessie fut la première à avoir terminé et elle suivit l'homme jusqu'à une chaise un peu plus à gauche et reculée du comptoir. Il demanda si elle autorisait son compagnon à observer. Elle haussa les épaules et regarda Aladdin. Il faisait ce qu'il voulait. Entrant dans la petite pièce formée par des demi-murs. On voyait donc la jeune femme lorsqu'elle était debout, mais pas lorsqu'elle se trouvait coucher sur la chaise. Avant de s'y allonger, tournant le dos à la porte, elle fit passer ses bras hors de ses manches, pour faire tomber le haut de sa robe contre ses hanche. Son tronc dénudé,outre sa brassière, elle se coucha sur le côté, et indiqua ce qu'elle voulait au tatoueur. Un capteur de rêve. À l'endroit où elle avait arrêté la main d'Aladdin, plusieurs minutes plus tôt. Après les explications sur le déroulement, le travail débuta. Et la jeune femme fut heureuse d'avoir posé ce geste alors qu'elle était saoule, car la douleur était atroce. Plusieurs fois, elle poussa des gémissements plaintifs, grogna et grimaça alors que l'aiguille peinturait sa peau.
 
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:11



Aladdin & Jessie
Le regret est un amplificateur du désir


Bien que le baiser durât un assez bon moment, Aladdin trouva que ses lèvres s'étaient détachés trop rapidement de celles de Jessie. Il était si bien avec elle dans ses bras et n'était plus capable de calculer le temps en sa compagnie. Le temps semblait passer si lentement loin d'elle, mais tellement rapidement quand il la voyait. Les choses étaient mal faites. C'est après d'avoir finalement ouvert ses yeux après le baiser enflammé qu'il réalisa le geste mal honnête qu'il avait commis. Il avait honte et il ne put s'empêcher d'avoir l'estomac noué et une grande nausée s'empara de lui. Non, Jessie n'était pas affreuse, loin de là. Il la trouvait toujours aussi jolie si même peut-être plus qu'avant le baiser, mais il se sentait terriblement coupable et il ne savait pas trop comment agir. Allait-il garder ce secret pour lui ou allait-il devoir dire à Jasmine ce qu'il avait fait car un jour il ne serait plus capable de supporter ce qu'il avait fait.

Il voulut s'excuser à son amie, mais elle le prit par le bras et le tira vers l'extérieur avant même qu'il eut la chance d'ouvrir la bouche pour faire un quelconque son. La fraîcheur de la fin d'automne donna un long frisson le long de la colonne du jeune homme qui n'avait que son simple petit chandail en laine. Ses cheveux volèrent au vent dans tous les sens pendant que la femme faisait accélérer le rythme de la marche. Ils arrivèrent ensuite devant un immeuble aux apparences insalubre ce qui fit poser plein de questions intérieures à Aladdin qui ne comprenait pas du tout le but de leur marche qui lui avait semblé interminable et très difficile. Toujours en se faisant tirer par le bras, le jeune homme entra à l'intérieur du commerce et fut agréablement surpris de voir à quel point les lieux étaient propres. Une odeur d'alcool flottait dans l'air et des petits bourdonnements répétitifs se faisaient entendre ici et là. Ce bruit et cette senteur étrange créèrent d'autres questions dans l'esprit de l'Arabe. Où l'avait-elle emmené? Elle parla après quelques secondes à un homme convert de dessin et qui effraya au premier coup d'oeil Al' qui n'avait jamais vu un truc du genre avant ce jour. La rouquine avait parlé de quelque chose qui s'appelait Tattoo. C'était quoi un tattoo? Avec sa déduction et son esprit assez flou, il déduit que cela devait être les dessins que l'homme avait sur le corps. Aladdin protesta d'une façon assez molle, mais Jessie voulait absolument lui faire un cadeau alors il finit après quelque temps par céder, lui disant que cela n'allait pas lui faire de mal d'accepter un cadeau de son amie de coeur.

Enfin, c'est ce qu'il avait cru, ne sachant pas vraiment ce que c'était de se faire tatouer. L'homme qui les accueillit prit en charge Jessie et lui demanda si le jeune homme avait l'autorisation de la regarder. Jessie s'en fichait, c'était évidente, mais al nut par le temps d'aller la voir car une autre homme se disant être le propriétaire de la boutique lui proposa de lui faire son tatouage et comme ça ils termineraient presque en même temps. Il accepta sachant déjà ce qu'il voulait se faire tatouer et où exactement. Il souhaitait avoir un tatouage bien cacher pour ne pas nuire aux gens qui l'entouraient et pour ne faire une mauvaise impression à son patron car il présumait de ne pas être le seul à ne pas aimer ça. Il suivit le propriétaire jusqu'à son booth et enleva ses chandails pour laisser son torse nu. Le musulman indiqua qu'il souhaitait avoir écrit Buy the ticket, take the ride sur ses côtes droites qui signifiait beaucoup pour lui, mais peut-être peu pour les gens qui l'entouraient. Son tatouage signifiait qu'il assumait entièrement les actes qu'il avait posé cette soirée-là et que plus jamais il n'aurait honte car au fond de lui bien que cet amour lui était interdit, elle existait et elle était puissante.

Il vit entrer et sortir les aiguilles de sa peau, mais jamais il ne sentit de douleur. Peut-être quelques fois des petites égratignures, mais rien d'affolant. Il ne savait pas si c'était parce que cela ne faisait vraiment pas mal ou bien plutôt parce qu'il avait ingéré une grande quantité d'alcool, mais il s'en fichait. Il voulait faire plaisir à Jessie et ça même s'il devait souffrir. De toute façon, lui qui avait passé proche de la mort il y avait quelques mois, cela ne lui dérangeait pas vraiment. la douleur n'était tout simplement comparable. Quand le tatouage fut terminé, l'homme lui mit de longuant puis un pansement blanc qui semblait assez absorbant. Aladdin remit ensuite ses chandails puis alla voir son amie qui n'avait pas encore terminé. Toujours avec une démarche peu assuré, il te dirigea vers le lieu de travail de l'artiste et fixait Jessie d'un regard amusé. Qu'elle pouvait être jolie quand elle avait le visage crisper et quand elle gémissait. Son esprit le guida ensuite vers des idées obscènes qu'il bloqua rapidement. Il devait arrêter de boire, l'alcool ne lui allait vraiment pas et le rendait différent. L'homme mulâtre qui se trouvait en face de Jessie qui était habituellement si gentil et protecteur à son égard avait désormais l'esprit corrompu par plein d'idées perverses et déplacées. Il se mordit la lèvre inférieure tellement son désir pour la rouquine était fort, mais il secoua la tête vivement et se mit à regarder ailleurs. Ses yeux ne restèrent pas bien longtemps à la même place car ils étaient étrangement attirés par la silhouette de son amie. Ils montèrent le long de son corps puis finissent par s'arrêter au tatouage.

« C'est quuah..? J'veux dire ... Ça signieuh-fie quouah? »
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Dernière édition par Aladdin le Jeu 27 Juin 2013 - 23:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:18

« Le regret est un amplificateur du désir »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 


    « Aïe ... Ouch ! »


Décidément, elle y repenserait avant de suivre des coups de tête qui étaient aussi douloureux. L'aiguille qui entrait ou sortait de sous sa peau laissait à chaque fois une petite goutte d'encre de plus qui agrémentait joliment le dessin qui avançait à un bon rythme. C'était une procédure longue et souffrante, et la jeune femme ne cessait de gémir et de grogner. Son visage se crispait régulièrement sous les assauts des pincements aiguës. Serrant ses bras et ses mains contre son corps recroquevillé, elle essayait le plus possible de ne pas se raidir ou de trop bouger pour ne pas nuire au travail de l'artiste qui s'occupait d'elle. Au début, la jeune femme entendit un deuxième bourdonnement faire un canon avec celui qui était plus près d'elle et constata que c'était Aladdin qui était pris en charge par le second monsieur rencontré dans la boutique. Lui, on ne l'entendait pas, à moins que la jeune femme ne crie plus fort qu'elle ne l'imaginait. Cela fut plus vite que le sien, puisque quelques moments plus tard, alors qu'elle ouvrait les yeux, la jeune femme aperçut son ami appuyé sur le dessus du demi-mur qui la regardait d'un drôle d'air. Du bout des lèvres, la jeune femme étira sa bouche en un faible sourire avant de grimacer sous la douleur, une nouvelle fois. Alors que Jessie entendit un petit ricanement, elle tira la langue à son jeune ami. Comment cela se faisait-il qu'il ait l'air si serein ? Était-ce l'alcool ou l'avait-on gelé ? La rouquine ne put s'empêcher de pester silencieusement contre lui. Certes, elle avait ingurgité une grande quantité d'alcool elle aussi, mais ses sens floués et engourdis ne l'étaient guère assez pour lui épargner tout le mal que son idée lui prodiguait.

    « C'est un capteur de rêve. »


Sur ces mots, le grésillement de l'instrument s'interrompu. Tournant la tête le plus qu'elle pouvait, elle remarqua que l'homme nettoyait tranquillement son équipement. Lorsqu'elle croisa son regard, battant des cils comme pour le soudoyer de lui dire que c'était enfin fini, la jeune femme le vit hocher la tête, et dans un sourire de soulagement, la rouquine se redressa. Soufflant longuement, Jessie prit soin de se tenir bien droite. De profil au jeune homme, la jeune femme ne tenait que d'une main sa brassière que l'artiste des dessins sur peau avait du détacher pour pouvoir travailler là où la jeune femme l'avait demandé. De l'autre, elle passa lentement une mèche rebelle de cheveux lissés derrière son oreille. Sa longue chevelure tombait en cascade contre son dos dénudé ce qui lui donna la chair de poule tout autant que l'onguent que l'homme appliquait sur le travail fraîchement fini. Puis, il apposa délicatement malgré ses gros doigts boudinés, un petit pansement carré sur toute la superficie colorée de sa peau crème. Alors que l'homme sortait du petit espace, Jessie entreprit de rattacher son soutien-gorge, évitant de créer trop de pression contre son tatou que les bandes de dentelles noires croisaient. Lorsque cela fut fait, elle se laissa glisser doucement de la chaise en cuir étonnement moelleuse, et dans un claquement de talons, tourna le dos au jeune homme pour revêtir le haut de sa robe qui reposait contre ses hanches. Se contorsionnant dans tous les sens pour d'une part éviter de se causer de trop de mal en étirant ou pliant sa peau nouvellement gravée, et d'une autre pour ne pas briser ou étirer les coutures de sa nouvelle robe, cela prit un certain temps avant qu'elle ne soit habillée décemment. S'exécutant avec grand mal, elle manqua à plusieurs reprises de faire basculer la chaise sur laquelle elle avait longuement été couchée, ou encore de faire tomber tout le contenu d'un petit meuble sur roues qui rassemblaient l'encre de maintes couleurs et les aiguilles de multiples grosseurs en plus des divers instruments qui devaient coûter une fortune, ou de faire l'effet d'une tornade sur le petit plan de travail où reposait des croquis, en majorité. Heureusement, ce qui était rare pour elle, maladroite en force, rien de tout cela ne se produisit, et elle sortit sans dégât de l'étroit endroit. D'un pas titubant, ses jambes ankylosées par l'inactivité et ses muscles engourdis de s'être trop raidis, elle se dirigea vers Aladdin, et lui fit face. Lorsqu'ils ne furent qu'à quelques pas l'un de l'autre, Jessie tendit les mains et infiltra doucement ses doigts sous le chandail qu'il portait. Son regard émeraude planté dans le sien, un sourire malicieux creusant le coin de ses lèvres rosées, elle souleva vivement son chandail pour découvrir qu'un petit bandage blanc, plus loin et moins large que le sien. Affichant une moue déçue, même si c'était logique qu'il ait reçu les mêmes soins qu'elle, elle laissa retomber le t-shirt sur le torse bronzé du jeune homme et fit volte-face pour se diriger vers le comptoir-caisse. Réglant la facture en payant avec paiement direct, oui le vieil homme lui avait laissé son compte et ses cartes et avant de mourir avait tout mis à son nom à elle, la jeune femme se vêtit de son manteau avant de sortir dehors, après avoir lancé un joyeux au revoir aux deux hommes qui s'étaient si bien occupés d'eux.

Au dehors, l'air était encore plus froid que lorsqu'ils l'avaient laissé. L'hiver cognait aux portes de la ville, et elle ne tarderait pas à lui répondre. Malgré l'heure tardive, les trottoirs étaient toujours aussi bondés que le jour, sinon ce n'était que légèrement moins. S'arrêtant au pas de la porte, elle attendit Aladdin, et maladroitement, descendit les marches avant de s'arrêter au bas de nouveau, et de pivoter sa tête vers le jeune homme pour lui sourire, montrant ses dents blanches.

    « J'ai hâte de voir le tien. »



Sur ces mots, elle s'engagea sur la bande de ciment, se mêlant tant bien que mal à la foule. À nouveau, la rouquine s'arrêta plus loin. Faisant demi-tour, elle s'avança vers Aladdin et doucement, posa une main sur son bras.

    « J'ai faim et toi ? J'ai une idée, partant ? »


Bien sûr, ce n'était que pour être polie qu'elle lui posait la question puisqu'elle n'attendit même pas sa réponse. Détachant son regard des yeux noisettes interrogateurs du jeune homme, elle entreprit de faire une recherche dans une des pochettes extérieures de son sac à main assortit à sa nouvelle robe. La jeune femme en sortit son cellulaire à écran tactile. Téléphone intelligent disait-on. Iphone, l'avait appelé le commis responsable des ventes du petit kiosque au centre commercial. Déverrouillant l'écran de son doigt glissant sur ce dernier, la jeune femme fouilla dans son carnet de contacts avant d'appuyer sur un numéro raccourci. Elle porta alors son téléphone à son oreille et écouta la longue sonnerie y résonner. Dans l'attente, elle se permit de décocher un regard en biais à son compagnon, discrètement, et de soulever un coin de ses lèvres rosées. Alors qu'à l'autre bout de la ligne on décrochait, elle fit un signe de main à Aladdin pour ne pas qu'il bouge et s'éloigna vivement, pour garder sa surprise intacte. En raccrochant, faisant demi-tour, elle revint se poster devant le jeune homme, sautillant et tapant dans ses mains avec enthousiasme, ses yeux verts brillant à l'idée d'une nouvelle activité, d'une nouvelle aventure. Jessie prit alors sa main pour se rendre à l'écart du chemin des passants, et l'entraîna vers un petit banc. Avant de s'y asseoir, la jeune femme tira doucement et discrètement sur le bas de sa robe et lorsqu'elle fut bien acculée contre le siège froid et dur, elle croisa ses délicates et longues jambes. Secouant sa tête pour faire abstraction du chatouillement qui se faisait sentir dans son estomac depuis qu'elle avait touché la main du jeune homme, elle pencha sa tête rousse sur le côté et le regarda longuement.

    « La signification du capteur de rêve que j'ai sur mes côtes est en soi un peu particulière et très personnelle. Tu es concerné, tu t'en doutes peut-être, et peut-être qu'un jour je te le dirai. »


Elle lui décrocha alors un de ses sourires à en faire fondre la calotte polaire. Sincère et si charmant. Puis, Jessie tourna la tête pour regarder devant elle. Ses prunelles émeraudes brillèrent sous un voile lointain, une lueur indescriptible brûlant au fond de ses iris. Un klaxon à proximité la fit sortir de ses rêveries, de ses pensées. Stationnée en bordure du trottoir, juste en face d'eux, si près de la chaîne qu'il aurait pu y embarquer un ou deux pneus, une petite voiture rouge avec un collant de pizza sur son flanc les attendait. Se levant d'un bond, un heureux sourire illuminant son visage, la jeune femme s'empara à nouveau de la main d'Aladdin avant de se précipité vers le véhicule.

    « Votre carrosse est arrivé ! »


Pouffant de rire, la jeune femme ouvrit la portière arrière et s'y engouffra, voulant régler un détail avec le chauffeur, qui les yeux plongés dans le décolleté de la jeune femme saoule penchée devant lui ne mit pas longtemps à accepter sa requête. Se reculant légèrement, la rouquine sortit une jambe du véhicule pour prendre une position assise correcte et invita d'un grand geste de main Aladdin à prendre place à côté d'elle. La mine du jeune homme assit derrière le volant changea lorsqu'il vit entrer Aladdin, et fit mine de changer d'avis. Voyant son plan comprit, la jeune femme appuya ses deux mains sur les sièges avant et s'avança légèrement. Elle tourna ensuite la tête, et regarda alternativement les deux hommes.

    « Ce gentil monsieur nous fait l'honneur de nous conduire chez moi, n'est-ce pas qu'il est gentil et qu'il va le faire ? »


Sur ses mots, elle attrapa le visage du jeune homme assit devant et plaqua ses lèvres contre les siennes durant quelques secondes avant de le repousser, lui tapotant doucement la joue, une moue charmante collée au visage. Bafouillant quelques mots affirmatifs, ce dernier mit le contact, un sourire béat illuminant son visage. Se rassoyant convenablement, Jessie fit un clin d'oeil à Aladdin.

    « Comme ça, nous avons le transport et la pizza jusque chez moi ! »


Chuchota-t-elle, à l'insu du conducteur trop occupé à se repasser le dernier instant en boucle dans sa tête. Appuyant sa tête rousse contre le dossier mou du banc arrière, Jessie ferma les yeux. L'alcool pouvait vous faire faire des choses que vous n'auriez jamais fait à jeun. L'automobile passa sur une bosse de la route. Secouée et non attachée, la jeune femme rebondit, et atterrit malencontreusement sur son compagnon assit près d'elle. Sentant le rouge lui monter aux joues, elle se redressa vivement, et s'empressa, murmurant un petit désolé au passage, d'aller s'asseoir au bout opposé du banc, et colla sa tête contre la vitre fraîche. Soirée riche en émotions. Et elle comptait la faire durer.
 
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:21



Aladdin & Jessie
Le regret est un amplificateur du désir


Après d'avoir payé les œuvres, Jessie sortit suivie par Aladdin qui ne pouvait détacher son regard du postérieur de la jeune femme. Elle avait une robe si courte qui dévoilait presque son corps en entier, c'était très dur pour lui de résister à ses avances involontaires, mais présentes. En prenant les murs du bâtiment pour ne pas tomber, le jeune homme se retrouva seul parmi la grande masse sur le trottoir pendant quelques instants car la rouquine s'était déplacée pour faire un appel qui devait selon la logique avoir un rapport avec de la nourriture. Bien qu'il n'était pas vraiment heureux de se trouver en solo, il avait faim et il savait que son amie allait revenir dans un futur proche. Enfin, il espérait qu'elle ne l'avait pas laissé en plan comme ça, surtout qu'il était saoul et avait du mal à savoir où il se trouvait exactement. Un quartier qui était le sien, mais qui pourtant lui semblait si différent à cause de la quantité incroyable d'alcool qu'il avait pu boire durant cette soirée-là. Il avait déjà bu avec Kuzco, mais ce n'était en rien comparable avec Jessie. Avec Kuzco, ils étaient dans un pétrin incroyable et il jugeait que ce n'était pas le temps pour fêter, mais là, c'était une soirée préparée que pour ça! Alors il avait voulu en profiter. Ou bien peut-être était-ce à cause qu'il souhaitait oublier l'amour qu'il avait pour Jessie ? Une chose était claire pourtant : Il avait vraiment trop bu et son estomac commençait drôlement à tordre dans tous les sens.

Aladdin s'assit sur un banc près de la rue où se trouvait déjà Jessie et il se fit enfin répondre à la question qu'il lui avait posée au studio de tatouage. Elle lui avait dit que son tatouage était étroitement lié à lui ce qui lui donna une petite couleur rouge sur les joues. S'il avait été plus pâle, nous aurions pu dire qu'il avait l'air tout simplement à une tomate bien mûre. Il fut très content de voir qu'il n'était pas le seul à avoir vécu quelque chose durant leur baiser. Il présumait qu'ils n'avaient pas ressenti la même chose, mais il savait qu'elle n'avait pas été indifférente ou du moins il était important à ses yeux et c'était tout ce qui comptait pour lui. Il voulut lui dire que son tatouage parlait d'elle, mais une voiture rouge de livraison de pizzas arriva en même temps. L'alcool avait fait passer le temps plus rapidement qu'il avait cru ou bien était-ce le livreur qui avait été rapide? Aladdin ne posa pas de questions, ayant peur que cela soit stupide.

L'Arabe vit son amie entrer dans la voiture et prendre énormément de place sur le banc arrière. Comprenant qu'elle souhaitait s'entretenir avec le chauffeur, il attendit puis entra à son tour quand elle s'installa convenablement. Faisant un petit signe de politesse au chauffeur qui semblait fâché de voir un homme accompagner la rouquine. Comme quoi les hommes de New York avaient tous l'esprit tordu! Voir le regard de l'homme se poser directement dans ses yeux créa une grande colère intérieure. Qu'il était mal élevé! Al' voulut lui donner une bonne correction, mais réalisant qu'il ne le ferait pas s'il serait ajun, il garda ses mains près de son corps et s'installa près de son amie. Amie qui ne manqua pas d'embrasser l'homme devant le volant pour le persuader d'aller les porter chez elle malgré le fait qu'elle était accompagnée. Cette vision le fit enrager encore plus et lui permit de s'imaginer une bataille sanglante entre lui et l'autre homme. Jaloux le petit Aladdin ? En effet et il ne manquera pas d'en parler avec la cowgirl après leur trajet. Elle lui avait fait un clin d’œil pour lui exprimer que c'était une tactique, et puis?! Elle l'avait tout de même fait!

Le chemin fut long et silencieux jusqu'à ce que le conducteur se rendit compte qu'Aladdin marmonnait des insultes en arabe, une langue qu'il était le seule à comprendre dans le véhicule. Le conducteur lui demanda d'articuler plus clairement quand il parlait car il ne comprenait pas. Aladdin trouvant cette situation complètement stupide puisqu'il était normal que personne ne comprenne se mit à hurler dans la voiture les mêmes mots incompréhensibles. Heureusement, cette scène ne dura pas plus que quelques secondes car ils se trouvaient déjà devant le domicile de Jessie qui était en fait un ranch. Le jeune homme se demanda même comment ce faisait-il qu'il n'avait même pas pensé à cette possibilité quand il savait très bien qu'elle était une ancienne femme du far west? Aladdin devra demander à Jessie de lui enseigner l'équitation, ce serait bien. Une activité de couple ? Nah, il n'avait pas le droit de penser à une chose pareil. Il sortit puis se dirigea vers la porte d'entrée en titubant et finit par s'asseoir sur un marche du pallier.
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:22

« Le regret est un amplificateur du désir »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 


    « Fiou.. »


Un petit murmure soufflé pour elle-même. Dans le petit habitacle, il commençait à faire terriblement chaud. S'envoyant un peu d'air au visage d'un geste frénétiquement de sa main près de son visage, Jessie regardait Aladdin d'un regard langoureux. Le jeune homme venait de cesser d'hurler à la tête du chauffeur qui fut très indiscret. D'un coup, la jeune femme sentit une bouffée de chaleur l'envahir de son cou jusqu'à son buste. Portant sa main à son front, la jeune femme se déplaça de façon à faire face au jeune homme malgré les sièges non prévus à cet effet. Appuyant son dos contre la porte, renversant légèrement la tête pour cacher ses yeux brillants au jeune homme, Jessie passa le reste du trajet à le regarder, à observer les moindres détails qui lui étaient perceptibles dans la faible lueur des lampadaires qui longeaient l'autoroute, lui offrant une lumière intermittente. Ses pensées tournaient dans son esprit à la vitesse des roues de l'automobile. Rien n'était clair. Ce qui l'était pour elle, c'était les chatouillements, les papillons qui grandissaient et prenaient chaque fois plus de place dans son ventre alors qu'elle croisait le regard noisette du brun assis en face d'elle. Le long de ses bras remontait une chair de poule qui la faisait frissonner agréablement. Le rouge qui lui montait aux joues était visible si on lui prêtait attention.

Soudainement, elle se mit à détailler le jeune homme. Ses bras et son torse bronzé, les muscles qui saillaient sous son chandail, son visage aux traits fins et réguliers. Son nez ni trop gros ni trop féminin, ses lèvres pulpeuses... Lentement, Jessie se perdit dans sa contemplation. Elle en vint presque à baver. Et puis, cela la frappait. La jeune femme repensa au dessin animé qui portait le nom du jeune homme toujours présent à ses côtés. Il y avait été question d'une fille. Sa fiancée. Rageusement, la jeune femme fronça les sourcils et serra les poings. Doucement, la jalousie lui monta à la tête. La rouquine pinça les lèvres et reprit une position assise normale, croisant ses bras frêles contre sa poitrine, et dans son élan, appuya trop fort sur ses côtes droites, lui arrachant un grognement de douleur. Le reste du trajet se fit dans un silence troublé par les reniflements répugnants du chauffeur, le grésillement des hauts-parleurs au plus bas de leur puissance, aux insultes en arabe d'Aladdin et aux murmures jaloux de Jessie.

Alors que le véhicule s'arrêtait, Aladdin sortit en trombe, claquant la portière, et de son pas chancelant alla s'asseoir sur une des marches du palier. La jeune femme le regarda par la fenêtre avant d'ouvrir elle-même sa porte, d'ensuite se pencher pour attraper la pizza sur le siège avant passager et donner l'argent dû au livreur. Alors que ses doigts effleuraient la boîte encore chaude, le jeune homme assis derrière le volant s'empara de son poignet et la tira vers en avant.

    « Eh ! Mais lâche-moi ! Non, mais ... aïe tu me fais mal ! »


L'inconnu rigolait en essayant de faire passer la jeune femme sur son siège, cherchant sa taille de ses mains maladroites. Il tentait de la convaincre de laisser Aladdin tout seul et de le laisser aller se coucher pour qu'elle puisse passer un soit disant bon moment en sa compagnie. Dégoûtée, la jeune femme essaya de se débattre, et alors qu'elle allait se mettre à crier, le jeune homme lui plaqua sa main moite contre sa bouche, étouffant le moindre appel au secours qui aurait pu s'y échapper. Agitant ses bras dans tous les sens, tentant de lui asséner un coup de poing ou de lui coller une gifle la jeune femme du se résigner. Roulant les yeux, ressentant tout le dédain possible, elle entrouvrit la bouche et planta ses dents limées dans les doigts sales du chauffeur de livraison. Lui arrachant un cri de surprise, il défit son étreinte autour de la tête de la rouquine, qui cria alors à l'aide, implorant son ami de venir l'aider. Alors qu'elle vit la portière du conducteur s'ouvrir, la jeune femme s'empara de la pizza et de son sac à main avant de se précipiter au dehors. Se retrouver sur les genoux d'un inconnu ne lui avait pas procuré du tout la même sensation que si cela avait été Aladdin. Effrayée, la jeune femme courra jusqu'à sa maison pour, d'une main tremblante, débarrer la porte et entrer en trombe dans le vestibule. Chancelante, elle se dirigea vers la cuisine pour poser la pizza garnie sur le comptoir de granite. S'approchant de la fenêtre, Jessie jeta un regard vers la voiture toujours immobilisée devant son entrée. Non longtemps après, Jessie vit avec soulagement son compagnon revenir d'un pas vif vers la maison. Se défaisant de ses talons, elle alla ouvrir la porte, mais trop vite et trop saoule, elle se prit les pieds dans le tapis, et lorsque la porte s'ouvrit, Jessie se cogna contre le torse du jeune homme.

Relevant doucement la tête, ses yeux émeraude brillaient de larmes. Sa lèvre inférieure tremblotaient, et ses bras et ses jambes étaient fragiles sous les tremblements qui les prenaient d'assaut. Brusquement, elle entoura le cou du jeune homme et l'attira contre elle.

    « Merci... Je... j'ai... je ne sais pas quoi dire ! J'ai eu peur... »


Ses épaules s'affaissèrent. Puis, elle passa un doigt sous ses yeux larmoyants avant de regarder Aladdin, et de lui sourire faiblement.

    « Heureusement, tu étais encore là. »


Avec lui, le « encore » était de rigueur puisqu'il était toujours là, à l'aider, à la sauver. Même si ce n'était pas volontaire, la jeune femme avait le don de se vautrer dans des situations impossibles. Heureusement, son héros lui portait secours et elle en sortait indemne. Du moins, pas trop amochée. Défaisant son étreinte, la jeune femme effleura la main du jeune homme, lui sourit et se tourna face à sa demeure.

    « Bienvenue chez moi ! »


Sur ces mots, elle lui fit signe de la suivre jusqu'à la cuisine. Aménagée de façon très moderne, la pièce était agréable et chaleureuse malgré tout. Il y avait un comptoir servant d'îlot au milieu de la pièce et de petits tabourets y étaient acculés. En tirant deux, la jeune femme fit signe à Aladdin de s'asseoir avant de sortir des verres et deux bouteilles d'eau et ouvrit la boîte contenant la pizza qui dégageait un fumet alléchant. Tendant un verre et une bouteille au jeune homme elle lui fit un clin d'oeil amusé.

    « Je crois que tu en as besoin ! Aller, sers-toi et bon appétit, Aladdin. »


Son nom la fit frissonner. Sautillant jusqu'au banc qui était près de lui, Jessie prit place et s'attaqua goulûment à une des parts de la savoureuse pâte ronde qui trônait sur le carton.
 
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:32



Aladdin & Jessie
Le regret est un amplificateur du désir


Aladdin attendit quelques secondes seul devant la porte d'entrée quand en fait Jessie ne sortait pas du véhicule. Que se passait-il? Était-elle encore entrain d'embrasser l'homme pour le "remercier" ? Si c'était le cas, il allait dormir avec les chevaux! Il n'avait pas envie d'être le deuxième pour elle et surtout pas derrière un vieil homme mal propre et qui sentait trop fort l'eau de colonne bon marché. Tout juste après de s'être levé pour se diriger vers l'écurie et pour trouver une stalle confortable pour dormir, il entendit un crit provenant de la voiture rouge. Ne prenant pas le temps de l'analyser, il fonça directement dessus et ouvrit la portière pour laisser sortir Jessie qui semblait complètement terrorisée. Ne prenant pas une seconde de répit à l'homme mal intentionné, l'Arabe le prit par le collet de son chandail crasseux et lui hurla des injures dans un mélange plus ou moins compréhensible entre l'arabe et l'anglais. En gardant toujours une bonne prise, il mit sa main droite en poing et frappa à plusieurs reprises le visage du conducteur jusqu'à ce qu'il entende un craquement. Aladdin le laissa tomber mollement sur le siège du passager avant qui le suppliait d'arrêter. Tant de haine montait à l'intérieur du jeune homme et si cela n'était que de lui, il le tuerait sur-le-champ. Un autre acte qui n'était pas dans ses valeurs habituelles, mais tenté de violer une jeune femme c'était simplement immoral! Faisant mine de s'en aller, il se retourna presque aussitôt et cracha directement dans l’œil de l'homme qui était en train de se lever. Puis après ce geste très peu hygiénique, il claqua la portière directement sur les doigts de l'homme qui hurla de douleur. Al' cogna à la porte, ne prenant pas la peine d'écouter les gémissements puis attendit patiemment Jessie.

Quand la porte fut ouverte, il eut comme comité d'accueil la jeune femme complètement écrasée sur son torse. Un petit grognement sortit de sa bouche à cause de la pression que ce geste avait faite sur son tatouage, mais ne put faire autrement que de faire un petit sourire réconfortant a son amie. Il prit la tête de la rouquine et la déposa tranquillement sur son pectoraux et se mit à lui caresser les cheveux.

« Ça va aller .... chhuuuu ... J'serai toujours làieuh »

Après de l'avoir bien calmé, elle mon présenta son chez elle qui était décoré avec beaucoup plus de goût que le sien. Pas qu'Aladdin n'avait pas le sens pour la décoration, c'était surtout à cause de Kuzco qui cassait tout et qui voulait mettre son grain de sel partout dans l'appartement ce qui finissait par le rendre affreux. Si nous prenons simplement le portrait de Kuzco dans la cuisine, on peut voir que cela manquait d'un cruel esthétisme. Mais bon, Kuzco avait fait tout un drame pour le garder alors le jeune homme avait arrêté d'argumenter pour faire plaisir au gamin. Jessie tira deux tabourets et Al' en prit un pour s'y reposer un peu. Son amie lui proposa enfin de manger une pointe de pizza ce qui donne un autre étrange aux traits d'Aladdin. De la pizza? C'était quoi ? À ce qu'il pouvait sentir cela avait l'air très gras et n'était pas sûr qu'il allait aimer ça avec ce que le repas ressemblait. Jusqu'à présent, l'homme n'avait rien mangé de bien différent qu'à Agrabah. Certes il avait goûté aux jujubes et autres friandises, mais rien ne touchait au fast food. Il avait découvert un petit magasin en bas de chez lui qui vendait des produits provenant de l'Arabie ce qui facilitait la tâche au garçon qui souhaitait garder sa propre culture bien qu'il doive parfois se plier à certaines choses qu'il n'avait pas l'habitude de voir comme des femmes non voilées ou bien parler anglais pour faciliter la discussion avec les citoyens.

Le jeune homme prit une pointe puis la porta jusqu'à sa bouche puis mordit des bouts des dents le fromage huileux suivirent par un gros pepperoni. Il mâcha un long moment sa petite bouchée puis finit par l'avaler un peu de travers. Ne sachant pas s'il aimait ou pas cela il continua à manger par petites bouchées puis après quelques morceaux de la pointe disparue, l'estomac du jeune homme se remit à faire des siennes, mais beaucoup plus vivement que la première fois. Voulant atténuer les nausées, il but beaucoup d'eau, mais se voyant forcer d'admettre que l'eau n'allait rien faire pour aider, il descendit du tabouret, le faisant tomber à la renverse et courut vers la salle de bain pour vomir tout ce qu'il avait pu boire durant la soirée. Plaçant la main droite couverte de sang sur le couvert, il plaça ses longs cheveux derrière ses oreilles pour éviter de les salir puis se répéta maintes fois que plus jamais de sa vie il allait boire de l'alcool.
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:34

« Le regret est un amplificateur du désir »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 


    « Oh mon dieu ! Tu n'aimes pas ? »


À vrai dire, la jeune femme n'avait même pas songé que le jeune homme pouvait avoir des habitudes alimentaires. Jessie s'était adaptée autant à la haute gastronomie qu'aux aliments servis dans les « fast food », en passant par la nourriture biologique et plus santé. La rouquine appréciait la diversité de ses goûts et faisait très attention aux aliments contenant des arachides. La pauvre devait rayé bien des choses de sa liste d'épicerie et cela lui brisait presque le coeur. Voyant Aladdin mordre à petites bouchées dans sa pointe de pizza graisseuse, la jeune femme eut un petit sourire dépité. C'était raté comme repas. Enfin, elle, elle s'enfourna deux pointes avant d'être complètement repue. À grandes gorgées, elle buvait son eau. Alors qu'elle se levait pour mettre les restes dans des plats pour les mettre au réfrigérateur, elle leva les yeux et vit Aladdin, agité, la main plaquée contre sa bouche, faire tomber à la renverse son banc et, percutant le sol, fit un grand bruit sourd que Jessie s'empressa d'étouffer le son en le remettant à sa place. Les sourcils froncés, la mine soucieuse, la jeune femme se précipita à la suite du jeune homme qui avait couru comme une flèche jusqu'à la salle de bain pour s'y enfermer sans verrouiller la porte. Tapant deux petits contre la porte de bois, Jessie tourna la poignée pour faire une petite ouverture. Passant sa tête dans l'embrasure, elle plissa le nez et ouvrit à la volée la porte de la salle de toilette.

Accroupi devant le siège de toilette, Aladdin tenait des deux mains les rebords du couvercle. Ses mains étaient crispées, son dos voûté et tout son corps était secoué par les spasmes nauséeux. Dans la pièce régnait une odeur forte et nauséabonde, que jamais Jessie n'avait senti auparavant. Plaçant une de ses mains devant sa bouche et son nez, elle essaya d'en faire fi et se penchant, caressa d'une de ses mains le dos tremblotant du jeune homme.

    « La, la ça va aller... »


Murmurant de petits mots doux pour l'encourager, caressant du bout des doigts les omoplates du jeune homme, Jessie tenta de se faire la plus rassurante possible. Elle n'avait jamais été malade, et n'avait jamais vu quelqu'un l'être non plus, elle ne savait donc pas quoi. Voyant les cheveux du jeune homme se rebeller pour lui tomber dans le visage, de son autre main, la rouquine les maintint en place dans une poigne délicate. Alors qu'elle se penchait un peu plus pour attraper une mèche récalcitrante, Jessie remarqua la couleur écarlate de la main droite du jeune homme. La jeune femme fronça les sourcils et se retint de croiser les bras contre sa poitrine, comme à son habitude.

    « Aladdin, tu saignes !! »


Voyant que ses nausées se calmaient peu à peu, elle laissa les cheveux du jeune homme et cessa ses caresses rassurantes pour attraper sur une petite étagère une lingette qu'elle passa sous le jet du robinet. La débarbouillette humide d'eau fraîche, elle s'avança vers son compagnon pour lui relever la tête et passer doucement la serviette sur son front en sueur et sa bouche entourée à quelques petits endroits de vomi. Puis, rinçant d'abord sa serviette, elle entreprit de laver la main du jeune homme pour chercher la plaie qu'il lui faudrait soigner. Constatant qu'aucune blessure n'était présente, elle dévisagea un long moment le jeune homme de ses prunelles vertes.

    « Qu'est-ce que tu as fait à ce livreur ? Ce n'est pas ton sang !! »


Elle agita la lingette maintenant couleur sang sous le nez du jeune homme. Aladdin était dans un bien pire état que le sien, et elle ne voulait pas lui faire de reproches. Seulement savoir s'il avait mal et ce qu'il avait fait. Jessie ne voulait pas qu'à cause d'elle, il ait des ennuis.
 
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:41



Aladdin & Jessie
Le regret est un amplificateur du désir


La nausée du jeune homme se calma peu à peu ce qui le soulagea énormément. N'ayant jamais été malade auparavant, il avait eut peur que cela ne se termine jamais. C'était quelque chose de très pénible et il ne voulait pas retenter l'expérience. Quelques larmes coulaient le long de ses joues à cause de la douleur à gorge que l'acide qui avait remonter de son estomac lui avait procurer. La jeune femme mouilla une débarbouillette pour le nettoyer un peu puis le questionna sur ce qu'il avait à la main. Elle crut au commencement que le sang qui se trouvait sur une de ses mains était le sien, mais se rendit compte en essuyant correctement la peau mulâtre qu'il n'avait aucune trace de coupure ou de quelconque blessure. Un peu énervée et sans doute effrayé, elle demanda au jeune homme ce qu'il avait fait au livreur de pizza. Al' prit un certain temps à répondre. Pas qu'il ne savait pas quoi dire, mais bien qu'il avait du mal à articuler et à mettre ses pensées agités en mot. Il prit des mains de la rouquine la lingette humide puis prenant soin de ne pas mettre ses lèvres sur du sang ou du renvoi de son estomac, il suça puisement l'eau qu'elle pouvait contenir. Il avait la gorge en feu et désirait quelque chose à boire pour apaiser la douleur.

« Eau... De ... De l'eau.. »

Gardant toujours la tête près de la toilette, il pointa vivement en direction de la cuisine pour que son amie comprenne bien ce qu'il voulait. Il remit à plusieurs reprises quelques mèches indomptables derrière ses oreilles puis essaya de se relever en prenant appui sur le bain qui était à quelques pas de lui, mais tomba tout de suite après, le dos glissant le long du mur. Cette chute secoua encore l'estomac de l'Arabe qui dû se battre avec lui pour ne pas être malade un seconde fois. Le regard embrouillé par les larmes, il regarda Jessie et eut une grande rage intérieure se rappelant ce que l'homme avait voulu lui faire.

« J'lui ai fait c'qu'il méritait!C'est qu'un yfsdān1! J'aurais dû lui faire pire! Comme lui couper les ẖṣytyh2 ou encore le lapider! Personne à le dreoit de faire un geste aussi déplaicéuh! Si tu savais le regard qu'il avait quand il loueuchait dans ton décolté! Tu étais impuissante face à lui! Comment voulais-tu que j'réagisse d'vant ça ? Que j'lui dise : yḏhb al-āstfāda, sāḏhb al-ḥṣul ʿlى al-fšār 3?? J'ai fais ce que j'croyais Juste! Et puis : aḥbk4 »

L'acool sortie de son organisme lui redonnait les esprits un peu plus clair qu'avant, mais encore là il n'était pas en grande forme et avait du mal à formuler des phrases complètement en anglais pour la bonne compréhension de Jessie. Voulant se rattraper pour sa dernière phrase parce qu'il la trouvait très importante, il ouvrit la bouche, mais les yeux se mirent à se fermer tranquillement et la cowgirl disparue tranquillement de la vision du garçon. Morphée avait volé le partenaire de la femme pour le reste de la nuit.

______________

yfsdān1: Pervers
ẖṣytyh2: Les couilles
yḏhb al-āstfāda, sāḏhb al-ḥṣul ʿlى al-fšār 3: Vas-y , profites d'elle, je vais chercher le maïs soufflé
aḥbk4: Je t'aime
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:42

« Le regret est un amplificateur du désir »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 


    « De l'eau ? Tout de suite ! »


La jeune femme avait compris aussitôt qu'elle l'avait vu extraire toute l'eau de la petite lingette mouillée. Fronçant les sourcils, la jeune femme se précipita vers la porte à reculons, sans tourner le dos au jeune homme pour le surveiller jusqu'à sa sortie. À tâtons, elle trouva la poignée et ouvrant les portes et atterrissant dans le couloir, elle jeta un dernier regard protecteur au malade, avant de partir en courant jusqu'à la cuisine pour lui rapporter une des bouteilles d'eau qui était dans le réfrigérateur. Au pas de course, elle rejoint de nouveau le jeune homme qui ne semblait pas avoir quitté la salle de bain. Pénétrant en trombe dans la petite pièce, Jessie lui tendit la bouteille et le regarda paniquée. Il avait changé de place, et était maintenant appuyé sur le mur près du bain. Ses grandes jambes allongées devant lui, ses bras tombant mollement contre son corps épuisé, il avait une mine affreuse. Ses cheveux lui collaient au front par la sueur qui y perlait. Doucement, à l'aide d'une nouvelle débarbouillette humide, elle lui épongea le front pour le soulager un peu.

Brusquement, l'expression du jeune homme dégrisant tranquillement se changea. Aladdin avait l'air des plus enragés, ce qui fit reculer la jeune femme de quelques pas, comme pétrifiée devant ce qu'elle voyait. La jeune femme ne savait comment réagir. Il ne mit à lui crier dessus qu'il avait fait ce qu'il croyait bien, que c'était ce que l'homme méritait vu ce qu'il avait essayé de faire. Les épaules frêles de la jeune femme s'affaissèrent et son dos se voûta légèrement dans le haut, sa tête tombant légèrement vers l'avant, penaude. C'était loin d'être des reproches qu'elle lui faisait. Jessie était tout simplement inquiète. Elle lui avait causé bien des ennuis à son ami, mais elle ne souhaitait surtout pas que l'agresseur agressé aille porter plainte et que ce soit Aladdin au final qui ait des démêlés avec la justice. Elle ne se le pardonnerait jamais. Et probablement qu'elle prendrait le blâme sur elle pour acquitter son compagnon. Certaines des paroles échappèrent à la compréhension de la rouquine qui à l'écoute des mots inconnus, fronça chaque fois les sourcils et haussa les épaules, paumes vers le ciel en signe d'incompréhension totale. Bien vite, la moutarde lui monta au nez. Ce n'était pas à son habitude de se laisser marcher sur les pieds, et bien qu'elle tienne à Aladdin énormément, il ne ferait pas exception à la règle. Bien vite, ses traits se durcirent. Ses lèvres se pincèrent jusqu'à ce que sa langue se délit.
« Eh oh, je n'ai pas demandé à ce qu'on m'agresse, tu pourrais changer de ton avec moi quand même ! Excuse-moi si j'avais voulu me mettre belle parce qu'on avait décidé de se voir ce soir ! Je ne recommencerais plus si c'est pour te mettre dans cet état ! Je porterai un habit de religieuse la prochaine fois, ou un voile ! Comme ça personne ne me verra. Tu vas arrêter de faire ton jaloux de cette façon et j'arrêterai de me mettre dans de sales bourbiers. Tout le monde sera content ! »


Furieuse, la jeune femme se mit à faire les cents pas dans la pièce. Elle agitait les bras dans tous les sens et était à présent dos au jeune homme toujours là, gisant sur le carrelage de salle de toilette. La jeune femme fit volte-face et tira la chasse et s'empara d'un parfum discret pour en asperger la pièce en minime quantité, seulement pour ne pas sentir encore cette odeur âcre de régurgité. Puis, elle se calma sous le silence pesant qui régnait dans la pièce maintenant. Tournant dos au jeune homme, la jeune femme laissa mollement tomber ses bras contre son tronc et secoua doucement sa tête. Puis, portant ses mains à sa tête, elle se fit une queue de cheval haute et bâclée. Suite à cela elle se tourna vers Aladdin, n'ayant toujours pas remarqué qu'il avait sombré dans un sommeil lourd.

    « Et puis à quoi bon, je n'ai pas de leçon à donner concernant la jalousie ... Tu as Jasmine et puis, pour être honnête... ne me la présente jamais. »


Doucement, elle entoura ses épaules de ses petites mains délicates et tremblantes sous l'émotion. Laissant tomber ses paupières sur ses prunelles vertes, brillantes derrière le voile de larmes qui s'était érigé, deux larmes roulèrent sur ses joues rosées. Lentement, elle s'approcha du jeune homme et se pencha à son oreille.

    « J'aurais le coeur brisé de te voir aux côtés de quelqu'un d'autre ... Je t'aime Aladdin. »


Les derniers mots n'étaient que murmures. Jessie se recula et constata alors qu'il était bercé par Morphée. Depuis quand elle ne savait pas. D'un petit sourire presque maternel, Jessie secoua sa tête et sortit de la pièce. La rouquine monta les marches quatre à quatre et courut à sa chambre à pas feutrés, sans faire trop de bruit. Entrant dans sa chambre chaude, Jessie s'empara de sa grosse douillette et enleva sa robe pour attraper un bas de pyjama avec de petits chevaux d'imprimé, ainsi qu'une camisole assortie. Elle descendit à nouveau sans bruit, et laissant ses affaires sur le comptoir, elle mouilla une serviette plus grande avec de l'eau chaude, cette fois, et la posa sur le rebord du bain. Ensuite, elle entreprit d'enlever le chandail tâché de vomi du jeune homme, ainsi que son jeans salit par le sang. Elle sortit momentanément de la pièce, prenant le temps d'aller mettre ses vêtements dans la laveuse. Elle les suspendrait le lendemain. Puis, elle revint auprès du malade. Doucement, d'une caresse tendre, la jeune femme lava soigneusement le visage du jeune homme, ainsi que son torse. Puis elle sortit de la petite armoire pharmacie au-dessus du siège de toillette étonnamment propre, un petit pot d'onguent ainsi qu'un nouveau carré de bandage. Elle s'agenouilla alors près de son ami, et d'une délicatesse infinie, lui retira celui fait par le tatoueur. Elle en profita alors pour lire ce qu'il s'était fait graver à l'encre : « Buy the ticket, Take the ride ». Ne comprenant pas vraiment ce que cela pouvait signifier pour le jeune homme, elle s'appliqua pour le soigner et ensuite le recouvrir du pansement. Puis, elle l’abrilla avec sa grosse couverture moelleuse pour qu'il n'ait pas froid. Jessie, lui ébouriffant les cheveux, entra alors dans le bain sans eau, prit une serviette de bain et s'entoura les épaules avec et se coucha dedans. Posant une main sur l'épaule du jeune homme, comme pour confirmer un contact, elle s'endormit elle aussi, bercée par ses pensées.
 
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:48



Aladdin & Jessie
Le regret est un amplificateur du désir


Les oiseaux commençaient à chanter et à gazouiller que déjà les paupières de l'arabe s'ouvrèrent. Au premier coup d'oeil, il vit un lavabo et une toilette, mais ne fit pas le lien directement avec le lieu qui se trouvait. C'est après quelques secondes qui réalisa qu'il n'était pas chez lui et qu,il ne se trouvait pas non plus dans une chambre à coucher. Mais où était-il? sn esprit lui était flou et il n'était pas capable de réfléchir avec la sensation qu'il avait dans la tête. C'était comme si des ouvriers lui passait le marteau-piqueur directement sur le crâne. Tout lui semblait fort et même sa propre respiration lui était infernale. Il continua à examiner les alentours puis vit ensuite une main féminine toucher une de ses épaules. Surpris, il se leva d'un bout et s'éloigna rapidement de la baignoire où il s'était endormi contre. Cette main qui l'avait touché appartenait à qui? D'un pas hésitant, il s'approcha à nouveau de son lieu de réveille et vit une rouquine aux traits calmes et angélique dormir dans la baignoire vide. Il sourit quand il la vit. Avait-elle dormit là toute la nuit pour le surveiller? Il commençait à se rappeler qu'il avait dû sortir avec elle en boite et qu'il avait sans doute trop bu pour se retrouver dans cet état. Cela lui fit rappeler Kuzco quand il avait trop bu. Le lendemain il avait passer sa journée à se plaindre qu'il avait mal au coeur et qu'il avait mal à la tête. Croyant que l'adolescent faisait encore une petite crise d'empereur il ne s'en avait pas vraiment soucier, mais maintenant il comprenait très bien ce qu'il avait vécu. continuant à regarder son amie , la trouvant si jolie, il s'approcha d'elle et lui déposa un léger baiser sur son front et replaça correctement la couverture qui c'était mit en boule aux pieds du bain.

Comprenant que cette maison devait être celle de Jessie , il sortit de la salle de bain et se dirigea vers la cuisine et fouilla dans le frigidaire pour prendre une bouteille d'eau puis continua sa petite visite. Il passa vers le salon , testant rapidement les canapés puis monta les marches une par une en prenant grand soin de ne pas faire de bruit. Pas qu'il ne souhaitait pas réveiller Jessie, mais bien parce qu'il se sentait embarrasser de fouiner dans les trucs des autres. C'était plus fort que lui! Il ouvrit chaque porte et découvrit peu à peu le lieu où son amie vivait. Chaque pièce était plus belle les unes que les autres. Il arriva ensuite aux chambres à coucher. Deux chambres étaient occupées par des hommes ce qui étonna le musulman qui ne pensait pas que la rouquine hébergeait d'autres personnes. Il croyait en fait qu'elle vivait seule. Enfin , elle ne lui avait pas mentionner qu'elle avait un ou même deux hommes dans sa vie. Ne s'arrêtant pas sur ce sujet qui procura tout de même un pincement au coeur du jeune homme, il continua son chemin jusque dans la chambre de son amie qui était dans un véritable fouillis. Plusieurs morceaux de vêtements traînait ici et là, lui faisant rappeler que sa chambre était dans le même état puisque la veille il n'avait rien trouvé de bien pour sa sortie. Voyant un miroir comme porte du garde-robe de la chambre, Aladdin se regarda et s'examina attentivement pour se rendre compte qu'il était dans une piteuse état. Plusieurs équimauses avaient apparus durant la nuit et ne sachant pas les expliquer, il se s'attarda pas sur eux et descendit les yeux vers un bandage qui était collé sur ses côtes droites. Ce demandant pourquoi il avait ça, il l'ôta délicatement avec quelques grognement de douleur puis, voyant qu'il n,était en fait pas blesser, il hurla de terreur.

« Mais c'est quoi ça????!!! Je ... Je suis fou ou quoi?! Al' tu as perdu la tête! »

Aladdin lisa à plusieurs reprises son tatouage, ne comprenant même pas ce que cela pouvait bien signifier. Il finit par conclure après quelques temps que la phrase bien que philosophique devait sans doute dire qu'il devait accepter ses actes. Des actes de quoi? Qu'avait-il fait hier soir? Réalisant qu'il se trouvait à demi nu, il se mit à penser au pire. Avait-il fait l'amour avec Jessie ? Trop saoul pour se contrôler, mais aussi trop pour s'en rappeler? Avait-il fait un truc impardonnable ? Avait-il trompé Jasmine? Bien que ses sentiments pour la cowgirl étaient fort, jamais il ne se permettrait de faire un tel geste! C'était contre ses valeurs. Voulant éclairer ceci avec elle, il dévala les marches pour se retrouver au premier, mais au moment même où ses doigts touchèrent la poignée de la porte pour l'ouvrir, celle-ci l'ouvrir et percuta de plein fouet la tête du jeune homme qui tomba à la renverse et qui se cogna violemment la tête au sol avant de tomber dans les pommes.
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:52

« Le regret est un amplificateur du désir »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 


    « Bonne nuit Aladdin ... »


La jeune femme était aussitôt dans un sommeil léger et agité. Elle se réveilla une douzaine de fois dans la nuit parce qu'elle sentait le jeune homme bouger. À chaque fois qu'il remuait, sa main se refermait sur l'épaule large, effectuant une douce pression rassurante. N'ayant plus rien à vider, le jeune homme ne fut pas malade de nouveau, soulageant secrètement la jeune femme qui l'aurait probablement été elle aussi, si cela dépassait ses limites. À chaque fois qu'elle étreignait de ses doigts la nuque de son compagnon, il semblait se calmer et retombait dans l'immobilité, seule trahie par le souffle régulier et rauque du jeune homme. Rassurée, la jeune femme elle aussi replongeait dans le sommeil. C'est ainsi que sa nuit se passa, entrecoupée et mouvementée. Ce n'est qu'à l'aube, alors que le soleil perçait les quelques nuages qui encombraient le ciel, teintant la voûte céleste des célèbres et appréciées couleurs chaudes du matin, que Jessie s'endormit vraiment. Ses doigts relâchant leur prise, son bras reposa mollement sur le rebord frais du bain dans lequel elle dormait, enroulée dans une serviette de bain. Ses traits se détendirent et la sérénité prit possession de son visage fin et délicat. Inconfortable mais pourtant bien endormie, la jeune femme ne remarqua pas que le jeune homme qu'elle avait surveillé de son mieux durant toute la nuit s'était levé d'un bond. C'était la première fois qu'elle manquait à son devoir de vigie.

Jessie ne vit pas la tête d'Aladdin alors qu'il remarqua qu'il n'était pas chez lui mais bien chez elle. La jeune femme frémit sous le baiser qu'il apposa sur son front, sans pour autant se réveiller. Un sourire étira ses lèvres rosées, légèrement, imperceptible à celui qui ne regarde pas. Elle ne sut pas qu'il quitta la pièce. Qu'il se promena à son aise dans sa maison silencieuse et désertée par ceux qui l'occupait. La rouquine ne se réveilla qu'au moment où elle entendit des cris provenir de l'étage au-dessus. En sursaut, la jeune femme se réveilla. En se redressant de geste brusque, Jessie glissa sur la surface lisse du bain et se cogna la tête contre le bord en céramique. Gémissant sous la douleur, elle se frotta vigoureusement la tête avant de se relever. Ce ne fut que lorsqu'elle mit le pied hors de la bassine qu'elle remarqua qu'Aladdin manquait à l'appel. Inquiète, elle leva le regard et balayait la petite pièce des toilettes d'un regard vif et alarmé. Se rappelant que les hurlements provenant du premier étage, Jessie s'imagina plusieurs scénarios. Peut-être Aladdin était-il tombé sur un des trois* hommes qu'elle hébergeait, qui était rentré plus tôt ? Non cela était impossible. Du moins, elle croisa les doigts. La jeune femme ne voulait pas que son ami aille s'imaginer n'importe quoi ! Ne perdant plus de temps à imaginer diverses scènes, elle sauta, enfin, presque, sur la porte, s'emparant de la poignée à deux mains et la tourna pour faire tourner vivement la porte sur ses gonds.

Un choc, une collision la fit trembler entre les doigts toujours crispés sur la poignée. Surprise puis prise de panique, la jeune femme abaissa ses prunelles émeraudes vers le sol pour y voir Aladdin, la tête entre les mains, gisant gémissant sur le parquet de bois franc. Portant ses mains à sa bouche, étouffant un hurlement de peur, Jessie l'enjamba pour s'agenouiller derrière lui et prendre sa tête pour la lui poser sur ses genoux. D'un geste tremblotant qui se voulait aussi rassurant qu'elle pouvait faire en état d'alerte, elle lui caressa les cheveux et se confondit, comme à son habitude en excuses.

    « Mon dieu, Aladdin ! Je suis désolée, je ne savais pas que tu étais redescendu, je te croyais toujours à l'étage et ... et... et je t'ai entendu crier est-ce que tout va bien ? Je t'en prie réponds-moi !! »


Sa voix était suppliante, et vite, des larmes montèrent à ses yeux. Sa vue se brouilla et deux larmes roulèrent sur ses joues empourprées par la honte d'encore avoir fait du mal à son ami. Les deux gouttes d'eau saline s'écrasèrent sur le front du jeune homme. Appuyant son menton sur sa poitrine, repentante, Jessie redressa le jeune homme pour l'étreindre d'abord sous ses bras, mais se rappelant son tatou, la jeune femme l'entoura de ses bras autour de ses épaules affaissées et molles. La jeune femme défit son étreinte, et se précipita à la course jusqu'à la cuisine, pour prendre dans le congélateur une poche de glace et un verre d'eau. Revenant auprès d'Aladdin, elle lui jeta le verre d'eau au visage avant d'appliquer sur sa tête, là où elle s'entendait une bosse anormale, la poche de glace qui allait réduire l'enflure.
 
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:54



Aladdin & Jessie
Le regret est un amplificateur du désir


Sonné, Aladdin ne vit que du noir pendant quelques instants. Il se frotta longtemps la tête en essayant de retrouver ses esprits. Il sentait le froid sur le bas de son dos qui était légèrement découvert à cause de sa chute et ses fesses lui étaient douloureuses. Ne comprenant pas ce qui se passait à cause du grand coup qu'il avait reçu sur le crâne, mais aussi à cause de la quantité d'alcool qu'il avait bu la veille, il se laissa caresser par la jeune femme qui mouillait son visage et son chandail de larmes. Il voulut la calmer en lui tapotant le dos et en caressant ses cheveux, mais bien qu'elle se trouvait à ses côtés, la noirceur l'empêchait de bouger correctement. Son étreinte réconfortante dura que quelques instants au désespoir d'Aladdin qui ressentait un bien immense aux côtés de son amie. Il ne comprenait pas pourquoi, mais il se souvenait du sentiment qu'il avait ressenti en la voyant la veille et bien quoique c'était désormais le lendemain, ce sentiment n'avait pas disparu pour autant. C'était comme si les papillons qu'il avait quand il la voyait, la sentait ou la touchait allaient rester là en permanence.

Retrouvant la vue, il prit la glace que la cowgirl lui remit puis se leva de peine et de misère avec l'aide d'un meuble disposé près de lui. Les jambes flageolantes, il retrouva l'équilibre puis sans avertir Jessie, il enleva son chandail laissant dévoiler son torse et pointa sous son pectoraux, l'écriture gravé dans sa peau.

« C'est quoi ça? Ce ... Truc ... Tu m'as laissé faire une stupidité comme ça?! Je eux dire ... Quelles autres conneries j'ai fais durant cette soirée? J'ai dansé avec deux mecs et je me suis déshabillé sur la piste de danse? J'ai bu à en vomir? J'ai caressé le derrière de ton cheval? Je eeeuuh... Vais me taire? »

Le jeune homme ne comprenait pas ce qu'il s'était passé et à quel point il avait pu boire pour faire une chose aussi stupide. Heureusement, il ne s'avait pas fait tatouer quelque chose de stupide comme une femme nue ou bien à un endroit stupide comme le visage. Ou bien les deux en même temps aussi. Ah non ça, ça aurait été terrible et jamais il ne boirait assez pour en arriver là! C'était comme embrasser Jessie! Il en était hors de question même si ses lèvres en brûlaient d'envie! C'était techniquement impossible que cela lui arrive puisque cela n'était pas dans ses valeurs de tromper la femme de sa vie! Femme de sa vie ... Ouais ... Elle lui faisait souvent des crises de gamine, mais lui-même quand il était à Agrabah il en faisait de temps à autre. C'était le nouveau monde où il se trouvait qu'il l'avait fait mourir d'un coup, car il devait prendre ses responsabilités au sérieux et en plus il avait la chance de tout recommencer à zéro. De toute façon, le musulman aimait les femmes avec un fort caractère! La preuve il aimait énormément Jasmine et puis Jessie ne se laissait pas faire par moments non plus.

« Je ne me souviens plus de cette soirée, mais j'ai la nette impression d'avoir fait n'importe quoi et que je n'aurais jamais fait si j'avais été ajun! Juste ce truc que les New-Yorkais appelent ''tatouage!'' Je ne sais même pas ce qu'il veut dire mon tatouage! »

En fait, le jeune homme avait une brève idée car il doutait du sens de la phrase. ''Buy a ticket, take a ride" voulait sans doute dire qu'il avait agi d'une mauvaise façon et qu'il allait subir les conséquences comme un adulte, mais quel était les conséquences? avait-il tué quelqu'un dans la rue? Avait-il commis l'irréparable? Il ne le savait pas et il n'était pas tout à fait sur de vouloir le savoir. Replaçant correctement la glace sur son front, il alla s'installer sur le coin du comptoir de la cuisine et regarda autour de lui, cherchant à trouver un indice de ce qu'il s'était passé la veille.
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:55

« Le regret est un amplificateur du désir »
 
 
 
 
Jessie & Aladdin
 


    « Aladdin ? Tu vas bien ?.. »


Jessie s'agenouilla de nouveau près du jeune homme qui ouvrait à présent les yeux, essuyant son visage ruisselant de l'eau qu'elle venait de lui lancer au visage. Battant des cils pour ne pas recevoir de gouttes dans ses yeux, Aladdin s'empara mollement et maladroitement du sac de glace que la jeune femme tenait collé contre sa tête. Se redressant légèrement, prenant appui sur ses talons, Jessie passa ses mains dans sa chevelure rousse qui tombait en cascade sur ses épaules affaissées. Ses yeux verts fixaient sans relâche le jeune homme toujours étendu sur le sol. Alors qu'il se levait, la jeune femme continua de le dévisager, toujours en silence, ses lèvres entrouvertes, l'expression paniquée. Soudain, sous ses yeux effarés, le jeune homme retira lechandail trempé. Jessie entrouvrit encore un peu plus sa bouche avant de la refermer brusquement avant de détourner la tête, malgré le regard de son ami qui se posait sur elle, emplit de questions. Certes, elle l'avait incité à se graver la peau de façon permanente. S'il n'avait pas été en accord, n'aurait-il pas du refuser ? Il n'avait qu'unpetit mot à dire à la jeune femme dans son élan, enivrée par l'alcool. Cependant, il n'avait rien fait et c'était laissé faire.

    « Je ne suis pas la seule responsable ! Tu n'avais qu'à me dire non. »


Alors que le jeune brun se mit à délirer, la rouquine reposa son regard émeraude sur ce dernier. Lorsque ses prunelles se posèrent sur le torse d'Aladdin, Jessie s'attarda légèrement sur les découpes saillantes des muscles bronzés de celui qui pointait toujours de son doigt l'écriture à l'encre sous son pectoraux. Secouant doucement sa main, portant vivement sa paume contre sa joue, ses yeux bifurquèrent automatiquement vers ceux furtifs de son camarade toujours agité. Pouffant à ses paroles, couvrant ses lèvres rieuses de ses doigts délicats, la jeune femme rigola. Caresser le derrière d'un de ses chevaux ? Elle n'espérait pas du moins ! Se relevant pour faire face, du mieux qu'elle pouvait vue sa petite taille comparée à celle d'Aladdin, Jessie le regarda en silence, un sourire en coin, devant les imbécillités que venaient de lui sortir le jeune homme.

Puis, le sourire qui étirait ses douces lèvres rosées s'effaça, s'estompa comme emporté par les paroles du jeune homme. Il ne se rappelait pas de la soirée qu'il avait passé ? De rien ? La jeune femme recula d'un ou deux pas, portant ses doigts à son crâne, contractant ses muscles nerveusement. Sa main se crispant contre sa tête, lebout de ses doigts s'entre-mêlant dans sa chevelure rousse, la jeune femme retint les larmes qui assaillaient ses yeux grand ouvert, toujours rivés sur celui qui s'interrogeait toujours sur la phrase qu'il avait d'écrite sur l'épiderme. Ne pas se rappeler ? Cela était concevable vue la forte quantité d'alcool qu'il avait ingurgité. Cependant la jeune femme ne savait s'il fallait considérer cela comme de la chance ou de l'insulte. Cela ne voulait donc rien dire ? Ce n'était pas assez fort pour vaincre les effets de l'alcool ? Piteuse, Jessie baissa momentanément la tête. Portant ses mains à son visage pour lecacher, la rouquine essuya les perles liquides et salées qui roulaient discrètement sur ses joues empourprées. Lorsqu'elle releva la tête, une expression indescriptible se lisant sur son visage délicat, la jeune femme remarqua qu'Aladdin s'était dirigé vers la cuisine. De son pas léger, elle alla le rejoindre. Assis sur le comptoir, son regard semblait chercher un quelconque indice dans la maison vaste et éclairée par les premiers rayons du soleil de la journée. Prenant place sur un des comptoirs de marbre perpendiculaires à celui qu'avait choisi comme perchoir Aladdin, la jeune femme souleva doucement son chandail jusque sous sa poitrine et tira lentement sur lepansement qui était collé contre ses côtes.

    « Tu étais consentant pour ton tatouage. Et je t'ai soutenu moralement. D'ailleurs, toi tu n'as même pas crié. Moi, j'ai pas arrêté ! »


Tentative de détendre l'atmosphère totalement nulle. La jeune femme n'arrivait pas à assimiler l'information. Il ne se rappelait donc de rien. Ne pouvant se retenir plus longtemps, Jessie se décida de mettre sur le tapis l'épineux sujet.

    « Tu ne te rappelle vraiment de rien ? »


La jeune effleura sa nuque du bout de ses doigts tremblants. Elle sentait la rage de l'impuissance envahir ses veines. La chaleur de l'amertume qui rougissait ses pommettes. Que pouvait-elle bien dire ? « Oh Al, au fait, on s'est embrassé hier ! Juste pour que tu t'en rappelle ! » Non, cela ne se faisait pas. Ce ne sont pas des choses que l'on raconte, et qui s'exprime facilement. Et pour Jessie cela voulait dire beaucoup trop de choses pour qu'elle puisse mettre des mots sur ce qu'elle ressentait.

    « Aladdin, tu es décourageant ! Ne pas te rappeler de la soirée que nous avons passé ensemble c'est... une insulte ! C'est ... AH je n'ai pas de mot ! »


Se renfrognant, la jeune femme se laissa glisser au bas du comptoir et lourdement, se mit à marcher de long en large dans la cuisine, agitant ses bras silencieusement.
 
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MessageSujet: Re: « Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin  Jeu 27 Juin 2013 - 23:58



Aladdin & Jessie
Le regret est un amplificateur du désir


La tête lui tournait et sa bouche pâteuse lui faisait comprendre qu’il avait sans doute vraiment beaucoup trop bu. Non il ne se rappelait de rien ou du moins plus rien après la scène où il lançait des morceaux de popcorn à la cowgirl. Tout compte fait, il voyait un grand trou noir entre son entré dans la boite de nuit et ce matin. Jessie semblait énormément déçue de le voir comme ça. Cette soirée avait-elle été merveilleuse? Aurait-il souhaité se souvenir de ce qu’il avait fait? Le jeune homme regarda son amie dans ses yeux émeraude et suppliant puis soupira bruyamment en détournant leregard plus loin. Évidement qu’il aurait aimé savoir ce qu’il s’était passé! Tout pour la rendre heureuse… Il se contenta simplement de glisser ses ongles sur la surface du comptoir en faisant des petits dessins invisibles.

Oui, il souhaitait savoir pour lui faire plaisir, mais il redoutait cette soirée. Il avait sans doute fait bien des conneries comme Kuzco savait si bien le faire. Le jeune homme regarda un bon moment Jessie marcher en rond dans la cuisine puis regarda une façon assez stupide son tatouage. Elle devait avoir raison, jamais elle ne lui aurait forcé à faire ça. Elle était gentille et douce. Elle ne lui avait jamais forcé à faire quoique ce soit depuis le temps qu’ils se connaissaient. Certes, cela faisait que quelques mois qu’ils étaient amis, mais pourtant elle et lui avaient vécu énormément de choses qui les avaient soudés l’un à l’autre. Le musulman se leva puis se dirigea vers Jessie et fit quelque chose de spontané. C’était presque sans y avoir pensé un seconde. Il l’a pris dans ses bras et lui chuchotait à l’oreille des dizaines de « Je m’excuse ». Il se sentait si mal, il ne voulait pas perdre son amitié pour quelque chose de si grotesque. Après d’avoir bombardé Jessie avec des excuses, il continua son étreinte et glissa son nez dans sa chevelure rousse pour sentir l’agréable odeur de son shampoing. Bien sûr, cette scène était étrange et si quelqu’un descendrait de l’étage supérieur trouverait ça inapproprié, mais Al’ n’avait pas la notion du temps.

Comme si le destin faisait bien les choses, des petits bruits de pas s'approchaient du premier étage et un jeune homme aux cheveux bouclés et au visage d'ange apparu dans la cuisine. Il semblait perturbé et son regard bleu clair semblait absent. Quelque chose semblait le déranger. Es-ce la vision de la cowgirl entrain de serrer un inconnu le rendait ainsi? Ses yeux se remplirent rapidement de larmes puis son visage qui était paisible devint ridé par des traits furieux.

« Vous faites quoi?! »

En entendant la voix d'un autre homme, Al' poussa Jessie de ses bras puis se tourna pour mieux observer la personne qui lui avait adressé la parole. Il lui semblait incroyablement jeune mais fort comme un bœuf. Ses muscles aussi découpés que les siens allaient rendre la ''lutte'' plus difficile. Toujours les sourcils froncés, l'adolescent s'avançait vers les deux amis de cœur. Ne voyant pas l’intérêt de rester là et faire un combat de coq pour Jessie quand en fait son cœur appartenait déjà à quelqu'un, balaya l'air d'une main puis se dirigea vers la porte d'entré pour prendre son manteau. Il revint pour faire un câlin à la rouquine puis partit froidement sans même adresser un regard au blond.
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« Le regret est un amplificateur du désir » Aladdin

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