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My life's a Russian Roulette ☠ Boogey Journal
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Mar 9 Avr 2013 - 19:27

« Having nothing, nothing can he lose. »

My life's a Russian Roulette ☠ Boogey Journal 2yyw3fk


WHAT?! SNAKE-EYES?!

Oogey "Oogie Boogie" Boogeyman

Le Prince des Cauchemars, humain? Ca ne peut pas être possible. On allait rire de moi. Le plus grand de tous les Croque-Mitaine était devenu un humain pathétique.
Hors de question. Les humains sont des créatures qui ont de nombreuses phobies. Je les connais et je m'en servirais. Tout ce qu'un humain peut avoir, je l'aurais. Tout ce qu'un humain peut craindre, je ne le craindrais pas. Tout ce qu'un humain peut éprouver.... Non, je ne serais jamais humain autrement qu'en apparence. Je ne perdrais pas la partie. Jamais.
Ashes to ashes and dust to dust!

My bugs ! My bugs ! My bugs ! My bugs !

Jewel est la plus belle! ♥

A la St Patrick, on est tous Irlandais!
06 00 00 00 00 Appelle-moi, grand fou!




Useless:
 
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Jeu 2 Mai 2013 - 19:01



« Mais vous êtes fou ou quoi?! »

♪ Where is my mind?... ♫


Ca avait commencé comme n'importe quel cauchemar. Le travail habituel, rien de bien méchant. Sauf qu'en arrivant, je n'avais pas eu droit à un subconscient humain. Non. Je n'ai rien eu de plus que le noir complet, le silence, et ma solitude. Un cauchemar de croque-mitaine. Et bientôt, je tombais dans une sorte de coma forcé, un sommeil bien singulier.
Quand je repris enfin connaissance, j'étais dans un lieu étrange, suréclairé et horriblement clair. La lumière m'aveuglait alors que je me relevais difficilement, m'aidant de quelques éléments autour de moi. La première chose que je vis fut mes membres supérieurs, différents mais toujours recouverts de mon tissu de boogeyman. Mais bien vite, je levais les yeux vers un immense miroir qui me permis de voir mon reflet.
Mon reflet? Plutôt celui d'un autre.
Je ne reconnaissais rien de moi, de ma carrure. Je flottais dans mon accoutrement de croque-mitaine et remarquais bien vite les iris bleutés qui habitaient mes orbites. En retirant une partie de mon costume, je découvris bien vite un visage qui ne m'était pas le moins du monde familier. Pourtant, il s'agissait bien de moi. Ce nouveau corps réagissait à mes gestes, même si je ne comprenais pas le quart de son fonctionnement. Je me sentais... différent.
Je me découvrais alors humain. Je n'avais plus rien d'un Croque-Mitaine en apparence. Un humain lambda, plus vicieux que la moyenne tout au plus. J'étais... vivant. Je ne me rappelais même pas avoir été en vie avant cela. Je ressentais tant de choses nouvelles. A commencer par un coeur qui bat. Je n'avais pas ça avant. Mon visage était devenu humain lui aussi. En fait, j'avais un visage, ce qui était déjà très bizarre pour moi. Des iris dans les bleus, cernés par un manque évident de sommeil. Je ne dormais jamais, c'est pas maintenant que j'allais commencer. Je sais ce qui arrive dans le monde des rêves mieux que quiconque, je ne voulais pas subir ça. Je suis donc partit de cette endroit en courant, attrapant des vêtements humains par la même occasion. J'ai horreur de ça... Mais je dois rester discret pour le moment.
Le monde humain n'est vraiment pas fait pour moi. Déjà, il y a beaucoup trop de lumière. Je vais devenir aveugle si ça continue. Alors j'avais mis ma capuche, toujours perdu dans mes pensées. Et c'est là qu'elle m'a jeté du café brûlant dessus. Cette décérébrée.... Son visage pardonnait à moitié sa faute. Je peux franchement dire qu'elle était belle pour une humaine. Mais elle avait un caractère impossible et quand j'ai offert de partir en oubliant ses conneries, un truc que je fais JAMAIS, elle m'a collé une baffe.
Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre, à part la menacer ouvertement? On ne s'en sort pas si facilement avec moi. J'ai horreur qu'on me prenne pour un fou. Je sais PARFAITEMENT ce que je fais et pourquoi. J'ai pas demandé à ce qu'elle me fonce dessus et c'est quand même moi qui ait droit à une claque. Et même en humain je suis encore très largement capable de faire peur à une poupée comme elle. Elle est partit en courant mais ce n'est pas ça qui allait m'arrêter.
Je l'ai suivit de loin pendant... je ne sais même pas combien de temps. Et quand elle est entrée dans un établissement, je me suis contenté d'en retenir l'emplacement avant de repartir explorer ce monde.
Je ne tardais pas à trouver un casino où j'arnaquais une jolie fille ou deux pour pouvoir jouer avec leurs mises et remporter plus qu'elles n'avaient parié. Avec ça, je m'éclipsais victorieux et trouvais bien vite un hôtel plutôt convenable où squatter pour le moment. Je faisais passer le temps, restant cloîtré dans des casinos des jours et des nuits sans fin. Mais je ne perdais pas de vue la poupée caractérielle qui hantait mon esprit à chaque fois que je posais une reine au poker.
Quelque part, j'adore ce monde. Tout y est si différent d'HalloweenTown. Dès qu'il fait nuit, toute l'agitation s'éteint et c'est un tout autre univers qui se montre. Les humains sont des créatures changeantes. Je ne les avais connu autrement que dans leur chambre, dans le noir. C'est si facile de les effrayer quand ils sont installés dans le confort de leur quotidien, là où ils sont les plus vulnérables et les moins méfiants. Cependant, certains défient cette habitude humaine et se complaisent à vivre la nuit, craignant presque le jour autant qu'un vampire. Ceux-là sont semblables à certains habitants d'HalloweenTown. Malgré cela, ils restent des êtres fragiles et facilement... impressionnables.
Je passe mes nuits à observer leur comportement, leur vie, leurs émotions. Ils ne vivent pas de la même façon après le coucher du Soleil. C'est comme ça que j'ai finit par tomber sur un casino. Je m'y sentais à nouveau comme chez moi. Je me suis fait pas mal d'argent sans même aller jusqu'à tricher. Ils m'ont alors accusé de fausser le jeu et m'ont ordonné de sortir. Parfait, je reviendrais un autre jour. Je suis donc retourné arpenter les rues, cherchant sans rien chercher, comme je l'avais toujours fait depuis mon exil. Je ne vis pas vraiment. Je ne peux pas. J'ai toujours été mort. Comment puis-je passé de mort à vivant aussi vite? Mon humanité me fait défaut, je ne sais pas ce que c'est que d'être humain alors j'erre, sans but, sans fin.

Note d'Aaron: Première fois de ta vie que tu vois une petite culotte, vieux. T'aurais au moins pu sourire....

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Jeu 2 Mai 2013 - 19:02



« Prends-moi toute entière... »

♪ My dear Juliet ♫


Mais bientôt, je me trouvais une nouvelle occupation. Repensant à la poupée aux cheveux roses et au sinistre endroit dans lequel je l'avais vu entrer la dernière fois, j'avais finit par retourner la chercher. J'avais un plan en tête, quelque chose de peu précis mais présent quand même. Je ne savais même pas si je voulais la tuer ou juste la chambouler un peu. Peu importe, je trouverais rapidement le pire à faire. Simplement pour m'occuper.
J'ai donc trouvé ce que les humains appellent un bar. Un lieu étrange en vérité où ils condensent leur débauche et prennent diverses substances dans le but de se sentir bien, d'oublier leurs maux. Ca me dépasse. Ils ne font rien pour régler leurs problèmes. Ils se contentent de les effacer de leur mémoire. Comme des gosses qui se persuadent à force de répétition qu'il n'y a aucun boogeyman sous leur lit. C'est toujours faux, bien sûr.
Je ne tardais pas à l'apercevoir derrière son bar, s'occupant des bouteilles mieux que des clients. J'avais déjà l'impression d'avoir oublié son visage après quelques jours seulement. Il paraissait peut-être simplement plus innocent à la lumière tamisé de cet endroit. Moi? J'étais toujours le même croque-mitaine. Je partis à sa rencontre, m'asseyant au bar en la dévorant du regard. Elle était vraiment belle pour une humaine, je n'avais pas le souvenir d'en avoir déjà vu d'aussi jolies... ni même qu'aucune d'entre elles ne m'ait déjà fait cet effet.
Je me suis donc retrouvé là, assis sur un tabouret à boire comme un banal humain ce que cette barmaid joliment courbée me servait. Elle aussi n'était qu'une humaine, une simple humaine que j'aurais pu effrayé en parlant quelques instants avec elle. Mais je préférais éviter les problèmes pour l'instant. Pas elle. Elle est venue discuter, oubliant presque le reste de ses clients. Elle me posait des questions auxquelles je répondais par des mensonges et en échange, je lui demandais des détails de sa vie, des anecdotes qu'elle sortait spontanément parce que je tournais bien mes questions. Elle semblait avoir vite grandit, de force sans doute. Famille brisée, enfance gâchée. Elle n'avait pas eu peur bien longtemps de ce qui pouvait se cacher sous son lit mais avait rapidement apprit que les problèmes étaient plus souvent au dessus du matelas.
Je l'ai suivit jusque là, me laissant guider par une inconnue qui semblait simplement apprécier la compagnie de quelqu'un d'un peu moins fou que les habitués de son lieu de travail. Elle ne m'avait pas crut quand je lui avait dit m'appeler Roméo mais elle prononçait quand même ce nom avec délice, jouant même le jeu en se présentant comme Juliette. Je la dévorais un peu plus du regard de seconde en seconde, ne comprenant pas bien où elle voulait en venir. Mais j'ai bien vite saisit ce qui motivait souvent les humains à rester éveillés toute une nuit.
J'imagine que c'était mal vis-à-vis d'elle de lui faire croire que je lui étais entièrement dévoué mais ça m'importait peu. Ai-je déjà fait le bien autour de moi? Jamais. Je vis pour moi depuis qu'on m'y a forcé. Et ce soir, je vivais aussi pour cette jolie barmaid qui s'endormit bien avant moi. Les humains dorment tant, rêvent, cauchemardent aussi. J'ai remarqué qu'il me restait un semblant de capacité de boogeyman. En la frôlant alors qu'elle s'était endormie, elle s'est mise à trembler, marmonner quelques supplications, affichant un air inquiet dans son sommeil tandis que son rythme cardiaque accélérait sensiblement. Une réaction typiquement humaine en cas de cauchemars comme moi seul suis capable d'en créer. Je l'ai observé quelques instants avant de l'abandonner à ses rêveries cauchemardesques.
Je l'ai donc laissé là et suis partit aussi vite que j'était venu. Je quittais sa vie de la même façon que j'y étais entré: par hasard. Elle se poserait sans doute des questions, demandant pourquoi, cherchant une explication mais elle n'en aurait jamais car il n'y en a aucune. Si je pars, c'est que j'en ai envie, si je reviens, c'est que j'en ai besoin. Ne m'en veux pas, poupée. Je t'aurais abandonné quoiqu'il se soit passé entre nous.
Après cela, j'ai quitté Londres, cette ville où je me trouvais depuis Le Cauchemar. Juliette m'avait parlé de beaucoup de choses, d'endroits aussi. C'est d'ailleurs comme ça que j'en étais venu à visiter le quartier de Camden où j'avais choisit de faire de mon omoplate un semblant d'oeuvre d'art avec des aiguilles et de l'encre. Je voyais cela comme un souvenir. Pas celui de Juliette, plutôt celui de ce qu'elle m'avait laissé, ce qu'elle m'avait transmis, appris, montré. Ca n'aura duré qu'une nuit mais j'en aurais appris bien plus sur les humains grâce à elle que sur les crétins d'HalloweenTown en une vie. Malgré cela, je ne parvenais pas à rester auprès d'elle. J'avais besoin de ma liberté et pour cela, il fallait que je m'évade loin d'ici. Elle parlait souvent des Etats-Unis, un pays humain vraisemblablement, et d'une ville nommée Las Vegas qui me plairait beaucoup selon elle. Je ne lui faisait qu'à moitié confiance, alors j'ai préféré à cela New York.
Qui vivra verra....

Note de Jill: En même temps, tu te voyais passer ta vie chez les roast biff avec une fille comme ça, trésor?

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Jeu 2 Mai 2013 - 19:03



« Tu suivrais?! »

♪ It's all a game to me ♫


Londres, c'est finit pour moi. New York c'est le pied total. C'est plus grand, plus vivant, et bien plus amusant. J'évite quand même les hauteurs. C'est... troublant. J'ai pas franchement l'habitude. Quand on a passé sa vie dans une cave, c'est pas hyper attirant de monter au 69ème étage d'un building. Enfin bref. New York, c'est cool. Plus qu'HalloweenTown déjà. L'ennui... c'est que j'suis totalement paumé. Mais comme je dors pas, je passe mon temps à... explorer, si on veut. J'ai l'impression que mon exil m'aura pas servit à rien. Je sais me débrouiller seul. Je peux y arriver. Je veux y arriver. J'ai besoin de l'aide de personne, encore moins des humains. Si j'suis ici, c'est qu'il y a une raison. Et je meurs d'envie de savoir laquelle.
J'ai beau être un habitué du jeu, je fais pas confiance au hasard. Surtout pas que j'suis pas franchement un veinard. En revanche, j'suis débrouillard et j'ai l'habitude de bouger et de me faire jeter de chez moi et même de mon monde. C'est pas la première fois que je me retrouvais seul et perdu au milieu de nulle-part. Je pense même être le type le plus doué pour ça au monde. C'est l'avantage quand on a perdu tout ce qu'on avait, on n'est plus attaché à rien. On est libre. Seul, mais libre. J'm'en plains pas. J'estime pas que ce soit nécessaire d'être bien entouré. J'ai pas besoin de ça moi. J'en aurais jamais besoin.
J'ai toujours été un veinard. Encore plus avec les cartes. Mais c'est aussi parce que je choisis ce que je mise, ce que je joue, et surtout où et avec qui. Trouver une bonne table est moins aisé qu'il n'y paraît. On tombe facilement sur un gros joueur mauvais perdant ou pire, sur un petit joueur qui va se coucher dès le début du jeu.
Le hasard, et mon bon goût en matière de table, m'avaient amené à un établissement, un genre de bar, qui faisait des parties de poker dans la totale illégalité en arrière salle. La rumeur voulait qu'on puisse parier tout et n'importe quoi, chose que les casinos classiques n'acceptaient pas et n'accepteraient jamais. J'ai enchaîné les parties, me laissant perdre parfois, gagnant souvent. Il faut parfois savoir faire des concessions pour faire monter les gains. C'est comme ça que j'en suis arrivé à faire une partie où l'on acceptait tout sauf le cash. Et un vieil homme, du genre à vouloir prendre sa retraite sans y parvenir, est venu s'asseoir à la table des meilleurs. Un habitué des lieux, j'étais apparemment le seul à ne pas connaître son nom. Mais il jouait plutôt bien, malgré un air déprimé qui ne le quittait pas une seule seconde. Il se plaignait sans cesse, parlant à ses confrères d'un casino en faillite dont il ne parvenait pas à se débarrasser mais qu'il ne supporterait pas de donner gratuitement. Manque de chance pour lui, son établissement était à l'abandon et personne n'en voulait, même pas si on leur offrait selon ses dires.
"Moi ça m'intéresse." répondis-je entre deux silences
Toute la tablée me dévisagea un instant, mais je ne perdis pas mon calme pour autant, j'avais une paire de sept à cacher. Le vieillard, pour la première fois de la soirée, a affiché un sourire à la fois amusé et exaspéré. Il m'a conseillé de ne pas continuer ce genre de blagues avec n'importe qui et a annoncé un tapis.
"Vous ne voulez plus le vendre?" demandai-je à tout hasard en posant une paire de sept battue par un brelan de valets
"Arrête ça, tu veux? T'as sûrement pas assez pour te payer un bâtiment pareil, aussi minable qu'il soit." me répliqua-t-il aussi sec
"Et si vous le mettiez en jeu? Votre casino contre ce que vous voulez."
Le vieillard me regarda d'abord surpris avant de constater que je ne plaisantais pas. Je n'avais jamais vu son établissement mais j'étais certain que je l'adorerais. Il me proposa un marché: si je gagnais, il me donnait l'acte de propriété de son casino; et s'il gagnait, je devais le remettre en état pour lui, à mes frais. J'acceptais et la partie pu enfin commencer.
Toute la salle observait la partie. Le vieillard jouait la carte de l'impassibilité, ne levant ses yeux vers moi que pour observer le sourire dessiné sur mon visage. On n'avait pas le droit d'abandonner, pas le droit d'oublier, et encore moins le droit de tricher. Les cartes passaient, les jetons tournaient, bien qu'ils ne soient là que pour augmenter un peu les gains.
"Messieurs, faites voir vos jeux." annonça le croupier désigné
"Carré d'as, petit. Je crois que tu me dois un casino flambant neuf."
"Moi je crois que vous me devez un casino en ruines." lancai-je
Le vieillard perdit son sourire et resta stupéfait alors que je posais mes cartes sur le tapis vert. Toute la foule s'étonna, voyant qu'un nouveau venu en ville avait fait mieux que le doyen du coin.
"Quinte... Flush... Royale,... mon vieux." annonçai-je
Fier et incroyablement amusé par la situation, j'observais passivement le vieillard qui n'en revenait toujours pas. Il finit par bégayer quelques mots futiles tandis que le croupier rangeait les cartes. L'agitation alentour se dissipa dans un brouhaha léger. Le vieil homme me félicita vaguement, très indirectement, et me remis un papier et des clés ainsi qu'un post-it avec une adresse. Il m'a amicalement donné l'accolade et il est partit. Au fond, j'espère le revoir pour avoir une revanche avec un aussi bon joueur. La partie fut intéressante, bien que ce ne soit jamais assez pour moi.
Je garderais à jamais cette partie en mémoire je crois. Je n'oublierais pas Mais si jamais ça arrive, j'aurais toujours un casino pour me la rappeler....

☠ Boogey's Casino : The Deadly Roulette ☠


Note de Zeke: C'est vraiment comme ça que ça s'est passé? Mais t'es un psychopathe...

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Jeu 2 Mai 2013 - 19:04



« Mets toi à l'aise, prends un verre, et oublies tous tes problèmes... »


♪ Meet me in Electric Chapel ♫


Mes premières nuits d'insomnie avaient déjà commencé à marquer mon visage humain. Mais je préférais encore mourir de fatigue plutôt que de passer une seule seconde dans un cauchemar. Ce que les humains ignoraient, moi je le savais. Je ne pouvais pas me résoudre à devenir une victime de mon propre subconscient. D'autant plus qu'il était loin de ceux des humains....
Il fallait que je me trouve une occupation plus régulière, un lieu où je pourrais me détendre et m'amuser pour oublier le sommeil qui me faisait défaut et l'ennui qui me guetterait bientôt. Je me rendais compte à quel point les humains étaient psychologiquement fragile. Je tenais le choc plus facilement qu'eux mais résister à ses besoins principaux peut rendre fou. On finit par agir sans s'en rendre compte, on croit à des choses irréelles, on finit même par voir des revenants. A HalloweenTown...
Non, je dois arrêter de parler de cette ville. Au moins tant que je n'ai pas trouver un moyen d'y retourner. Mais j'admets que le monde humain me plaît davantage que cette ville de dégénérés. Pourtant, c'est beaucoup plus calme, presque ennuyeux même. Et les humains se plaignent sans cesse. S'ils avaient connu ce que moi j'ai connu, ils ne se plaindraient pas. Dans mon monde, je n'ai pas eu droit au bonheur, seuls Jack et Sally y ont eu droit. Alors qu'ici, personne n'a droit au vrai bonheur. Les gens en veulent toujours plus.
J'avais finit par trouver un lieu qui me plaisait au beau milieu de ce monde. Là, on trouvait tout ce que les humains aimaient et voulaient sans oser le dire: sexe, drogue, et alcool. Des gens tournaient autour d'un bar, verres à la main. A l'étage, certains se mettaient dans un état pitoyable en laissant derrière eux des seringues et des traces de poudre blanchâtre. Et partout, sans exception, de jolies poupées vendaient leurs corps à des inconnus dont elles ignoraient jusqu'au nom. L'une d'elle passa près de moi au bras d'un homme et m'adressa un sourire charmeur que je lui rendis avec plaisir. Je m'asseyais au bar et commandai un cocktail en appréciant le charme du lieu et la douceur de l'instant. C'était pas mal comme endroit.
"Alors, playboy? On s'ennuie?"
C'était une voix féminine qui avait dit ça, celle de la jolie brune de tout à l'heure qui était venue s'asseoir à côté de moi.
"Non, plus maintenant que t'es là."
"Je t'ai jamais vu ici. C'est ta première fois?"
"La première ici seulement."
La discussion a continué dans ce sens un petit moment. Ensuite, on a finit sur un canapé à l'étage, un peu alcoolisés et prêts à s'amuser. Comme j'aimais cet endroit. C'était déjà comme un second chez moi.
La soirée... s'est pour le moins très bien finie. Pas chez moi, aucune poupée ne met les pieds chez moi. Et aucune d'entre elles ne me revoient le lendemain, ni ne passe une bonne nuit de sommeil. C'était ma signature. Mais elle était une exception, pas pour les cauchemars que je ne maîtrisais pas toujours, mais elle aurait la chance de me revoir plus d'une fois après ça.
L'endroit, baptisé l'Electric Chapel, m'avait terriblement plut. C'était l'endroit rêvé pour un croque-mitaine déchu comme moi. Je n'avais peut-être pas choisit mon monde mais cette fois, je pouvais choisir mon destin.
C'était peut-être ça ma fin heureuse....

☠ Electric Chapel : Nightclub & More ☠


Note de Jill: J'en étais sûre... Tu t'es tapé Crystal en entrant... Espèce de pervers.

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Dim 5 Mai 2013 - 21:22



« T'es ce qui se rapproche le plus d'un ami. »


♪ Don't hide yourself in regret ♫


Il m'arrive toujours des histoires impossibles depuis que je suis ici. Pour peu qu'on s'y intéresse, les humains peuvent être plus coriaces qu'il n'y parait.
J'étais donc encore dans un quartier plutôt insalubre, comme je les aime en vérité. J'arpentais les lieux qui, inconsciemment, me rappellaient HalloweenTown par leur aspect sombre et mortuaire. Des endroits qui grouillaient de monde mais paraissaient pourtant aussi agités qu'un enterrement parfois. Ce soir cependant, ce n'était pas le cas. Je me retrouvais une fois de plus dans l'un de mes établissements favoris où se mêlaient alcool, drogues, et jolies poupées. Installé confortablement sur un canapé, une cigarette entre les lèvres et un verre entre les doigts, j'observais le spectacles de femmes dépravées qui s'exhibaient devant des débauchés bien pire que moi. C'était assez triste en réalité, mais ça me faisait sourire. C'était un cauchemar pour elles. Une sorte de peur du regard d'autrui, de honte, de dégoût de soi. Tout ça se lisait dans leur regard. Certaines cachaient mieux leur jeu que d'autres. Mon attention se porta sur une jolie blonde qui ne parvenait pas à cacher cela. Elle ne souriait pas, bien que ses expressions soient encore très aguicheuses.
Je déviais bientôt les yeux vers une autre silhouette bien plus intéressante encore. Cependant, ce n'était pas celle d'une des poupées cette fois mais bien une carrure masculine. En réalité, c'est son visage qui m'intrigua. Tout d'abord parce qu'il avait les yeux rivés sur la blonde de tout à l'heure mais aussi parce que certaines marques rappellaient la forme d'un crâne de squelette. Je perdis mon sourire, écrasant rageusement mon cigare dans le cendrier posé sur la table devant moi. Il entreprit de sortir par la porte de derrière et je le suivis, voulant savoir à tout prix quel était son nom. Un visage si squelettique me faisait douter. Il pouvait s'agir de Jack....
A l'extérieur, entre deux bâtiments, j'aperçus le squelette en pleine discussion avec trois hommes. Je restais à l'écart un instant, trop loin pour pouvoir entendre leurs dires. Mais bien vite, les choses basculèrent et le squelette se retrouva encerclé par ses interlocuteurs. La situation dégénèrait et même si ça m'amusait énormément de voir un potentiel Jack en mauvaise position, c'était à moi et moi seul de m'occuper de ce misérable roi des crétins. J'avançais vers eux, confiant mais néanmoins exaspéré. Ses opposants n'apprécièrent pas et m'ordonnèrent immédiatement de dégager de là. Manque de chance pour eux, j'aime pas trop qu'on me donne des ordres, surtout concernant la mort prochaine d'un squelette. Ils continuèrent leur petit manège et entreprirent de frapper "Jack". Je ne pus laisser faire ça et mis un coup de pied aussi violent que bien placé à l'un d'eux. Il tomba aussitôt au sol, plié par la douleur. Un second lâcha le col du zombie et s'approcha de moi avec son accolyte. Mais ils ne purent m'approcher davantage. Le squelette en avait attrapé un qu'il avait envoyé dans le mur à sa gauche, la tête la première. Le troisième paniqua et aida ses amis à se relever avant de fuir comme un malpropre, proférant quelques insultes à l'égard du squelette et de moi-même.
Ce dernier semblait étonna. Il se montra tout de même reconnaissant, me gratifiant d'une poignée de main que je déclinais aussi vite.
"Attends avant de me remercier. C'est quoi ton nom, le squelette?"
"Ryan." répondit-il surprit "Et toi?"
"Appelle-moi Boogey."
Il trouva mon nom étrange mais ne s'attarda pas sur ce détail. Quand à moi, j'étais à la fois déçu et détendu qu'il ne soit pas mon vieil ennemi mais un parfait inconnu qui aimait le même genre de lieux que moi. Evidemment, il ne manqua pas de me demander pourquoi je l'avais spontanément aidé. Ce à quoi je répondis par un mensonge. Je lui avais dit être sortit et avoir tout simplement voulut aidé un homme dans le besoin. Sans doute habitué à accorder sa confiance très vite et à perdre des amis aussi vite qu'il les gagnait, il me fit le privilège de me considérer comme son ami et offra de me payer un verre une fois de retour à l'intérieur. Il eut à peine le temps de mettre un pied à l'intérieur tandis que je tenais la porte avant de s'effondrer par terre dans une mare de sang.
J'avais tout juste eu le temps d'entendre un sifflement de flingue puis plus rien à part des pneus qui crissent et s'éloignent dans la nuit. Je tirais son corps à l'intérieur, refermais la porte, et l'installais contre un mur pendant que quelques personnes blémissaient à la vue de son sang qui se répandait par terre. Quelqu'un attrapa un téléphone pour appeller les urgences mais je savais qu'il était déjà trop tard, lui aussi.

Note de Zeke: Jill, pourquoi tu m'as jamais parlé de lui?
Note de Jill à l'attention de Zeke: Plus tard, mon grand, je t'expliquerais...

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Dim 5 Mai 2013 - 21:23



« Espèce de Judas! »

♪ Judas is the demon I cling to ♫


Une voix féminine soupira son nom plus loin derrière moi. Je me retournais pour croiser à nouveaux les yeux de la poupée blonde. Elle était inquiète au possible et rejoignis rapidement Ryan qui gisait à moitié mort à mes pieds. Apparemment, ils se connaissaient. Malgré cela, elle ne put que le regarder partir en sanglotant. Quelque part, j'étais désolé pour elle et pour lui mais par ailleurs, je n'étais pas un grand sensible à la mort d'autrui. Je renonçais cependant à lui faire vivre un cauchemar durant ses dernières secondes en vie.
La foule alentour s'était dissipée, probablement habituée à ce genre d'incident. J'étais le seul à être resté, éveillant ainsi la curiosité de la jolie blonde.
"Toi, il a dit que tu étais son ami. Alors pourquoi... Qu'est-ce qui lui est arrivé?" me lança-t-elle à moitié énervée, à moitié désespérée
"Il s'est fait tirer dessus. Ryan avait quelques problèmes, non?"
"Non... Il s'agissait de mes problèmes en réalité."
"J'en sais rien. Je l'ai pris pour un autre. Je voulais le sauver pour le tuer moi-même."
J'avais envie d'être sincère avec elle mais elle ne sembla pas vraiment apprécier. Elle commança à me traiter de tous les noms, insinuant que j'étais un certain Judas pour avoir oser faire une telle chose. Je ne prêtais pas vraiment attention à ce qu'elle me hurlait au visage. Par contre, je sentis bien la claque qu'elle me mis, me laissant une trace de sang sur la joue. Elle n'avait pas encore fondue en larmes et elle luttait pour ne pas le montrer. Au fond, elle me faisait un peu pitié. J'avais de la peine pour elle, je savais trop bien ce que c'était que de perdre quelqu'un par sa faute....
Quelques jours plus tard, je retournai dans ce même établissement. Les secours étaient arrivés peu avant mon départ la dernière fois et avaient emmenés le corps déclaré comme étant déjà mort de Ryan ainsi que son amie qui avait tout fait pour pouvoir les accompagner à l'hôpital. En arrivant, je ne manquais pas de trouver la poupée blonde seule avec son désespoir à l'une des tables.
Je restais froid à son égard mais je ne pouvais pas m'empêcher de vouloir l'aider. Je lui proposais donc un verre pour discuter un peu et, malgré une réticence évidente, elle accepta. Au bar, je commençais la discussion en évoquant sa relation avec Ryan. Elle et lui étaient devenus amis par obligation. Ils avaient besoin l'un de l'autre pour survivre dans ce milieu pour le moins dangereux de New York. Elle semblait dépitée en l'évoquant, ce que je pouvais comprendre. J'étais moi-même passé par là peu de temps auparavant. Je voulais la mettre en confiance et voir comment je pouvais racheter une erreur qui n'était en réalité pas la mienne mais que je m'attribuais. En partie. Ce n'était pas dans mes habitudes de faire ça, mais ma nouvelle condition humaine avait tendance à me faire éprouver des choses que je n'aurais même pas imaginé quand j'étais encore un croque-mitaine.
"J'ai vécu ça moi aussi. Une... Une amie s'est suicidée il y a peu. C'est pas que je veuille te rendre encore plus mal mais... Disons juste que je sais ce que ça fait."
Ca m'avait coûté de dire ça. Enormément. Mais j'eus pour résultat un semblant de sourire venant de la poupée blonde. Elle me révéla son nom, Jill, mais précisa que tout le monde ici et ailleurs la connaissait sous le pseudonyme de Jewel. Je me présentais comme toujours sous le sobriquet de Boogey. Elle ne put s'empêcher d'en rire et je décidai donc de lui dire d'où venait ce surnom qui étonnait tant les humains.
"Tu as déjà fait des cauchemars?"
"Comme tout le monde. Pourquoi?"
"C'est moi qui crée ces rêves."
"Pardon?"
Je lui annonçai d'emblée que j'étais croque-mitaine auparavant, chose qu'elle ne crut d'abord pas. Puis, je lui expliquai en détail comment je faisais ça et la fixai un instant dans les yeux, assez longtemps pour qu'elle croit voir ses propres cauchemars autour d'elle. Encore un truc de boogeyman que j'avais gardé. Micro-sommeils sur demande, ça aide. Elle n'en revenait toujours pas alors j'entrepris de lui raconter mon histoire, HalloweenTown, Jack, Lock, Shock & Barrel, le Perce-Oreille, Sally.... Elle ne me laissa pas terminer et alla jusqu'à deviner la fin. Cette fois, c'est moi qui en fut surpris. Elle recommença à ne pas me croire et évoqua même un "film". Je ne savais pas vraiment de quoi il s'agissait mais elle continua son explication, en riant à moitié. Jill put même me montrer une image de moi qu'elle était allée cherché sur son portable.
Je n'y croyais pas. Ma vie n'était donc... qu'un film pour humain? C'était invraisemblable. Je poursuivais donc la discussion en parlant du banquet, mon arrivée ici, et même les gens que j'avais pu rencontrer. Elle restait incrédule mais commençait peu à peu à croire mes dires. Elle ne savait pas trop comment prendre la chose mais elle finit par me faire confiance et offrit même de m'aider si jamais j''en avais besoin. Ou envie.
Au départ, j'avais cru que c'était moi qui l'aiderais. Je m'étais lourdement trompé....

Note de Jill: Mon lapin, CA TU VAS ME LE PAYER! J'SUIS PAS UNE POUPEE BLONDE ENCULE!

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Jeu 16 Mai 2013 - 17:44



« T'as pas l'air très chanceux. »


♪ Does it make me bad? ♫


J'ai toujours eu de la chance.
En fait, j'en ai toujours parce que même quand j'en ai pas, je fais en sorte d'en avoir. T'as rien compris, c'est pas grave, c'est pas tes affaires. Ca faisait un moment que j'avais pas repensé à ma vengeance. J'étais un peu trop préoccupé par... des soucis personnels disons. Et avec le bar et le casino, j'avais pas autant de temps pour moi que ce que je croyais. Une chance que je ne dorme jamais. Ca a ses avantages d'être insomniaque. Encore faut-il tenir face à la fatigue. Un boost et c'est réglé, y'a des trucs pour ça. Seringues, rails, exta, vas-y, fais ton choix. Toutes façons j'ai qu'à demander au premier clampin que je vois au bar pour avoir ce que je veux. C'est quand même incroyable de voir la vitesse à laquelle on devient accro. Ca me ferait flipper si j'étais capable d'avoir peur. Paraît que c'est mortel. Au point où j'en suis, j'peux bien mourir une seconde fois....
Enfin la première avait été douloureuse.
Je ne me souviens pas avoir déjà eu aussi mal que ça. D'ailleurs, j'ai remarqué qu'aux endroits où j'avais des coutures avant, j'étais... vaguement plus sensible disons. Oui, je joues encore à me faire mal. Et alors? J'vais pas en mourir. Et dans le pire des cas, j'm'en fous complet. Comme je le disais, ce serait pas la première fois.
Tout comme la rouquine que j'ai aperçu dans la foule au bar.
J'étais persuadé de l'avoir déjà vu quelque part. Pas ici, surtout qu'elle n'avait pas du tout l'air habituée de ce genre d'endroit, mais elle me semblait familière. Et elle avait des jambes qui n'en finissaient pas. De bonnes raisons d'aller faire connaissance donc. Et je mourrais d'envie de savoir si je la connaissais ou si ce n'était qu'une impression. En plus, Jill en avait marre que je lui parles de mon insomnie.
Il s'est avéré que la rouquin avait... beaucoup de caractère. Ou alors elle me détestait tout simplement et adorait me contredire. Au fond, oui, elle m'énervait vraiment. Surtout quand elle osait me dire que j'avais tort de jouer avec le hasard vu mon manque de chance. Elle aurait mérité que je lui apprenne ce qu'était la triche mais je préférais jouer la carte de l'indulgence, passant très vite sur sa courtoisie discutable. La douceur incarnée, vraiment. Il faut dire que j'avais commencé à l'appeller poupée, Dollface, et Babydoll en réalisant qu'elle me rappelait Sally. Et j'étais certain qu'il s'agissait d'elle, même si je ne voyais pas ce qu'elle pouvait bien faire ici, encore moins dans ce monde, et humaine avec ça. Moi je la trouvais bien aussi avec ses coutures. Physiquement je parle. C'est vrai qu'elle avait un peu trop l'air d'une fragile petite poupée racommodée mais ça avait un certain charme. Pas comme cette rouquine qui n'avait d'une poupée que le visage.
De toutes façons, il s'est avéré qu'elle s'appelait Lorelay, pas Sally. Je m'étais encore trompé, comme elle ne manquait pas de me le dire à chaque fois que je faisais une erreur à son sujet. Elle m'intriguait quand même. Elle avait... je sais pas. Un truc, quelque chose qui m'agaçait mais j'avais envie de m'attacher quand même. C'est p'tet juste du masochisme, mais j'ai toujours cru que je préférais le rôle de bourreau à celui de victime. Quoiqu'il en soit, elle me dégoûtait autant qu'elle m'attirait. C'était pas comme les autres, j'avais pas envie de la draguer par jeu ou quoi que ce soit, mais j'avais quand même envie d'en savoir plus à son sujet. C'est sûrement juste de la curiosité. Et intérieurement, je pariais avec moi-même pour voir si je me trompais vraiment à chaque fois avec elle ou non.
Quoiqu'il en soit, j'ai finit par sous-entendre que je lui filerais un job à la chapelle si elle le souhaitait. Et contre toutes attentes, elle n'a pas refusé....
Après ça, Jill m'a embarqué loin de la rouquine pour régler des histoires, comme d'hab'. Elle est cool Jill, on dirait pas comme ça, mais elle est cool.

Note de Jill: Mais je sais que je suis cool, mon chou. ♥

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Jeu 16 Mai 2013 - 17:45



« Si elle est partie, c'est que t'en avais pas besoin. »


♪ Welcome to the masquerade... ♫


J'ai... de la pitié pour une humaine. C'est ridicule, pitoyable, risible. Je sais pas ce qui m'arrive, j'ai l'impression de devenir humain à mon tour. Je m'étais promis que ça n'arriverait pas, jamais. Mais tous ces sentiments, ces émotions, ce frisson quand j'ai crus la voir dans la foule....
Je suis sûr de ce que je dis. Je l'ai vu. Elle y était aussi à ce bal masqué. Ca ne pouvait pas être quelqu'un d'autre qu'elle, je l'aurais reconnu même en rêve. Même dans mes cauchemars. Même en étant aveugle j'aurais su que c'était elle rien qu'en posant une main sur sa taille.
Au lieu de ça, je suis tombé sur bien pire qu'elle. Déjà, faut croire que c'était ma soirée spéciale rouquines. Il a fallut que je croise Sally, enfin Lorelay mais j'suis pas dupe après toutes ces heures en sa compagnie, comme si je la voyais déjà pas assez dans mon bar. J'suis trop con de l'avoir embauchée.... Mais elle bosse bien, je dois lui reconnaître ça. C'est le visage de poupée, il paraît que ça plaît à certains mecs. Pas moi. Je les préfère blondes. Enfin bref, elle m'a pas reconnu. Je sais pas si je dois en être déçu ou ravi. Pas que je veuille qu'elle se souvienne de moi, mais j'aime bien croire que j'arrive à laisser un souvenir bon ou mauvais aux autres. En revanche, j'aurais vraiment été le dernier des abrutis si je n'avais pas tout de suite su qui elle était. La robe, l'attitude, la voix... tout. Limite elle était venue avec une pancarte autour du cou "Propriété de Skellington". Au moins ça m'a bien amusé environ... vingt minutes. Après, c'est un peu partit en vrille et il a fallut abréger la discussion. Quand je dis discussion... disons plutôt l'échange. Oui, c'était ça mon jeu de la soirée: pas un seul mot. C'est trop facile de reconnaître quelqu'un à la voix, même avec mon masque qui recouvrait intégralement mon visage. J'ai déjà été surpris de ne pas avoir été trahit par mes yeux. En même temps, c'est rare quand je regarde quelqu'un en face si c'est pas par envie de meurtre ou de flirt. Bref, j'ai pété un verre... Ouais, j'suis sérieux, ouais, j'ai pété un verre d'une main. Fallait que ce soit la gauche en plus. J'vais encore pas pouvoir peindre pendant une semaine... Oui, je peins, un problème? C'est ça, ta gueule.... Enfin bref, là c'est VRAIMENT partit en vrille puisqu'elle a commencé à me prendre la main. Déjà rien que ça, j'étais au bord de la crise cardiaque tellement j'm'y attendais pas. Quelle idiote... Au moins elle a vite capté après ça. Elle va se souvenir de moi, je lui ai fait un baisemain avant de me tirer. Héhé....
[Note à moi-même: arrêter de rire par écrit.]
Après la rouquine, j'ai encore eu droit à un véritable phénomène. Mais commençons par le commencement.
J'ai... légèrement... pété un câble.
J'en pouvais plus d'apercevoir Juliette partout... alors j'ai enlevé mon masque que j'ai explosé par terre - après le verre, c'était cool... - en gueulant que je la détestais et que j'en pouvais plus de ce qu'elle me faisait subir. J'en ai étonné plus d'un à la soirée et j'ai moi-même été étonné de l'efficacité avec laquelle on m'a mis dehors. J'm'en fous, j'avais plus rien à faire à cette fête stupide. J'ai donc finis dehors... tout seul... Mais pas pour longtemps.
J'étais assis sur les marches à l'entrée, dépité, la tête dans les mains, en me répétant que j'étais le plus stupide de tous les types du monde. Faux. J'étais le second plus stupide du monde en réalité. Je suis tombé sur... Nan, plutôt IL m'est tombé dessus. Il s'était fait jeter dehors aussi, sauf que lui, il avait trébucher dans les escaliers à la sortie et s'était gauffré sur moi. Apparemment, il m'avait vu virer mon masque et avait voulu faire pareil pour draguer une fille. Un type bien en gros. Après s'être relevés, il s'est présenté comme étant le Grand Méchant Loup. Naturellement, j'ai dit que j'étais le Grand Oogie Boogie. Boogey pour les potes. Zeke pour les amis. Il s'appellait donc Zeke et il était le Grand Méchant Loup qui terrifiait tant les mioches. Un type vraiment bien donc. On a vite sympathisé en fait. C'est bizarre d'ailleurs, je me fais pas souvent des connaissances comme ça....
Okay, c'est devenu mon meilleur ami.
Je saurais pas l'expliquer mais on s'est tout de suite très bien entendu. On a finit la soirée dans un bar irlandais. Je pensais même pas qu'il y en avait à New York... Mais il était cool, c'était fun. Et ON a mis l'ambiance, je tiens à le dire. Il sait jongler avec des bouteilles ce demeuré... une fois. Il a réussit une seule fois. Après, il a tout pété. Mais comme tout le monde était un peu pompette, ça a juste fait rire les gens présents. Plus tard, c'est partit en confessions de dépressifs. C'est comme ça que j'ai apprit qu'il avait pas eu de chance dans la vie lui non plus. Il venait du banquet déjà, ça nous faisait un point commun. Il avait été marié mais sa femme l'avait abandonné en lui laissant quatre gamins. Ca me rappelait un peu Lock, Shock & Barrel cette histoire. Forcément, je lui en ai parlé, de ça et de Jack , Sally, HalloweenTown, le Perce-Oreille. Toute l'histoire de ma vie en gros. Et après, évidemment, j'ai dévié sur Juliette, en cachant un peu la vérité.
Okay, j'ai mentit.
Il m'a dit que si elle était partie, c'est que j'en avais pas besoin. J'avais jamais vu la chose sous cet angle mais il avait pas tort pour un loup. J'avais peut-être pas autant besoin d'elle que ce que je croyais. Il était peut-être temps que je passe à autre chose, même si ça me paraissait impossible ou en tout cas horriblement difficile. Je pourrais jamais l'oublier mais peut-être qu'une autre qu'elle y arriverait.... Mais c'est pas pour tout de suite, j'tiens à profiter encore des jolies poupées que je croise. Héhé... Nan, on a dit qu'on arrêtait de rire à l'écrit.
J'en sais rien. C'est sûrement que des conneries tout ça. Pourquoi j'me ferais chier avec une autre gonzesse alors que mes poupées me suffisent largement? J'suis pas Jack. J'veux pas avoir une fille à mes pieds et en avoir limite rien à foutre. J'veux juste... je sais pas... quelqu'un? Mais pas quelqu'un comme Jill, ni comme Zeke, ni comme les filles que je drague sans en avoir rien à foutre. C'est même pas une question de besoin. J'ai pas besoin d'avoir des gens autour de moi. J'me débrouille très bien tout seul. C'est juste que... Juliette a laissé un vide en fait....

Note de Zeke: Ca c'est moi! :D
Note d'Aaron: A sa place, je t'aurais frappé...

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Lun 10 Juin 2013 - 23:50



« Pourquoi t'étais pas comme ça à HalloweenTown? »


♪ You may be a sinner but your innocence is mine ♫


J'ai pas mal changé depuis que je suis humain. L'ennui, c'est que justement, j'ai changé en mal. Je deviens plus humains de jour en jour. Et ça pour un croque-mitaine... c'est le pire des cauchemars. Au fond, c'était peut-être ça: un rêve. J'arrive ici en humain, on m'annonce que je viens d'un film, je ne me souviens pas de mon réveil à HalloweenTown... Tout s'explique. Mais Sally est là. Ainsi que des gens que je n'ai jamais vu. Et j'arrive à perdre connaissance plusieurs heures. Sans parler de mes capacités. Je ne peux plus rien faire. J'ai l'impression d'avoir été exclu de mon propre monde... Encore. C'était loin d'être une grande première. J'avais déjà perdu BugTown, puis HalloweenTown, maintenant les rêves.... Je n'ai ma place nulle part. J'suis seul, tout seul, et je me regarde mourir un peu plus chaque jour. Si je mourrais demain, qui s'en soucierait? Personne. Je n'ai même pas été fichu de retrouver Lock, Shock & Barrel. De toutes façons, je ne les ai pas revu depuis bien longtemps. Toutes façons on naît et on meurt seul. Je fais pas exception.
D'ailleurs, j'avais prévu ma soirée comme ça. Seul.
J'aurais pu appeller Jill, ou Zeke. On serait allés en boite ou au casino. On aurait fait des conneries, on aurait bu, j'aurais pris de l'exta, on aurait finit à moitié mort chez moi. Ca aurait été une Saint Valentin sympa. Au lieu de ça, Cupidon en personne semblait vouloir se venger de moi. Je ne me rappelais pourtant pas avoir un jour mis les pieds dans sa ville. Je m'en étais approché, c'est vrai, mais jamais je me serais laissé embarqué dans cet océan de rose et de guimauve. La lettre en revanche m'intriguait fortement. Et ça me rappelait vaguement cette invitation mystère qui m'avait conduit au bal masqué de Noël. Sauf que cette fois, une menace était sous-entendue en cas de refus de participation. Cela dit, un rendez-vous avec une inconnue à Central Park le soir de la Saint Valentin, ça donnait envie. Et je dois bien l'admettre, j'étais curieux de savoir sur qui j'étais tombé. J'espérais juste qu'il ne s'agirait pas de vieilles connaissances....
J'ai eu droit à mieux encore.
En arrivant, j'ai vu une silhouette familière et une chevelure rousse qui n'était pas sans me rappeler quelqu'un en particulier. Et j'avais raison d'avoir des doutes. Sa voix m'a confirmé que je ne rêvais pas. C'était bien Sally. Et sur son 31 avec ça. J'avoues, elle était vraiment belle... Pas qu'elle était moche d'habitude mais... ouais elle était jolie, voilà. En fait, j'ai commencé à remarquer plein de petits détails qui m'avaient échappé jusque là. Et que des trucs cons qui ont juste bien fait marrer Jill quand je lui ai raconté. Genre quand elle sourit, j'ai envie de sourire aussi. Ou qu'elle a un joli rire, comme sa voix. Des trucs débiles en somme. Moi ça me fait pas marrer, j'trouve ça con. Comme les kiwis jaunes... Sans déconner... Jaunes. Déjà que vert c'est vraiment bizarre mais alors... jaune. Moi ça m'épate. Autant que le fait qu'on en soit venu à parler de kiwis, de curry, de poulet, de sucette... C'était une soirée gastronomie, exactement.
L'ennui... c'est qu'après ça on a changé de sujet.
Bien sûr il a fallut que dans ma grande connerie, je mentionne Roméo & Juliette. Donc Sally a commencé à poser des questions auxquelles j'ai répondu... Je me demande encore pourquoi je l'ai pas envoyé bouler d'ailleurs. Quoiqu'il en soit, j'ait été sincère. Flou, mais sincère. C'est marrant, elle avait l'air surprise que je sois capable d'éprouver autre chose qu'une envie de meurtre ou de... vous savez très bien de quoi je parle. En même temps, moi aussi ça m'étonne que je puisse m'attacher à quelqu'un, surtout quelqu'un comme elle. Pas Juliette, je parle de Sally. Essayez de suivre quand même. Déjà que j'suis pas payé pour écrire ça....
Alors oui... Je commence à pas mal me relâcher, c'est vrai. Et niveau méchanceté, j'ai pas atteint mon cota ce mois-ci. Faut croire que je m'adoucis. Je sais pas vraiment quoi en penser parce que ça me fait pas mal concrètement... Mais j'ai quand même pas l'habitude de ça. On verra bien ce que ça donnera par la suite.
Enfin vu comment s'est déroulé la suite du rencard déjà....
C'est vrai, je lui ai dit que je ne la détestais pas. Je t'en foutrais des euphémismes moi! Je l'aime bien... Je crois... C'est ce que je lui ai dit en tout cas. Mais toutes façons elle est trop stupide pour comprendre. Déjà qu'elle voit pas que Skellington la balade depuis le début. D'ailleurs je me suis pas retenu de le dire que si je le chopais avant elle, il était mort.
Et après ça j'suis partit. Au fond, je serais bien resté plus longtemps, mais jai pas envie de m'attacher à elle, ni le contraire.

Note de Jill: Judas, si avec tout ça t'as toujours pas compris que ♥...
Note d'Aaron: Il va se la faire...

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Dim 30 Juin 2013 - 22:58



« Fais au moins un truc bien dans ta vie »

♪ I can't control myself! ♫


Death
Des merdes arrivents, des souvenirs reviennent, et moi j'essaye de rester le même. Mais j'en suis pas capable, je dois me rendre à l'évidence. Elle a pourri ma vie, ma mort, tout ce que j'avais construit en tant que Croque-Mitaine, elle me l'a pris. Je suis plus rien, je sais pas ce que je fais, je sais plus....
J'aurais tué n'importe qui pour peu qu'il m'ait regardé de travers avant ça. Maintenant... même le connard qui a buté Ryan et traumatisé Jill je pourrais pas le frapper. Je deviens quelqu'un que je connais pas, comme si devenir humain physiquement m'avait pas déjà suffit....
Parfois, je me demande qui je suis. Je ne me reconnais plus. Je peux encore dire que je suis Oogey Boogeyman, surnommé le Prince des Cauchemars, le Croque-Mitaine en personne! Mais aujourd'hui,  qu'est-ce que je peux encore me vanter d'être? Boogey, le type glauque qui possède un bar dans les bas-fonds de New York. J'ai pas envie d'être comme ça. J'ai plus envie....
Hier soir... Hier soir j'ai fait une monstrueuse connerie. Le problème? J'ai blessé quelqu'un et j'aurais pas dû. Et alors? Je me sens coupable de ça, et ça ne m'était encore jamais arrivé. Pas à ce point. Avec le recul, j'avais finit par me dire que Juliette n'était peut-être pas morte, ou alors pas à cause de moi. Mais là... Je sais ce que j'ai fait, et dit. C'est entièrement ma faute, et je regrette tout depuis le début.
Ca a commencé comme d'habitude. J'étais au bar, elle aussi. Je discutais avec Aaron -le barman - et il se faisait de plus en plus tard. J'ai repensé à la Saint Valentin, à Noël, à HalloweenTown, à tout depuis que j'étais arrivé ici. J'en avais marre de me laisser aller comme ça. J'étais encore un boogeyman, je savais ce pour quoi j'existais, et j'en avais assez de bafouer ma nature profonde. Je veux encore me venger de Skellington, pas juste être un humain avec des histoires malsaines. Ca me tue d'en être arrivé là juste pour ça. J'ai de la peine pour elle, et de la haine... mais pour moi.
Elle finissait son "service", si on peut dire ça avec ce job de merde que je lui ai filé, et moi... moi je me posais des questions. Je comprenais toujours pas pourquoi elle se mettait dans des états pareils pour quelqu'un d'autre qu'elle. Cet altruisme, ça me dépassait. Et elle ne semblait pas voir qu'elle passait à côté de beaucoup de choses pour une raison qui m'échappait complètement. Il ne tenait pas à elle autant, j'en étais persuadé.
Alors j'ai essayé de le lui faire comprendre. Encore.
J'ai sans doute choisit la pire des façons. Je l'avais mise au pied du mur, lui faisant croire que je le tuerais avant qu'elle ne le retrouve si elle... si elle ne couchait pas avec moi. Je savais déjà que c'était une erreur de lui proposer ça. Mais je ne pensais pas qu'elle accepterait, et dans le pire des cas, je ne pensais pas qu'elle tiendrait jusqu'au bout.
Je me suis encore bien trompé à son sujet.
Elle a dit oui. Elle m'a dit oui. Et j'ai pas pu dire non. J'ai pas pu lui dire non. Avec le temps, j'ai finit par m'attacher à elle. Je prétextais vouloir me servir d'elle contre Skellington mais je me mentais à moi-même. Je voulais juste qu'elle reste avec moi. L'ennui c'est que retenir quelqu'un de force ne change rien si ce quelqu'un vous déteste déjà plus que tout. Depuis la Saint Valentin, je ne parvenais pas à la sortir de mes pensées. Juliette me hantait mais elle... elle m'obsédait. J'en serais devenu fou, et comme je ne me l'avouais pas, je ne comprenais rien à rien. J'en avais parlé à Jill. Mais ses conseils ne m'avaient pas grandement aidé et je ne la croyais pas quand elle me parlait d'amour. C'est pas franchement un sentiment que j'ai l'habitude d'éprouver. Et sérieusement, je me voyais pas tomber amoureux. Encore moins d'elle.
Mais c'est sans doute à cause de ce sentiment que j'ai pas su m'arrêter à temps. Je l'ai perdu. Définitivement. Skellington a encore gagné, comme toujours. Mais ça, c'est la dernière de mes préoccupations. J'ai commis l'irréparable, j'ai fait la plus grosse erreur de ma vie, et pourtant, j'avais déjà essayé de la tuer lors d'un soir de Noël.
Mais au delà du meurtre, y'a la torture.
Je peux vous garantir que je préférerais encore mourir plutôt que vivre un jour de plus avec cette culpabilité. Mais je pense pas que le suicide soit vraiment une solution, d'autant plus que j'avais encore des chances de m'alléger de cette culpabilité si pesante. Il fallait juste que je... que je lui fasse des excuses. J'avais plus rien à perdre après tout. Ma dignité? Ca fait longtemps que j'en ai plus. Mon amour propre? Je suis même pas sûr d'en avoir eu un jour. Ma réputation? J'm'en fous, j'préfère encore passer pour un coupable que pour un connard. Je lui dois des excuses. Je le sais. Je le savais.
Au lieu de ça, je lui ai avoué une vérité que je croyais fausse.
Je l'aime. Jill avait raison. J'avais tort. Comme quoi j'ai pas toujours raison. Mais c'est pas réciproque, alors elle s'en fout probablement. Alors que des excuses, ça lui aurait peut-être évité de se sentir stupide d'avoir accepté un marché avec moi. Je regrette ce que je lui ai fait. Je regrette de lui avoir fait du mal à elle.
Elle?
C'était Sally....

Note d'Aaron: Ah, il se l'est faite. Pourquoi j'suis toujours le dernier au courant? Ca m'intéresse moi ces trucs. Même si franchement, mon pote, même moi j'aurais pas osé...

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Dim 30 Juin 2013 - 22:59



« Vous êtes une bonne personne »


♪ I am happy, I'm feeling glad ♫


Denial
J'ai l'impression... d'être mort.
C'est très marrant parce que j'avais pas ressenti ça depuis que je suis humain. Cette impression de vide intérieur. J'ai tout ce qu'un homme peut vouloir. Argent, pouvoir, femmes... L'ennui c'est que moi je n'en veux pas. Je me suis rendu compte que ça avait tendance à amplifier cette sensation de profond néant en moi. Je m'éloigne du bar depuis quelques temps. Jill l'a bien remarqué. Même à elle je ne lui parle presque plus. Il faut dire aussi que je n'ai plus rien à lui dire depuis la dernière fois. Je lui ai avoué tout ce qu'il s'était passé avec Sally. Il a bien fallut. Sinon elle aurait continué de me demander pourquoi j'ai passé la nuit assis par terre à enchaîner les clopes dans mon bureau. J'en ai profité pour écrire du coup. Ca fait un moment que je tiens ce journal d'ailleurs. Je sais pas franchement si c'est une bonne chose ou pas... Mais au moins ça me permet d'extérioriser tout un tas de choses. Et puis ça m'occupe aussi.
Enfin ça ne fait pas tout.
L'autre soir je suis sortit. Ce serait pas un exploit en soi si ça ne faisait pas un bout de temps que je n'avais pas mis les pieds hors du casino. Je sais plus trop ce que je fais. Ni où je vais. C'est comme ça que j'ai atterrit dans une fête foraine. Jusque là ça allait. Et comme j'aime assez les fêtes foraines, je n'avais pas à me plaindre. Ca me rappelle un peu mon casino à HalloweenTown. La journée c'est terne, vide, statique, la nuit c'est mouvementé, agité, et illuminé. L'envers du décor, derrière le masque, la face cachée de la Lune. Je m'égare. Encore. Ca m'arrive trop souvent ces temps-ci. Et pas seulement dans ma tête, physiquement aussi. Cette fois, je me perdais dans un dédale de couloirs éclairés à la lumière noire. Une maison hantée. C'était beaucoup dire pour quelques squelettes en plastique et autres zombies mal faits. Publicité mensongère. Encore un truc que j'adore dans les fêtes foraines. On vous vend des sensations, de la surprise, de la peur... Pour au final ne vous donner qu'un frisson qui ne vous fait même pas sursauter. Mensonges....
J'ai vite commencé à m'ennuyer tout seul là. Mais alors que je me croyais isolé, je tombais sur quelqu'un pour qui la publicité de ce lieu ne mentait pas. Il semblait complètement figé par sa propre terreur. Ridicule. Mais sans trop savoir pourquoi... Je lui ai offert mon aide. Je crois que quelque chose a changé chez moi depuis quelques temps. Je ne saurais pas vraiment dire quoi mais ça a sans doute à voir avec Sally.
Quoiqu'il en soit, j'ai finit par le traîner dehors en emportant avec moi un bras de zombie en plastique. Il s'est avéré qu'il était plutôt sympa. Dug, pas le zombie. Et plus étonnant encore, Dug était autrefois... un chien. Vraiment. Un clébard, appelez ça comme vous voulez mais c'en était un. Mais il n'avait pas l'air de venir du Monde Des Fêtes. Il cherchait son maître et Russel, un gamin apparemment. C'est peut-être parce qu'il m'a payé une barbe à papa, mais je lui ai juré que si jamais je retrouvais quelqu'un qu'il connaissait, je lui en ferait part. Je lui devais bien ça, il m'avait fait réaliser qu'être méchant était un choix, non un destin. J'avais bien réussit à l'aider. Alors peut-être que je pouvais faire de même avec d'autres personnes. Au lieu de les briser et de les laisser à l'abandon comme des vieux jouets cassés par un mioche capricieux....
En retour, bien que je ne lui ai rien demandé, il a promis qu'il m'aiderait à retrouver la dernière personne ici qui comptait plus ou moins à mes yeux. Vraiment, ce type était très étonnant. Il faisait confiance à n'importe qui pour peu qu'on lui ai montré la sortie d'une fausse maison hantée minable. Ca risquait de lui amener des ennuis un jour s'il ne faisait pas attention. Mais je me fais pas trop de souci pour lui. C'est Iron Man, il sait ce qu'il fait.
Sur ce, j'crois que j'ai vu le bat-signal....

Note de Zeke: Y'a vraiment que toi pour tomber sur Iron Man dans la rue...

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Dim 30 Juin 2013 - 23:00



« Judas, j’aurais une offre à vous proposer... »


♪ I'm worse at what I do best ♫


Anger
C'est pas juste...
C'est même salaud de voir à quel point certains sont avantagés par rapport à d'autres. Même en temps que tricheur je trouve ça déloyal. D'ailleurs je m'en veux assez d'avoir triché sur certaines choses. Pas que j'aime les combats à la loyale, loin de là. Mais je trouve que c'était presque trop facile. Et ça c'est bien dommage. J'suis du genre à aimer prendre mon temps... Alors quand on me prive de ça, j'avoue, ça me fait chier. Profond. Ca se fait pas, c'est mesquin et inutile.
Laissez-moi jouer, bordel!
Bon, cela dit, hier soir j'me suis pas emmerdé, ça c'est clair. Entre la blondinette et son marché plus qu'intéressant, le nouveau p'tit gars de la chapelle, et Chris qui a bien fait de se reteindre en blonde... Ouais, c'était une soirée très occupée. En bien... Je sais pas. Je dois avouer aussi que j'ai tellement bu que je me souviens pas vraiment de tout. A part d'avoir largement baratiné Crystal pour dire de pas me retrouvé seul un soir de plus. Je pensais que j'aurais un blocage à ce niveau après la soirée avec Sally. En fait non, pas du tout. C'est même une des dernières choses à me faire réagir. Comme après avoir quitté Juliette en fait.
J'dois me sentir vachement seul pour faire ça tous les soirs...
Salut, chérie. Ca te dit un coup d'un soir? C'est toujours très classe, ouais. Mais franchement, j'suis pas de ceux qui tombe amoureux. J'ai pas envie et vu ce que j'ai vu hier soir, je m'estime chanceux d'être seul. Le nouveau venu à la chapelle avait des vues sur la blondinette. C'est mignon. Sauf qu'elle était plutôt prise. Je saurais pas dire si elle était mariée, elle avait toujours ses gants. Mais, l'alcool aidant, elle s'était lâchée. J'pense pas qu'elle soit heureuse en ménage vu son comportement. Et à mon avis, Iago aurait été ravi de prendre la place du type dans le coeur d'Helga.
Et moi ça m'éclate de briser des couples heureux.
Aaron qui a dit ça. C'est pas faux en même temps. Jack est pas le seul gars dont j'ai un peu malmené le couple. Mais ça m'énerve de voir que les gens sont assez stupides pour s'attacher autant à d'autres personnes qu'eux-mêmes. On peut se fier à personne, c'est trop facile de mentir. C'est trop facile de tromper. Je serais jamais fidèle, calme, posé, ou amoureux. Parce que je peux pas donner ma vie pour quelqu'un. J'ai déjà trop de chance de pas encore être mort, comme j'aurais dû l'être.
Ca fait chier...
J'suis pas jaloux. Non, j'suis pas jaloux. Mais je comprends pas que certains aient ce que d'autres non pas. Le sort s'acharne des fois. nfin c'est l'impression que ça me donne quand je vois Jill. Ou Sally. Jill a jamais rien demandé à personne et pourtant l'autre con avec son bar merdique cherche toujours à lui attirer plus d'ennuis. Business is business, ouais. En attendant, moi j'me fais peut-être du fric sur le dos des gens, mais je les force à rien. Je gère de loin. Mes poupées font ce qu'elles veulent de leur corps et du reste. Mais si ça se passe à la chapelle, je tiens pas à avoir d'ennuis ni à ce qu'elles en est.
Oui, bon, ça va, j'suis mac si on veut.
J'appelle pas ça comme ça. Je fais partie du truc, mais je le contrôle pas. C'est pas ma vie. Ca l'a jamais été. Mais j'me sens plus proche de mes poupées préférés, qui se servent de leurs talents à profits plutôt plutôt que de la flicette d'hier et sa théorie sur le "contact" et je sais plus quelle autre merde encore. Elle peut penser ce qu'elle veut, mais moi je trouve ça inutile de s'attacher à quelqu'un si c'est pour le perdre un jour ou l'autre.
Les coups d'un soir c'est mieux...
Faut que je note le numéro de Chris quelque part. Quitte à m'énerver sur quelqu'un, autant que ce soit elle. C'est pas comme si elle était du genre à m'engueuler, déjà. Mais faudrait mieux pas que ça dégénère.
De toutes façons, j'ai trouvé un super moyen de me calmer les nerfs et de tranquilliser Jill. Après tout, j'ai plus aucun dossier chez les flics. J'suis libre comme l'air. Et si j'peux régler une injustice, autant que ce soit celle-là. J'en connais un qui a une dette à régler et je vais me faire une joie de m'en occuper. Ce sera pas le premier. Sûrement pas le dernier. Et de toutes façons, j'crois que j'ai plus d'âme. Alors qu'est-ce que je risque? Mourir encore? J'm'en fous. Et comme moi j'ai personne à perdre, j'ai pas peur.
J'ai jamais peur...

Note d'Aaron: Je continues de penser que t'es doué pour détruire des couples. Mais j'pensais pas que c'était pour des raisons pareilles...

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Dim 30 Juin 2013 - 23:00



« Pitié... »


♪ You're all by yourself but you're not alone ♫


Anger
"Parce que toi t'en as eu pour les gens que t'as tué, p'tet? Et les filles que t'as martyrisé?"
C'est hypocrite de ma part d'avoir dit ça, c'est vrai. Mais j'étais tellement énervé sur le coup que j'aurais pu p"ter mon cran d'arrêt. Ce type était une ordure, il ne manquerait à personne, bien au contraire. J'suis pas un héros, loin de là, et je me prétends pas en être un. Mais j'pense sincèrement que débarrasser la ville de ce salaud serait une bonne chose. Et moi, j'étais clean à présent. Les flics ont perdu leurs fichiers sur moi et la plupart d'entre eux ont pas les couilles de mettre les pieds à la chapelle. Et encore moins dans le vieil entrepôt dégueulasse, face à un concurrent de longue date ficelé sur une chaise. J'ai sortit le scotch, prévoyant déjà de lui en remettre pour l'empêcher de crier. Toutes façons, il sait rien dire d'autre à part "pitié" et "me faites pas de mal". J'crois qu'il avait pas encore saisit qui j'étais à ce moment-là... Il va vite comprendre.
"Tu te souviens de Jewel? La p'tite blonde que tu rêvais d'avoir dans ton bar à putes? T'as tué son pote... C'est pas cool ça."
"Je lui ai rien fait... Laissez-moi partir..."
Il va se pisser dessus bientôt. Pétochard... Encore un qui a jamais vu la peur en face...
"C'est pas ce que son cadavre m'a dit. Mais Jewel a de la chance. C'est moi le remplaçant de Ryan. Par contre toi, mon vieux, t'es pas franchement un veinard parce que j'suis pas du genre à avoir pitié des autres, encore moins des déchets humains comme toi."
Il crie à l'aide. Encore. Alors, réflexe, je le fais taire à coup de scotch. Tant pis s'il respire plus. Du moment qu'il reste en vie pour qu'on s'amuse un peu, ça me va.
La seule chose qui a changé entre mes méthodes de boogeyman et celles de Judas, c'est que j'ai une clope. Et un scalpel. Il faut savoir qu'à la chapelle, je me suis fait connaitre aussi pour mes talents de scarification. Pas les coutures bidons pour dire de se faire mal, Les trucs maîtrisés, un peu artistiques. Et pis j'dois bien admettre que c'est plaisant à faire sur mes poupées. Mais lui, il va pas avoir droit à la même chose. Ce sera plutôt du genre à toucher ses nerfs. De la torture, oui, on peut appeler ça comme ça. Moi je vois ça comme un jeu. Et c'est pas avec ma vie que je joues. Jamais...
Il flippe déjà, et je crois que sa vessie a lâché en même temps que ses pleurs. Je pensais qu'il tiendrait plus longtemps que ça, on va pas s'amuser très longtemps s'il encaisse aussi mal. Quand à moi, je suis plutôt d'humeur à sourire. Il faut bien avouer que c'était drôle comme situation. Pour un mec qui n'avait aucun scrupule à faire tuer des innocents, il admettait vraiment mal d'être face sa propre fin. Et croyez-moi, j'ai testé pour vous.
L'avantage avec la situation, c'est que je m'attarde tellement à couper son bras en cherchant le nerf que je pense à rien d'autre. Mais le rail pris plus tôt aide un peu aussi. Quoi qu'il en soit, l'accoudoir est déjà trempé de sang. J'aurais pu le laisser là, mourir tranquillement en devenant fou à cause du "ploc" répétitif des gouttes qui heurtent le sol mais non. J'ai pas encore pris mon pied.
Le temps de poser ma clope et d'en rallumer une autre, je m'aperçois qu'il marmonne derrière le scotch. Je crois qu'il prie ou quelque chose comme ça. C'est tellement adorable que j'en souris en soufflant ma fumée. Je devrais p'tet lui dire qu'ici on est pas dans une chapelle...
"Eh, je t'ai pas dit qui j'étais maintenant que j'y pense... D'habitude je garde ça pour la fin mais t'as pas l'air de pouvoir tenir longtemps..."
Il chiale encore. Pathétique. Et il regarde ses pieds. J'aime pas qu'on m'ignore. Alors j'attrape fermement sa mâchoire pour le forcer à lever les yeux. Tant pis s'il voit flou à force de pleurer comme une gamine qui a fait un cauchemar.
"T'as merdé avec l'Electric Chapel, vieux débris. Ca se pardonne pas ça. Pries tant que tu veux, mais ici, y'a personne à part moi."
Je finis par le lâcher, histoire de pousser sa chaise du pied. Mais je suis pas salaud, je la retiens en reprenant une bouffée de ma cigarette.
"Moi c'est Judas. Mais j'suis presque sûr que t'as déjà entendu parlé de moi."
Je lâche enfin et comme prévu, la chaise se ramasse par terre, avec lui dessus qui commence à trembloter et à s'agiter en espérant encore pouvoir partir. Je prends le temps de faire un tour autour de la chaise, dans un silence pesant et je m'arrête du côté de l'accoudoir qui touche le sol, ce même endroit où il pose sa tête en se forçant à fermer les yeux.
S'il y a bien une chose que je déteste, c'est les squelettes. C'est fragile et ça s'effondre comme un château de cartes si on fait pas attention. Le sien ne doit pas faire exception mais dans le doute, je donne un grand coup pour écraser son avant-bras dans un joli "crac" qui me confirme que son os s'est brisé.
"Ca fait mal, non?..." demandai-je avec un sourire en me penchant vers lui
Je finis par m'accroupir pour être à sa hauteur à peu près. Il sanglote, c'est nouveau. Mais ça me conforte dans l'idée que ça fait pas du bien de se casser le radius.
Comme son bras gauche est encore bien entaillé par le coup de scalpel, j'en profite pour écraser ma clope à même le nerf, en me demandant quel bras le fait le plus souffrir. Je me relève, histoire de m'allumer une nouvelle clope pour camoufler l'odeur de sa vessie qui a lâché et je ramasse la chaise pour la remettre debout.
Dommage, il commence déjà à tourner de l'oeil. Faudrait pas qu'il s'endorme déjà... Quoique... Je le laisse finalement faire en songeant déjà au réveil douloureux qu'il va avoir. Jusque là, j'ai encore trouvé personne sur qui les cauchemars ne marchaient pas. Personne devrait avoir à dormir à côté de moi, c'est toujours un Enfer. Et il ne fait pas exception, c'est bien... Il vient à peine de perdre connaissance qu'il se crispe déjà en marmonnant terrifié. Et pourtant, je suis juste en train d'entailler ses commissures des lèvres après avoir retiré le scotch. Mais ça suffit pour aujourd'hui la sieste. Je le réveille donc en plantant le couteau à cran d'arrêt dans son bras aux os en miettes et automatiquement, il revient à lui avant de hurler, déchirant ainsi ses joues.
J'peux pas m'en empêcher, je lâche un rire.
C'est triste mais j'ai pas tout mon temps moi. Et j'en ai assez perdu comme ça avec lui. Je sors donc le gericane d'essence pour presque le noyer avec. Il crie à l'aide une dernière fois et joues encore la carte de la pitié. Mais ça marche pas avec moi. Ca a jamais marché, ça marchera jamais. Alors je continues de vider l'essence avant de ramasser mon joyeux bordel et surtout mes clopes.
"Tu vois... Je crois que dans tout ça, c'est l'essence qui m'a coûté le plus cher. Tu passeras le bonjour à Ryan de ma part."
Je craque une allumette et lui balance dessus. C'est finit pour ce soir...

Note de Jill: Mais pourquoi t'as fait ça?...
Note d'Aaron: J'pensais pas que tu t'abaisserais à son niveau...

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Dim 30 Juin 2013 - 23:01



« Moi c'est Jessie. »


♪ Hollywood let me see you shake it up! ♫


Bargaining
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Dim 30 Juin 2013 - 23:01



« Mais c'est ta faute! Sauf que tu peux rien y changer. »


♪ I walk with shadows ♫


Depression
Les remords, ça vous tue un homme. Et n'était plus un croque-mitaine, je vous laisse imaginer à quel point mes récentes conneries me pourrissent la vie. Si je pouvais dormir, je crois que ça m'en empêcherait. Alors je traine au bar... Beaucoup... Trop.... Même Aaron me l'a dit, et ça c'est le signe que ça ne va plus. J'vois même pas le temps passer. C'est comme... une boucle. Un cercle vicieux. Je déprime alors j'oublies et je reviens à la réalité alors je déprime de nouveau, et caetera.
C'est l'Enfer.
J'en suis arrivé au point où j'ai l'impression que les gens se ressemblent tous. C'est comme s'ils avaient tous le même masque. Je sais qu'ils sont différent mais je vois aucune différence. Et c'est comme ça pour tout. Le bar, les rues, la ville... Tout est pareil. Identique en tout point et sans le moindre intérêt.
C'est un cauchemar.
J'arrive pas à me réveiller. J'suis piégé dans un monde qui était mon royaume avant. Ca peut pas être un rêve mais ça peut pas non plus être la réalité. J'suis pas comme ça en vrai, ni dans les cauchemars. Et dans les miens... Moi j'en ai pas! Je ne rêve pas! Je ne dors pas! Je dors... pas.... J'peux pas. Normalement je ne peux pas. C'est ça d'être boogeyman, on ne rêve pas, on détruit les rêves des autres parce que nous on n'en a pas. C'est une... sorte de... vengeance.
J'suis pas jaloux...
J'suis pas jaloux. J'ai pas envie de rêver si c'est pour faire des cauchemars. Surtout pas des cauchemars comme ça. Et ça va pas tarder à me rendre fou. Et c'est pas Jill qui va m'aider. Je l'évite en plus, donc même si elle voulait, elle pourrait pas. Je lui ai quand même dit que j'avais l'impression d'avoir fait une connerie et que ça me rongeait. J'ai le sentiment que tout est à cause de moi.
"Mais c'est ta faute! Sauf que tu peux rien y changer..."
C'est tout ce qu'elle m'a répondu. Elle a raison. On peut rien y changer. C'est le passé. Elle me répète tout le temps que je vis trop dans le passé. Mais elle ne sait pas ce que ça fait de sortir brutalement d'un monde. Même si je le détestait, ça me manque de plus avoir de contrôle sur rien. J'en viens même à fatiguer. Et c'est toutes ces histoires qui me fatiguent. Ca me ronge pas seulement moralement. Et déjà que j'suis pas un exemple à suivre de ce côté...
En même temps, c'est pas mon corps, c'est pas chez moi, et j'ai l'impression que c'est plus ma vie depuis que je me sens coupable pour ce que j'ai fait à Sally. Toute mon existence s'échappe. Encore. J'ai ma place nulle-part, c'est tout. J'aime personne, personne ne m'aime, et aussi con que ça puisse paraître, je sais pas ce qui est le pire des deux. La seule personne ici qui me donnait l'impression de valoir quelque chose, c'était Juliette...
Je m'en veux pour Sally mais je ne me fais pas d'illusions. Je pourrais pas réparer mes erreurs avec elle. Alors que Juliette... Je savais qu'elle voudrait encore de moi. Et sans doute qu'à moi aussi elle me manque pour que je repense à elle. Elle me plaisait, c'est vrai, sinon je serais partit le jour où elle m'a renversé son café dessus. Tout le monde fait des erreurs on dirait. La mienne a juste été énorme. Mais c'était Juliette. Ma Juliette. La seule femme pour qui j'ai jamais ressentit ça. Sally c'est... différent. Juliette m'est tombée dessus par hasard et j'ai été le premier à tricher avec cette chance. Je lui ai jamais dit que je l'aimais et jusque là, j'étais même pas sûr de le penser. Mais en fait, peut-être que si. Peut-être que moi, je fais du mal à tout le monde sans le vouloir. Je pensais pas qu'on pouvait souffrir autant que ses propres victimes. Mais en fait si.
J'aurais pas dû l'abandonner. J'aurais pas dû....

Note de Jill: Mon bichon, je sais pas où t'es partit encore mais tu vas revenir fissa à la chapelle parce que rien qu'en voyant ce que t'écris là, je sais que t'y crois pas. Merde, Judas! J'en ai marre de devoir limite te rappeler de respirer pour t'épargner le suicide!


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Dim 30 Juin 2013 - 23:02



« Je savais que tu reviendrais! »


♪ You know how I feel ♫


Depression
Juliette.
Il avait fallu que j'y repense. A elle, à Londres, au potentiel bien que ça me ferait de changer d'air et peut-être de me racheter aux yeux de quelqu'un. Ou de lui faire encore plus de mal pour me sentir à nouveau comme le croque-mitaine que j'étais. Je ne savais plus vraiment ce que je voulais. J'ai l'impression de fonctionner par vagues à force. Je tombe pour mieux me relever. Ou peut-être que c'est l'inverse. Je sais plus vraiment où j'en suis. Je sais pas ce que je suis, ce que je deviens, ce que j'ai envie d'être et de devenir. Je sais juste que je m'en veux. Et même ça, je suis pas sûr de savoir pourquoi. J'arrive pas à savoir si je culpabilise de ne plus être à ma place ou de ne justement pas arriver à en changer.
C'est comme ça que j'en suis venu à changer la fin de Roméo et Juliette.
J'ai laissé le bar, le casino, New York, et je suis repartit à Londres. Je savais pas pour combien de temps... ni pourquoi en fait. Je savais juste que j'avais besoin de revenir à la case départ. Ca me donnait l'illusion de pouvoir recommencer et d'éviter certaines erreurs avec un peu de chance.
J'ai quand même fait l'erreur d'aller chez elle dès mon arrivée. Je ne savais pas si elle habitait encore ici, je ne savais même pas si elle était encore en vie, mais allez savoir pourquoi, j'y suis allé.
Après, ça s'est pas du tout passé comme prévu.
Je voulais juste m'excuser, être certain qu'elle n'était pas morte par ma faute, et arrêter de me conduire comme un salaud. Mais ça c'était dans mes rêves. En fait, elle a ouvert la porte, m'a reconnu, à hésiter à me gifler, et finalement... finalement elle s'est réveillée le lendemain et j'étais pas partit cette fois.
Passons sur les détails.
J'avais vraiment l'impression de recommencer sauf que j'avais évité ce que j'avais longtemps regretté. Et par la même occasion, je donnais enfin sa chance à Juliette. Avec le temps, j'avais finit par m'habituer à elle et à tout ce qui la caractérisait. On ne s'ennuyait pas au moins, elle trouvait toujours des idées folles, elle n'en manquait jamais. Moi je suivais, pour lui faire plaisir, c'est vrai. Mais il faut dire aussi que je ne comprenais pas toujours les humains alors je me laissais embarqué sans résistance et je me faisais mon propre avis après coup. Je crois que Juliette tient vraiment à moi. Elle ne me lâche jamais. Pour une fois, je peux vraiment dire que je ne suis pas seul. C'est vrai, elle a son caractère. Et il arrive qu'on s'engueule. Mais ça se règle sur l'oreiller assez vite alors je ne vois pas vraiment où est le problème. Elle est jalouse aussi, mais après l'avoir abandonnée une première fois, je peux le comprendre. Ca la rend un peu possessive du coup. Mais au moins c'est original d'avoir des menottes au poignet.
Oui, des menottes, oui....
Je sais pas où elle est allé chercher cette idée, mais elle est convaincue que je ne pense pas assez à elle. Elle a pas tort, j'ai d'autres préoccupations, comme toujours, mais j'aime pas les bracelets et tous les trucs que je peux avoir sur les poignets en fait. Je sais pas vraiment d'où ça vient d'ailleurs. Quoiqu'il en soit, j'aime pas ce "cadeau", mais ça la fait marrer alors je la laisse faire. Ca va pas me tuer après tout.
En revanche, y'a pas mal de trucs qui pourraient me tuer.
C'est pas nouveau, elle adore les jeux dangereux. Mais la roulette russe, c'est encore trop gentil apparemment. Je passe encore sur les détails, mais j'ai finit avec le bras qui pissait le sang. Et des bandages. Avec des coeurs. Et son nom. Elle est possessive, c'est rien, je le suis aussi après tout. Pis c'est mignon. Ca fait mal le feutre même par dessus les bandages mais franchement, j'ai connu pire. J'ai fait pire.
Et y'a des trucs pour oublier la douleur.
Non, j'ai pas arrêter les seringues. C'est p'tet le seul truc qui me fait encore tenir contre la fatigue en plus. J'ai toujours pas envie de dormir. Je veux vraiment pas. Surtout que j'ai pas envie de me réveiller menotté au lit cette fois. La possessivité, je veux bien, mais j'suis pas un meuble. D'ailleurs, je tiens à dire que j'ai gardé ma liberté. Juliette me retient souvent mais je sors quand elle dort. Elle le sait pas toujours par contre. Je considère pas ça comme du mensonge. Elle a pas besoin de savoir que je fais un aller retour dehors quand même. Ca va pas la tuer en plus.
Et pis même si ça la tue, ce sera pas ma faute cette fois....


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Dim 30 Juin 2013 - 23:03



« Il serait dommage de ne pas nous en faire profiter plus longtemps. »


♪ Something tells me everybody hates me ♫


Acceptance
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Dim 30 Juin 2013 - 23:04



« Retrouvailles »


♪ You can get addicted to a certain kind of sadness... ♫


And finally, you realize you lost the one you loved... Forever
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Dim 30 Juin 2013 - 23:05



« J'ai pas envie de me retrouver toute seule... S'il te plait... »


♪ I need you like a heart needs to beat, but it's nothing new... ♫


Après l'amour, je crois que le pire sentiment chez moi, c'est le regret. Et le pire, c'est que les deux se mélangent à merveille. J'avais cru aimer Juliette et maintenant je le regrette. J'avais cru aimer Sally et je regrettais amèrement ça. Les raisons de mes regrets différaient. Juliette s'était foutu de moi. Je lui pardonnerais jamais ça. Mais Sally... C'est moi qui m'étais moqué d'elle et je m'en voulais plus que tout. Je souhaitais juste lui faire mes excuses, en espérant qu'elle les accepte. Je m'attendais pas vraiment à ce que ma parole vale quoi que ce soit à ses yeux.
Je vaux rien, c'est tout....
J'essaye. J'essaye vraiment. Je tiens à me racheter une parole et à ce qu'on puisse me faire confiance. Mais c'est pas possible. Je comprends que ça ait pas marché avec Juliette. Je lui faisais pas confiance et ça c'est parce qu'elle me faisait pas confiance non plus. Pourquoi? Je l'ai jeté comme une merde. Je fais que ça. Je me sers des gens. J'me suis servit de Sally en pensant juste à ma vengeance. Merde... J'voulais pas lui faire de mal... pas comme ça....
J'suis un râté, j'foire tout ce que je fais. Et malgré ça, je voulais juste une chose: lui demander pardon. Quelle connerie... Comme si ça l'intéressait de savoir que j'étais désolé d'avoir ruiné sa vie à la seconde même où je l'avais laissé rester à la chapelle. Qu'est-ce qui va pas avec moi? Pourquoi faut que je rate tout ce que je fais? Faut toujours que je perde. Et après on s'étonne que je triche.
Mais cette fois j'étais sincère. Je disais uniquement la vérité à Sally. J'allais le dire en tout cas. Mais Juliette a débarqué et comme souvent, on a finit par s'engueuler. Ca a dégénéré quand elle m'a collé une baffe et que j'ai décidé que tout ça, c'était finit. J'suis pas son jouet et j'ai pas du tout envie qu'elle me croit à elle.
A ce moment là, j'ai eu qu'une peur: que Sally soit partie. Elle aurait pu. Ca m'aurait tué. Mais non... Je l'ai retrouvée plus loin, toute seule. J'ai finit par lui faire mes excuses qu'elle a accepté à ma grande surprise.
Je sais pas vraiment ce qu'il s'est passé dans ma tête après ça....
J'me suis sentit mal pour elle. Je l'étais toujours en tout cas. Je pensais que ma culpabilité s'évaporerait avec mes excuses mais pas du tout. Et en la voyant toute seule... la nuit... dans cet état... J'ai pas pu m'empêcher d'imaginer le pire. Elle a un visage de poupée cette fille... Et ça, ça craint autant que ça me plaît.
[Jill si tu lis ça un jour, je n'ai jamais écrit ceci en le pensant sérieusement, biatch.]
Je lui ai proposé mon aide. J'ai insisté. Et on a finit dans un taxi. Chose que je n'avais pas prévu. En fait, je ne prévoyais rien de précis. J'avais dans l'idée de rester avec elle pour lui éviter des ennuis mais tout le reste était totalement improvisé.
Je crois que c'est la première fois de ma vie que j'étais à ce point en manque de conversation. La première fois depuis la Saint Valentin du moins. C'est déjà bien qu'on ai pas finit par parler de bouffe...
Nan...
Au lieu de ça, je l'ai sentit poser sa tête sur moi. Et me dire merci pour mon sweat. Avec toutes les femmes que j'ai fréquenté, ça ne devrait pas être plus choquant que ça... Mais ça m'a vraiment... fait... bizarre. J'ai pas vraiment l'habitude de ça. Alors j'ai rien dit, j'ai pas bougé, et j'ai essayé d'avoir l'air normal. Autant que possible. C'est stupide mais plus je suis près d'elle et plus j'ai envie de l'être. Sauf que je ne peux pas, je le sais pourtant mais je peux pas m'empêcher de rêver. Et surtout de voir venir le pire. Rêve, cauchemar, c'est tellement proche. Et on peut très vite basculer de l'un à l'autre. Alors pour chaque belle illusion que je me fais, j'ai l'envers du décor qui me revient en mémoire.
J'ai arrêté de rêver depuis longtemps. Ca me fait faire des cauchemars...
Et pour cette raison, j'évite de m'attacher aux gens. A quoi bon? Je finis toujours loin de là où j'étais. Rejeté. Exclu. J'ai pas envie d'imposer ça à quelqu'un en plus. Encore moins à quelqu'un à qui je tiens autant. Surtout pas à Sally. Et justement, parce que c'est Sally et parce qu'elle est elle, je peux pas lui refuser quoi que ce soit même si ça lui épargnerait sans doute tous les problèmes que j'amène aux gens qui traînent avec moi. Alors quand elle m'a demandé de rester... J'ai pas pu lui dire non. Et au fond, je crois que je pourrais jamais. Sans parler de sa tête sur mon épaule qui me manquait déjà. Et les sensations de manque, croyez-moi, je connais.
C'est sans doute pour ça qu'après j'ai pas pu lui lâcher la main....


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Dim 30 Juin 2013 - 23:05



« Me laisse plus... Plus jamais... »


♪ I always wanted to be your first anything... ♫


Je fais un peu trop de promesses que je tiens pas. C'est vrai. Et je mens trop bien aussi. Je comprends qu'après tout ça ce soit difficile de me faire confiance. Pourtant, Sally l'a fait, elle. Je lui ai promis que je resterais... après être partit, c'est vrai. Je me demande encore pourquoi. Il y a peu de temps de cela, j'aurais tué pour être avec elle. Maintenant, j'ai l'impression d'être de retour à la case départ. Comme à la Saint Valentin en fait. J'ai envie de rester... mais j'ai du mal à le faire.
J'suis vraiment qu'un abruti...
[En parlant de ça... Jill, Zeke, Aaron... Si je revois vos putains d'écritures ici, je vous tue tous jusqu'au dernier.]
Je retombe facilement dans mes mauvaises habitudes en fait. Dès que ça devient trop sérieux, je pars. Déjà en reparlant du bar je savais que je faisais une connerie. Mais... c'est vrai... Je sais pas pourquoi je fais ça... Pourquoi je la fais pleurer... Ou pourquoi je l'ai embrassé... Pourquoi je l'aime...
Ou pas.
Je crois que je mens tellement que même moi je ne sais plus quand je mens ou pas. Sur le moment, j'avais pas d'autres explications. Et je voulais la rassurer alors j'ai dit ça. Sur le coup, ça me paraissait sincère. En fait, ça l'était peut-être pas tant que ça. Si je l'aimais, je lui ferais pas autant de mal, si? Quand on aime quelqu'un, on le laisse libre et c'est par amour qu'il revient mais surtout, on le protège. C'est Jill qui m'a dit ça. Moi j'essaye, mais j'y arrive pas. Je comprends pas. Je sais pas. J'ai jamais su. J'ai jamais été amoureux. Je sais pas ce qu'on est supposé faire, encore moins ce que je dois faire.
J'ai passé... Ma vie toute entière... A chercher à récupérer BugTown, ma réputation, ma vie d'avant... Et là j'abandonne tout pour cette poupée. Enfin c'est plus vraiment une poupée.
C'est ma poupée.
Et je crois que je l'aime ma poupée. Mais ça... J'arrive pas à en être sûr. Surtout que si c'est le cas, ça fait facilement depuis la Saint-Valentin que c'est comme ça. Donc ça commence à faire quelques temps déjà. Je dois vraiment être aveugle pour rien avoir vu avant... Et pourtant, Jill a tout essayé pour que je comprenne. Je m'en rends compte que maintenant mais elle avait raison depuis le début. Et ça me fait mal de l'admettre. Elle au moins, elle le savait.
... POURQUOI ELLE ME L'A PAS DIT CLAIREMENT?!
Sale blonde... J'suis vraiment pas aidé avec des amis pareils... Elle me l'aurait dit, j'aurais... j'aurais... J'aurais pété un câble et je l'aurais pas écouté. Elle me connaît trop. Alors j'envisage déjà le choc que ça va lui faire quand je vais lui raconter ce qui s'est passé avec "une rousse".
J'arrive encore pas à y croire. C'est stupide. Et ce qui me choque le plus, bizarrement, c'est qu'elle a pas fait le moindre petit cauchemar de rien du tout. Que dalle. Alors que j'étais avec elle.(Oui parce que je l'avais dans les bras quand elle dormait...) Mais il s'est absolument rien passé. Du coup, je suis resté jusqu'à ce quelle se réveille, juste pour voir. Pour quoi d'autre sinon? Elle dormait. J'suis pas collant à ce point quand même. Et elle a pas besoin de moi quand elle dort...
C'est tout.
Non, ce n'est pas tout. Ce serait trop facile de dire qu'on a finit ensemble, genre fin heureuse à laquelle il ne manque qu'un mariage et des morveux. C'est pas une fin pour moi, c'est un début. Croyez-moi, les fins, j'en sais quelque chose. Ca, c'est le commencement. Et justement, j'attends d'en voir la fin. Je suis assez crétin pour croire qu'il n'y en aura pas. Pas tout de suite. Mais... si jamais y'en a une, j'espère que j'aurais eu le temps de lui dire tout ce que j'ai à lui dire. J'en ai marre d'avoir des regrets. Mourir une fois, ça m'a suffit. Je me suis rendu compte que j'avais foiré pas mal de choses. Mais changer de monde... retrouver Sally... faire évoluer les choses comme ça... Je me suis aperçut qu'on peut choisir notre destin. La chance, ça fait pas tout. La triche, si. En tout cas, la triche telle que je la vois. C'est plus une façon de... faire jouer le hasard en sa faveur. J'ai triché pour avoir Sally, c'est vrai. J'ai... plus ou moins... viré Skellington. Mais ce qui compte, c'est le résultat. Et les choix que j'ai fait. On a tous droit à une seconde chance, j'ai finit par le comprendre à force. J'ai fait des erreurs, je peux pas le nier. Beaucoup trop d'ailleurs. Et surtout trop qui concernaient Sally. Je suis doué pour être méchant, mais c'est pas ce que je veux. C'est plus ce que je veux.
En fait, c'est elle que je veux...


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Dim 30 Juin 2013 - 23:06



« BOOLLY! J'veux l'appeller Boolly! »


♪ How am I so lucky I found you? ♫


J'suis un crétin...
Je le dis pas souvent, mais Jill a raison. Ce coup-là, c'était encore une ENORME connerie. Mais je sais pas... J'ai encore l'impression d'avoir quelque chose à me faire pardonner vis à vis de Sally. D'ailleurs c'est vrai, j'ai toujours quelque chose qui me hante avec un sentiment de culpabilité.
Mais acheter un chien n'était pas une solution.
J'aurais pu faire des tas de choses. Ou lui faire n'importe quel autre cadeau de... de... de sans raison, c'était pour dire de marquer le coup. Mais un sac à puces... De tous les trucs fous et inutiles que j'aurais pu lui refiler, ça c'est p'tet le pire.
Cela dit, elle a eu l'air plutôt ravie... Même s'il est assez débile pour se prendre un mur. Et le rat a donc été rebaptisé Boolly. Je trouve ça un peu perturbant, ça ressemble trop à mon nom en fait... Et c'est ridicule. JE suis le seul Oogie Boogie et ce bichon n'est qu'une immonde petite boule de poils. En même temps... Je l'ai acheté en partie parce qu'il avait une bouille sympa. Et comme on avait parlé de chien dans l'avion en rentrant de Londres, je trouvais ça bien comme idée.
Je m'emporte un peu trop vite. Ca faisait même pas deux jours qu'elle et moi... on était... ensemble, disons... Et ça me fait toujours aussi bizarre de l'admettre. Quelques mois plus tôt, j'osais à peine lui parler sans essayer de lui retourner le cerveau concernant Jack. Après quoi, il y avait eu l'épisode du bureau, les regrets qui l'ont suivit, et évidemment Juliette. Si avant tout ça je me voyais mal vivre avec Sally, aujourd'hui c'est complètement l'inverse. Ca me fait un peu peur, en un sens.
Non, pas peur...
Mais c'est étonnant. Je pensais pas pouvoir m'attacher à quelqu'un comme je le fais avec elle. Bien sûr, j'y avais déjà pensé, et bien avant d'arriver dans ce monde à dire vrai. Je crois que personne n'est au courant mais à HalloweenTown... Quand je l'avais vu... Je sais pas. Je m'attendais tellement à une autre horreur ressemblant à Finkelstein et ça c'était... inattendu? J'en sais rien. En tout cas ça m'a surpris. Beaucoup. Encore plus quand les Oogie's Boys m'ont rapporté qu'elle avait des vues sur Jack. J'aurais dû en être ravi à ce moment mais non. J'avais juste pensé au fait que quoique je fasse, je rivaliserais jamais avec Jack dans son coeur. Je pouvais essayer, mais ça finirais comme toujours: en défaite. Alors je me suis pas accroché. J'ai lâché l'affaire et je me suis focalisé sur BugTown, ma vengeance, et les cauchemars. Mes rêves, j'en ai jamais rien eu à foutre. Je vis dans les cauchemars, c'est ça ma destinée. Si j'en file aux autres, c'est aussi parce que moi je connais que ça. C'est pas juste. Je devrais pas être le seul à souffrir de ça. J'ai pas demandé à être boogeyman. Je suis né comme ça, j'ai été fait pour ça. Né pour perdre, tu parles d'une vie...
Est-ce que je rêve?
Tout ça, ça me semble même plus réel à force. Je me revois clairement maudire Skellington à HalloweenTown et martyriser Sally sans trop savoir pourquoi. Là, c'est comme si tout s'était inversé. Et je reconnais plus rien. Je ne rêve pas, parce que je suis à l'origine des cauchemars. Alors si ma vie n'est plus un cauchemar, si je ne suis pas là pour en refiler aux autres, est-ce que tout ça ne devrait pas être un rêve? Mais pas le mien, je ne peux pas rêver. Je me souviens m'être réveillé dans ce corps. Mais je ne sais pas comment j'ai atterrit là. Alors ça pourrait très bien être un rêve, juste la suite de ce qui m'est arrivé précédemment. Avec la solitude, l'obscurité, et le silence...
J'espère sincèrement que je ne me réveillerais pas. En temps normal, je tuerais pour me réveiller et ne pas dormir. Mais sincèrement, entre cette ce rêve illusoire et ma réalité cauchemardesque, j'aime encore mieux vivre dans le faux. Le mensonge, ça me connait et parfois, il vaut sans doute mieux cacher la vérité si ça permet d'enjoliver les choses. Alors, si demain je me réveillais sans elle entre mes bras, seul, et sans doute de nouveau dans les Hinterlands... Je crois que ça marquerait le début de la fin pour moi.
J'irais pas jusqu'à dire que je pourrais pas vivre sans elle parce que ce serait faux et surfait. Mais ça ne veut pas dire que j'en serais heureux qu'elle sorte de ma vie du jour au lendemain. Au contraire, ça me ferait mal je crois. On peut pas franchement dire que je suis bien entouré dans le Monde des Fêtes en plus. En tout cas, plus depuis que j'ai perdu de vue les mioches. Alors qu'ici, j'ai non seulement Sally mais Jill, Zeke, Aaron... J'ai pas l'habitude de ça. J'ai pas l'habitude d'avoir quoi que ce soit, encore moins d'avoir à ce point peur de perdre quelque chose qui me semble...important.
C'est p'tet pour ça que je lui ai offert un bichon. J'ai peur de la perdre parce que pour moi c'est impensable de l'avoir gagnée. Et si tout ça devait finir, je sais que je préférerais encore ne jamais avoir vécu tout ça. Ca me ferait moins de mal de revenir à HalloweenTown si j'avais pas vécu tout ça. Ou rêvé, j'en sais rien...


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Dim 30 Juin 2013 - 23:07



« Chéri, pas le premier soir! »


♪ Sweetie you had me... ♫


Un des trucs que j'ai le plus regretté dans ma vie depuis que je suis humain, c'est d'avoir... poussée Sally dans le vice. Je pense sincèrement que c'était une erreur de ma part, même si j'admets rarement que je me suis trompé. Mais là, c'est différent. J'ai pris une poupée et j'en ai fait une victime. A la chapelle, j'ai l'habitude d'avoir dans mes employées des femmes qui ne sont pas là par plaisir. La plupart sont dans cette catégorie d'ailleurs. Personne hors clientèle n'est vraiment au bar par envie. C'est plutôt la dernière option qu'il reste. Même moi je pense que j'y ai atterrit par miracle. S'il n'y avait pas eu la chapelle, je serais encore un exilé au fond de son casino mal éclairé. Et je chercherais encore le meilleur moyen de faire payer à Skellington de m'avoir écarté de sa chère ville.
J'me ferais bien chier, en gros...
Mais au lieu de ça, il y a eu la chapelle. Les excès, l'addiction, en vouloir toujours plus encore et encore. Et plus on en prend, plus on en a envie. Alors au lieu de combler le vide que j'avais l'impression d'avoir en moi, je ne faisais jamais que le creuser un peu plus chaque jour. Je creusais ma tombe surtout. Mais ça, je m'en fichais un peu. C'est vrai, je tenais pas spécialement à quoi que ce soit au monde. Alors mourir demain ou non, ça m'importait peu et ce serait pas la première fois que je verrais la mort en face.
Ni une p'tite mort...
Alors, oui, on a finit par coucher ensemble avec Sally. Enfin c'était déjà arrivé mais pas exactement comme il aurait fallut. Le bureau, le bar, le marché douteux, tout ça. J'en ai déjà parlé alors on va arrêter là. Même si ça faisait encore partie de mes rares regrets dans la vie jusqu'à il y a peu. J'estime que j'ai plus ou moins réparé mes erreurs, même si je pourrais jamais effacer ce que j'ai fait. Mais au moins, je crois que le deuxième essai était plutôt réussit. Faut dire aussi que j'ai pas encore trouvé une femme qui...n'a... pas... été... satisfaite, disons...
On est un bon coup ou on l'est pas... Héhé...
[Putain j'avais dit quoi sur les rires à l'écrit...]
Toutes façons, je vois pas comment j'aurais pu faire pire que la première fois. D'ailleurs, je me demande encore si c'était vraiment sa première fois ou pas... Je sais pas si avec Jack... à HalloweenTown... si c'était possible déjà... Je me suis pas penché sur la question... Et je crois que j'en ai pas tellement envie. Je veux pas voir ça comme une compétition. J'ai assez joué là-dessus avec Skellington et j'en ai marre de perdre. Surtout que je vois pas Sally comme un jeu. C'est sérieux. Un peu, au moins. Alors je tiens pas à être le premier, ni le meilleur, encore moins le seul. J'en demande pas tant. Disons juste que je veux être le dernier et celui pour qui elle en voudra pas d'autre.
M'enfin j'suis désolé, m'attendre presque en culotte sur mon billard après une semaine d'abstinence, c'est pas juste.
C'est un peu comme me tendre du sucre après une semaine à bouffer salé. Je peux pas. JE CRAQUE. Enfin, non. D'abord il y a eu le "WHAT THE FUCK?!" ensuite le "c'est vraiment à moi ça?..." et après seulement le "j'sais pas mais je vais le prendre quand même... ♥". Oui, je suis un peu long à la détente. Des fois seulement. Ca va, ça m'a pas prit deux heures non plus pour comprendre qu'elle voulait un peu plus qu'un câlin là.
Alors voilà, évidemment j'ai pas pu me retenir, je suis descendu trop bas...
J'ai pas besoin de commentaire, je trouve ça déjà assez stupide comme ça. Premier soir et... et... Mais c'est pas ma faute! Quand je la mord elle aime, et elle tease mieux que moi c'te poupée! "Gnagnagna, chéri... pas le premier soir enfin, grand fou..." Oses dire non à ça... C'est de l'appel au viol. Et c'est clairement pas moi qui pourrait lui refuser ça. D'ailleurs, j'peux pas lui refuser grand chose en vérité...
Quoiqu'il en soit, ça a finit sur un orgasme. Voilà, voilà...
Et OUI, je suis fier de moi! Parce que j'estime que même en cherchant, elle peut clairement pas trouver de meilleur coup que moi au lit. Et ouais... C'est comme ça. Enfin, j'espère surtout pour elle qu'elle peut pas parce que sinon, deux options s'offre à moi...
- Soit elle simule excessivement bien. Et ça m'étonnerait vraiment vu comment ça se voit quand elle essaye de mentir.
- Soit quand elle crie pour de vrai, elle fait pas semblant. Mais je veux pas risquer de me percer les tympans pour ça.
Mais dans le fond, c'est pas ça qui est important...
Oui parce qu'il y a mieux dans la vie que coucher avec la femme qu'on aime après une semaine à attendre comme un condamné à mort. (Me fais penser qu'il faudra que je frappe Aaron pour s'être foutu de ma gueule et m'avoir amicalement conseillé de la tromper.) Non, vraiment, y'a mieux.
Elle m'aime. ♥
Tout du moins, elle l'a dit. J'espère que c'est vrai. J'suis pas capable de voir un mensonge quand c'est à propos d'un truc que je rêve d'entendre. Rêver c'est p'tet un peu fort comme mot. Mais disons que je l'attendais un peu. Pas que je sois pressé ou quoi mais... C'est une question d'addiction. Plus j'en ai et plus j'en veux. Surtout avec elle. Mais je m'en fais pas trop. Qu'est-ce qui pourrait bien arrivé ensuite après tout? On va pas se marier ou avoir des mioches, ça va, je m'attends pas à aller aussi loin aussi vite...
Ca me fait flipper en plus de parler de mariage déjà... J'vais arrêter.
Et j'vais aussi arrêter d'écrire pour ce soir. Elle va pas dormir douze heures d'affilée non plus, si? J'suis p'tet doué mais pas au point de l'épuiser à ce point.
Enfin, j'crois pas...


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Dim 30 Juin 2013 - 23:07



« Vous ne pouvez pas m'aimer, vous ne devez pas. »


♪ The sound of rolling dices to me is music in the air... ♫


J'ai l'habitude de partager les rêves des autres à défaut d'avoir les miens. Je dors pas alors au mieux, je me perds dans mes pensées, rien de plus. J'ai même jamais rêvé. Je tombe toujours dans les cauchemars des autres et je m'amuse. Bien sûr, ça ne marche plus du tout comme ça depuis que je suis humain. Je me contente de... faire... cauchemarder les autres, mais sans m'immiscer dans leurs rêves en fait. A part Sally, je fais ça sur tout le monde. Enfin, sur toutes celles avec qui j'ai pu le tester. Du coup, jusqu'à maintenant, il se passait rien quand elle dormait. Et moi je me contente d'attendre si c'est quand elle est avec moi. Mais la nuit dernière a été plutôt différente...
J'ai tellement l'habitude de pas dormir que j'en viens à trouver ça chiant. Et je pensais pas le vivre un jour. Et sincèrement, j'espère pas recommencer. Ca craint un max de dormir. C'est comme être dans le coma, tu te réveille limite en sachant plus ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Déjà que j'ai encore des doutes.
C'est vrai, en sachant que je viens d'un film apparemment, je crois que je suis en droit de me demander où s'arrête ma réalité. Je suis réel? Je rêve? Sally est réel? Tous les gens que je croise dans la rue? Cette ville? Et si tout ça c'est pas réel, qu'est-ce qui l'est? HalloweenTown? Sincèrement, j'espère que non. J'aimais pas HalloweenTown et la vie que j'y avais. Et j'ai pas envie de perdre Sally de nouveau.
J'suis p'tet mort après tout.
Et ça c'est l'au-delà ou je sais pas trop quoi. Ca expliquerait des tas de choses. En plus, si c'est l'Enfer, je peux m'attendre à tout perdre du jour au lendemain, juste parce qu'apparemment je mérite de souffrir. Et rêver, ça me fait pas du bien.
La dernière fois que j'ai rêver sans être dans le rêve de quelqu'un, ça a mal finit. Enfin, disons que j'ai atterrit ici avec... des doigts... des yeux... Tout ça. Et hier soir, c'était encore différent. Il y avait moi mais pas moi en croque-mitaine, moi en humain. Et Sally. Et Jill, Zeke, Aaron, tout un tas de gens! Et j'étais pas dans le noir avec rien aux alentours. Apparemment, c'était Paris. Et ça ressemblait pas au présent, plutôt une autre époque. Et j'étais poète. Du genre à parler en rimes et agir en gentleman.
Le premier qui se marre, je le tue.
C'était très bizarre, donc. Et sur le moment, je pensais pas du tout que c'était un rêve. Ca me semblait... réel. Pour ça que je peux pas m'empêcher de me dire que si ça se trouve, ce que je crois être réel là c'est qu'un rêve aussi et quand je me réveillerais je réaliserais que tout ça, ça tenait pas debout.
Donc... J'étais dans un bordel, avec Aaron plus loin. Y'avait Juliette et Chris avec moi jusqu'à ce que Sally rapplique. Et c'est là que ça ressemble à un film pour nana très surfait puisque je tombais fou amoureux d'elle, même en sachant qu'elle était catin et je proposais de payer ses dettes. Batman oblige je suppose. Alors je devais revenir le lendemain sauf que j'ai pas pu parce que des types dans la rue m'ont presque tué et menaçaient même de le faire si je remettais les pieds dans la maison close. J'ai perdu connaissance (dans un rêve, oui, c'est vraiment perché vous voyez) et je me suis réveillé chez Jill et Zeke. Ils m'ont proposé leur aide et avec Aaron on a pu retourner dans le bordel. C'est ce rêve qui est un pur bordel en fait. Mais bon... Ca a bien finit, relativement, et je me suis réveillé. Sally aussi. Parce que oui, elle dort chez moi des fois.
[Quand est-ce que j'ai dit que je voulais jamais de gonzesse chez moi déjà...]
Le réveil a été brutal quand même. Et il s'est avéré qu'elle avait fait le même rêve. Exactement. C'est pourquoi je me pose des questions. Si c'est possible que tout ça aussi ce soit qu'un rêve ou pas, si on peut rêver à plusieurs, si c'est parce que j'ai été croque-mitaine, et même si ça vient de Sally ou pas. Je comprends rien, et je dois dire que ça m'énerve un peu.
Okay, beaucoup.
Mais franchement, en plus de rêver pour la première fois de ma vie, j'ai peur. Je sais pas ce qui s'est passé, ce qui se passera, et je comprends à peine ce qui se passe en général. Tous les jours je me demande comment tout ça va finir et ce qui va se passer ensuite. Et en plus de ça, je regrette tout le temps que j'ai pu perdre à HalloweenTown et en exil. Je sais pas, je comprends pas.
Je sais plus qui je suis...


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Dim 30 Juin 2013 - 23:07



« Je veux pas annuler le mariage... »


♪ If tonight makes a difference... ♫


Pour le meilleur et pour le pire... Tu parles...
Actuellement, la dernière chose à laquelle je pensais concernant Dollface, c'était le mariage. Après un mois à peine, tu te maries pas, ça parait logique. Sauf si on est le plus grand crétin de tous les temps.
Je vous laisse volontiers ma couronne de crétin...
Je suis un homme mort... Comment j'ai pu être assez... 'Tain... Marié! Je suis marié à ma poupée! Alors qu'il y a un mois, je pensais que ce serait la dernière des conneries que je pourrais lui faire.
Ca partait d'une idée que je considère comme normale: fêter notre premier mois ensemble à Vegas. Et en profiter pour prendre un week-end de vacances, rien de plus. Evidemment, que serait une bonne soirée sans de l'alcool jusqu'à en oublier le nombre de verres qu'on a bu? Alors on a finit complètement saouls.
Et mariés un peu plus tard.
A dire vrai, je me rappelle pas en détail de cette nuit. Juste d'une chapelle express, le genre de trucs qu'on trouve qu'à Vegas. Et un tatoueur aussi, vaguement. Et de la suite où on était qui avait l'air d'avoir pas mal subit. Mais entre tout ça, il y avait des trous noirs. Black Out.
Je crois que j'aime mieux pas savoir tout ce qui a pu se passer entre temps. Déjà, c'est sûr, on est passés chez le tatoueur puisque j'ai une pin up suturée sur le bras gauche. Et que Sally a... mon nom... assez bas... Enfin bref. Après ça, j'imagine qu'on est rentrés et il est possible qu'après le mariage improvisé ait eu lieu la nuit de noces improvisé.
Bordel, y'a rien de pire que de pas se souvenir de ce qu'on a fait en devinant quand même ce qu'il s'est passé la veille!
Et à chaque fois c'est pareil. On dit qu'on boira plus jamais... Tu parles... J'ai un bar. Même si je voulais je pourrais pas arrêter les conneries et les soirées ivre mort avec la Dream Team. En plus, j'ai trop besoin de ça. C'est con mais... échapper à la réalité, ça me fait me sentir mieux. Parce que pendant un bref instant, je me rappelle pas avoir été autre chose que Judas. Et avec Sally, à Vegas, le soir où on s'est mariés, j'ai cru pendant un moment que j'avais jamais rien été d'autre que Boogey, le type qu'elle aime et qu'elle a bien voulu épouser. C'est pour ça que sur le moment, ça m'a paru évident de lui demander d'être ma femme. J'avais fait des conneries mais... mais j'avais une certaine limite je crois.
A HalloweenTown, j'en avais pas.
J'aurais pu la tuer... J'aurais dû la tuer... En théorie. Quelle erreur ça aurait été. Déjà parce qu'elle voulait bien faire en m'empêchant de tuer le Perce Oreille et par conséquent de pourrir davantage le Monde des Fêtes que Jack avait déséquilibré. Mais aussi pour moi, aussi égoïste que ça puisse paraître de dire ça. Je veux dire... Sans Sally, je serais encore à la chapelle à combler le vide laissé par Juliette. Et, en fait, j'aurais sûrement finit par retourner avec Juliette qui m'aurait traité comme un chien pendant... Je saurais même pas dire combien de temps. J'aurais jamais trouvé de raison de la quitter si j'avais pas croisé Sally dans le métro. Je serais sans doute mort à l'heure actuelle en fait. C'est vrai ça... J'ai faillit prendre la vie de Sally... Après ça, j'ai faillit ruiner sa vie... Et au final, elle m'a peut-être sauvé la vie. Mourir dans la lave de mon propre repaire, ça je m'y étais habitué et c'était clairement pas sa faute. Mourir d'une overdose ou par accident après avoir trop bu, ça me semblait presque normal depuis le temps. Mais mourir dans les bras de Juliette en foirant ma roulette russe... J'y avais jamais réfléchis. Faut dire aussi que j'm'en fichais bien de mourir quand j'étais avec elle. Avec Sally, c'est différent, surtout depuis qu'on est mariés. Je crois que je commence à avoir peur de perdre la vie. Ou qu'elle perde la sienne. Parce que si jamais ça arrivait, on serait séparés.
C'est pas si mal le mariage en fin de compte.
Ca me rattache davantage à la femme que j'aime, ce qui est plutôt sympa dans l'ensemble. L'ennui c'est que, si jamais ça casse, je me vois mal être encore ami avec mon ex-femme et passer chercher les hypothétiques mioches chez elle toutes les semaines pour la garde partagée.
[Si elle voit ça un jour, elle va me prendre pour un fou...]
Cela dit, on a jamais vraiment été amis avant ça. J'imagine que c'est tout ou rien. Soit on est en froid, à se parler que si c'est vital en s'évitant le plus possible et en agissant comme deux crétins asociaux, soient on est tellement proches qu'on se marie du jour au lendemain sans plus jamais se lâcher. Je dois avouer que j'aime assez ça. Au moins, on s'ennuie pas. Et j'suis plutôt doué pour ce qui est du quitte ou double. Alors ce mariage, c'est p'tet juste un coup de poker, une chance inouïe. Et sincèrement, j'adore mon jeu pour cette partie.
Ouais, c'est pas mal le mariage en fin de compte...
Et je dois admettre que c'est assez euphorisant d'entendre sa poupée préférée dire qu'elle ne veut pas annuler le mariage. Surtout quand ça précède un matin de noces improvisé. Pour une fois, j'ai l'impression d'être important pour quelqu'un. Je crois que j'ai enfin trouvé ma place: dans ses bras. Et elle dans les miens. J'suis p'tet trop tactile, c'est vrai, mais je l'ai encore jamais vue me dire non. D'ailleurs, c'est bien pour ça qu'on est mariés, parce qu'elle a dit oui. Elle m'a dit oui. Et j'ai... Pas pu dire non. J'ai pas pu lui dire non...
Comme quoi, tout ça c'est qu'une boucle au final.
Ca a plus ou moins commencé avec un manque de non. Je refuse rarement - jamais - un pari ou un défi ou même une proposition qui peut s'avérer intéressante en quoi que ce soit. Ca a commencé parce que je me suis lancé le défi d'aller parler à cette rouquine au bar. Et ça finit... pas. Tant mieux. J'aime autant que ça dure. Et puis, sincèrement, je me vois mal divorcer maintenant. Madame Boogeyman... C'est pas incroyable ça? Sally Boogeyman!
Ma femme... ♥


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