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 C'était pourtant une journée ordinaire... [pv Mally]

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MessageSujet: C'était pourtant une journée ordinaire... [pv Mally]  Mer 16 Juil 2014 - 21:39

C'était pourtant une journée ordinaire...


C’était une journée ordinaire. Ordinaire n’était pas un défaut, pour moi ça voulait surtout dire qu’elle ressemblait aux autres, sans pourtant être complètement identique. Pour qu’une journée soit identique à la précédente, il faudrait exactement tout refaire comme la veille, mais surtout, il faudrait manger exactement la même chose, mais s’il y avait une chose qui changeait, c’était les repas! Bon, le midi, je mangeais souvent une salade ou un sandwich, mais le soir, Dug voulait absolument varier. Il mettait beaucoup d’efforts pour que je mange bien. Par bien manger, il ne s’agissait pas de manger sans se salir, mais ça avait plutôt le sens d’avaler des aliments bons pour ma santé et celle de l’oisillon dans mon ventre. Les humains étaient parfois drôles! Ils fabriquaient pleins de trucs qu’ils disaient mauvais pour la santé, mais ils continuaient d’en fabriquer et d’en consommer! Bon d’un côté, pleins de choses dites mauvaises avaient meilleur gout que ce qui était santé… comme le chocolat! Quoiqu’il paraissait que ce n’était pas si mal comme aliment, mais il ne fallait pas trop en manger… Bon, moi j’avais le droit parce que j’étais enceinte! À condition que je ne mange pas que ça en fait… Mais j’aimais bien les fruits, alors ça allait! Le mieux, c’était sans doute de manger une fondue au chocolat avec pleins de fruits, comme des fraises, des bananes et des ananas! Les ananas… C’est pas facile à préparer, mais les efforts en valent la peine! C’était évidement plus facile d’en acheter déjà tout préparé, mais ça n’avait pas le même gout, ni la même fraicheur! La fraicheur était importante pour moi, surement parce que j’avais auparavant l’habitude de me servir à même les arbres… quoi de plus frais qu’un fruit qu’on vient juste de cueillir?

C’était une journée banale, puisque Dug travaillait, donc aucune sortie particulière. Tant qu’à moi, j’avais congé. Bon, je crois que les enfants aussi étaient en congé, ou en sortie, je ne sais plus trop. Donc j’étais dans l’appartement, en train de me demander ce que je pourrai faire pour m’occuper et peut-être me rendre utile. Il nous manquait quelques trucs dans le frigo et les armoires, comme du lait, du fromage et du sucre… oh et du chocolat. Nous manquions toujours de chocolat en fait. Je fis une liste, réfléchissant à ce que je voulais préparer comme repas pour Dug. Il serait vraiment content d’arriver et que la nourriture soit en train de cuire, ou déjà sur la table, n’attendant que lui pour être dégustée! Je voulais faire des pâtes aux fruits de mers, ça me semblait simple, donc j’avais de bonnes chances d’y arriver. Je savais que faire cuire un steak était sans doute encore plus simple, mais puisque je ne mangeais pas de viande, je n’arrivais pas trop à me convaincre de préparer cela, même si mon amoureux adorait.

La liste en mains, je pris mon sac à dos et je descendis dans la rue. Il faisait chaud! Il avait fait si froid les premiers mois après mon arrivée que j’avais crus ne jamais retrouver la chaleur! Sauf lorsque nous étions allé dans ce parc d’attraction à la St-Valentin! Sinon il avait fait tellement froid que j’avais cru geler sur place à chaque fois que je mettais le bec dehors! C’était terrible pour une dabou habituée à la chaleur de se retrouver dans un climat de ce type! Je ne nie pas que la neige, c’est amusant et très jolie, mais c’est bien trop froid! Je n’aurai jamais pu imaginer cela avant d’arriver dans ce monde! Bon, il faut dire qu’avec ma simplicité d’esprit, je n’étais pas particulièrement imaginative, surtout lorsque j’étais un oiseau…  En fait je crois que la plupart des animaux n’ont pas vraiment d’imagination, puisqu’ils sont trop centrés sur leur survie immédiate… mais qui pourrait leur en tenir rigueur?

Au vu de cette température clémente, j’étais contente d’avoir choisi un t-shirt violet et une jupe en jeans aux genoux. Bon en fait j’avais cru comprendre que ce n’était pas du vrai « jeans » parce que le matériel don était fait ma jupe était beaucoup plus élastique. Il faut dire qu’il était normal pour une femme enceinte de porter des vêtements qui pouvaient s’étirer un peu, voir beaucoup. Ce n’était pas commode ce ventre qui prenait bien trop de place! Avoir des œufs, c’était bien plus facile, on les déplaçait où on voulait, les rangeant pour qu’ils soient en sécurité… Alors que là, j’avais crus comprendre que je devais faire attention, parce que si par exemple je tombais sur mon ventre, ça pourrait faire mal à mon oisillon, voir pire… un peu comme si on échappe un œuf… sauf qu’un œuf, si on ne veut pas risquer de l’échapper, on n’a qu’à le laisser où il est! Alors que pour mon ventre, je dois le trainer partout où je vais. Vraiment pas commode comme façon de donner naissance… ah ces mammifères! Ah quoi bon être « plus évoluer » si c’est pour se compliquer autant la vie?

Je marchai un peu pour me rendre à l’arrêt de bus le plus près. Par chance, une fois à l’arrêt, je n’eus pas à attendre trop longtemps. C’était fatiguant d’attendre, presque autant que de marcher. Dans le véhicule, un gentil jeune homme me céda sa place. Il faut dire qu’il y avait des petites affichettes qui disaient justement de laisser sa place aux vieilles personnes, aux gens blessés et aux femmes enceintes. Mais si les trois arrivaient en même temps, qui avait la priorité? Réfléchissant à cela, je faillis oublier de sonner mon arrêt! Voilà pourquoi il valait mieux que je ne pense pas trop, ça me distrayait de mes activités pour assurer ma survie! Dans le cas présent, il s’agissait de l’épicerie.

Je traversai la rue pour entrer dans le bâtiment. J’aimais bien cet endroit, ça sentait bon et les gens étaient gentils, même avec les cruches comme moi! Bon en fait ils avaient rient lorsqu’à ma première visite je m’étais fait pincé un doigt par un homard, ou que j’avais foncé dans le porte automatique, qui n’était automatique que dans un sens… J’avais alors appris qu’il ne fallait pas tenter de sortir par l’entrée. Il y avait une histoire de capteur de mouvements, mais c’était bien trop compliqué pour moi! Les humains avec leur technologie… c’était parfois amusant, comme la télévision, mais j’avais aussi vu des trucs horribles dans les journaux télévisés… comme ce truc appeler guerre… Je ne comprenais pas l’intérêt de s’entre-tuer… Pourquoi faire du mal aux autres? Les animaux faisaient mal aux autres pour se protéger ou pour manger, mais pas juste parce que les autres ne pensaient pas comme eux! Bon dans mon cas, je ne pensais pas trop, donc ça réglait le problème… Non mais dans la nature, on cohabitait tranquillement, chacun fait ses affaires sans embêter les autres!

Je fis mes emplettes rapidement, parce qu’il n’y avait rien de passionnant qui se passait et que j’avais déjà fait assez de bêtises ici dans mes précédentes visites… et il ne manquait pas beaucoup de chose chez moi. Je fis bien attention de prendre ce qui était en rabais, car nous n’avions pas beaucoup d’argents, surtout avec les dépenses pour notre futur bébé humain! Nous avions commencé à faire quelques achats, même si je me demandais vraiment si tout ça était nécessaire. Et comme si ce n’était pas assez, je savais qu’il nous faudrait déménager dans un appartement plus grand… et donc plus cher. Nous n’avions pas des emplois particulièrement payant, pour cela il aurait fallu que nous ayons une meilleure éducation… et pis nous avions les frais médicaux à payer, parce que je devais souvent aller voir le médecin parce que j’avais quelques petits problèmes qu’ils n’arrivaient pas à expliquer… peut-être parce que j’étais un oiseau dans un corps de femme?

Je payai donc et mis la nourriture dans mon sac à dos et se qui n’y entrait pas dans un sac de plastique. Lorsque je sortie, je vis que j’avais manqué l’autobus… le prochain ne serai pas avant au moins une demi-heure et je n’avais pas envie d’attendre aussi longtemps debout en plein soleil! Je n’étais pas si loin de l’appartement, alors je pouvais toujours faire la route petit à petit, faisant des pauses. Un peu d’exercice ne me ferait pas de tord, je me sentais vraiment ankylosée par moment à ne presque rien faire! C’était difficile de rester tranquille pour un dabou… et puis je ferais attention.

Tout en marchant, je réalisai que j’avais oublié d’acheter du pain… Je n’avais pas envie de faire demi-tour, mais il nous en fallait, sinon pas de petit déjeuné le lendemain! Ni de sandwich… Arrêter à un petit dépanneur me semblait une bonne idée… Je ne savais pas à quel point c’était tout le contraire…

Tout avait l’air normal pourtant dans cet endroit. Je pris le pain et me dirigeai vers la caisse, remarquant à peine les deux hommes qui faisaient des messes basses dans le fond du commerce, près de la bière. Ils faisaient bien ce qui leur chantaient, tant qu’ils ne venaient pas m’embêter! Je n’aimais pas trop leur air, mais il ne fallait pas se fier aux apparences… du moins c’est ce qu’on dit, mais parfois mon instinct se réveille et me cri de courir… comme j’aurais du l’écouter.

Je ne voulais que payer le pain et partir, mais alors que j’attendais dans la file d’attente, le duo que j’avais remarqué s’approcha. Ils étaient juste derrière moi et je n’aimais vraiment pas ça. J’étouffais… il fallait que je sorte d’ici! Je m’écartais pour partir. Je déposant le pain sur une étagère à côté, je tournai les talons. Se faisant je remarquai qu’un des hommes portait une arme… Je compris bien que je n’aurai pas du voir cela, et même si je n’avais pas compris, le regard des hommes était très éloquent. J’essayai de partir, mais le plus grand des deux m’attrapa et me plaqua une arme à feu sous le nez en me disant de me taire. Je ne pouvais pas voir le haut de son visage, caché sous sa capuche… par contre je voyais le bas de son visage, ce qui comprenait une barque brune une mâchoire carrée.

Pourquoi avait-il fallu que j’oublie le pain? Pourquoi à ce moment-ci? Pourquoi étais-je entré dans ce dépanneur? Pourquoi avais-je vu cette arme? Tant de questions dont la seule réponse que je possédais était que j’aurai du resté chez moi… Rester bien tranquille était tellement contre ma nature! Au point ou je cherchais une solution à ma situation. Ils étaient là pour avoir l’argent de la caisse. Je leur servais de moyen de pression sur le pauvre caissier qui leur donna tout ce qu’il avait. Prendre une femme ou un enfant en otage était vraiment un gros moyen de pression, mais une femme enceinte… je ne crois pas qu’il y avait quelque chose de pire.

Je mordis la main de l’homme au moment ou j’entendis la sonnette de la porte teinter. Ce dernier,  surpris hurla avant de me pousser vers une étagère. Je crois qu’ils prirent la fuite avec le magot, mais c’est difficile à dire car à ce moment je tombai contre l’étagère. Je ne réussis pas à me raccrocher et je sentis mon ventre heurté le coin avec violence. La douleur m’aveugla et je ne sentis même pas le choc de mon corps finissant sa course au sol…. Tout ce que je sentais, c’était cette douleur au ventre. Ça faisait trop mal, je savais qu’il y avait quelque chose qui clochait… Je commençai à paniquer, essayant de me relever, je fus traversée par une nouvelle vague de douleur. Je tentais de m’accrocher à la réalité, mais tout devint sombre… j’entendis des voix me dire que tout irait bien… ce n’était pas ce que leur ton paniqué m’indiquait…

Dire que c’était une journée ordinaire au départ… j’aurais vraiment préféré que ça soit le cas, car dans une journée banale, il ne se passe rien d’aussi terrible. Une journée banane ne se terme pas aussi mal…





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MessageSujet: Re: C'était pourtant une journée ordinaire... [pv Mally]  Sam 19 Juil 2014 - 5:40

C'était pourtant une journée ordinaire...


C’était une journée ordinaire. Une journée comme une autre de la mi-juin. Enfin, j’étais à New-York pour visiter Boo et Laurence, ce qui en soit sortait de la routine… Quoique je n’étais pas du genre à avoir une routine. Pour moi, une journée qui pouvait être considéré comme normale, ou ennuyante, c’était un matin où Laurence n’essayait pas de me mettre des cheerios dans le nez pendant que je dormais. Un matin où il n’essayait pas de faire son thé directement dans sa bouche et où nous n’avions même pas parlé de la morve de Chess. Pourquoi? Et bien parce qu’il devait déjà être parti travailler… Si prendre des photos pouvait vraiment être considéré comme un travail! Bon, même si ça ressemblait plus à un passe-temps qu’à un emploi stable, je ne pouvais pas nier que le flamant avait beaucoup de talent et qu’il gagnait plutôt bien sa vie avec ses clichés. Je pensais qu’il pouvait choisir ses horaires, mais peut-être que non puisqu’il était déjà parti! Tout le monde était parti en fait. Bon, c’était chiant d’être seule alors que j’étais venue leur rendre visite, mais d’un côté j’étais sans doute mieux seule que coincé avec le petit copain de Laurence. Ce type semblait parfois avoir un balai dans le derrière et il n’aimait visiblement pas cela… C’était à ce demander s’il était vraiment gay… mais bon, mieux valait que je ne cherche pas à en savoir plus, je n’avais pas vraiment envie de connaitre ce genre de détails de la vie des deux hommes. J’avais certes l’esprit un peu, voir beaucoup dérangé, mais pas de là à faire intrusion dans la vie privé de mon ami. Il faisait bien ce qu’il voulait!

Donc j’étais seule. Je mangeai seule mes cheerios qui semblaient bien ennuyantes à patauger dans leur bol de lait… elles étaient portant à leur place, bien plus que dans le nez de n’importe qui! Je ne pouvais m’empêcher de me questionner sur des sujets capitaux… comme à savoir ce que ça donnerait si Chess se mettait des céréales dans le nez… est-ce que ça influencerait la couleur de sa morve? Ou est-ce que les cheerios deviendraient radioactifs? Le mystère restait complet… Il faudrait vraiment que je lui en parle quand je le reverrai! Si je le retrouvai un jour… Si Laurence et Thack étaient ici, pourquoi Chess ne le serait pas? Et le Chapelier? J’aimerai vraiment savoir ce qu’ils deviennent! Sont-ils ici à nous chercher, où sont-ils à Wonderland à nous chercher aussi? Ou comme nous, ils se sont refait une vie ici en attendant de voir ce qui ce passe?

J’aurais nettement préféré un peu plus d’agitation dans cet appartement vide, ça m’aurait au moins empêché de penser à des trucs déprimants. Quoique si je n’avais été qu’avec le fameux Timon, je ne pense pas que ça aurait été vraiment plus amusant. Depuis mon arrivé en ville, à chaque fois que nous étions les deux dans la même pièce, il y régnait une atmosphère de malaise… C’était certes moins pire que le premier jour, mais ce n’était pas la joie non plus. Il nous avait surpris dans la douche… et alors? Pourquoi il restait accroché là-dessus? Je n’en faisais pas tout un cas, moi! Ce n’était pas parce que je pensais à cette fameuse veille de noël à chaque fois que nous étions Laurence, le blond et moi dans la même pièce que ça voulait dire que je n’arrivais pas à décrocher! Bon en fais c’était surtout parce que j’avais honte de mon comportement de ce soir-là… et aussi parce que ça a été un des moments les plus étrange de ma vie. Non mais il pensait vraiment qu’on ne l’aurait pas vu alors qu’il allait se laver les mains? Le pauvre, ça ne devait pas être facile d’être un handicapé social! Mais bon, je suppose que ça devait avoir un certain charme aux yeux de l’ancien bâton de croquet…

Je m’installai pour regarder la télévision, mais c’était ennuyant le matin. Il y avait des « talk show » pour grand-mères, des émissions de cuisine et la météo… bon il y avait d’autres trucs, tous plus inintéressants les uns que les autres. Il était hors de questions que je regarde des gros maigrir ou comment métamorphoser une vieille bagnole pourrie en voiture reluisante… Les téléréalités… pff, c’était de la réalité modifiée… La télévision ne montre que ce qu’elle veut bien montrer… Je ne pense pas que ça soit totalement faux non plus, mais tout devait être arrangé pour faire vivre des émotions aux téléspectateurs. Je devais donc être un mauvais public parce que ça ne m’amusait pas du tout. Il faut dire que je préférais de loin une « tea party » à une activité en solo. J’aimais être avec mes amis pour fêter les non-anniversaires et ce genre de divertissements.

Sauf que là, j’étais seule dans l’appartement… je ne savais pas quand les autres reviendraient. Ils en avaient tous pour la journée sans doute! J’avais envie d’aventures et de découvertes, ce que je ne trouverais pas entre ces quatre murs.  J’avais vu pleins d’endroits intéressants à visiter, comme Central Park, les musés ou encore la statue de la Liberté. Bon, en fait je devais attendre de voir où Mary voudrait m’amener, donc pour l’instant je devais me contenter d’explorer les rues ou les endroits non-accessible à une enfant… quoique connaissant la petite, elle pouvait bien se faufiler un peu n’importe où, avec ou sans autorisation! Elle était intenable! Mais je l’aimais comme cela, ça me rappelait un peu moi! Je n’écoutais pas toujours et lorsque j’étais une souris, j’allais partout où je voulais et sans qu’on s’aperçoive de ma présence! Sauf que maintenant j’étais une humaine et parfois comme les humains, j’étais ennuyante… J’avais parfois l’impression que ce monde essayait de nous voler notre « plussoyance »! Je ne me laissais évidement pas faire! Tout comme la morve de Chess s’accrochant à son museau, je m’accrochais à ma folie… Et même si on m’essuyait, je revenais toujours!

Je pris mon sac à main vérifiant que j’avais bien un peu d’argent américaine, parce qu’il semblait qu’ils ne prenaient pas les Euro… Cette monnaie n’était utilisée qu’en Europe, lorsqu’on sortait de ce continent, il fallait changer l’argent afin d’utiliser la bonne devise. Je ne savais pas trop pourquoi ils n’utilisaient pas la même argent, ni même pourquoi ils utilisaient ça! Bah quoi? J’aimais bien le troc moi! Je sers une tasse de thé et on me donne du gâteau. Simple efficace et bien moins froids que la monnaie! Mais bon, si je voulais manger et m’acheter des trucs, je devais faire comme les autres humains et puis l’autre solution, voler, était hors de question! Je ne prenais pas ce qui n’était pas à moi! Sauf l’œil du Bandersnatch, mais il l’avait bien mérité et puis au final Alice lui avait rendu…

Une fois dans la rue, je restai quelques instants à me demander ce que je pouvais bien faire… et si je reprenais une quête vieille comme Wonderland? Une recherche noble et raffinée… Oui il est bien question de la meilleure chose que l’homme ait inventée, le thé! Oui, tout revenait toujours à cela, parce que rien n’était plus important que ce breuvage! Enfin, chez moi…

Je commençais donc à marcher en me demandant s’il était possible de trouver un bon salon de thé dans cette ville. J’avais cru comprendre que cette boisson n’était pas aussi populaire qu’en Europe, peut-être que ça avait un lien avec la monnaie utilisée? Si je payais en euro, peut-être que le thé serait buvable? Quoiqu’il en soit, cette fois je comptais bien prendre le temps de chercher! Pourquoi ne pas demander à Laurence? Euh… parce qu’il n’était pas là et que c’était maintenant que j’avais envie d’un thé! Par contre il était certain que je lui demanderai si je ne trouvais pas par moi-même. Ou je reviendrais me faire un thé ici… mais en fait j’avais besoin de faire des rencontres, ce qui n’était pas possible en restant dans l’appartement.

Je déambulais donc dans la rue, regardant les enseignes, mais aucune n’indiquait ce que je cherchais avec tant d’espoirs. Je laissai mon esprit divaguer sur une nouvelle question, qui n’avait aucun lien avec la morve de Chess... je me demandai ce qu’était exactement le rêve américain… était-ce à propos de trouver le meilleur thé existant? Surement pas, puisqu’ils en buvaient que rarement… En fait je n’avais pas la moindre idée de ce qu’était le rêve américain… Peut-être parce que je venais de Wonderland? Ou parce que je n’avais vécu qu’à Paris et Londres? Ce qui m’amenait à la question de savoir s’il y avait un rêve Européen…

Je dus arrêter mes réflexions poussées, puisque je me fis klaxonner par un homme arrêté à l’embouchure d’une ruelle. C’était très grossier et machiste comme attitude! Sa fenêtre était descendue, donc j’allai me placer à côté de lui et lui tirai une oreille :

- Par les plumes roses du derrière de Laurence! Votre mère aurait honte de vous!

- Arrêtez! Je ne recommencerais pas! Vous êtes folles?!


- Oui je le suis! Donc faites attention à ce que vous faites…


Je le lâchai pour poursuivre ma route comme si rien ne s’était passé. Il n’avait pas de thé à offrir, alors pourquoi perdre plus de temps avec cet idiot? J’avais toujours ma recherche de thé à terminer! Je commençai d’ailleurs à être découragée de n’arriver à rien. J’avais soif après avoir autant marchée! Et puis j’avais aussi envie de chocolat. Je n’aurais qu’à arrêter dans un dépanneur ou une épicerie, ce que je trouverai en premier. Il me faudrait me contenter de boire autre chose que du thé… Une bouteille d’eau? Pas alors que je pouvais en avoir gratuitement du robinet! Peut-être un café ou un jus de fruit? Je verrais bien en temps et lieu. Le lieu… il fallait que je commence par le trouver ce fameux lieu!

Je demandai à un passant s’il y avait un salon de thé dans le coin, lorsqu’il m’indiqua le plus près, je compris que je m’en étais éloigné dès ma sortie dans la rue… j’avais choisi de marcher du mauvais côté! Il m’indiqua le dépanneur le  plus près, puis il continua sa route, semblant penser qu’il avait perdu son temps avec moi… Et la gentillesse? Les gens de New-York semblaient encore pires que ceux de Paris! Je lui criai un « merci », parce que je suis bien élevée quand ça me tente, avant de me diriger vers ma destination, une rue plus loin.

J’eus un étrange pressentiment avant de pousser la porte. Si j’avais eu une épée ou mon parapluie, je me serais mise en garde sans hésiter, car je ressentais la présence du danger. Étant une guerrière, je continuai tout de même à pousser la porte. J’eus le temps de voir deux hommes encapuchonnés, un poussa une grande femme brune contre une étagère alors que le second se tenait près de la caisse. Les deux tournèrent les talons pour foncer vers la sortie. J’étais le seul obstacle pouvant les arrêter dans leur fuite! Voler c’est mal! Ils ne pouvaient pas travailler comme tout le monde?
J’attrapai la première chose qui me tomba sous la main : Un cadenas. Solide, froid, lourd… ça me semblait bien. Ce qui était mieux, c’était qu’il y en avait plusieurs. Je leur balançais, mais ils furent bien vite trop près et j’essayai de faire manger un cadenas au plus petit des deux qui répliqua en me donnant un coup de cross de son arme. J’avoue que dans mon énervement, je n’avais pas remarqué qu’ils étaient armés… ça n’aurait surement pas changé ma réaction, mais peut-être que j’aurais eu un éclair de lucidité? Le coup m’atteignit à la pommette droite, me sonnant un instant de trop et ils filèrent. Lorsque la douleur diminua et que je pu voir clair, je constatai qu’ils étaient sans doute déjà loin. Je voulais les poursuivre, mais il se passait quelque chose de grave…

Je me dirigeai vers la femme qui avait été poussée contre l’étagère. Lorsque je la vis, je crus la reconnaitre…était-ce cette femme que j’avais vu au Rockefeller Center à Noël? Celle qui avait grimpé dans l’arbre et qui avait tenté de réveiller Timon avec une branche de sapin? Ce n’était pas le moment de penser à cela, car elle semblait être prise de grosses douleurs et il y avait du sang. Sang qui ne venait d’aucune blessure apparente… Même si je n’y connaissais pas grande chose, elle me semblait visiblement enceinte… et il y avait un problème avec le bébé.

Elle paniquait, ce qui était normal. Il n’y avait pas beaucoup de sang, mais ce n’était pas normal… elle avait du tomber sur le ventre. Je lui pris les mains, tout en tentant de la rassurer, mais je ne savais pas vraiment quoi faire. Je lui murmurai que ça allait, que les secours étaient en route pour l’aider. Je lui demandai qui je devais appeler, mais elle perdit conscience avant de pouvoir répondre. Je fouillais, trouvant un numéro de téléphone dans son sac à dos… Dug? Ça devait être de la famille, peut-être même le père de l’enfant. Je trouvais aussi une pièce d’identité de la femme… Kevin Dabou? Kevin n’était pas un prénom de femme dans ce monde… Se pouvait-il qu’elle vienne aussi d’ailleurs?

SI c’était bien le cas, je ne voulais pas la laisser seule. Ainsi lorsque l’ambulance arriva, je pris place à bords à ses côtés, même si elle était inconsciente. Si elle revenait à elle, il fallait quelqu’un pour la soutenir, même si je ne la connaissais pas. Nous, les étrangers, nous devions nous entraider, faire face ensemble à la cruauté de ce monde, faire face à la méchanceté des humains. Ce monde où, contrairement à là d’où nous venions, tout ne se terminait pas toujours bien. Les fins heureuses n’existaient pas ici…

Et dire que ça avait commencé comme une journée banale…

[HRP] Fin du rp




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