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 But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]

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MessageSujet: But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]  Dim 12 Jan 2014 - 21:50


    Morning sex is for lovers
    Playing games in the covers
    Oh they let, la-light shine in
    Kissing the wrinkles and scars on their skin

Sally ouvrit doucement les yeux avant de regarder autour d'elle essayant de trouver où elle était. Parce que oui, c'est tout de même vachement plus facile de regarder autour de sois lorsqu'on a les yeux ouverts, mais bon, passons. Sally sourit en posant les yeux sur l'homme qui la serrait dans ses bras et réalisa l'endroit où elle était. Dans sa chambre, chez lui... Ou chez eux comme il l'avait dis la veille... Alors certes, ce qui c'était passé avant ça ne l'amusait clairement pas, et vu son haleine il était surement bourré, mais tant pis, elle s'en fichait, le fait qu'il ne l'ai pas rejeté, qu'il ai voulu qu'elle reste, qu'il la serre contre lui...Ca lui suffisait. Elle l'aimait et savoir que c'était encore un petit peu réciproque avait suffit à lui faire passer une superbe nuit dans ses bras.

Bras qui lui semblaient de plus en plus étroits au passage. Sally perdit sous sourire alors qu'elle réalisait que non, ce n'était pas normal que son mari dorme, et encore moins avec cette expression sur le visage... Il avait l'air d'avoir... Peur. Faisait il un cauchemars ?  Oui, c'était assez ironique pour un croque mitaine, mais Boogey étant devenus humain en même temps qu'elle, il y était sujet comme tout le monde. ... Est ce qu'elle devait le réveiller ? Après tout, elle ne voulait pas lui pourrir le peu de sommeil qu'il avait en plus de sa vie mais... Elle savait à quel point il détestait dormir, alors ça lui semblait logique que, si en plus il cauchemardait il voudrait qu'elle le réveille... Mais si il la chassait au réveil ? Si il ne l'avait emmené chez lui que parce qu'il avait trop bu la veille ? Si en se réveillant se paisible instant se brisait... Mais non, elle ne pouvait pas le laisser continuer à dormir alors qu'il faisait au cauchemars, pas avec cette expression sur le visage... Elle passa délicatement la main sur sa joue en l'embrassant sur le front pour le réveiller.

« Chéri... Réveille toi... »

Elle laissa glisser sa main jusqu'à ses cheveux avant de l'y laisser, bougeant d'un geste assez régulier. Peut être qu'il allait hurler, peut être qu'il allait lui demander de partir, mais tant pis, elle était restée contre lui toute la nuit, elle avait sentit ses bras autour de sa taille et son souffle sur elle, alors ça lui suffisait... Enfin ça lui suffisait, tout est relatif bien entendu... C'était assez pour lui permettre d'affronter la douleur qu'elle ressentirait si il la rejetais. Elle se blottit contre lui, gardant une main dans ses cheveux.

«... T'avais l'air de faire un cauchemars, je voulais pas te laisser comme ça... »



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MessageSujet: Re: But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]  Dim 12 Jan 2014 - 22:59






Il fait noir, il fait tout noir...

Boogey revint à lui presque en un sursaut. Haletant presque, le coeur battant, et les doigts crispés sur ce qui semblait être de la chair. Son premier réflexe fut de relâcher sa prise pour mieux étreindre la poupée qui l'avait réveillé avec une infinie douceur avant d'appuyer sa joue contre sa main. Boogey garda les yeux baissés un instant, fronçant les sourcils en songeant au cauchemar qu'il venait de faire. C'était comme ça souvent quand il délaissait Sally, il dormait pour passer le temps et la retrouver plus vite mais pour une fois, elle était là au réveil.

"Dollface... Tu..."

Le croque-mitaine s'interrompit, rebaissant les yeux après les avoir furtivement relevés vers la poupée. Non, il ne pouvait pas déjà poser des questions ou appuyer les faits. Pas déjà. Il ne voulait pas qu'elle parte. Cinq jours sans elle et il ne savait déjà plus ce qu'il ferait si elle partait dès le réveil comme ça. Alors il enfouit sa tête au creux de l'épaule de la rouquine, expirant lentement en essayant de calmer son rythme cardiaque qui accélérait toutes ses sensations. Ca lui avait manqué de ne plus l'avoir dans ses bras, allongés dans un lit, juste allongés, juste pour le plaisir d'être là tous les deux, dans les bras l'un de l'autre.
La seule chose qui retenait Boogey de serrer davantage la poupée à cette instant, c'était la peur de la casser. Il l'avait clairement trop étouffée cette nuit d'après leur étreinte au réveil. Il ne voulait pas la malmener davantage, et c'est pour ça qu'il releva la tête en apercevant dans son cou, quelques traces de la veille...

Ca avait du faire mal.

C'est vrai, il se souvenait de tout. Et c'est bien ce qui faisait qu'il s'en voulait autant en voyant le résultat. Malheureusement il n'avait pas pu s'en empêcher. Et c'est bien ça qui était inquiétant et qui avait remonté à la surface de vieux cauchemars.
Le noir partout. Le néant total. Juste du vide et de la solitude. Quand il faisait une bêtise, c'est ça qui l'attendait. Soit après la perte de sa ville, soit après quelques erreurs à HalloweenTown. A chaque fois il finissait reclu dans un endroit sombre. Seul.
Tout ce qu'il souhaitait, c'est que Sally ne fasse pas ça, qu'elle ne le renvoie pas tout seul dans une pièce sombre. C'était tout ce qu'il manquait pour que sa vie soit pourrie jusqu'à la moelle. Si même Sally était capable de l'exiler dans l'obscurité, alors c'est que personne au monde ne pouvait vouloir de lui dans les parages. C'était une gène, un parasite, un monstre. Et personne n'a besoin de ça. Ni pour vivre, ni même pour dormir.

"Merci de m'avoir réveillé..."

Je veux pas y retourner...

"Je crois que c'est la journée d'hier qui ne m'a..."

Je veux plus être tout seul...

"... Pas réussit."

J'ai peur que tu me laisse...

Boogey la lâcha une seconde afin de s'asseoir, toujours pensif quand à ce qui venait de se passer. Mais il ne supporta pas longtemps la sensation de froid et de vide qui s'emparait de ses bras, décidant ainsi de se rallonger aussitôt. L'hésitation. Typique de quelqu'un de terrorisé. Et ça, Boogey l'était plus que jamais. Il ne savait pas quoi dire, faire, penser. Même respirer était encore une tâche hasardeuse puisque le croque-mitaine essayait encore de se calmer. En vain.
Il replaça sa tête sur l'épaule de Sally, veillant tout de même à ne pas appuyer sur les marques de la veille, en l'enlaçant délicatement comme si elle était faite d'une porcelaine plus fine encore que celle du lavabo d'hier. Et à défaut de la remordre, c'est sa propre lèvre inférieure qu'il mordit en restant ainsi caché de la vue de sa poupée, inquiet, effrayé...

Perdu.





Dernière édition par Oogey D. Boogeyman le Dim 19 Jan 2014 - 18:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]  Mar 14 Jan 2014 - 11:19


    Morning sex is for lovers
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Oui je ... ? Sally se retint de froncer les sourcils en se demandant ce qu'il allait dire. C'était vraiment frustrant de ne pas savoir ce à quoi il pensait quand il s'arrêtait en plein milieu d'un phrase comme ça... Mais bon, au moins il ne l'avait pas repoussé, et ça, ça la soulageait énormément. Il continuait de la serrer dans ses bras, comme il l'avait fais des tas de fois, et elle aimait ça. Comment aurait elle pu ne pas aimer en même temps ? Elle n'avait jamais aussi bien été installée que dans ses bras alors... Elle ne voulait les quitter pour rien au monde. Parce qu'à elle non plus, la journée d'hier n'avait pas réussis...Elle regrettait l'état d'esprit dans lequel elle était la veille, elle voulait coucher juste pour histoire de le faire, et alors qu'elle se disputait avec l'homme qu'elle aimait, ça ne lui ressemblait pas. Bien sûr, elle avait souvent envie de coucher avec lui, mais la façon dont ça c'est déroulé... C'était bien loin de leurs habitudes et même si on dit que changer ses habitudes c'est bien...La poupée rousse n'était pas d'accord dans ce cas.

Comme elle n'était pas d'accord avec le fait qu'il l'ai lâché, même si ça ne dura pas longtemps. Oh, bien sûr elle n'en aurait rien dit, s'il voulait la lâcher pour aller faire autre chose c'était son choix, mais elle avait bien trop envie de se blottir contre lui pour apprécier la sensation de froid et de vide autour d'elle. Elle se re-blottit donc contre lui alors qu'il la serrait, enfouissant sa tête contre elle. Il n'avait pas l'air... Rassuré. Bon okay, en voyant la façon dont il était hésitant, Sally aurait même pu dire qu'il avait peur... Et Sally ne l'avait jamais vu avoir peur. En général, c'était plutôt lui qui faisait peur au gens... Nan c'était stupide, elle se trompait surement. Et puis de toute façon, même si c'était le cas, il ne le dirait de toute façon pas. Pas que Sally se moquerait de lui ou quoi que ce soit, au contraire, juste qu'il n'avait pas l'air d'être du genre à avouer ce genre de choses. Mais quoi qu'il en soit, Sally se remit à passer la main dans ses cheveux, se serrant contre lui.

« Je crois qu'elle a réussit personne... Mais de toute façon c'est finit, c'était hier et... Et c'est finit... »

Était ce elle où lui qu'elle tentait de rassurer en disant cela ? Là était toute la question, mais elle n'avait de toute façon rien trouver de mieux à dire. Oh, si ça ne tenait qu'à elle, elle aurait des tas de choses à dire, des tas de questions à poser, mais les mots prononcés la veille résonnaient encore dans sa tête, et elle ne voulait pas lui pourrir la vie...



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MessageSujet: Re: But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]  Dim 19 Jan 2014 - 18:32






Ne panique pas, garde ça pour toi, ne la laisse pas croire que t'es pas capable de la protéger...

En même temps, là, c'était elle qui le protégeait plus que le contraire. Même si le garder loin de ses propres démons était impossible à faire, même pour lui. Surtout pour lui. Mais Sally aidait beaucoup à atténuer ses crises d'angoisse. Comment il avait fait tout ce temps sans ça? Leurs petits moments câlins d'avant, d'après, ou même de pendant les problèmes. D'habitude, ils ne restaient pas fâchés si longtemps et Boogey finissait toujours dans ses bras toute la nuit, à rester là avec elle pour la regarder dormir. Cette dispute était insensée. Et Boogey savait qu'en temps normal il aurait craqué devant la bouille de poupée de Sally et n'aurait pas pu la mettre dehors. Au lieu de ça, il avait tout brisé.

Tout était en morceaux.

Déchiré. Comme lui quelques Noël auparavant. Comme elle quand elle craquait ses coutures. Et comme eux deux à chaque fois qu'il laissait un fil cédé sous le poids de leurs sentiments. Mais quoi qu'il se passait, Boogey entrevoyait toujours ce petit lien invisible qu'il y avait entre eux, comme si leurs myocardes étaient cousus ensembles. Une couture ça casse vite, mais ça se répare toujours. Et c'était l'idée de voir ce petit fil cassé traîner par terre qui déplaisait à Boogey et l'empêchait souvent de laisser Sally partir après une dispute. Il avait besoin de ça, de cette fragile petite aiguille qui revenait dans sa peau, le faisait souffrir, mais lui laissait penser que grâce à ça, il serait plus solide qu'avant. Il était un croque-mitaine déchiré de l'intérieur, et elle était une poupée cassée par des coutures trop fragiles. Mais ensembles, ils n'étaient ni brisés ni abîmés.
Boogey était trop conscient de cette réalité. Il savait qu'il n'était pas parfait et qu'il ne le serait jamais. Et même s'il se cachait la vérité en croyant Sally parfaite, elle aussi avait ses défauts, et surtout ses faiblesses. Il les aimait bien, c'est tout. Ses coutures de poupée rafistolée à HalloweenTown, tout comme sa cicatrice à la cuisse ici et son habitude de se toucher les poignets quand elle était angoissée, il les aimait bien.

Alors il ne voulait pas que tout ça finisse.

"Non..." glissa-t-il en se cassant presque la voix "Je veux pas que ce soit finit..."

Boogey ne pleurait pas. Jamais. C'était un fait. Mais ça ne l'empêchait pas d'avoir quelques signes qui prouvaient ses sentiments actuels. La voix qui déraille, les phalanges crispées, tremblotantes, et le souffle court et saccadé qu'il retenait d'effleurer Sally en se mordant la lèvre inférieure. Il ne pleurait pas, il ne craquait pas.

Mais putain, il n'en pouvait plus.

Il avait à peine écouté Sally, oubliant même qu'elle passait doucement une main dans ses cheveux pour le rassurer, ou bien se rassurer elle-même. Tout ce qu'il avait compris c'est que quelque chose était finit. Et quoi que ce soit, il ne voulait pas que ça finisse. Même s'il souffrait en permanence et se faisait du mal plus que e mesure depuis qu'il était ici, il ne voulait pas que quoi que ce soit se termine. Parce que, heureux ou non, BugTown ou non, il avait Sally. Et ici c'était sa poupée. Cassée, oui, mais sa poupée. Et c'était tout ce qu'il voulait. Il n'avait pas besoin d'une Barbie plastifiée parfaite jusque dans ses courbes. Il ne voulait pas non plus de Juliette et son amour décadent. Il voulait juste sa poupée chiffonnée et aussi délabrée que lui. Parce qu'elle était comme lui justement. Et que Jack ou non, il savait qu'il avait plus en commun avec elle que n'importe qui d'autres sur Terre.
Il savait qu'il pouvait la comprendre et qu'elle le comprendrait en retour car elle savait ce que ça faisait d'être enfermé quelque part loin de tout, dans le noir, et de penser à la même personne nuit et jour en sachant que cette même personne regardait ailleurs. Elle avait regardé Jack suivre ses rêves, retenue par Finkelstein et ignorée par la plupart des habitants de la ville. Et Boogey l'avait regardé elle courir après Jack tandis qu'il était pris au piège dans son casino hanté par ses propres fantômes. Alors il savait mieux que personne ce qu'elle avait pu ressentir, de l'abandon jusqu'au sentiment de prison.

"S'il te plaît... Je veux pas que ça finisse... Jamais..."

Si tu pars je serais encore dans le noir...

Boogey ne pleurait pas. Jamais. Mais il voyait trop trouble pour arrêter de serrer Sally et la regarder en face. Il voulait juste la garder là, avec lui, et ne plus jamais être tout seul, enfermé, dans le vide.
C'est vrai, il avait ce sentiment que leurs coeurs étaient cousus ensembles, et c'était vérifié par leurs rythmes cardiaques qui se calaient l'un sur l'autre. Mais là, tout ce qu'il sentait c'était son propre coeur qui ratait un battement à chaque fois qu'il entendait dans son crâne "Et c'est finit...".
La dernière chose qu'il voulait était de lui faire pitié. Mais c'était plus fort que lui. Les tremblements dans ses mains, les saccades dans sa poitrine, la buée dans ses yeux... Tout ça, c'était ce qu'il craignait le plus. C'était la seule chose qui lui donnait envie de crier de terreur et de retourner se mettre en boule dans un coin de son casino en attendant que les bruits d'insectes s'arrêtent. En attendant de pouvoir dormir tranquillement. En attendant que tout ça ce soit finit, en réalité...

"Me laisse pas, je t'en pries..."

Si tu pars je vais refaire des cauchemars...

Supplier, voilà quelque chose qu'il n'avait pas refait depuis... HalloweenTown. Et ses derniers cauchemars. Certains nevrosés entendant des voix dans leurs têtes. Boogey entendait juste les insectes qui y grouillaient. Un détail anodin quand on est né avec des insectes en soit. Mais un véritable Enfer quand on est seul dans le noir et le silence. Personne n'est perturbé par les battements de son propre coeur jusqu'à l'entendre au calme, seul au fond de son lit, tapant contre le matelas et l'oreiller. Là on se met alors à les compter, à essayer de les oublier, on se parle, on se force à ne pas y penser, on oublie, et on se rendort. Mais dans le noir et le silence, il n'y a que ça. Juste le bruit de ses millions de petites pattes qui rampent à l'intérieur de vous et vous pousse à avoir peur de vous-même. Personne n'a peur des propres battements de son coeur. Boogey n'a jamais eu peur des insectes en lui.

C'était juste ce bruit qui le rendait fou.

Alors ça avait commencé comme ça. L'insomnie. Les cauchemars. Et finalement, plus rien. Des nuits entières assis contre un mur au fond de son casino plongé dans le noir, à se cacher les yeux pour avoir un semblant de contrôle sur l'obscurité qu'il voyait.
Avant ça, il n'était pas cassé. Il n'était pas méchant. Il n'était pas cinglé. Il était comme tout le monde, il avait juste souffert un peu plus. Alors c'était si bizarre que ça qu'il ne laisse personne l'approché après ce qu'on lui avait fait? Après avoir été jeté dans une prison inhumaine? Il aurait du dire "merci" et revenir gentiment en oubliant ce qu'il avait perdu, ce qu'on lui avait fait, et ce qu'il avait vécu là-bas dans sa cage?

Non.

Il ne pouvait pas. Il n'avait pas pu à l'époque et il ne pouvait toujours pas aujourd'hui. Il ne pouvait pas ien vivre ça quand il avait connu mieux, quand il avait connu sa ville, sa vie, Sally. Il pouvait la regarder partir, la laisser partir si elle le voulait. Mais il ne pouvait pas dire "merci" et sourire à ça. Alors, même si c'était hors de contrôle et que ça ne lui ressemblait pas d'être bas à ce point, il ne pouvait tout simplement pas la laisser dire que tout ça, c'était finit sans rien y faire.

"Si tu pars je vais recommencer à faire des cauchemars tout le temps. Je veux pas retourner dans le noir. Je pourrais pas. Je veux pas être encore tout seul là-bas."

Il la serrait encore, plus qu'il ne le devrait sans doute, et sans vraiment faire attention s'il risquait de lui faire mal ou non. Il gardait tout simplement ses bras autour de sa taille en cherchant un moyen pour qu'elle ne puisse plus jamais partir de là, même si c'était égoïste. S'il fallait qu'il change pour la retenir, il le ferait. Il aurait fait n'importe quoi pour qu'elle reste. N'importe quoi.
De la solitude et l'obscurité, il était passé à tout ça. Même dans son casino il n'avait pas obtenu une telle victoire en peignant des motifs fluos partout pour oublier que tout était sombre ici. Et même en kidnappant Sally pour l'attacher dans son casino, il n'avait pas pu se convaincre que tout n'était pas vide. Il l'avait eu dans les mains mais ne s'en était pas satisfait. Et pourtant il s'en était rappelé longtemps après de la texture dans sa peau, à mi-chemin entre le cadavre récent et le chiffon vieillit. Bien sûr maintenant, c'était casiment de la porcelaine qu'il serrait contre lui. Fragile, avec des marques de coups, mais parfait et sans défaut. La chaleur corporelle en plus, même si elle rivalisait difficilement avec Boogey qui n'était pas fiévreux mais glacé quand il faisait un cauchemar. Particularité de croque-mitaine? Peut-être. Ou peut-être juste que les serpents ont le sang froid. Enfin s'il lui restait encore du sang, chose peu probable d'après les marques sur ses avant-bras, encore récentes.

"Je t'aime, Sally. T'es la meilleure chose qui me soit jamais arrivée. La seule bonne chose... J'ai pas envie d'être encore tout seul comme avant. Mon casino me manque pas. Les Hinterlands non plus. Même ma ville ne me manque pas. C'est toi que je veux. Juste toi..."

Là encore la voix cassée et les battement saccadés ne s'estompaient pas. De même que ses nerfs qui empêchaient ses doigts de se décrisper sur la taille fine de Sally. Il ne voulait vraiment pas lui faire de mal ou lui laisser encore quelques traces de douleur çà et là, mais c'était la seule façon qu'il avait de croire qu'elle était encore un peu à lui. Encore un peu sa poupée.

Cassée ou pas.



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MessageSujet: Re: But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]  Jeu 6 Fév 2014 - 12:48


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Vous êtes vous déjà amusé à déchirer du tissus ? Vous savez, le prendre entre deux doigts et tirer doucement pour l'effilocher fil après fil en observant les deux pans qui s'écartent ? En tout cas Sally si. A vrais dire, ça lui arrivait souvent à HalloweenTown, ça lui faisait passer le temps... Elle trouvait fascinant la façon dont quelque chose qui paraissait si solide pouvait mourir si facilement... Mais ce qui la fascinait encore plus c'était la facilitée avec laquelle ça se réparait...Un fil, une aiguille et il suffisait juste d'un tout petit peu de patience pour réparer ça. Quelques minutes pour réparer une pièce de tissus en lambeau, et ça Sally était bien placée pour le savoir...

Des fois, elle se prenait à songer que ce serait tellement plus facile de pouvoir simplement recoudre tout doucement son coeur en lambeau... Surtout actuellement alors que plus il serrait ses bras autour d'elle plus elle sentait le tissus de son coeur s'effilocher. Avec tout ce qui c'était passé la veille...Comment pourrait il encore vouloir d'elle après tout ça ? Enfin non, il avait été plus que clair la base, il voulait toujours d'elle... Mais visiblement elle était chiante. Et puis il avait sûrement raison, elle gâchait toujours tout...

Elle avait gâché leur histoire parce qu'elle était trop conne pour comprendre qu'il en avait marre de l'avoir sur le dos toute la journée et qu'il avait juste besoin d'une pause... Elle s'était tout de suite imaginé qu'il ne voulait plus d'elle et que c'était finit... Et puis peut être que ça n'aurait pas du commencer après tout. Peut être qu'il était plus heureux avant, avant qu'ils ne se mettent ensemble... Il l'avait dit lui même, ce n'était pas les filles qui manquaient, il avait son bar, son monde... Elle avait déjà fait rater sa tentative de récupérer sa fête à Noël et là...

Peut être qu'elle avait été idiote de faire ça. Après tout, personne ne lui avait rien demandé... Elle avait décidé d'intervenir toute seule, en voulant bien faire, elle voulait juste aider... Elle savait bien que le Perce Oreille n'était pas le monstre que Jack prétendait et que son Noël ne serait rien d'autre qu'une catastrophe, elle l'avait vu grâce à la fleur, elle avait juste voulu éviter que Boogey ne fasse une grosse bêtise en le tuant mais... Visiblement elle avait mal fait et aurait mieux fait de se mêler de ses affaires, il aurait pu récupérer sa fête et sa ville sans elle...

La poupée continua de jouer dans les cheveux de l'homme qu'elle avait épousé alors qu'il lui disait qu'il ne voulait pas que ça finisse, jamais... Mais pourtant, elle lui pourrissait la vie...Et elle ne voulait pas ça ! Elle ne voulait pas le laisser mais... Si rester ça équivalait à lui pourrir la vie elle ne pouvait pas non plus s'y résoudre... Elle voulait juste qu'il soit heureux, qu'il ai ce qu'il veut...

Et si c'était elle qu'il voulait elle ne le laisserait pas ! Elle savait très bien ce que ça faisait d'être tout seul dans le noir... Elle avait arrêté de compter le nombre d'heure qu'elle avait passé dans sa chambre à peine éclairée par la lune, pelottoné dans un coin en plantant et retirant inlassablement un fil accroché à une aiguille dans son poignet. Ça pouvait paraître horrible et glauque mais... C'était loin de l'être en réalité. Ça la calmait et puis ce n'est pas comme si ça lui faisait mal... Et ça lui évitait de se sentir en morceau.

Si seulement elle avait pu faire ça ici aussi... Mais elle avait découvert en se coupant avec le couvercle d'un pot de yaourt qu'ici elle ressentait la douleur et pouvait même saigner alors... Et puis, jusqu'ici elle n'y avait de toute façon jamais repensé. Mais couture où pas couture elle ne le laisserait pas seul dans le noir à faire des cauchemars...

Et ça, même si elle ne le croyait qu'à moitié quand il disait que son casino et sa ville ne lui manquait pas... Elle était sûre qu'il disait juste ça pour essayer de peut être la faire un peu déculpabiliser mais ça ne marchait pas... Et ne changeait rien au fait que sans elle il n'aurait pas connut la mort puis l'exil dans les Hinterland...

Et elle aussi elle l'aimait. Peut être trop, c'est jamais bon d'aimer quelqu'un à ce point. Elle le savait pourtant, elle aurait déjà du apprendre la leçon, c'était carrément lui qui lui avait démontré qu'au fond, non, même par amour on ne peut pas tout faire ou tout subir... Mais elle était de nouveau persuadé que si. Après tout, ce n'était pas pareil qu'avec Jack ! Elle n'avait jamais aimé personne comme elle aimait Boogey alors c'était forcément différent...

La rouquine se redressa un peu, sans pour autant s'écarter de lui, juste pour pouvoir le regarder en face. De toute façon, vu la façon dont il serrait sa taille, elle n'aurait pas pu partir bien loin. Mais ça ne la dérangeait pas, ça prouvait qu'il me voulait vraiment pas qu'il parte, et puis elle adorait quand il la déplaçait, c'était une poupée après tout, sa poupée même. Elle glissa tendrement une main sur sa joue avant de l'y laisser, laissant l'autre glissée dans ses cheveux.

« Mais je suis là chéri, et je compte pas partir... »

Elle l'embrassa doucement avant de recommencer à parler.

« Je te laisserais pas, jamais. Tu seras pas tout seul, moi je serais là, parce que je t'aime, et puis, je suis pas ta poupée rien... »

Oui, vraiment, elle ferait tout pour lui... Elle avait peut être gaché plein de chose, déchiré des tas de morceau de tissus mais rien qui soit irréparable ! Elle pouvait toujours le récoudre ! Elle en avait la patience nécessaire et n'hésiterait pas à utiliser son propre fil s'il le fallait, parce qu'elle savait que quoi qu'il arrive, celui qui la reliait à Boogey serait toujours la, c'était leur fil d' Ariane ...

« Nous deux ça finira pas, pas tant que c'est pas toi qui le veut parce que moi je le voudrais jamais... Je t'aime plus que tout au monde, je t'aime comme j'ai jamais aimé personne alors non je te laisserais pas, je pourrais pas... On s'est peut être disputé mais ça veut rien dire, c'est comme un tissus qui se déchire, ça se recoud, et ça on peut le faire tout les deux... Je veux qu'on le fasse tout les deux parce que je veux plus jamais qu'on soit séparé... »

Ça ne lui ressemblait pas de parler autant. Habituellement, elle n'était pas très bavarde, la dernière fois que ses phrases avaient été aussi longue c'était à leur mariage... À croire que les émotions fortes lui délient la langue. Mais elle avait besoin de parler, de dire ce qu'elle avait sur le coeur... Et puis, elle avait l'impression que lui aussi avait besoin de l'entendre alors... Elle baissa les yeux une seconde avant de les relever vers lui.

« Ces cinq jours sans toi c'était horrible. Peut être même les pire de ma vie, tu me manquais affreusement et... Et je pouvais pas m'empêcher de penser à toi, juste à toi... Je repensais à tout les bons moments qu'on en vécu et mine de rien il y en à beaucoup, même si parfois c'est juste un petit détail qui fait que j'ai adoré ce moment... Et je voulais t’appeler aussi, mais j'ai pas osé ... J'ai p'tet bien fait ou j'aurais p'tet du mais... Je croyais vraiment que tu voulais plus de moi, et ça j'arrivais pas à m'en remettre.... Mais maintenant je sais que c'était stupide, et j'en suis heureuse, j'aurais pas supporté qu'on se sépare même si c'est égoïste... »



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MessageSujet: Re: But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]  Jeu 6 Fév 2014 - 22:13






Si seulement elle savait...

Il la sentait déjà très bien cette déchirure de tissu qu'il y avait entre eux, chez elle, chez lui, partout dans leur histoire. Ce n'était que des rafistolages de fortune, faits avec l'espoir qu'ils tiendraient mieux que la fois précédente. En vain.
La suture finissait toujours par céder une fois encore et Boogey retrouvait toujours un coeur morcelé quelque part dans sa cage thoracique ou dans celle de Sally. Autrefois, c'est vrai, quand il voyait ça, c'était comme si une partie de lui le jetait en disant "ça ne te servirait jamais à rien" et Boogey n'y prêtait pas plus d'attention. Aujourd'hui, il serait le premier à courir après ce petit bout de chair décousue pour le ramasser et le remettre là où il devait être, peu importe dans quel état il était du moment qu'il lui permettait encore d'aimer Sally. Comme un pauvre petit gamin qui chérissait son coeur mécanisé en se disant que risqué ou pas, il l'aimerait sa petite Andalouse. Comme un petit croque-mitaine qui ne lâcherait plus jamais son petit myocarde rafistolé car douloureux ou non, il l'aimerait sa poupée suturée. Boogey ne pouvait pas comparer la sensation d'aiguilles gelées qui rythmaient un organe vital. Mais il savait qu'avoir un coeur qui craque ses coutures une à une n'était pas plus plaisant à vivre. Il n'avait pas de tic tac, que des cric et des crac de pattes d'insectes qui cassent aussi vite que ses fils noirs.

Tic Tac. Tic Tac. Cours Croque-Mitaine.

Va la rejoindre. Suis-la. Rattrape-la. Aime-la. Ne l'abandonne pas. Sinon c'est la mort assurée pour ton pauvre petit filandreux coeur aux sutures arrachées. Et c'est avec un trou, un vide dans le torse que tu retourneras jouer seul dans le noir avec ces petits monstres qui gambadent dans ton cerveau malade. Cours Croque-Mitaine, cours. Sinon c'est elle qui va y passer et qui aura toujours pour seul compagnon, un petit néant interne qui l'habite et la rend folle. Folle à lier, folle à suturer.
Courir après la Lune, c'est un début. Mais toi tu n'as jamais poursuivit une poupée. Car après tout, qui voudrait suivre un vulgaire objet? Ca ne se déplace pas quand on s'en contrefiche. Mais c'est quand on en a le plus besoin que l'on découvre une étagère vide ou presque, avec seulement un petit morceau de tissu déchiré qui s'est accroché à un clou dépassant du bois.

Voilà ce que ça évoquait à Boogey de parler de tissu déchiré.

Lui, il ne resterait pas là à la regarder le réparer. Il irait courir après les morceaux manquants pour ne rien perdre de ce qu'il y avait entre eux. Même les morceaux de tissu horribles et râpeux, même ceux rongés par les mites et plein de trous. Même ceux-là ils avaient leur place sur ce patchwork de moments importants. Boogey était le premier à vouloir oublier ces petits instants ratés, ces erreurs et ces bouts de chiffons hideux. Mais sans ces fragments immondes, il n'aurait peut-être pas Sally aujourd'hui.

"C'est pas égoïste, tu sais..."

C'était rare quand il parlait avec cette innocence dans le regard, propre à un enfant. Au fond, peut-être qu'il n'avait juste pas grandit. Ou pas eu d'enfance. Il faisait un blocage avec ses peurs du noir et de la solitude. A manger des sucreries pour se tenir éveillé et échapper au croque-mitaine. Même si c'était stupide compte tenu de sa nature profonde.

"Moi non plus je veux pas que ce... tissu se déchire. T'as toujours été douée pour réparer des trucs. Pas moi. Moi je les abîme..."

Toujours. Alors il court après les morceaux. Tout seul. Dans le noir. Jusqu'à pouvoir faire un sac entier avec des petits morceaux perdus et des instants qu'on a voulu oublié. Ces petits bouts de chiffons même dont plus personne ne veut et que seul un croque-mitaine savait apprécier. Autant que sa poupée rafistolée qui tenait miraculeusement debout grâce à des coutures maladroites. Mais lui il s'en fichait. Elle était parfaite avec ses défauts. Et c'étaient ces sortes de sutures faites maison qui lui avait laissé penser, la première fois qu'il l'avait vu, qu'elle était un peu comme lui, et qu'avec deux bouts de coeurs déchirés, on pouvait tout réparer. Il s'était dit que quelqu'un allait enfin le comprendre et savoir ce que ça faisait que d'avoir été cassé avant. Et avec un peu de chance, elle avait peut-être elle aussi un myocarde essoufflé sous un monticule de fils emmêlés les uns dans les autres.

Mais non.

Elle, elle avait un joli coeur. Aussi joli que son visage. Et il battait à la perfection. Pour un autre seulement. Un autre qui n'était même pas supposé avoir de tel organe mais qui n'avait pas dit non pour le prendre et laisser la poupée seule avec son petit vide dans la poitrine. A flâner entre les tombes, perdue dans ses rêveries, pendant qu'un croque-mitaine ramassait son coeur une fois de plus déchiré en mille morceaux au fond d'un casino aussi vide que sa cage thoracique. Comment pouvait-il seulement espérer l'aimer un jour avec un coeur pareil? Elle n'en voudrait jamais, elle qui avait soigné chacune de ses sutures. Elle allait rire devant un morceau de chair battant pareil. Et elle ne voudrait jamais le tenir dans ses mains. Jamais. Elle préférait encore le coeur absent d'un squelette à celui en vrac d'un croque-mitaine.
Même son coeur faisait peur à tout le monde tellement il semblait avoir souffert. Alors autant le laisser mourir avec le reste au fond de son sac tout aussi meurtri. Au moins là, personne ne le verrait et ne s'affolerait devant une pareille abomination. Et surtout pas sa jolie poupée. Enfin, cette jolie poupée, qui n'était pas encore sienne à l'époque. Elle, elle n'aurait pas besoin de voir cette chose horrible qui permettait miraculeusement au boogeyman de vivre. Et comme ça, elle ne se douterait jamais que c'était grâce à elle que ce petit rafistolage de tissus atroces battait encore et maintenait le croque-mitaine en vie.

"Moi non plus je veux pas qu'on se sépare. Jamais. Et ça c'est égoïste parce que toi sans moi... t'aurais personne pour te déchirer par accident..."

Pour arracher une à une chaque couture sur ce myocarde en ruines...

"Mais moi sans toi... J'aurais plus personne pour me réparer."

Et recoudre ces fragments miséreux d'un coeur tout à elle...

"A HalloweenTown, t'avais l'air toute cassée, et toute abîmée parce que t'étais recouverte de coutures. Quand j'ai vu ça, je me suis dit qu'on avait sûrement quelque chose en commun toi et moi. En fait, non. Ce que je pensais qu'on avait d'identique... c'était tout l'opposé. T'avais l'air d'avoir... un joli coeur... qui battait pour... Jack... et que tout le monde aurait voulu avoir entre les mains. Et moi... J'avais le pire d'entre tous, qui faisait sûrement aussi peur aux gens que moi-même... Et il valait pas grand chose. Rien du tout même."

Rien d'important. Pour personne. Même Juliette n'y avait vu aucune valeur. Juste un amusement, juste un truc marrant à frapper pour se défouler et se venger de ce qu'il lui avait fait subir auparavant.

"Mais toi tu l'as réparé..." dit-il doucement en esquissant un sourire alors qu'il posait doucement une main sur celle qu'elle s'obstinait à garder sur sa joue "Et même s'il vaut pas beaucoup plus maintenant, je te le laisse. Il est tout à toi ce truc qui bat encore par miracle."

Oui. Même s'il ne valait rien et que tout le monde en avait peur, le croque-mitaine avait finit par le lui offrir. Parce que s'il ne lui servait pas à elle, il était juste bon à jeter. La poupée pouvait en faire ce qu'elle voulait. Le réparer si ça l'amusait, ou le déchirer lentement si elle préférait. Tant pis. il était pour elle, tout à elle, et le croque-mitaine le lui laissait volontiers. C'était son cadeau pour elle. Pour qu'elle n'ait pas un vide à cause de son amour inconditionnel pour un squelette sans organes vitaux. Son coeur de croque-mitaine ne battait pas très fort, même s'il s'emballait parfois. Et il s'essoufflait vite, se cassait des fois. Mais au moins, avec ça, elle n'aurait pas un grand vide dans sa poitrine. Elle aurait un petit myocarde pour combler le vide et lui laisser entendre, dans les moments calmes où elle s'occupait de ses coutures aux bras et aux jambes, un petit rythme cardiaque paisible et timide mais présent quand même. Ce petit coeur n'avait pas besoin de battre fort ou vite, ou d'être le plus beau du monde. Le croque-mitaine voulait juste qu'il soit là où la poupée en avait le plus besoin, et il espérait qu'elle le réparerait comme elle le souhaitait pour qu'il lui plaise.

"Je peux pas voler le tiens. Il a trop de valeur. Encore moins le réparer comme il faudrait. Mais j'empêcherais tous ceux qui veulent encore l'abîmer de le faire. Comme ça, toi t'auras tout le temps qu'il te faut pour le réparer correctement."

Jusque là, la poupée n'avait jamais rejeté ce don d'organe et semblait garder précieusement son coeur de substitution. Allant même jusqu'à le chérir plus que le croque-mitaine lui-même ne l'avait jamais fait. Car lui de son côté, il adorait ce trou dans sa cage thoracique qui lui rappelait où était son coeur et pour qui il battait. Il était peut-être vide. Il ne l'était peut-être pas. Mais peu importe. Il avait toujours l'impression d'entendre un battement contre son torse qui provenait souvent de la poupée qu'il serrait encore contre lui sous les draps de leur lit conjugal.

Et le reste du temps, ce battement venait du coeur qu'on lui avait offert sans qu'il le sache.



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MessageSujet: Re: But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]  Sam 8 Fév 2014 - 11:28


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Il y à des tas de façons d'être égoïste... On peut être égoïste tel un enfant refusant de partager son goûter par exemple, ou en prenant le dernier tee shirt à la mode en sachant très bien que sa meilleure amie le voulais plus que tout. Parler sans écouter les autres aussi peut être une forme d'égoïsme, mais parfois même en se sacrifiant et en faisant tout pour ne pas l'être, on fait preuve du plus grand égoïsme qui soit au final, tel qu'en donnant sa vie à la place d'une autre pour ne pas avoir à souffrir ou en préférant mettre fin à une relation plutôt que de se battre simplement parce qu'on pense que c'est le mieux pour lui.

Sally y avait bien sûr songé. Elle lui pourrissait la vie et avait tout gâche alors il valait sûrement mieux qu'elle disparaisse et le laisse tout seul reprendre le cours de sa vie comme il l'entendait. Mais justement, elle le laisserait tout seul, et c'était loin d'être ce qu'elle voulait... Et même si il ne lui avait pas dis qu'il me voulait pas non plus se retrouver tout seul, elle l'aurait su, et pas seulement parce qu'elle le connaît bien.
On aura beau dire tout ce qu'on veut, au final, personne n'aime être seul. Bien sûr, tout le monde apprécie quelques moments de solitudes réguliers, pour réfléchir où faire des choses que l'on fait uniquement seul mais...

L'être humain n'est pas fait pour vivre en solitaire. La bonne en preuve en est que les naufragés sur des iles désertes en deviennent invariablement fous et finissent par parler à des objets où à eux même.
On à besoin de conversation, de partager des choses, des moments d'intimités. On à besoin d'affection, de se sentir aimé ... Et ça ça n'arrive pas quand on est seul. On se sent vide quand on est seul, parce qu'on tente vainement de s'occuper, mais au final, il ne reste qu'une seule chose : le silence. Alors on comble, on met de la musique, on met un film, une série, une émission cliché à la con qui passe à la télé.. Mais ça ne change rien, on se dit quand même que si on en est rendus là, c'est bien la preuve que personne ne s'intéresse et prête attention à nous. Et ça, c'est sûrement le pire sentiment qui soit...

Mais ni lui ni elle ne le ressentirait plus jamais... Parce qu'il resterait ensemble, ils ne seraient plus seuls. Peut être qu'il était doué pour casser les choses mais ça, elle s'en fichait bien. Quelque chose de cassé ça se répare, avec un petit de peu de patience et d'habilité et la petite poupée était assez patiente pour ça, elle espérait juste être assez doué comme il semblait le croire... Pour qu'il ne se trompe pas sur ça comme pour leurs coeurs.

Sally ne trouvait clairement pas que son coeur soit si joli que ça, elle aurait fait moins d'erreur sinon... Car oui, avec le recul, s'enticher à ce point de Jack en avait été une erreur. Il ne lui prêtait pas la moindre attention et elle... Elle en oubliait quand même le reste du monde pour lui. Alors oui, elle refaisait la même chose avec Boogey, en plus fort même, mais c'était différent. Cette fois, elle ne faisait pas une erreur en ne se préoccupant pas reste du monde, parce qu'elle était heureuse avec et grâce à lui et espérait que c'était, au moins un peu, réciproque.

Alors si, pour elle le coeur de Boogey valait beaucoup. Peut être qu'il était abîmé, peut être qu'il faisait peur à beaucoup mais et alors ? Ce n'est pas ça qui compte, il ne faut jamais s'arrêter au premier abord. Ce qui compte est à l'intérieur et nul par ailleurs. Après tout, il n'en serait pas là si Sally s'était arrêté à son premier jugement qui était complètement erroné.

Et c'était logique que Boogey ne puisse pas lui voler son coeur puisqu'il lui appartenait déjà... Ça avait peut être pris du temps, ça c'était fait petit bout par petit bout à partir de ce fameux soir à Londres mais il avait finit par totalement lui appartenir. Et elle ne voulait le donner à quelqu'un d'autre pour rien au monde...

Après tout, elle avait peut être réparé son coeur mais quoi qu'il en dise, il avait recousu le sien. Qui sait où elle en serait aujourd'hui sans lui, si il n'avait pas quitté sa Juliette, si il n'avait pas insisté pour la ramener en taxi et si elle ne l'avait pas inviter à rester... Sally entrelaça ses doigts avec les siens, comme elle avait si étrangement aimé le faire ce soir là.

Elle n'avait pas comprit. Vraiment pas, après tout, elle était censée le détester, il avait faillit la tuer et lui avait proposé le plus horrible des marchés et pourtant, elle s'en fichait bien, elle avait juste eu envie d'être blottie dans le creux ses bras et voilà... L'amour ne tombe jamais sur la personne à laquelle on aurait pense, mais il ne se trompe jamais.

« Moi je l'aime bien ton coeur ... Et puis il me fait pas peur et je trouve qu'il vaut plus que tout les autres coeurs du monde, juste parce que sans lui tu serais pas toi même... »

Sally laissa doucement glisser la main qu'elle avait dans ses cheveux jusqu'à sa poitrine, l'arrêtant sur son coeur pour en sentir les pulsation avant de reprendre.

« Et je voudrais pas que tu sois un autre que toi... Parce que c'est toi que j'aime. Quand à mon coeur, j'ai pas besoin de le réparer parce que, même si tu t'en es pas rendu compte, tu l'as recousu au fil du temps, j'ai jamais été aussi heureuse qu'avec toi... Et c'est pour ça que mon coeur il est à toi depuis déjà un moment... »

La poupée se reblottie contre le croque mitaine qu'elle aimait tant, la.main toujours sur sa joue et la tête enfouie dans son cou.

« Tu fais pas qu'abîmer les choses, tu les répare aussi, et je t'interdis de douter ça où de dire que t'es égoïste, pace que c'est pas vrais du tout... »[/]



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MessageSujet: Re: But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]  Sam 8 Fév 2014 - 14:21






"Babydoll... Y'a des fois où je me demande vraiment comment j'ai pu essayer de te faire du mal..."

En disant cela, il s'était rapproché de Sally encore un peu plus, retirant sa main de la sienne pour mieux étreindre sa taille marquée de poupée. Une poupée qui lui faisait beaucoup trop d'effets pour n'être qu'un vulgaire amas de chiffons. Il avait suffit qu'elle pose une main contre lui, face à son coeur enfouit bien profondément, pour que Boogey sente que celui-ci s'emballait de nouveau. Pourvu qu'il ne se brise pas si vite, pour qu'au moins sa poupée n'ait pas l'impression d'avoir gagné un coeur mourant. C'était impensable de lui laisser avoir quelque chose d'aussi misérable alors que le boogeyman obtenait en échange la plus belle poupée qui soit. Et ce n'était pas seulement parce que c'était sa poupée qu'il pensait cela, mais parce que chaque détail d'elle, chaque geste qu'elle faisait, chaque caresse qu'elle exerçait sur lui, et chaque mot qu'elle prononçait lui donnait davantage envie de l'aimer et de tout faire pour qu'elle soit heureuse, pas seulement contente mais heureuse grâce à lui. Ca aussi c'était peut-être égoïste. Vouloir être la seule chose qui rende quelqu'un heureux, ça a quelque chose de narcissique et de possessif. Mais s'il la revoyait heureuse avec un autre que lui, il ne pourrait pas dire que ça lui suffirait. Il serait ravi qu'elle soit si bien avec cet autre homme, même s'il s'agissait de Jack, mais il ne pourrait pas dire que ça lui plairait.
C'était la raison pour laquelle il avait toujours du mal à la lâcher, malgré une nuit agitée et la culpabilité qui le rongeait en voyant les marques qu'il avait laissé dans sa chair. Le paradoxe était que même ça, il l'avait fait par amour pour elle. C'est vrai, il n'était pas dans son état normal la veille, et il avait sincèrement voulu lui faire mal. Mais c'était seulement vindicatif, parce qu'elle lui en avait fait d'abord. Il avait toujours en mémoire les marques qu'il avait retrouvé sur elle ce fameux soir à Londres. Et ça l'avait suffisamment rendu malade pour vouloir être le seul à lui en laisser de telles. Peu importe la douleur qui en résultait. Et peu importe s'il devait écarter Jack d'elle pour en arriver là. Même en le détestant, Boogey ne pouvait pas nier qu'il connaissait Jack par coeur. Et le haissait pour cette raison. Il savait trop bien à quel point Skellington était constamment en manque de nouveauté, jusqu'à en oublier l'essentiel, jusqu'à protéger sa ville plus que sa propre vie. Un geste louable, oui, mais qui avait conduit à l'internement de Boogey. Et ça, jamais le croque-mitaine ne pourrait le pardonner. D'autant plus aujourd'hui alors qu'il serrait contre lui Sally. S'il n'avait pas finit enfermé loin du monde, il aurait peut-être eu l'occasion de rencontrer Sally dans de meilleures circonstances, et d'apprendre à la connaître, à l'aimer...

Il vivait dans le passé. Constamment.

Boogey ne pardonne pas, n'oublie pas, il regrette seulement. Il regrettait de ne pas avoir pu approcher Sally plus tôt, de ne pas avoir pu vivre sa vie quand il en avait encore une. Que ce serait-il passé s'il avait eu Sally dans ses bras quand il était encore un croque-mitaine? Peut-être qu'il aurait changé, qu'il se serait adoucit, comme aujourd'hui. Mais peut-être qu'elle ne lui aurait rien trouvé de spécial et aurait juste finie dans les bras du squelette plus tôt. C'est cette pensée qui laissait croire au boogeyman que tous ces moments horribles et ces années passées seul avaient été nécessaires.
C'est cette idée qui ne le faisait pas regretter tant que ça d'avoir eu autant de problèmes. Et s'il devait recommencer pour avoir à nouveau Sally un instant dans ses bras, il n'hésiterait pas une seconde. Il recommencerait. Il referait les mêmes erreurs juste pour avoir de nouveau sa poupée contre lui et sentir son coeur battre pour elle.
Avoir des papillons dans le ventre, Boogey savait ce que ça faisait, autant au sens littéral qu'imagé. Mais ça, c'était différent. C'était plus proche des insectes grouillant sous le tissu. Une sensation très désagréable mais du moment que son coeur battait pour Sally, il s'en fichait bien. Son myocarde pouvait même arrêter de battre, ce n'était pas grave. Sally le réparerait. il lui faisait confiance et savait qu'elle ferait toujours les choses bien. C'était une véritable princesse et rien ne pouvait échouer quand elle était impliquée. Du moins, Boogey ferait toujours tout pour que rien ne lui arrive et qu'elle ne finisse plus jamais en morceaux, forcée de se recoudre pour lui ou pour quoi que ce soit d'autre.

L'ennui, c'est que c'était lui qui avait besoin de coutures.

C'était différent. Il y avait quelque chose de singulier dans les battements irréguliers et saccadés de son coeur. Un problème qui amena Boogey à poser sa main sur celle de Sally dans l'espoir de sentir ses propres battements à travers ses doigts. Et quand il manqua de se crisper sur elle, le croque-mitaine s'écarta afin de se rasseoir contre les coussins, une main toujours portée contre sa poitrine en tentant de comprendre ce qui se passait à l'intérieur et qu'il ne parvenait pas à saisir.
Et là le cauchemar recommença. En tout cas ses effets. Boogey sentit de nouveau sa respiration s'écourter, avec une douleur atroce dans la poitrine à chaque inspiration. Au même moment, c'était la panique totale, aussi bien dans sa tête que dans sa cage thoracique. Ses pensées s'emmêlaient au même rythme que son myocarde. A HalloweenTown, il aurait suffit de le retirer, rafistoler une fois de plus ce qui s'était déchiré, et tout serait redevenu normal. Mais ici, Boogey ne pouvait rien faire à part crisper ses doigts contre son pectoral tatoué, ironiquement, d'un coeur enchaîné parmis quelques ronces. C'était bien pire que de l'avoir dans un étau d'épines. Bien pire. C'était comme mourir. Encore. En plus lent et plus localisé. Ca ne venait pas de chacune de ses coutures arrachées par une machine infernale, mais juste de ses veines qui semblaient toutes s'être arrêtées au niveau de son coeur.

"Sally... Je crois qu'il y a... un problème..."

C'est tout ce qu'il a pu dire avant le black out total. Comme le long bip continu qui s'est arrêté de compter méticuleusement chaque battement d'un coeur.

Pardon de t'avoir filé un coeur aussi merdique...



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MessageSujet: Re: But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]  Sam 15 Fév 2014 - 11:04


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Parfois, il y a des moments, ou on a juste envie que tout s'arrête. On voudrait pouvoir appuyer sur le petit bouton d'une télécommande et mettre sur pause, pour que l'instant présent ne se termine jamais, et continue, encore et toujours. Et si elle avait pu, Sally l'aurait fait. Juste pour pouvoir rester éternellement là, blottie contre lui, en sentant ses bras autour d'elle, en s'aimant... Comme si rien ne pouvait venir gâcher ce moment ...Et peut être même que c'était le cas, après tout, personne ne viendrait les déranger et son portable était loin, enfouis dans son sac qu'elle avait abandonné dans le salon, alors...
La seule chose qu'elle n'avait pas prévu, c'était un arrêt cardiaque. Mais pas le genre d'arrêt cardiaque que l'on cite en plaisantant parce qu'un ami vous à fait une mauvaise farce et que vous avez été surprise ou quoi que ce soit d'autre. Non, là en l'occurrence c'était un réel arrêt cardiaque que le croque mitaine avait fait, vous savez, celui avec le moniteur qui fait un long bip et qui provoque le besoin d'appeller une ambulance. Ce que le poupée avait bien sûr immédiatement fait, il avait beau dire qu'elle pouvait réparer son coeur, actuellement, elle se voyait très mal pratiquer une opération à coeur ouvert, là tout de suite.

Nan parce que bon, elle aurait pu aller en prison pour ça, question de diplôme et de médecine illégale, tout ça.... Mais de toute façon, elle doutait fortement de ses capacités à réparer ça avec du fil et une aiguille... Ça pouvait être utile, pour son poignet par exemple, qu'elle martyrisait avec ses ongles, à défaut d'avoir une aiguille sous la main. Bon, elle ne se serait de toute façon certainement pas enfoncé un fil sous la peau mais au fond, était ce vraiment plus glauque que de se triturer la peau jusqu'à en saigner comme elle le faisait ?

Elle même ne le savait pas, et à vrai dire, elle était loin d'y réfléchir. Elle me se rendait même pas tellement compte de l'état dans lequel elle mettait son poignet, c'était instinctif, pour essayer de garder le contrôle, les idées claires... Et de ne pas pleurer lorsqu'il se réveillerait. Parce qu'il allait forcément se réveiller ! Ça ne pouvait pas en être autrement, il ne pouvait pas la laisser, pas maintenant, c'était beaucoup trop tôt...

Ils avaient encore des tas de choses à vivre ensemble, ils n'étaient même partis en lune de miel ! Mais plus important que ça ils avaient encore des tas de moments à partager, des petites bêtises du quotidiens, à faire, ensemble... Et Sally ne comptait pas laisser ça passer, elle l'aimait beaucoup trop, un peu plus qu'hier et beaucoup moins que demain alors elle ne voulait pas qu'il parte, ils devaient rester ensemble...

Et c'est pour cette raison que même si elle s'était fait la promesse qu'elle ne pleurerait pas à son réveil, elle me put s'empêcher de fondre en larmes de soulagement tout en se jettant sur lui, passant délicatement un bras autour de son cou et posant l'autre main sur sa poitrine tout faisant attention à ne pas arracher de fil. Sa main sur sa poitrine avait été instinctive, même si elle l'entendait très bien sur le moniteur, elle avait besoin de sentir que son coeur était la, battant comme il le devrait, qu'il ne s'arrêterai plus...

« Chéri... J'ai eu tellement peur ! »

La poupée enfouie son visage dans son cou, si elle ne pouvait contrôler ses larmes elle voulait au moins qu'il ne puisse pas les voir. C'était stupide de pleurer de la sorte, les médecins lui avaient assuré que s'il ne consommait plus de drogue, ça ne risquait pas de recommencer alors il ne risquait plus rien mais... Elle avait tout de même eu peur. Et elle continuait d'avoir peur... Et s'il ne voulait pas arrêter ?! Sally n'avait rien dit jusque la, c'était son choix à lui après tout mais... La elle ne voulait clairement plus qu'il en prenne, elle se sentait concernée ! Alors tout ce qu'elle espérait c'est qu'il pourrait le faire pour elle...

« J'ai cru que t'allais mourir et... Et je veux plus que ça recommence, jusque la j'ai rien dis mais... Arrête ... S'il te plait, je veux pas que tu continue à mettre ta vie en danger... »




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MessageSujet: Re: But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]  Mar 18 Fév 2014 - 13:43






Mourir, c'est douloureux...

Mais pas cette douleur là. Ca c'était juste comme avoir le coeur littéralement brisé, chaque fragement enfoncé un peu plus loin dans la chair tout autour de ce muscle qui avait cessé de battre. C'était bien pire que la sensation brûlante de la lave qui dévore chaque minuscule insecte qui vous compose, comme si on vous avait injecté du métal en fusion dans les veines et que vous ne pouviez ni l'enlever de là, ni vous arracher ces petits tubes remplis de fluide vital.

Tubes identiques à celui reliant le bras du croque-mitaine à une poche en plastique.

Mais tout ce que le boogeyman sentait, c'était l'aiguille plantée dans sa peau qui n'était pas un sentiment inconnu. Ses bras étaient sans doute la partie la plus martyrisée de son corps, entre les traces de lame de rasoir sous un bandage et les marques laissées par les seringues sur l'autre bras. On pouvait deviner ses activités et sa détresse interne rien qu'à l'état de ses membres.
Il était accro, complètement accro. Il était devenu trop vite dépendant de toutes ces merdes et savait très bien d'où venait ce besoin et pourquoi il persistait autant. Il arrivait même à se remémorer la première aiguille qui lui avait traversé la peau et qui la tenait. Ses premiers trips, ses images floues d'un appartement remplit de livres, et le visage de sirène de sa Capulet. Boogey se revoyait assis dans son lit recouvert de leurs vêtements, Juliette en train de détacher le garrot à son bras avant de rallonger ce qui avait été son croque-mitaine pour mieux se coller à lui soupirer de satisfaction dans le cou de sa marionnette. Une heure plus tard il retrouvait ses esprits et Juliette n'avait pas bougé d'un pouce, même si Boogey savait qu'elle n'avait pas pu rester en place pendant une heure entière. Seulement, à cet instant, il ne pouvait que se demander ce qu'ils avaient fait durant ce laps de temps et dont il ne pouvait pas se rappeler. Juliette avait peut-être joué avec lui tout ce temps. Il n'en savait rien. Il s'en fichait. Au moins quelqu'un lui trouvait une utilité.

C'était donc ça ce que ressentait Sally en étant une poupée...

Se faire utiliser, se sentir appartenant à quelqu'un, vouée toute entière à lui. Boogey trouvait ça malsain jusque là, sans se rendre compte qu'avec Juliette, il avait vécu toute cette folie. Il n'avait juste jamais trouvé utile de repenser à sa Capulet depuis Londres et n'avait donc pas réalisé à quel point il avait joué avec sa vie en laissant son coeur entre ses mains. Elle l'avait juste pris et en avait fait ce qu'elle voulait. Tant pis pour le croque-mitaine qui vivait d'après les fils qui le reliait à un coeur qui n'était même plus à lui.
Aujourd'hui, ça semblait logique qu'il soit à l'hôpital après tout ça. Mais à l'époque, il avait besoin de sentir que quelqu'un serrait son coeur dans une main, même si ça faisait mal, même si elle se l'appropriait en coupant fil après fil ce qui reliait ce myocarde à son propriétaire. Elle s'en fichait bien de casser son pantin, de le maltraiter, de le droguer... Elle s'en foutait. Et lui, désespéré et amoureux, il n'avait pas vu ce qui se passait et avait juste récupérer le reste de sa dignité avant de claquer la porte.

Pour toujours.

Mais cette fois encore, ce n'était pas lui qui tenait une main crispée contre son torse en espérant sentir un battement prouvant qu'il vivait encore. Mais ce n'était pas Juliette non plus, et ça suffisait à Boogey pour faire confiance à celle qui gardait aujourd'hui sa main contre sa poitrine en comptant l'une après l'autre les pulsations qui tapaient dans sa chair. Mais ce que Boogey retenait davantage, c'était cette petite supplication qui lui demandait d'arrêter de jouer avec sa vie.
Le croque-mitaine passa faiblement ses bras autour de sa poupée, essayant malgré tout de ne pas avoir l'air trop affaiblit par la situation. C'était lui qui était supposé la protéger quoiqu'il arrive, pas l'inverse. Alors que dans la situation actuelle, il n'était même pas capable de se maintenir en vie tout seul. D'ailleurs si Sally n'avait pas été là, ou si elle avait réagit différent, il serait mort à l'heure actuelle.

Encore...

Sauf qu'il ne pourrait pas compter sur ses coutures et ses insectes. Il ne pourrait rien y faire et il aurait perdu Sally à jamais. Un peu comme Juliette, qu'il avait laissé filer définitivement. Mais il continuait malgré tout d'avoir des hallucinations la concernant n'a chaque fois qu'il se mettrai dans u état second. Il n'arrivait juste pas à s'avouer que c'était pour cette unique raison et cette faible chance de la voir elle qu'il continuait de s'injecter toutes sortes de produits dans l'espoir qu'ils lui retournent le cerveau.

En vain.

Boogey desserra leur étreinte une seconde, juste pour glisser une main dans la nuque de Sally où il jouait déjà avec ses cheveux. Il lui releva la tête afin d'affronter son regard qu'il esquiva une seconde avant d'y revenir, comme si le simple fait de la regarder dans un tel état lui faisait trop mal pour qu'il persiste. C'est vrai, ça lui faisant vraiment mal au fond de la voir si inquiète pour lui. Mais personne d'autre ne pourrait la rassurer à son sujet, alors c'était à lui de se faire violence et de faire passer sa poupée avant lui-même.

"J'suis déjà mort une fois, Dollface. T'en fais pas pour moi."

Vivant ou pas, Boogey ne pouvait plus se détacher de la rouquine et se retenait sans cesse de crisper davantage les doigts sur elle, par crainte de lui faire mal et qu'elle ne s'écarte alors. Elle n'était pas la seule à vouloir sentir un coeur qui bat autre que le sien. Le croque-mitaine embrassa doucement sa poupée avant de poser la tête sur son épaule, trouvant encore trop douloureux d'affronter son regard de victime apeurée et attristée.

"Je ferais... N'importe quoi pour toi, tu le sais. Parce que si je te perdais, je sais que je redeviendrais comme avant, et que mes cauchemars recommenceraient encore et encore. Et c'est pour ça que j'ai arrêté beaucoup de mes conneries depuis que toi et moi... qu'on est ensemble."

Des échanges plutôt, il avait échangé ses erreurs. Il était passé de une fille par soir à la même femme tous les soirs. Et oui, la première offre semble alléchante, mais c'est la seconde qui plaisait le plus au croque-mitaine. Il avait arrêté de fuir un lit au réveil et de s'enfuir comme une ombre dans la nuit. Maintenant il restait des heures à regarder sa poupée dormir, et pas comme un croque-mitaine mais seulement comme le mari aimant qu'il s'efforçait d'être. Finis les "Chérie. Toi, moi, ton appart." qui finissaient en "T'as eu peur, salope?". Ca ne l'amusait même plus d'y repenser. Il préférait avoir constamment en tête des détails idiots qui ne faisaient sourire que lui, et ce depuis près d'un an maintenant, depuis la Saint Valentin qu'il avait passé par hasard ou destin avec Sally. Des éclats de rire causés par ses maladresses de croque-mitaine aux soupirs tendres qu'elle lâchait quand elle se frayait un chemin entre ses bras. En réalité, ils se parlaient peu, mais ça ne voulait pas dire qu'ils s'aimaient moins. Ils se le prouvaient juste autrement, à grand renfort d'étreintes et de nuits ensembles.

"Je vais tout arrêter. Pour toi."

Roi du bluff ou as de la romance...



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MessageSujet: Re: But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]  Sam 22 Fév 2014 - 10:22


    Morning sex is for lovers
    Playing games in the covers
    Oh they let, la-light shine in
    Kissing the wrinkles and scars on their skin

Au fond, l"inquiétude c'est rien d'autre qu'un cercle vicieux. C'est vrais lorsqu'on s'inquiète à propos de quelque chose on ne peut s'empêcher d'y penser. Tout le temps. Et plus on y pense, plus on tourne la chose sous tout les angles et plus on s'en inquiète. Et plus on s'en inquiète plus on y pense. C'est sans fin, ça suit une petite boucle savament dessiné d'une main experte, de façon à ce qu'elle ne s'arrête pas de tourner, ne dévie pas ou n'ai pas la moindre anicroche.

Alors même si il lui disait de ne pas s'inquiéter, elle ne pouvais pas s'empêcher de le faire. D'ailleurs, ça augmentait même son inquiétude. C'est vrais si lui ne s'en inquiétait pas ça voudrait dire qu'il ne faisait pas attention et s'il ne faisait pas attention il récommencerait forcément ses comneries, et si il les recommencait il risquait de mourir ! Ce n'était pas parce qu'il était déjà mort une fois qu'il devait recommencer au contraire !

C'était déjà un miracle qu'il ai survécu la première fois et en général un miracle, surtout aussi gros que celui la ça n'arrive qu'une fois, pas deux. Et même si ce n'était pas le cas, qu'en réalité il s'inquiétait, ça voulait dire qu'il ne faisait que la protéger ! Il avait peur pour lui mais ne voulait qu'elle s'inquiète ... D'accord c'était adorable de sa part mais... Elle me pouvait de toute façon pas s'en empêcher alors entre s'inquiéter parce qu'il s'inquiète ou parce qu'il ne s'inquiète pas... Elle ne savait pas quoi choisir.

«Je ferais... N'importe quoi pour toi, tu le sais. Parce que si je te perdais, je sais que je redeviendrais comme avant, et que mes cauchemars recommenceraient encore et encore. Et c'est pour ça que j'ai arrêté beaucoup de mes conneries depuis que toi et moi... qu'on est ensemble. Je vais tout arrêter. Pour toi. »

La confiance dans un couple c'est important. C'est primordial même. Si on ne fait pas confiance à son conjoint... La relation ne peut tout simplement pas marcher, c'est aussi simple que ça. Parce qu'on passera son temps à remettre en question tout ce qu'il dit et tout ce qu'il fait... Alors ça finirait forcément par casser. Mais Sally n'a pas ce problème, elle, elle fait pleinement confiance à l'homme qu'elle à épousé.

C'est bien pour ça que la petite poupée anciennement suturée ne douta pas de lui une seule seconde alors qu'il lui disait que, pour elle, il pourrait tout faire, même arrêter ça. Bien sur, même s'il ne le faisait pas, elle ne le quittera pas pour autant, elle resterai avec lui, parce qu'elle l'aime beaucoup trop pour se séparer de lui mais... Tout de même. Elle l'aimait justement assez pour vouloir qu'il continue de vivre, heureux et sans risquer de mourir alors...

Alors oui, le quitter était une chose inimaginable pour elle. Elle ne se voyait vraiment pas passer sa vie loin de lui, sans pouvoir entortiller ses mèches de cheveux autour de ses doigts tout en en glissant d'autre dans sa nuque comme elle le faisait à présent, sans sentir ses bras autour de sa taille et sa présence rassurante près d'elle... C'était égoïste mais elle ne voulait pas qu il parte où meurt parce qu'elle voulait encore vivre des tas de choses avec lui...

« Je veux pas que tu meurs, même si tu l'as déjà fais... Parce que si tu meurs tu seras plus près de moi alors... Alors que ce soit pour moi ou pas je suis heureuse que t'arrête ... »

Et elle enfouis son visage contre lui en se répétant que si, tout allait s'arranger. [/b]

[Fin du RP.]


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MessageSujet: Re: But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]  
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But there's no place I'd rather be, than underneath the covers...Next to you. [Boogey]

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